Tous les articles par Nicolas Thys

Cannes 2017 : Il est temps de remballer la viande dans le torchon

Le palmarès de festival cannois, 70ème du nom faut-il le rappeler, a donc récompensé la Suède et la France avec The Square pour la palme d’or et 120 battements par minute en grand prix du jury. De quoi satisfaire une bonne partie de la critique papier française habituelle qui plébiscitait les deux œuvres. Gageons toutefois que le nombre de cuites au soju parmi la plèbe journalistique était élevé ce dimanche, Hong Sang Soo étant reparti broucouille. Nous n’avons pas vu ces films, bien trop longs, mais tout porte à croire que la recette pour être primé était que plus la durée approchait les 2h20 sans les dépasser, plus ils avaient de chances de gagner (En fait, tu es une vraie langue de pute mon Nico / NDSG). On pourra également se demander ce que le jury cannois avait mangé, bu, pris le premier samedi du festival, ou à quel point la météo de ce jour a pu influer puisque c’est ce jour que les deux films furent présentés. Ce qu’on remarquera néanmoins c’est que les différentes sensibilités des jurés semblent avoir bien été prises en compte avec dans l’ensemble des prix attribués à des cinémas variés. Heureusement Jessica Chastain, militante végétalienne n’a pas succombé à l’affreux Okja made in Netflix.

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Cannes 2017 : Jour 11 – Séries TV et Courts-métrages

Après les prix des sélections parallèles, voilà ceux de l’officielle. Enfin, les hors-d’œuvre en fait. On a d’abord le prix François Chalais, qui comme beaucoup, existe mais on ne sait pas trop pourquoi. C’est 120 battements par minute de Robin Campillo qui en est le récipiendaire. Le film sortira le 23 août 2017 sous la bannière Memento Films. Le prix œcuménique, et donc remis par des représentants religieux, est attribué à Vers la lumière de Naomi Kawase et le prix FIPRESCI, attribué par des journalistes, a auréolé une nouvelle fois le film de Robin Campillo pour la sélection officielle, Tesnota pour Un certain regard et à L’Usine de rien de Pedro Pinho vu à La Quinzaine. Il succède à Grave, de Julia Ducournau et sortira le 23 décembre 2017.

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Cannes 2017 – Jour 10 : Dépression(s) Urbaine(s) et Feel Good Movie

Après La Semaine de la critique hier c’est au tour de la Quinzaine des réalisateurs d’annoncer ses prix. La sélection est officiellement non-compétitive mais des partenaires remettent des prix chaque année. Et le résultat est différent des titres qui ont le plus marqué cette 49ème édition et qui reviennent dans la bouche des festivaliers. On s’attendait à Nothingwood, Bushwick ou Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc. Il n’en est rien. Le prix SACD revient à deux films ex-aequo : L’Amant d’un jour de Philippe Garrel et Un beau soleil intérieur de Claire Denis. Le label cinéma Europa va à A Ciambra de Jonas Carpignano et le Art cinema award est remis à Chloé Zhao pour The Rider. Côté court, la récompense a été décernée à Retour à Genoa City de Benoît Grimalt.

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Cannes 2017 : Jour 9 – Famille je vous hais

La fin du festival de Cannes commence à se faire sentir. Pas tant par le bruit des ronflements dans les salles que par les premiers prix distribués. Cela a commencé hier par ceux de la Semaine de la critique. Le grand prix a été attribué à Makala d’Emmanuel Gras qui le mérite amplement. Gabriel et la Montagne a quant-à-lui remporté deux récompenses : le prix de la révélation et celui de la fondation Gan pour la diffusion. Enfin Lea Mylsius, dont le moyen-métrage L’Île jaune avait déjà été remarqué, a remporté le prix SACD pour Ava. Et qui dit clôture dit film de clôture. Découvert cette année à Sundance, c’est un excellent film indépendant, hommage au cinéma fauché, qui a terminé cette Semaine riche : Brigsby Bear de Dave McCary, une histoire avec Mark Hamill et un ours en peluche géant. Le programme de la journée étant important, nous en reparlerons demain.

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Cannes 2017 : Jour 8 – De l’effet de la sueur dans les files d’attente

Aujourd’hui, trois films au programme. Le glamour The Beguiled de Sofia Coppola en compétition officielle (le 23 août sous la bannière Uiversal) puis Makala d’Emmanuel Gras à la Semaine de la Critique et enfin, Marlina, une tueuse en quatre actes de Mouly Surya, notre coup de cœur du jour venu de la Quinzaine des réalisateurs, une section que l’on regrette déjà de ne pas avoir suivi davantage. Nous aurions pu en présenter un quatrième avec Zombillenium mais un problème d’organisation nous en a empêchés. À la différence des jours précédents, il n’est pas à imputer au festival. Présenté dans une séance pour enfants, réputée difficile d’accès, ce qui est logique puisque de nombreux scolaires sont attendus. Et de fait, le jour même, après une heure d’attente, la salle s’est retrouvée pleine et, de surcroît, des journalistes avaient reçu une invitation venue d’on ne sait où. La faute en incombe donc probablement à la couleur de la chemise que l’on portait ce jour, trop propre pour des zombies ou qui transpirait l’indésirable ! (en même temps 8 jours de festival sans prendre de douche, cela commence à se voir et surtout à se sentir / Note du mec qui a levé le doigt quand on a demandé dans le bureau qui était bilingue et qui se retrouve le jour de l’Ascension à relire et à corriger des papiers).

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