Assassin's Creed (2016) de Justin Kurzel - Blu-ray 4K Ultra HD

Assassin’s Creed : Le saut dans la foi en 4K

Attendu (ou non) par tous les fans de la saga, le film Assassin’s Creed sorti fin 2016 pour combler l’absence (voulue comme telle par Ubisoft) d’un nouvel opus vidéoludique sera donc venu s’ajouter sans surprise à la longue liste des adaptations cinématographiques ni faites ni à faire d’une célèbre franchise de jeu vidéo. À (re)découvrir (ou pas) dans une Blu-ray 4K de très haute volée.

NB : Les captures de cet article sont issues du Blu-ray 1080p.

Assassin’s Creed : Un petit saut pour l’homme…

Nous ne reviendrons pas ici même sur ce que nous avions pensé du film lors de sa sortie en salles alors que l’auteur de ces lignes fait précisément partie de ces fans de longue date de la saga vidéoludique qui vit le jour en 2007. D’une part parce que nous n’en attendions finalement pas grand-chose même si le studio à l’origine du jeu, Ubisoft, a été étroitement lié au projet dès le départ comme nous le rappelle le long making of proposé en guise de bonus qui manque toutefois de profondeur et revêt in fine davantage les atours d’une grosse featurette promotionnelle. Et d’autre part parce que nous allons plutôt prendre un peu de recul pour constater l’accueil qui fut réservé au film à sa sortie en salles. Du côté des appréciations (pour ce que valent de tels chiffres), cela donne donc de très faméliques 18% sur Rotten Tomatoes et 34% sur Metacritic tandis qu’au box-office, le film a rapporté $240M dans le monde (dont $55M aux États-Unis) et 1,8M d’entrées en France.

Assassin's Creed (2016) de Justin Kurzel - Capture Blu-ray

Un rapide coup d’œil sur cette page Wikipedia (dont l’exhaustivité reste toutefois à démontrer) dédié aux films basés sur des licences de jeux vidéo tendrait à démontrer qu’aucun des longs-métrages concernés n’a jamais franchi la barre des 50% sur les deux baromètres sus-cités. Côté box-office, c’est à l’heure actuelle un certain Warcraft qui occupe la première place mondiale avec $433M de recettes tandis que l’on retrouve trois films Resident Evil dans le top 10 (sic !). Un petit tour du côté des chiffres hexagonaux nous apprend que seul le premier Resident Evil (2002) a franchi la barre du million d’entrées (1 106 093 pour être exact) tandis que les longs-métrages ayant réussi l’exploit de dépasser celle des deux millions se comptent sur les doigts d’une main. Sauf erreur de notre part (auquel cas, n’hésitez pas à me le signaler et je me ferais une joie de m’auto-flageller), la « palme » si l’on puit dire reviendrait à l’heure actuelle au tout premier Lara Croft (2001) avec 2,5 millions d’entrées. La plastique d’Angelina Jolie sans doute ? Juste derrière, on trouve Pokémon le film (1999) et Prince of Persia : Les sables du temps (2010) avec respectivement 2,2 et 2,1 millions d’entrées. Soit le phénomène venu du Pays du Soleil Levant et une autre licence Ubisoft pour le moins fructueuse elle aussi.

Mais là encore, il faut ramener tous ces chiffres aux coûts de production : $200M dans le cas de Prince of Persia et $125M dans le cas d’Assassin’s Creed. À ceux-là s’ajoutent les coûts marketings qui oscillent généralement aux alentours des 50% du budget de prod, et l’on se retrouve alors avec une ardoise finale loin d’être renflouée par la seule exploitation dans les salles. Rappelons en effet que 40 à 50% (selon les pays) de ces chiffres au box-office vont dans les poches des exploitants. N’allons pas pour autant parler de flop car les caisses seront assurément renflouées à l’occasion de la sortie en vidéo auxquels s’ajoutent les droits télés, VOD et tutti quanti.

Assassin's Creed (2016) de Justin Kurzel - Capture Blu-ray

… un grand saut en 4K ?

Et c’est précisément là qu’intervient le Blu-ray 4K d’Assassin’s Creed (admirez la transition messieurs dames !). Car pour le coup et à en croire la page IMDB, le film rentre dans le cercle très fermé à l’heure actuelle des titres ayant bénéficié d’un digital intermediate en 4K. N’allez pas pour autant vous mettre à danser une gigue (tiens pour le coup ça me donne envie de revoir l’excellent Dernier Samaritain avec Bruce Willis) car comme bien d’autres longs-métrages récents, l’élément visuel le plus « déconcertant » d’Assassin’s Creed sera à mettre aux crédits de ses effets spéciaux. Comme on pouvait s’en douter et comme nous le confirme les différentes coulisses du film visibles au sein des bonus, de très nombreux plans ont eu recours à la « magie » des trucages numériques. Et si ces derniers sont déjà plus ou moins perceptibles en 1080p, ils ressortent une nouvelle fois encore davantage sitôt visionnés en 2160p. Cette petite réserve mise à part, le résultat est proprement vertigineux aussi bien en termes de précision de l’image que du rendu des couleurs par l’entremise du fameux procédé HDR. Sachant que le réalisateur Justin Kurzel a de nouveau fait appel au directeur de la photographie avec lequel il avait déjà travaillé sur ces deux précédents longs-métrages, Les crimes de Snowtown (2011) et Macbeth (2015), c’est peu dire que ce Blu-ray 4K en jette sur le plan visuel pour restituer au plus juste le travail accompli dans ce domaine.

Assassin's Creed (2016) de Justin Kurzel - Capture Blu-ray

Côté son, c’est bien simple, ça n’est pas fin pour deux sous, ça pète de partout mais c’est le moins que l’on pouvait en attendre pour un tel blockbuster. Hélas, cette artillerie lourde sera une nouvelle fois dévolue à la piste anglaise proposée en Dolby Atmos sur le Blu-ray 4K et en DTS-HD Master Audio 7.1 sur le Blu-ray 1080p tandis que la VF doit une fois de plus se contenter de pistes DTS 5.1 mi-débit qui font certes le job comme on dit mais sont sans surprise loin d’égaler la VO. On commence à avoir l’habitude mais le constat n’en demeure pas moins rageant pour les anglophobes. Les mauvaises langues argueront qu’Assassin’s Creed n’est pas pour autant meilleur en VO qu’en VF et que les scènes coupées où l’on retiendra surtout celles autour d’une ado de 14 ans prénommée Laura ne rehaussent pas davantage le niveau. Mais de toute évidence, le réalisateur veut y croire (ou alors son discours est particulièrement bien rodé pour nous vendre la chose) comme en atteste cette série d’interviews aux côtés du compositeur, du monteur, du superviseur des effets visuels et du scénariste où l’histoire entre les deux protagonistes en tête d’affiche (Michael Fassbender et Marion Cotillard que le cinéaste avait déjà dirigé dans Macbeth) lui rappelle celle de Roméo & Juliette. Le réalisateur australien semble de toute évidence très porté sur le célèbre auteur britannique. De là à voir de la dramaturgie shakespearienne dans Assassin’s Creed, il y a un pas que nous nous garderons bien de franchir ici.

Notes :

  • Image (Blu-ray 1080p) : 4,5/5
  • Image (Blu-ray 4K UHD 2160p) : 4,5/5
  • Son : 5/5
  • Bonus : 2,5/5

Cliquez sur les captures Blu-ray ci-dessous pour les visualiser au format HD natif 1920×1080

Assassin's Creed (2016) de Justin Kurzel - Packshot Blu-ray 4K Ultra HDAssassin’s Creed – Édition Blu-ray 4K Ultra HD – de Justin Kurzel (USA – 2016) – 20th Century Fox – Sortie le 26 avril 2017

Condamné à mort, Callum Lynch se voit offrir une seconde chance par les laboratoires Abstergo Industries. Grâce à une technologie révolutionnaire qui libère la mémoire génétique contenue dans son ADN, il revit les aventures de son ancêtre Aguilar de Nerita, membre de la société secrète des Assassins à l’époque de l’inquisition espagnole. Luttant contre l’Ordre des Templiers et leur soif de pouvoir, la confrérie des Assassins combat pour protéger le libre arbitre de l’humanité.

Le film en Blu-ray 4K Ultra HD

Spécifications techniques :

  • Image : 2.40:1 encodée en HEVC 2160/24p
  • Langues : Anglais Dolby Atmos, Français DTS 5.1
  • Sous-titres : Français, Anglais
  • Durée : 1h 55min 30s

Bonus :

  • Aucun

Le film en Blu-ray

Spécifications techniques :

  • Image : 2.40:1 encodée en AVC 1080/24p
  • Langues : Anglais DTS-HD Master Audio 7.1, Français DTS 5.1
  • Sous-titres : Français, Anglais
  • Durée : 1h 55min 30s

Bonus (HD et VOSTF) :

  • Les coulisses du film (41min 05s)
  • Entretiens avec Justin Kurzel (20min 22s)
  • Scènes coupées commentées par Justin Kurzel et Christopher Tellefsen (22min 23s)
  • Scènes inédites (15min 44s)
  • Galeries
  • Bandes annonces (4min 22s, VO)
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