Archives de catégorie : Cinéma

Ce qui nous lie : Un air de famille

La trilogie des aventures de Xavier Rousseau devenant (enfin) de l’histoire ancienne, Cédric Klapisch pouvait s’atteler à autre chose. Car il faut bien l’avouer, entre L’Auberge espagnole, Les Poupées russes et Casse-tête chinois, on cherche encore l’inspiration détonante. De celle qui permettait de dire que le bonhomme pouvait passer de l’un à l’autre sans coup férir. D’autant que si L’Auberge espagnole a marqué de son empreinte, les deux autres films se diluent plus dans une filmo rattrapée par les convenances alors même que Casse-tête chinois, son dernier long métrage en date, constituait plutôt le haut du panier. On se souvient d’ailleurs encore de la très belle séquence entre le père (Benoît Jacquot) venu visiter son fils (Romain Duris) dans ce New-York devenu le temps de quelques scènes, le réceptacle d’une filiation certes fragile mais bien réelle. Le spectacle « de générations qui ne se comprennent pas toujours mais dont les liens inébranlables et profonds permettent d’envisager l’avenir d’une manière enfin plus sereine. » Ce qui nous lie reprend en fait cette incursion alors embryonnaire pour en faire ce film totalement dédié à la transmission mais aussi à la terre.

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Cannes 2017 : Il est temps de remballer la viande dans le torchon

Le palmarès de festival cannois, 70ème du nom faut-il le rappeler, a donc récompensé la Suède et la France avec The Square pour la palme d’or et 120 battements par minute en grand prix du jury. De quoi satisfaire une bonne partie de la critique papier française habituelle qui plébiscitait les deux œuvres. Gageons toutefois que le nombre de cuites au soju parmi la plèbe journalistique était élevé ce dimanche, Hong Sang Soo étant reparti broucouille. Nous n’avons pas vu ces films, bien trop longs, mais tout porte à croire que la recette pour être primé était que plus la durée approchait les 2h20 sans les dépasser, plus ils avaient de chances de gagner (En fait, tu es une vraie langue de pute mon Nico / NDSG). On pourra également se demander ce que le jury cannois avait mangé, bu, pris le premier samedi du festival, ou à quel point la météo de ce jour a pu influer puisque c’est ce jour que les deux films furent présentés. Ce qu’on remarquera néanmoins c’est que les différentes sensibilités des jurés semblent avoir bien été prises en compte avec dans l’ensemble des prix attribués à des cinémas variés. Heureusement Jessica Chastain, militante végétalienne n’a pas succombé à l’affreux Okja made in Netflix.

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Cannes 2017 : Jour 11 – Séries TV et Courts-métrages

Après les prix des sélections parallèles, voilà ceux de l’officielle. Enfin, les hors-d’œuvre en fait. On a d’abord le prix François Chalais, qui comme beaucoup, existe mais on ne sait pas trop pourquoi. C’est 120 battements par minute de Robin Campillo qui en est le récipiendaire. Le film sortira le 23 août 2017 sous la bannière Memento Films. Le prix œcuménique, et donc remis par des représentants religieux, est attribué à Vers la lumière de Naomi Kawase et le prix FIPRESCI, attribué par des journalistes, a auréolé une nouvelle fois le film de Robin Campillo pour la sélection officielle, Tesnota pour Un certain regard et à L’Usine de rien de Pedro Pinho vu à La Quinzaine. Il succède à Grave, de Julia Ducournau et sortira le 23 décembre 2017.

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Les Fantômes d’Ismaël (Version longue) – La vie des morts… Mais pas trop !

Avec Les Fantômes d’Ismaël, Arnaud Desplechin semble vouloir s’amuser avec sa garde rapprochée de fans tout en laissant sur le carreau les autres. Tout est normal me direz-vous sauf qu’ici la « violence » de la charge propulse le cinéaste en des cieux cinéphiliques dont peu vont s’en remettre. La faute à une introspection doublée d’une psychanalyse pas du tout de bon aloi que Desplechin s’amuse à exploser en un puzzle qu’il ne daigne même pas reconstituer, laissant son monteur et nous-mêmes donc s’en charger (ou non). Pourtant, tout le bestiaire du cinéaste le plus accomplit et adoubé de sa génération est bien là. Entre hommage au film d’espionnage et écriture façon Nouvelle Vague dont il est l’un des derniers dépositaires.

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Cannes 2017 – Jour 10 : Dépression(s) Urbaine(s) et Feel Good Movie

Après La Semaine de la critique hier c’est au tour de la Quinzaine des réalisateurs d’annoncer ses prix. La sélection est officiellement non-compétitive mais des partenaires remettent des prix chaque année. Et le résultat est différent des titres qui ont le plus marqué cette 49ème édition et qui reviennent dans la bouche des festivaliers. On s’attendait à Nothingwood, Bushwick ou Jeannette, l’enfance de Jeanne d’Arc. Il n’en est rien. Le prix SACD revient à deux films ex-aequo : L’Amant d’un jour de Philippe Garrel et Un beau soleil intérieur de Claire Denis. Le label cinéma Europa va à A Ciambra de Jonas Carpignano et le Art cinema award est remis à Chloé Zhao pour The Rider. Côté court, la récompense a été décernée à Retour à Genoa City de Benoît Grimalt.

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