Archives de catégorie : Critiques Ciné

Lost, Lost, Lost… so Lost City of Z.

James Gray réalisant enfin qu’il existe un monde hors de New-York, nous entrainant dans un film d’aventure au fin fond de l’Amazonie, tiré de l’histoire vraie de Percy Fawcett, soldat anglais en mission entre le Brésil et la Bolivie, tombé amoureux de la région et pensant avoir découvert la preuve d’une civilisation précolombienne disparue. C’est The Lost city of Z. Voilà qui promet énormément. On imagine un Fitzcarraldo – on a d’ailleurs un orchestre – nord-américain, un souffle épique qui sortirait du huis-clos urbain habituel où le cinéaste de La Nuit nous appartient ou de Little Odessa à dorénavant ses aises. Continuer la lecture de Lost, Lost, Lost… so Lost City of Z.

Grave (de chez grave)

V’la donc un film qui arrive avec ses gros sabots depuis sa première projection cannoise où il fit sensation et ses spectateurs évanouis lors d’une séance de Minuit au Festival de Toronto en septembre 2016. Une assertion largement diffusée faut-il le rappeler, par le responsable du marketing du film sur place. De là à questionner tout ce buzz savamment orchestré à chaque nouvelle apparition du film (Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg, Sitges, Le PIFFF, Gérardmer), il y a un pas que nous franchirons mais qu’à moitié. Car pour le coup, Grave est fidèle à la réputation qu’on a bien voulue lui octroyer mais certainement au grand dam de sa réalisatrice dont c’est ici le premier long. Mais quel long putain ! (oui des fois être grossier permet d’expectorer le véritable malaise ressenti à la vision de ce film totalement à part dans le paysage cinématographique français).

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Kong : Skull Island

Pour être honnête, on en attendait pas grand chose. Et puis est arrivé la première bande-annonce qui envoyait une petite poutre dans l’œil quand même obligeant à garder l’autre bien ouvert pour choper les suivantes, de bandes annonces (faut suivre aussi). Et puis, comme c’est souvent le cas quand l’attente commence à poindre le bout de son nez (intact jusqu’ici, c’est à préciser), à la vision du « produit fini » on déchante un tantinet. Pour Kong : Skull Island (pourquoi s’em*** à traduire les titres maintenant parce que bon « L’île du crâne », faut croire que ça marche moins bien), la désillusion est certes patente mais pas prégnante (admirez cette beauté de fin de phrase). Entendre par là que la vraie désillusion c’est de s’en prendre six quand au match aller on gagne 4-0. Là oui, on a mal au c** de payer un abonnement si cher à C+ quand d’autres se gavent plusieurs millions en salaire par an.

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Split : Phénomènes

The Visit ayant rapporté plus de 100 millions de dollars pour un budget d’à peine 5, il était évident que M. Night Shyamalan allait prolonger l’expérience basée sur de l’autofinancement et portée par le producteur Jason Blum, connu dans le milieu pour sa capacité à faire fructifier des films à petit budget pour en faire des succès. Avec Split, cela semble bien parti d’autant que tout le monde s’accorde à dire que le père Shyamalan a retrouvé la gniak. Nous on veut bien, mais si Split s’inscrit à l’évidence dans une volonté pour le réalisateur du Sixième sens de revenir à certains fondamentaux de mise en scène et d’écriture on va dire plus ramassés, il n’en demeure pas moins qu’il en oublie toujours en cours de route l’idée directrice qui faisait la force de son cinéma, on va dire jusqu’à Signes, de prendre par la main son spectateur pour ne plus le lâcher sinon totalement essoré, vidé, repus, heureux. Ici Shyamalan se fait juste plezz et nous ennuie même pas poliment.

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Logan : X-Rated

Très franchement on ne l’a pas vu venir. C’est que le précédent Wolverine dit Le Combat de l’immortel dont James Mangold assurait déjà les destinées était une vraie purge. Oui bon d’accord, moins mauvais que X-Men Origins : Wolverine… Mais y a bataille quand même. Là, tout de go on se tape un Logan censé clôturer une trilogie que l’on aurait pu/dû qualifier d’infamante. Ben en fait non. Le nouveau James Mangold met tout simplement un bel uppercut aux idées préconçues. De celles du journaleux fondamentalement hargneux qui met sa belle prose au service de sa mauvaise foi. Manque de bol donc puisque Logan est un putain de bon film. c’est même un abysse qui sépare ce dernier dernier opus (promis juré craché) avec les deux autres. Explication de texte.

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