Tous les articles par Sandy Gillet

Yojimbo et Sanjuro de Akira Kurosawa en Blu-ray chez WildSide

WidSide Vidéo poursuit, tel un métronome, la sortie en éditions Blu-ray + DVD + Livret de films signés Akira Kurosawa. Au final, la collection sera composée de 17 œuvres majeures pour ne pas dire incontournables et incontestées issues de sa très riche filmographie. Elle compte balayer trois décennies allant de 1943 (Je ne regrette rien de ma jeunesse) à 1970 (Dodes’Kaden). Avec Yojimbo (1961) et Sanjuro (1962), ce sont respectivement les 7ème et 8ème films qui sont édités. Et pour ceux dont la filmographie du maître japonais reste floue ou peu abordée, il s’agirait de la plus belle des entrées en matière tant voici un condensé du « savoir faire » de  Kurosawa qui sous couvert ici de divertissements totalement jouissifs balance ses messages entre dénonciation de la corruption qui gangrène plus que jamais la société (Yojimbo et Sanjuro) et convictions pacifistes / anti-militaristes profondes (Sanjuro).

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Fiche film : Mate-me por favor

La réalisatrice Anita Rocha da Silveira est scénariste, monteuse et réalisatrice de trois courts-métrages, The Noon Vampire (2008), Handball (2010) et The Living Dead (2012) qui a été selectionné à la Quinzaine des Réalisateurs en 2012. Mate-me por favor est son premier long-métrage.

L’idée de départ est venue à la cinéaste en 2011. En effet, cette année-là, la productrice Vania Catani lui propose de financer son premier long-métrage. L’artiste décide alors de s’inspirer des thèmes présents dans ses courts-métrages afin de les sublimer dans un long, notamment l’idée d’explorer comment les adolescents appréhendent la mort et l’amour.

Une des raisons qui a poussé Anita Rocha da Silveira à écrire Mate-me por favor est le suicide d’une de ses amies. La réalisatrice avait alors 21 ans et a été très marquée par ce drame. Elle s’est alors plongée dans l’étude de l’adolescence, cette période où l’on teste les limites de son corps jusqu’à se mettre en danger.

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Grave (de chez grave)

V’la donc un film qui arrive avec ses gros sabots depuis sa première projection cannoise où il fit sensation et ses spectateurs évanouis lors d’une séance de Minuit au Festival de Toronto en septembre 2016. Une assertion largement diffusée faut-il le rappeler, par le responsable du marketing du film sur place. De là à questionner tout ce buzz savamment orchestré à chaque nouvelle apparition du film (Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg, Sitges, Le PIFFF, Gérardmer), il y a un pas que nous franchirons mais qu’à moitié. Car pour le coup, Grave est fidèle à la réputation qu’on a bien voulue lui octroyer mais certainement au grand dam de sa réalisatrice dont c’est ici le premier long. Mais quel long putain ! (oui des fois être grossier permet d’expectorer le véritable malaise ressenti à la vision de ce film totalement à part dans le paysage cinématographique français).

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Fiche film – Kong : Skull Island

Kong : Skull Island est le second film d’une franchise annoncée qui réunira deux monstres sacrés du cinéma, King Kong et Godzilla. Le premier film étant bien sûr celui de Gareth Edwards sorti en 2014.

Le design de King Kong est inspiré à la fois par celui du film de 1933 et celui des films japonais réalisés dans les années 60. Les créateurs ont voulu ainsi donner un aspect classique au roi des singes tout en lui insufflant le côté kaiju présent dans les adaptations nipponnes. Par côté kaiju il faut comprendre une taille exagérément haute, une force exceptionnelle et certaines habilités surnaturelles. Grâce à ces nouveautés, la production prépare la confrontation de Kong avec Godzilla, prévue aux alentours de 2019.

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Kong : Skull Island

Pour être honnête, on en attendait pas grand chose. Et puis est arrivé la première bande-annonce qui envoyait une petite poutre dans l’œil quand même obligeant à garder l’autre bien ouvert pour choper les suivantes, de bandes annonces (faut suivre aussi). Et puis, comme c’est souvent le cas quand l’attente commence à poindre le bout de son nez (intact jusqu’ici, c’est à préciser), à la vision du « produit fini » on déchante un tantinet. Pour Kong : Skull Island (pourquoi s’em*** à traduire les titres maintenant parce que bon « L’île du crâne », faut croire que ça marche moins bien), la désillusion est certes patente mais pas prégnante (admirez cette beauté de fin de phrase). Entendre par là que la vraie désillusion c’est de s’en prendre six quand au match aller on gagne 4-0. Là oui, on a mal au c** de payer un abonnement si cher à C+ quand d’autres se gavent plusieurs millions en salaire par an.

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