Tous les articles par Sandy Gillet

Fiche film : Cars 3

Il s’agit de la première réalisation de Brian Fee. Pour autant, celui-ci n’est pas un inconnu puisque il a été concepteur des story-boards de Cars et Cars 2. Cette fois-ci, il se retrouve aux commandes de la super-production Pixar.

L’histoire de Cars 3 se veut le reflet de ce que traversent les vrais sportifs de haut niveau, comme l’explique le producteur Kevin Reher : « Flash a plus de dix ans d’expérience sur le circuit et il est confronté aux questions que se posent beaucoup d’athlètes au cours de leur carrière : faut-il se retirer au sommet ou rester dans la course jusqu’au bout ? »

Même si Flash apparaît toujours aussi assuré, déterminé et fougueux qu’à ses débuts, sa confiance en lui est aujourd’hui ébranlée par l’arrivée sur le circuit d’une nouvelle génération de coureurs. Le réalisateur Brian Fee explique : « Lorsque le public a découvert Flash McQueen, c’était un novice, une sorte de super-héros qui avait la vie devant lui. Même s’il a connu un franc succès depuis le dernier film, il n’est plus le jeune champion d’autrefois. C’est pourquoi il nous a semblé intéressant d’explorer ce que ressent un athlète tel que Flash lorsqu’il arrive au terme de sa carrière. »

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Fiche film : Atomic Blonde

Atomic Blonde est basé sur le roman graphique d’Antony Johnston et Sam Hart intitulé The Coldest City. C’est une restitution artistique de ce que symbolisait l’année 1989, la chute du mur et la fin de la guerre froide. Passionné par cette période et l’espionnage, Anthony Johnston s’est lancé dans le projet en 2008 alors que le genre n’était pas du tout à la mode : « J’étais un grand fan des romans de John Le Carré, des films de James Bond. La chute du mur reste un moment gravé dans ma mémoire. Je suivais les évènements en direct à la télé, et ça avait l’air complètement fou, ça allait changer l’avenir du monde, mener à une paix mondiale ! Une période pareille m’a toujours semblé le cadre idéal pour les machinations des espions qui ne cessent de faire et défaire le monde dans lequel nous vivons sans que nous en ayons la moindre idée. »

Charlize Theron a bénéficié de l’aide de 8 coachs personnels afin de se préparer physiquement au rôle de l’espionne Lorraine Broughton. L’actrice s’est également entraîné avec Keanu Reeves, rompu au combat grâce à son travail dans Matrix et la saga John Wick. Par ailleurs, le réalisateur d’Atomic Blonde, David Leitch, est aussi le metteur en scène du premier John Wick. En plus de son entraînement physique, il a fallu que l’actrice travaille avec un orthophoniste pour raffiner son accent anglais ainsi que les différentes langues que son personnage est censé maîtriser, y compris le russe.

Si les scènes de combat sont si intenses avec le réalisateur David Leitch, c’est notamment grâce à son passé de cascadeur chevronné. En effet, avant de mettre en scène John Wick, Atomic Blonde puis prochainement Deadpool 2, le cinéaste a officié comme cascadeur et coordinateur des cascades sur de nombreux films d’action comme Matrix Reloaded et Matrix Revolutions, V pour Vendetta, X-Men Origins Wolverine, Ninja Turtles ou Hitman Agent 47. Il a aussi été plusieurs fois la doublure cascade de Brad Pitt (Troie, Mr and Mrs Smith).

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Fiche film : 120 battements par minute

Act Up est une association militante luttant contre le Sida ayant vu le jour à la fin des années 80 aux USA. Ce modèle a été suivi en France avec la création d’Act Up Paris en 1989. Le réalisateur Robin Campillo a rejoint cette association en 1992, 10 ans après le début de l’épidémie : « En tant que gay, j’avais vécu les années 80 assez difficilement dans la peur de la maladie. Au début des années 90, je tombe sur une interview télévisée de Didier Lestrade, l’un des fondateurs de l’association. Il y parle de communauté sida composée, selon lui, des malades, de leurs proches et du personnel médical qui affrontent cette épidémie dans une forme d’indifférence de la société. Ce discours rompait un silence qui avait duré presque dix ans. C’est à ce moment-là que je décide de rentrer à Act Up », confie le cinéaste.

Robin Campillo revient sur le choix du titre de son film, 120 Battements par minute : « C’est notamment une référence à la house music de l’époque que j’aimais beaucoup et qui est à 124 battements par minute. Je voulais rendre hommage à cette musique qui accompagnait l’époque. C’était une musique à la fois festive et inquiète, comme la situation vécue par la communauté gay à l’époque. »

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Jeu Concours Coffrets Combo DVD + Blu-ray Jack Arnold, le géant de la peur

À l’occasion de la sortie du coffret Combo Blu-ray + DVD de Jack Arnold, le géant de la peur comprenant deux de ses films majeurs à savoir L’Homme qui rétrécit et Tarantula !, nous vous proposons un jeu concours pour en gagner 3 exemplaires. Et si vous voulez vous faire une idée plus précise de l’excellent travail effectué par l’éditeur Elephant Films, on vous invite à lire nos deux excellents papiers ici et (y a pas de mal à s’envoyer des fleurs) que nous vous avons mitonné avec amour. Une saine lecture qui pourrait aussi vous aiguiller dans la recherche des bonnes réponses à nos questions « badasses » ci-dessous.

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La Planète des Singes – Suprématie : Nova Tunes

C’est quand même suffisamment rare pour le souligner. Et de fait, cela doit se compter sur les doigts d’une seule main. On vous laisse d’ailleurs chercher. Mais chercher quoi ? Dans l’histoire du cinéma, quelle trilogie identifiée comme telle a la particularité de se bonifier de film en film ? Les trois premiers Star Wars ? Vous voulez qu’on parle des Ewoks ? Die Hard ? Jouable tellement le premier et le troisième sont rentrés dans le panthéon du genre mais difficile de passer sous silence le « faux-pas » de l’épisode aéroportuaire. Encore que comparé aux 4 et 5, c’est juste un chef-d’œuvre le truc. Les trois premiers Planète des singes (on balaiera diplomatiquement sous le tapis les opus 4 et 5 là aussi) ? Oui mais non. C’est que le film de 1968 réalisé par Schaffner est un monument avec lequel il était juste impossible de rivaliser. C’est d’ailleurs quelque part une des « qualités » premières de ce reboot initié par Rupert Wyatt (qui ça ?) en 2011. C’est que cela partait doucement, très doucement pour être honnête. Et la suite, si l’on puis dire, on la doit à Matt Reeves qui s’il réalise avec un bonheur certain La Planète des singes – L’Affrontement en avait apparemment gardé grave sous le pied pour Suprématie.

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