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PS4 & XBO : Les jeux vidéo pour occuper l’été 2017

Les vacances viennent tout juste de commencer, la météo est quelque peu balbutiante (une semaine de canicule, une semaine de flotte / Bon ben ça commence bien ce papier dis-donc / Note du correcteur qui se dit que ça va être long), vous avez quelques heures à tuer devant vous entre deux séances de farniente et vous vous demandez sans doute comment les mettre à profit. Et comme vous êtes, tel l’auteur de ces lignes, un gros fan de jeux vidéo, c’est donc le moment rêvé pour s’adonner aux titres sortis en début d’année et profiter ainsi de cette période de calme estivale au niveau des sorties (avant la déferlante de fin d’année). Vous avez bouclé tous les jeux (ou presque) sortis au cours du premier trimestre 2017 ? Pas de panique, différentes petites choses ont atterri dans les linéaires depuis. C’est parti pour le « cahier de vacances des jeux vidéo » (Yeaaaaah super !!!! / NDC).

D’aucuns argueront sans doute que ce break estival serait l’opportunité toute trouvée pour partir loin des manettes mais que voulez-vous, quand on est tombé dans la marmite jeux vidéo étant petit, on ne se refait pas. D’autres rétorqueront peut-être qu’une PlayStation 4 ou une Xbox One ne sont pas vraiment les consoles les plus pratiques à caser dans un sac de vacances et qu’une machine portable serait sans doute nettement plus appropriée, comme par exemple la Switch. Certes mais pour l’heure, des circonstances indépendantes de notre volonté ne nous permettent pas de nous attarder sur les premiers titres sortis sur la petite dernière de Nintendo (ah ben voilà, la seule chose qui aurait pu m’intéresser… Whalou, Que tchi/ NDC). Si tout va bien, nous aurons peut-être l’occasion de revenir plus en détails sur les futures parutions de la Switch d’ici la fin de l’année. Wait & See comme on dit (des mots tout ça… La déception est grande mon ami / NDC). Mais pour l’heure, place à ces fameux jeux vidéo sortis au cours du second trimestre 2017. Précisons que nous avons testé tous ces titres sur PlayStation 4 Pro.

Sommaire

 

Les exclus PlayStation 4

Commençons une fois n’est pas coutume par les exclusivités PlayStation 4 au nombre de trois ce trimestre. D’aucuns argueront (oui bon la prochaine fois que tu utilises cette expression, j’arrête de relire / NDC) qu’il en manque une quatrième, à savoir Crash Bandicoot N. Sane Trilogy. Hélas là encore, des circonstances indépendantes de notre volonté ne nous ont pas permis de tester ce titre (Pffff encore une déception / NDC). Partie remise comme on dit.

Farpoint - PlayStation 4Fin 2016, Sony avait fait coup double côté hardware en proposant d’une part une version upgradée de sa PS4 avec la PlayStation 4 Pro et d’autre part un casque de réalité virtuelle à prix « abordable » eu égard aux tarifs pratiqués par la concurrence, le PlayStation VR. Sans surprise, votre humble serviteur (arrête, tu n’es pas humble, cela se saurait sinon / NDC), en grand taré de jeux vidéo (ce n’est pas moi qui le dit mais tout mon entourage), s’était illico porté acquéreur de ces deux matos. Vous avez toujours rêvé de vous prendre pour Le Cobaye ? Alors enfilez votre juste-au-corps en licra, chaussez votre casque et c’est parti pour un grand huit de VR. Farpoint vous place dans la peau d’un énième trouffion de l’espace qui, après une petite séquence d’intro « à la Gravity » au cours de laquelle votre station spatiale se retrouve réduite en miettes, atterri sur une planète peuplée de créatures belliqueuses, pour certaines cousines éloignées du facehugger d’Alien, pour d’autres petites sœurs des tanker de Starship Troopers. Voilà pour le décor pas vraiment paradisiaque. Mais qu’importe, on ne vient pas ici pour se la couler douce mais pour flinguer du xénomorphe. Et ça tombe plutôt bien, car ce n’est pas ce qui manque. Et à part ça, quoi de neuf dans ce FPS en réalité virtuelle ? Rien de bien révolutionnaire en termes de gameplay à proprement parlé avec une progression très linéaire qui s’apparenterait presque à du rail shooter, la grosse « révolution » si l’on puit dire venant de l’expérience VR.

Histoire de parachever l’immersion, nous ne saurions que trop vous conseiller de vous adonner à Farpoint à l’aide du Aim Controller (comptez alors une centaine d’euros pour le bundle jeux + controller). Il est tout à fait possible d’y jouer à l’aide de la DualShock 4 mais le plaisir s’en trouve alors fortement amoindri. L’investissement est certes plus conséquent et on devine bien volontiers (ou à tout le moins on l’espère) que Sony a d’ores et déjà d’autres titres en préparation exploitant ce nouvel accessoire mais il s’agit assurément là de la meilleure façon de jouer à Farpoint. Même si pour le coup, vous aurez sans doute (au début tout du moins) le sentiment d’être fichtrement harnaché. Jugez plutôt : une PS4, Pro de préférence, une PS Caméra, un PS VR et un Aim Controller. Cela commence quand même à faire pas mal de matos pour un seul jeu (et bé tu devais être beau à voir tiens ! / NDC). Par-delà un FPS in fine très (trop ?) classique sur le fond mais déjà plus prégnant sur la forme, reste néanmoins un gros point à prendre en considération : le fameux motion sickness. Farpoint est en effet le parfait candidat pour jauger de votre seuil de tolérance à ce phénomène bien connu en matière de réalité virtuelle puisque vous allez progresser sur cette planète, debout si vous êtes équipés du fameux Aim Controller, à l’aide des touches de la manette tandis que votre corps reste quant à lui parfaitement immobile dans la réalité. Autant dire que si votre oreille interne est particulièrement sensible à ce décalage entre monde réel et monde virtuel, vous en serez quitte pour faire des pauses très souvent. Nous ne saurions donc que trop vous conseiller de l’essayer (chez un pote par exemple si vous en avez l’occasion) avant de l’acheter (en conclusion Farpoint = jeu vomito / NDC)

Note : Starship Troopers VR

  • Testé à partir d’une version commerciale (version 1.07)
  • Taille occupée sur le disque dur : 15,34Go
  • Sortie le 17 mai 2017 sur PlayStation 4
  • Trailer de lancement

 

WipEout Omega Collection - PlayStation 4Après les lointaines planètes inhospitalières, retour sur le plancher des vaches. Enfin, pas tout à fait car dans WipEout Omega Collection, il y est question de courses à bord de F1 futuristes qui progressent en lévitation au-dessus de la piste. Nous ne vous ferons pas l’affront ici-même de revenir en détails sur cette licence, mythique s’il en est, qu’est WipEout sinon pour préciser que votre humble serviteur (pffff encore ? / NDC) est là encore tombé dedans dès les débuts de la saga sur la PlayStation première du nom. Non pas tant avec l’opus inaugural sorti en 1995 qu’avec sa suite, WipEout 2097, qui haussa significativement le niveau, notamment en matière de tracklist avec des groupes tels que The Chemical Brothers, Fluke, et autres Prodigy. Vous n’êtes pas fans de ce genre de musique ? Ça tombe bien, l’auteur de ces lignes non plus (et bien moi si. J’adore même. On fait comment ? On continue à bosser ensemble ? / NDC). Pour autant, sitôt à bord de l’un de ces bolides du futur filant à toute blinde dans des décors tous plus vertigineux les uns les autres (même si, compte-tenu de la vitesse, vous aurez rarement le loisir d’admirer le paysage sous peine de vous manger un platane), zik à donf dans l’ampli, votre appréciation de la chose sera toute autre. C’est donc peu dire qu’à l’époque, le Firestarter (en version instrumentale) de Prodigy sorti la même année que WipEout 2097, tourna en boucle (et bien voilà ! / NDC).

Depuis plus de vingt ans maintenant, la licence WipEout avait traversé toutes les générations de consoles de Sony depuis cette PS One jusqu’à la PS Vita en passant par la PS2, la PS3 et la PSP, s’autorisant même par moments des incartades sur les consoles « concurrentes » (la Saturn de Sega et autres Nintendo 64). Sans surprise, WipEout débarque donc aujourd’hui avec tambours et trompettes sur PlayStation 4 sous la forme d’une compilation remasterisée de trois titres : WipEout HD, WipEout Fury et WipEout 2048. Certains grincheux diront sans doute qu’il ne s’agit pas là de nouveautés à proprement parlé mais eu égard à la qualité du portage, force est de constater qu’il sera difficile de trouver à redire. D’autant plus en considérant le tarif pratiqué (moins de 40€) et la foultitude de circuits et de modes de jeux qui sont proposés ici : en solo, en coop (sur écran splitté ou bien en ligne), mode chrono, championnat, survival, etc. Autant dire des dizaines (centaines) d’heures de jeu en perspective. Si en plus de ça, vous disposez d’une PS4 Pro, d’un téléviseur 4K compatible HDR et d’un ampli home-cinéma (avec à la clé le passage des bolides de part en part dans les enceintes), vous n’avez plus aucune excuse pour ne pas craquer. Histoire de vous donner un petit aperçu de la chose, allez donc jeter un coup d’œil à ce trailer en résolution 4K.

Note : Ayrton Senna en lévitation

 

LocoRoco Remastered - PlayStation 4Refermons ce premier chapitre consacré aux exclusivités PS4 avec un autre titre emblématique de la console de Sony, LocoRoco, qui fait suite à la sortie de PaRappa the Rapper quelques semaines plus tôt et en attendant l’arrivée du portage de Patapon, sans doute le jeu que votre humble serviteur (je craque / NDC) attend le plus des trois avec son refrain entêtant Pata Pata Pata Pon. Contrairement à PaRappa qui naquit sur PS One avant d’être porté sur PSP, LocoRoco vit le jour directement sur la console portable de Sony. Vous y contrôlez un LocoRoco à la forme patatoïde dans un univers pour le moins chamarré selon un gameplay des plus simplistes à appréhender : incliner le décor à gauche ou à droite pour faire rouler ou rebondir votre LocoRoco, le faire grossir en ingurgitant des baies ou bien le subdiviser afin qu’il puisse se faufiler dans des passages plus étroits, tout ceci afin de venir en aide à ses amis les fleurs (les Muimui) contre les méchants nuages noirs (les Mojas). Et si, décrit de la sorte, le titre pourra faire sourire et rappeler une certaine parodie de Chantal Goya par les Inconnus, croyez bien que LocoRoco fait partie de ces jeux dont l’apparente simplicité est inversement proportionnelle au plaisir de jouer. Alors certes, le portage technique n’est pas aussi renversant qu’un WipEout Omega Collection mais l’investissement (moins d’une quinzaine d’euros) est là encore largement rentabilisé.

Note : L’île aux enfants

  • Testé à partir d’une version téléchargée (version 2.69)
  • Taille occupée sur le disque dur : 2,69Go
  • Sortie le 9 mai 2017 sur PlayStation 4
  • Trailer de lancement

 

Pour les p’tits n’enfants (ou pas)

Et puisque nous parlions d’un jeu plus « espiègle » pourrait-on dire avec LocoRoco, attardons-nous à présent sur deux autres titres à la silhouette tout aussi enfantine.

Little Nightmares - PlayStation 4Encore que, dans le cas de Little Nightmares, développé par les suédois de Tarsier Studios, il sera préférable de ne pas avoir été traumatisé étant gamin par le fameux syndrome dit du « monstre dans le placard » tant le concept de départ du jeu s’appuie sur ce célèbre trauma de la peur du Boogeyman tapit dans l’obscurité. Avec son esthétique extrêmement travaillé à base de jeux d’ombres et de lumières, Little Nightmares a très souvent été comparé au travail accompli par Henry Selick, spécialiste-es stop motion. Ce serait toutefois omettre de préciser qu’au tout début de sa carrière, le bonhomme a croisé sur sa route un certain Tim Burton, producteur de ses deux premiers longs-métrages d’animation : L’Étrange Noël de monsieur Jack (1993) et James et la Pêche géante (1996). Deux animés parmi les plus réussis qui soit.

Pour autant, difficile de nier le lien de parenté entre la Coraline de Selick et la petite Six de Little Nightmares, toute de jaune vêtue dans son cirée (sans aucun doute une analogie au célèbre Petit Chaperon Rouge). Ici, le grand méchant loup revêt les atours de différentes créatures : un « concierge », un cuistot, etc. et autres pièges comme autant de puzzles qu’il vous faudra déjouer pour progresser vers la sortie. Le design du jeu couplé à une bande son toute en bruitages grinçants et angoissants constitue l’un des points forts de Little Nightmares, le tout au service de passage tantôt dédié à la réflexion (comment franchir tel obstacle) tantôt à des montées en adrénaline lorsque l’une des créatures vous prend en chasse et qu’il faudra alors parvenir à vous faufiler le plus malignement possible dans des trous de souris où votre poursuivant ne pourra vous suivre. Les deux seuls petits reproches que l’on pourrait imputer à ce titre sont d’une part quelques imprécisions de caméra qui vous feront choir par endroits et d’autre part sa durée de vie relativement courte (comptez environ 4h grand max pour rallier la fin). Sur ce second point, différents DLC sont d’ores et déjà prévus (le premier est sorti début juin) afin de rallonger une expérience à laquelle nous ne saurions que trop vous conseiller de vous adonner de préférence le soir dans le noir le plus complet. De lointaines frayeurs enfantines ne manqueront alors sûrement pas de refaire surface.

Note : Le petit chaperon jaune

  • Testé à partir d’une version éditeur (version 1.03)
  • Taille occupée sur le disque dur : 3,77Go
  • Sortie le 28 avril 2017 sur PlayStation 4, Xbox One et PC
  • Trailer de lancement

 

RiME - PlayStation 4Après les jeux d’ombres et de lumières de Little Nightmares, place à une ambiance plus ensoleillée, verdoyante et méditerranéenne qui s’explique sans doute par les origines madrilènes du studio Tequila Works, pour un autre titre « à hauteur d’enfants » : RiME. Le joueur y incarne en effet un garçonnet qui s’éveille au tout début du jeu seul sur le sable, échoué sur une plage avant de croiser sur sa route un compagnon à quatre pattes aux pouvoirs supposément magiques et s’apparentant à la famille du renard. Une telle description vous semble vaguement familière ? C’est sans doute parce qu’elle ne sera pas sans rappeler les premières minutes de The Last Guardian sorti fin 2016. Et le principe même du gameplay, mélange d’exploration, de plate-forme, de différents puzzles et autres énigmes à résoudre pour tenter de comprendre le pourquoi du comment de la présence de notre personnage en ces lieux, de confirmer les accointances de RiME avec le joyau vidéoludique signé Fumito Ueda. Tequila Works n’a certainement pas disposé des mêmes moyens que la Team Ico, ce qui n’empêche pas pour autant leur titre d’arborer une esthétique où l’épure visuelle couplée à des couleurs chatoyantes se révèle suffisamment enchanteur pour quiconque n’est pas réfractaire à de tels partis-pris graphiques. D’autant que, comme pour le jeu de Ueda, le décor s’anime de toute part : l’herbe et les arbres qui ploient sous le vent, l’eau qui ruisselle de partout, sans compter les nombreux animaux qui traversent l’écran de toutes parts. Soit autant d’éléments qui donnent vie à cet univers mais ne seront pas sans occasionner ici et là quelques chutes de framerate assez marquées, y compris sur PS4 Pro.

Pour le reste, RiME évolue en terrain connu, à savoir celui des Last Guardian, Journey (la silhouette drapée de rouge qui apparaît à intervalles réguliers ne sera pas sans rappeler l’avatar du joueur dans le titre de thatgamecompany) et autres Monument Valley pour sa série de puzzles à résoudre. Mais à l’instar de ce dernier (dont le deuxième opus est sorti début juin), RiME se terminera très vite, trop vite sans doute : comptez environ quatre (petites) heures pour en voir le bout, à comparer à la douzaine d’heures nécessaires pour boucler The Last Guardian. Soit un ratio « durée de vie / tarif » (comptez environ 35€ à l’heure actuelle) peut-être un peu juste pour un titre qui in fine s’inscrit dans le sillage de ses illustres ainés sans rien apporter de nouveau. Le périple reste certes assez plaisant mais les amateurs du genre préfèreront sans doute patienter bien sagement pour acquérir le titre lors d’une future promo. Signalons pour finir qu’un portage sur Nintendo Switch est prévue pour la fin d’année. En bonus, la très jolie chanson composée tout spécialement pour la sortie du jeu.

Note : Le Renard et l’Enfant

  • Testé à partir d’une version téléchargée (version 1.00)
  • Taille occupée sur le disque dur : 4,30Go
  • Sortie le 26 mai 2017 sur PlayStation 4, Xbox One et PC
  • Analyse technique de Digital Foundry

 

Pour les grosses brutasses

Après les jeux vidéo « à hauteur d’enfants », place à présent aux titres d’où dégoulinent la sueur, le sang et la testostérone.

Injustice 2 - PlayStation 4En attendant de découvrir ce que nous réservera Capcom à la rentrée prochaine avec son Marvel Vs. Capcom : Infinite, c’est pour l’heure Warner Bros. Interactive Entertainment qui se propose de nous adonner aux joies de la bastonnade à la sauce superhéros par l’entremise de ses gros bras de service dans Injustice 2 qui réunit le « bestiaire DC Comics ». Sur grand écran, 2016 nous avait proposé le plutôt sympathique Batman v Superman : L’Aube de la Justice au printemps suivi au cours de l’été par le nettement plus discutable Suicide Squad tandis qu’en 2017, nous avos déjà eu droit aux exploits de Wonder Woman (à la rédac, Sandy l’a vu et en est ressorti avec un très lapidaire « sans intérêt ! » / ben oui / NDC démasqué) en attendant les futurs adversaires de la Suicide Squad, les biens nommés Justice League.

Du côté des jeux vidéo, 2015 avait vu débarquer Batman : Arkham Knight, troisième (et supposément dernier) opus de la série Arkham, suivi en 2016 par une version remasterisée des deux premiers volets réunis sous l’appellation Batman : Return to Arkham. Comme vous pouvez le constater, le nom de Batman est omniprésent mais cette année, l’homme chauve-souris aura fort à faire face aux autres personnages de l’écurie DC Comics. Certes, tous ne répondent pas (encore) présents dans Injustice 2 mais une bonne trentaine sont déjà là, ce qui laisse le choix, tandis que le semblant de narration injectée ici reste totalement anecdotique (comme dans tous les jeux de baston ceci dit). Gageons que l’éditeur aura à cœur de compléter le casting via de multiples DLC tandis que, côté histoire, nous n’allons pas nous mentir : on ne joue pas à un titre comme Injustice 2 pour les états d’âme existentialistes de ses personnages. On vient ici pour balancer un max de super-mandales et autres super-combos dans le seul et unique but d’envoyer valser son adversaire au travers de la douzaine de décors disponibles (oui, vos adversaires peuvent littéralement traverser les décors !). Et en la matière, Injustice 2 a beaucoup à offrir avec un titre qui tient techniquement la route (60fps c’est le moins que l’on puisse en attendre pour un jeu de combat) et un énorme potentiel en termes de foire d’empoigne aussi bien en solo qu’en multi (en local ou en ligne). Deux ans après Mortal Kombat X, Warner Bros. Interactive persiste et signe donc dans la baston bas de plafond mais non moins hautement jouissive avec Injustice 2. Peut-être la meilleure alternative aux (semi) déceptions de l’écurie DC sur grand écran.

Note : Super-mandales dans la super-gueule des super-héros

 

Tekken 7 - PlayStation 4Autres titres de baston de 2017 : le très attendu Tekken 7. Tout comme WipEout (cf. ci-dessus), Tekken fait en effet partie de ses sagas emblématiques du monde des jeux vidéo qui vit le jour aux toutes premières heures de la PS One et qui, à l’instar d’un Street Fighter, a bercé l’adolescence de votre humble serviteur et l’a occupé depuis plus de deux décennies maintenant durant un nombre incalculable d’heures. Car contrairement à ce que l’on pourrait croire, un titre comme Tekken requiert un tant soit peu d’abnégation et d’investissement (en temps) pour maîtriser parfaitement les différents personnages (coups, parades, ripostes, combos, etc.). En découle alors quelques affrontements homériques qui en vingt ans donc ont peut-être émousser les réflexes d’un gamer vieillissant mais dont le plaisir de s’adonner à ce nouvel opus n’en reste pas moins intact. D’autant plus que le personnage fétiche de l’époque répond toujours présent à l’appel, à savoir Law. Une préférence qui s’explique à coup sûr par sa ressemblance avec un certain Bruce Lee dont il emprunte d’ailleurs le style de combat, le fameux Jeet Kune Do.

Mettre les mains sur Tekken 7 reviendra donc pour les vieux de la vielle à enfiler ses charentaises où si la nouveauté en termes de contenu est absente, n’en reste pas moins à la hauteur en termes de plaisir de jeu couplé à une belle réussite sur le plan technique avec des décors et des animations soignés, le tout à 60fps (là encore, le minimum requis pour un jeu de baston). Comme toujours, nous laisserons de côté le pseudo pendant narratif d’un tel titre (l’histoire des Mishima qui se foutent joyeusement sur la tronche de père en fils), sans grand intérêt, tandis que l’absence du moindre tutoriel afin d’appréhender les bases du jeu reste assez difficilement explicable, notamment au regard du long tuto d’un Injustice 2. Les newbies devront donc en passer par un apprentissage de Tekken 7 à la dure. Précisons pour finir que l’installation de tous les modes de jeu nécessitera un bon quart d’heure au premier lancement sans qu’aucun indicateur de progression ne soit visible à l’écran (on a eu beau scruter les moindres recoins de l’écran, on n’a rien vu ! / Et dire que cela se dit Game reviewer).

Note : Le bagarreur de père en fils

 

Pour les psychopathes

Refermons ce petit diaporama des jeux vidéo parus au cours des dernières semaines (ouf, j’en peux déjà plus moi / NDC) avec un trio de titres qui partagent un point en commun : votre avatar s’y éveille systématiquement sans trop se souvenir ni pourquoi ni comment il a atterri là. Comme dirait un certain C3PO dans Le Retour du Jedi : « Tout ça ne me dit rien qui vaille ! » (ref cinoche quand tu nous tiens ! / NDC).

Get Even - PlayStation 4Difficile d’imaginer plus schizo que Get Even puisqu’après une entrée en matière pour le moins « explosive » (nous n’en dirons pas davantage afin de ne point déflorer les débuts de l’intrigue), le joueur s’éveille amnésique au beau milieu de ce qui s’apparente très fortement à un ancien asile délabré. Vous y incarnez un dénommé Cole Black, un mercenaire subvenant à ses besoins en acceptant différentes « missions » plus ou moins reluisantes et qui va tenter, comme toujours en pareilles circonstances, de reconstituer toutes les pièces de ce puzzle (mental).

De ce postulat de départ, Get Even se scinde alors en deux gameplay distincts. D’une part, on trouve un FPS assez classique sur le fond où l’on s’interrogera tout de même sur l’incapacité de pouvoir sauter alors qu’à l’inverse, il est tout à fait possible de s’accroupir. Drôle de barbouze que voilà ! À noter toutefois une petite singularité fort appréciable : le CornerShot, une arme mise au point par un officier de l’armée israélienne permettant de tirer dans les angles sans se faire repérer. Il ne sera pas interdit d’y prendre rapidement goût afin de se la jouer un tant soit peu « subtil » (si tant est que ce qualificatif puisse s’appliquer en pareilles circonstances). D’autre part, et c’est assurément là le véritable point fort du titre : son intrigue, nettement plus chiadée que la moyenne (surtout pour un titre estampillé « FPS »). Sur le fond là encore rien de bien révolutionnaire de prime abord sinon de la collecte d’indices afin de reconstituer le fil des souvenirs de votre avatar, le tout à l’aide d’un super smartphone à tout faire : scanner, lampe UV, infrarouge et tutti quanti. Bref un véritable couteau-suisse high-tech. Si l’ensemble se révèle assez mollasson en termes de progression et certainement pas ce qu’il a été donné de voir de plus abouti sur le plan technique, Get Even se démarque toutefois indubitablement par ce scénario plutôt bien ficelé et relayé par la performance des comédiens là aussi très au-dessus de la moyenne en matière de productions vidéoludiques (NB : le jeu est proposé uniquement en VOSTF). Mais par-dessus tout, c’est incontestablement l’excellent boulot accompli sur la bande son qui est à saluer, aussi bien en termes de bruitages venant se nicher dans les différentes enceintes de votre installation home-cinéma que de partitions avec des crescendos musicaux bien stressants. De quoi vous mettre dans l’ambiance de la première à la dernière minute. À noter qu’un très gros patch day one de près de 13Go vous attend à l’installation. Précisons pour finir que la sortie de Get Even était initialement prévue pour le 26 mai mais que suite à l’attentat du 22 mai survenu au cours du concert d’Ariana Grande à Manchester et compte-tenu du sujet même du jeu (retrouver une jeune fille dont la vie est menacée par une bombe), Bandai Namco décida de repousser cette date à fin juin.

Note : Vol au-dessus d’un nid de barbouzes

  • Testé à partir d’une version éditeur (version 1.01)
  • Taille occupée sur le disque dur : 43,76Go
  • Sortie le 23 juin 2017 sur PlayStation 4, Xbox One et PC
  • Trailer de lancement

 

The Surge - PlayStation 4Après l’hôpital psy de Get Even, direction le futur dystopique de The Surge où la frontière entre l’homme et la machine se révèle une fois encore des plus ténues. Le joueur y incarne Warren, un homme dont la paraplégie l’amène à succomber au doux chant des sirènes de la société Creo qui, moyennant une petite intervention chirurgicale des plus déplaisantes et la pose d’un exosquelette, va désormais pourvoir gambader mieux que jamais. Oui mais voilà, comme toujours, tout part rapidement en sucette et notre nouveau sur-être de s’éveiller bien vite au milieu d’un gigantesque complexe où les machines alentours veulent sa peau. Sitôt que furent dévoilées les premières vidéos montrant le gameplay de The Surge, beaucoup ont comparé ce titre du studio teuton Deck13 Interactive à la série des Dark Souls à la sauce SF robotique. Et pour cause, le jeu fait appel aux mêmes mécaniques de gameplay : une jauge de vie et une autre d’endurance, des adversaires particulièrement coriaces qu’il conviendra de bien observer afin de savoir quand esquiver et quand attaquer, le tout au service d’un jeu à la difficulté plutôt relevée, lesdits adversaires ayant de surcroît la très déplaisante habitude de réapparaître dès que vous mourrez ou bien que vous faites un petit tour dans le labo le plus proche pour y upgrader votre équipement.

En dépit des nombreuses similitudes avec la trilogie du studio FromSoftware ou encore du récent Nioh, le cœur du gameplay de The Surge se distingue sur un point bien spécifique : celui précisément de l’amélioration de votre matériel. Pour cela et compte-tenu de votre nouvelle condition d’individu à mi-chemin entre l’homme et la machine, vous devrez recueillir les pièces nécessaires à même vos adversaires. Pour cela, il vous faudra déterminer à chaque nouvel affrontement quelle partie du corps vous désirez cibler afin de mieux pouvoir la « tronçonner » sitôt votre ennemi vaincu, victoire qui se traduira par une mise à mort avec force ralentis des plus sanguinolents. Là où l’histoire se complique, c’est que l’anatomie de chaque opposant est constituée de points forts et de points faibles et que la « pièce » que vous convoitez pourra tout aussi bien être l’un des points forts de celui-ci. Sachant que seule la pièce que vous aurez ciblée vous reviendra sitôt votre adversaire terrassé, le reste de son corps devenant irrécupérable, toute la question à chaque nouvelle rencontre sera donc de déterminer si vous souhaitez ou non vous attaquer à la pièce tant convoitée, quitte à laisser des plumes dans la bataille (j’ai rien compris / NDC). Cette petite variante n’a l’air de rien de prime abord mais couplé à un arbre de progression aux multiples ramifications et à une réalisation technique des plus probantes qui laisse tout loisir aux possesseurs de PS4 Pro d’opter pour un rendu plus pointu en 30fps ou bien une fréquence d’image plus élevée (le sacro-saint 60fps que nous ne saurions que trop vous conseiller pour ce type de jeu) et vous vous retrouvez à l’arrivée face à un titre qui parvient à se démarquer juste ce qu’il faut de ses illustres prédécesseurs. Si vous commenciez à en avoir ras l’armure des mondes féodaux de Dark Souls et autres Nioh, l’univers « terminatoresque » de The Surge pourrait bien alors trouver grâce à vos yeux.

Note : Terminator à la tronçonneuse

 

Prey - PlayStation 4Last but not least comme disent les anglo-saxons : Prey. Soit le nouveau titre d’Arkane Studios à qui l’on devait déjà le très réussi Dishonored 2 sorti fin 2016, à la petite différence près que Prey a été développé par l’entité basée à Austin aux États-Unis et non par la division lyonnaise. Mais qu’importe ce distinguo géographique (ben alors pourquoi en parler? Pfff je vous jure / NDC) tant ce nouveau jeu fait une nouvelle fois montre de la maestria du studio en matière d’immersion au cœur d’un univers des plus foisonnants. Situé dans un futur proche (2032), Prey place le joueur dans la peau de Morgan (un homme ou une femme, au choix lors du lancement du jeu), qui s’éveille à bord de Talos I, une station spatiale en orbite autour de la Lune envahie par les Typhon, une espèce extra-terrestre étudiée depuis longtemps par les scientifiques mais qui, comme toujours, a fini par échapper à tout contrôle. À vous désormais de remettre un peu d’ordre dans ce foutoir, de préférence sans y laisser votre peau.

En matière d’histoire à base de xénomorphes (forcément belliqueux), si vous avez été quelque peu échaudé par les dernières incursions cinématographiques que sont les très poussifs Life – Origine inconnue ou encore Alien : Covenant, Prey pourrait bien alors vous réconcilier avec le genre. Car en matière d’expérience vidéoludique qui file méchamment les foies, le petit dernier d’Arkane Studios se pose là avec ses bestioles capables de prendre la forme de quasiment n’importe quel objet du décor pour mieux vous sauter à la tronche au dernier moment, le tout appuyé par une bande son fort à propos. Autant dire que si vous y jouez tard le soir dans le noir le plus complet en poussant un tant soit peu le potard de votre ampli home-cinéma (avec à la clé une très belle exploitation des possibilités acoustiques multicanaux), vous n’avez pas fini de faire des bonds sur votre canapé à chaque nouveau jump scare. Mais Prey ne se limite pas à ses séquences dignes des meilleurs films de frousses, il laisse en effet toute latitude au joueur, à l’instar de Dishonored 2, d’employer tel ou tel chemin comme bon lui semble, de contourner les ennemis, de leur tendre des embuscades, etc. Contrairement à un FPS « classique », le joueur aura donc tout intérêt à fouiner un tant soit peu pour découvrir toutes ces alternatives, surtout s’il souhaite survivre jusqu’au bout et découvrir le fin mot d’une histoire elle aussi particulièrement bien ficelée. Car non content de vous filer la pétoche, lesdits extra-terrestres se montrent des plus véloces, ce qui constitue, sur console tout du moins, l’un des points d’achoppements de Prey. En effet, si la version PS4 (Pro) s’en sort avec les honneurs sur le plan technique, la jouabilité pourra en revanche s’avérer plus problématique dans le sens où les sales bestioles, de par leur agilité, requièrent un certain degré de précision pour les toucher. Ce qui ne sera pas toujours parfaitement compatible avec le maniement à la manette. Et si vos facultés se renforceront au fil de votre progression au travers du traditionnel arbre de talents, votre constitution de simple mortel ne vous mettra pas pour autant à l’abri d’un joli « game over » si vous laissez ces fichus xénomorphes vous approcher d’un peu trop près. Cette réserve sur la jouabilité de la version console mise à part, Prey n’en demeure pas moins l’une des meilleures expériences en matière de SF / horreur spatiale à laquelle il nous ait été donnée de prendre part, tout support confondu, depuis des lustres.

Note : Dans l’espace, personne ne vous entend crier

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