Archives de catégorie : Cinéma

Mother ! : Modes et Travaux

Bon bon bon, par où commencer cette petite bafouille censée rendre compte du dernier Aronofsky. Ben oui vous savez, le gars à qui l’on doit récemment l’indigeste Noé mais aussi le sublime Black Swan. On notera d’ailleurs que l’affiche mentionne bien ce dernier au détriment de l’autre. Pas folle la ruche des marketteux chez Paramount. Mais encore, me direz-vous avec justesse. Peut-on résumer la filmo de ce cinéaste à ces deux seuls longs-métrages ? Il va sans dire que non. Mais ils dénotent tout de même une sorte de va-et-vient sensuel en forme de ressac plus ou moins clivant qui s’est manifesté à plusieurs reprises. Ainsi, on peut détester The Fountain  et adorer The Wrestler (le contraire est jouable mais reste du domaine de quelques cinglés). Ou encore rester dubitatif devant Pi, son premier long, et s’extasier encore et toujours à la vision de Requiem for a Dream. On ne sait si en balançant ces quelques aphorismes, on esquisse un semblant de contour quant au pedigree du bonhomme, mais ce qui est certain c’est que ce Mother ! semble vouloir repeindre du sol au plafond une bâtisse filmique pour le moins atypique et qui au passage devient une denrée rare dans la production cinoche contemporaine.

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Wind River : Nouvelle Frontière

Que peuvent bien avoir Sicario et Comancheria en commun ? Leurs thématiques centrées sur cette Amérique de la frontière ? Oui on chauffe bien là. Mais attention pas celle des cartes et stigmatisée par Trump. Non, plutôt celle des populations qui en font justement quelque chose de volatile et totalement explosive. Et puis accessoirement il y a derrière ces deux films un certain Taylor Sheridan, scénariste ô combien talentueux qui accessoirement assure aussi ici la réalisation de ce formidable Wind River.

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La Planète des Singes – Suprématie : Nova Tunes

C’est quand même suffisamment rare pour le souligner. Et de fait, cela doit se compter sur les doigts d’une seule main. On vous laisse d’ailleurs chercher. Mais chercher quoi ? Dans l’histoire du cinéma, quelle trilogie identifiée comme telle a la particularité de se bonifier de film en film ? Les trois premiers Star Wars ? Vous voulez qu’on parle des Ewoks ? Die Hard ? Jouable tellement le premier et le troisième sont rentrés dans le panthéon du genre mais difficile de passer sous silence le « faux-pas » de l’épisode aéroportuaire. Encore que comparé aux 4 et 5, c’est juste un chef-d’œuvre le truc. Les trois premiers Planète des singes (on balaiera diplomatiquement sous le tapis les opus 4 et 5 là aussi) ? Oui mais non. C’est que le film de 1968 réalisé par Schaffner est un monument avec lequel il était juste impossible de rivaliser. C’est d’ailleurs quelque part une des « qualités » premières de ce reboot initié par Rupert Wyatt (qui ça ?) en 2011. C’est que cela partait doucement, très doucement pour être honnête. Et la suite, si l’on puis dire, on la doit à Matt Reeves qui s’il réalise avec un bonheur certain La Planète des singes – L’Affrontement en avait apparemment gardé grave sous le pied pour Suprématie.

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Jack Arnold, le géant de la peur : L’Homme qui rétrécit – Coffret Combo Blu-ray + DVD

L’Homme qui rétrécit [The Incredible Shrinking Man]  (USA 1957) de Jack Arnold, se situe dans sa filmographie sélective relevant du cinéma fantastique, entre Tarantula ! (USA 1955) et The Space Children (USA 1958) et Le Monstre des abîmes [Monster On the Campus] (USA 1958). On peut aujourd’hui, avec le recul, considérer que L’Homme qui rétrécit demeure le titre le plus original jamais signé par Jack Arnold (1916-1992). Il est, de fait, devenu un classique de la science-fiction au cinéma.

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Jack Arnold, le géant de la peur : Tarantula ! – Coffret Combo Blu-ray + DVD

Tarantula !  (USA 1955) de Jack Arnold est un grand classique du cinéma de science-fiction. Notons d’abord que les affiches originales et les photos d’exploitation américaine rajoutent systématiquement le point d’exclamation parfois négligé sur les affiches et photos d’exploitation étrangère. Il n’apparaît pas sur le générique chimique : cas typique, dans l’histoire du cinéma, d’une légère divergence entre titre du générique chimique et titre du matériel publicitaire. On peut, je pense, dans un tel cas, employer indifféremment l’un ou l’autre titre dans la mesure où aucune norme internationale d’histoire du cinéma n’a réussi à trancher la question de savoir lequel des deux serait le plus légitime. Il fut un temps où je pensais que le générique chimique devait avoir la préséance mais la chose ne m’apparaît plus autant évidente aujourd’hui.

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