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Fiche film : Love Hunters

Ben Young est un scénariste et réalisateur reconnu. Il est acteur dès l’âge de 12 ans puis démarre sa carrière en tant que réalisateur pour des publicités, des clips musicaux (dont le clip How You Sleep at Night de John Butler Trio), des séries TV ainsi que des courts-métrages, sélectionnés dans plus de 40 festivals et ayant remporté de nombreux prix. Love Hunters est son premier long métrage.

« L’idée de Love Hunters m’est venue après la lecture d’un livre sur la criminalité des femmes et les tueuses en série. Elle a ravivé une angoisse d’enfance que mes parents m’avaient transmise, provenant d’une série de crimes proférés par un couple de tueurs. Ce qui était terrifiant pour moi, c’était qu’une femme – et une mère – puisse participer à ces crimes horribles contre des adolescentes, et pour quelle raison… l’amour ? » – Ben Young

Love Hunters (Hounds of Love – 2016)

Réalisateur : Ben Young
Acteurs :  Ashleigh Cummings, Emma Booth, Stephen Curry, Susie Porter
Durée : 1h48
Distributeur : UFO Distribution
Sortie en salles : 12 juillet 2017

Résumé : Australie, été 1987. Un soir, alors que la jeune Vicki Maloney se rend à une soirée, elle est abordée dans la rue par Evelyn et John White, deux trentenaires qui l’invitent chez eux. Sur place, elle comprend qu’elle est tombée dans un piège. Séquestrée, sa seule chance de survie sera d’exploiter les failles du couple…

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  • Avis express : L’Australie est décidément une terre de cinéma qui n’a rien à envier à personne. Certes, le volume de production y est peu prolifique et nous n’en voyons de surcroît en France que le sommet de l’iceberg, mais bordel, quel sommet quand chez nous on doit se taper des tunnels de comédie où des films dits de genre d’une rare indigence (au hasard K.O de Fabrice Gobert sorti il y a quelques semaines). Vous me direz, on a eu Grave cette année. Il est vrai. Il n’en reste pas moins que nous sommes incapables aujourd’hui de produire des denrées (rares) telles que Mister BabadookAnimal KingdomRoad of the Dead et autre Wolf Creek. Alors ne parlons pas de Love Hunters. Ah ben si parlons en justement. Film qui sort en catimini (19 malheureuses copies dont une pour le Max Linder à Paris mais sur une seule semaine) mais dont il serait dommage d’en minorer encore plus la portée. Réalisé par un inconnu chez nous mais qui a déjà à son palmarès pas mal de réalisations (clips, séries TV, courts-métrages), Ben Young signe ici son premier long tout en maîtrise visuelle et doté d’un scénario dont il est aussi l’auteur, à la fois balisé et singulier. Love Hunters raconte l’histoire d’un couple qui ne peut s’accomplir sexuellement que par l’enlèvement d’adolescentes du coin. Cela se passe en 1987 dans la banlieue de Perth. Une époque où les jeunes filles en fleur australiennes ne voyaient pas le mal à accepter l’invitation d’un couple en voiture pour les ramener chez eux après l’école. Love Hunters est glaçant à plus d’un titre alors même que Young ne fait pas dans la violence gratuite, graphique et frontale. Son truc à lui c’est plutôt de pénétrer par derrière et si possible dans le cerveau de ses protagonistes, ce qui en soit est bien plus déstabilisant. Il y a cette ado entrée en rébellion qui vient de faire le mur pour aller à une fête et se faire cueillir en pleine nuit par ce couple maraudant dans le coin. Il y a ce couple justement dont on se rend vite compte que leur amour est loin d’être « idyllique ». Il y a dès lors une triangulaire faite de férocités psychologiques et bien entendu physiques pour ne pas dire bestiales où personne n’en ressort gagnant. La fin en atteste d’ailleurs à sa façon. Love Hunters est donc ce thriller plus que légèrement barré porté par une imagerie peut-être parfois un peu trop clipesque (on pense à ces ralentis qui jurent un tantinet avec le reste du film) mais assumée qui viole littéralement ses personnages pour mieux sécher son spectateur. Franchement ? On en redemande. Et au passage, bravo à UFO, son distributeur français, d’avoir pris l’initiative de le sortir en salles. 3,5/5SG
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