Pac-Man - Jeux vidéo

PS4, XBO & Switch : Les jeux vidéo de l’été 2017

À peine revenus de vos vacances que vous vous demandez sans doute quels sont les jeux vidéo qui ont bien pu sortir pendant que vous étiez partis vous faire dorer la pilule loin de vos vicissitudes quotidiennes. Pas de panique, étant donné qu’à DC on ne prend jamais vraiment de vacances (oui on sait, la fameuse « déconnexion » si salvatrice et qu’on nous ressasse à longueur de temps !), nous allons pouvoir vous dresser un récap des petites bricoles auxquels nous nous sommes adonnés en votre absence.

Sommaire

 

Les exclus PlayStation 4

Commençons une fois n’est pas coutume par les exclusivités PlayStation 4 sortis au cours des trois derniers mois.

Uncharted : The Lost Legacy - Jaquette PlayStation 4Pour cette licence phare de la PlayStation qui vit le jour une décennie plus tôt, nous ne pouvions décemment pas nous contenter d’un simple entrefilet. Alors, histoire de rendre à César ce qui appartient à César, nous vous invitons à lire notre bon gros test concocté avec tout notre amour à cette adresse.

 

Matterfall - PlayStation 4Après le gros AAA d’un Uncharted, place à une autre exclusivité PS4 au budget assurément moindre mais à l’intérêt non moins relevé. Materfall est le petit dernier de Housemarque, studio indépendant finlandais qui s’est spécialisé dans les jeux vidéo sur PlayStation : PS3, PS Vita et à présent PS4. Depuis la commercialisation de cette dernière, Housemarque sort en moyenne un à deux titres par an : Resogun (2013), Dead Nation (2014), Alienation (2016) ou encore Nex Machina sorti en juin dernier. Des titres qui ont tous un point en commun : des shooter / shoot’em up qui mettent à chaque fois en avant la vélocité du joueur et sa capacité à dégainer plus vite que son ombre. Materfall ne fait pas exception à la règle tout en y ajoutant une dimension plate-forme. Ce qui se traduira le plus souvent à l’écran par des structures à manipuler à l’aide d’une mystérieuse matière bleutée tandis qu’il faudra absolument éviter tout contact avec sa consœur rouge cette fois-ci. De prime abord, tout ceci pourra paraître fort simpliste, tout comme le scénario, généralement prétexte pour des titres de cet acabit : dans le futur, l’humanité a colonisé de lointaines planètes. Mais des machines de guerre mues par des ressources extra-terrestres ne l’entendent pas de cette oreille. À vous de remettre de l’ordre dans tout ce bazar, harnaché que vous êtes dans votre armure futuriste blindée de super-armes et autres pouvoirs. Pour autant, derrière ce simpliste « je bouge, je tire » se cache une nouvelle fois le savoir-faire de Housemarque. Celui qui consiste en une difficulté progressive à mesure que vous apprendrez à maîtriser toutes les subtilités du gameplay (dash, super charge, armes secondaires, etc.) couplée à une réalisation de tout premier plan avec une fluidité exemplaire au milieu d’environnements riches en effets visuels de toutes sortes (explosions et autres jeux de lumière), le tout renforcé par le support du HDR (pour ceux équipés du matos compatible). La musique, forcément technoïde pour un jeu de ce type, met elle-aussi dans l’ambiance même si l’on a déjà entendu mieux dans le genre. Autre petit reproche : un contenu finalement assez chiche puisqu’il faudra à tout casser trois à quatre heures pour en voir le bout. Pour prolonger le plaisir : direction l’un des niveaux de difficulté supérieure ou bien essayer d’améliorer son score pour tenter d’atteindre le haut du classement mondial.

Note : Je tire d’abord, je pose des questions ensuite !

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.00)
  • Taille occupée : 4,04Go
  • Sortie le 16 août 2017 sur PlayStation 4
  • Trailer de lancement

 

Knack 2 - PlayStation 4Knack premier du nom faisait partie du lineup de lancement lors de la commercialisation de la PlayStation 4 en novembre 2013. De par la constitution modulaire de son héros-titre, Knack servait alors de vitrine technologique pour démonter la formidable puissance de la nouvelle console de Sony. Pour autant, le jeu se fera plus ou moins étrillé, précisément en raison de performances techniques en demi-teinte avec des graphismes assez moyens en comparaison d’autres titres sortis au même moment (au hasard Killzone : Shadow Fall) accompagnés de chutes de framerate assez sévères. Une douche froide qui n’aura visiblement pas refroidi les ardeurs de SIE Japan Studio qui rempile donc quatre ans plus tard avec Knack 2. Commençons tout d’abord par être totalement transparent en précisant que l’auteur de ces lignes n’avait pas joué au premier Knack. Ce qui n’empêchera aucunement d’être plongé dans le feu de l’action dès l’introduction en forme de méga baston en plein centre-ville digne d’un Transformers. Un prologue qui officie par la même occasion en qualité de tutoriel pour expliquer tous les rudiments du gameplay, et notamment le cœur du jeu, à savoir ce changement de taille modulaire du héros. Ensuite, direction un long flashback pour tenter de nous expliquer vaille que vaille les raisons d’un tel capharnaüm urbain. Si visuellement Knack 2 ne vous explosera pas la rétine en raison de graphismes somme toute assez simplistes, le framerate tient désormais beaucoup mieux la route que son prédécesseur (à tout le moins sur PS4 Pro). Pour le reste, ce deuxième opus ne révolutionne certes rien en matière d’action / plate-forme auquel s’ajoute un petit arbre de talents mais en contrepartie, il regorge de recoins à explorer et bénéficie de combats plutôt pêchus. Ce n’est certes pas LE jeu de la rentrée mais compte-tenu du tarif affiché (moins de 40€), le ratio prix/fun est plus que correct.

Note : Transformers en mode Lego

 

Everybody’s Golf - PlayStation 4Poursuivons notre transparence totale au sein de ce dossier jeux vidéo en confessant que l’auteur de ces lignes n’a jamais mis les pieds sur un terrain de golf de toute sa vie, ni même posé les mains sur un club de golf (mes origines modestes sans doute en totale contradiction avec l’image snobinarde de cette discipline. Non je ne trolle pas !). Ce statut de néophyte intégral est-il pour autant rédhibitoire au moment de se lancer dans un titre comme Everybody’s Golf ? Que nenni ! Car le jeu se charge de prendre le joueur par la main en le positionnant systématiquement dans la bonne direction (mais libre à vous de swinger dans la direction opposée si ça vous amuse) et en présélectionnant le bon club en fonction de la situation. On n’aurait pas craché sur une section « didacticiel » afin d’expliquer aux profanes les rudiments de la discipline mais à la place, Everybody’s Golf s’ouvre sur tout un verbiage en compagnie du PDG des lieux et de son assistante afin de nous présenter toutes les possibilités qu’offrent le jeu. Dans l’absolu, sitôt franchis les premiers swings forcément un peu foireux, le newbie prend rapidement la pleine mesure du gameplay : un clic pour armer sa frappe, un second pour déterminer la puissance et un troisième pour la précision. Et hop, le tour est joué ! Les différents aléas du terrain viendront bien entendu mettre leur grain de sel dans tout ça (vent, inclinaison du green, étendues sablonneuses et autres cours d’eau) mais dans l’absolu le principe à base de triple-clic est d’une telle simplicité qu’en l’espace de quelques minutes, le premier néophyte venu sera parfaitement à même d’appréhender le jeu. Et tant pis si dans l’entrefaite, vous aurez déjà accumulé trop de retard sur vos concurrents et que vous finirez bon dernier du parcours (ça sent le vécu tout ça, moi je vous le dis !).

Note : Everybody can play Golf (ou presque)

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.07)
  • Taille occupée : 17,59Go
  • Sortie le 30 août 2017 sur PlayStation 4
  • Trailer de lancement

 

Patapon Remastered - PlayStation 4Refermons ce premier chapitre consacré aux exclusivités PS4 avec un autre titre emblématique de la console de Sony, Patapon, qui fait suite aux sorties de PaRappa the Rapper en avril et de LocoRoco en mai, concluant ainsi cette trilogie remasterisée « musicale et bon enfant » de titres qui firent jadis les beaux jours de la PS One et de la PSP. De ces trois titres, Patapon fut sans contexte celui auquel l’auteur de ces lignes consacra le plus grand nombre d’heures à l’époque sur PSP (ma sœur aussi mais ceci est une autre histoire). Le style graphique, en apparence très sommaire, inspiré par l’œuvre du français (cocorico !) répondant au nom de Rolito n’est certes pas le plus à même de démontrer la supériorité technologique de votre PS4 (ni même de votre PS4 Pro) mais une fois n’est pas coutume, le plaisir d’un jeu comme Patapon se trouve ailleurs. Il faut dire aussi que, contrairement à ses deux comparses sus-cités et sous ses faux-airs là encore de jeu simpliste consistant à appuyer en rythme sur la bonne touche pour faire avancer / attaquer / défendre vos petites troupes (d’autres ordres s’ajouteront à la liste au fil de la progression), Patapon se révèle bien vite nettement plus retors et addictif qu’il n’y paraît grâce à une difficulté qui va crescendo mais non moins excellemment bien dosée. Il faudra en effet rapidement faire preuve d’un tant soit peu d’esprit stratégique entre deux guerroiements à base de scrolling horizontal afin de gérer au mieux vos ressources (bois, viande, etc.) et vos troupes (lanciers, archers, cavaliers, etc.) qui répondent tous à des noms pour le moins bucoliques (Yaripon, Yumipon, Kibapon, etc.). Ces choix effectués, direction le champ de bataille où vous devrez reproduire en rythme les combinaisons de quatre touches pour interagir avec vos Patapon, le but étant d’éviter autant que possible les fausses notes afin d’atteindre le fameux mode « fever » qui confère alors à vos petits bonshommes des capacités combatives décuplées, bien utiles pour venir à bout des différents boss. Les détracteurs de la première heure argueront sans doute que le concept tourne un peu vite en rond mais pour peu que vous y adhériez, vous risquez bien de ne plus pouvoir vous sortir de la tête l’entêtant refrain.

Note : Répétez avec moi tous en chœur : « Pata Pata Pata Pon » !

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.00)
  • Taille occupée sur le disque dur : 1,08Go
  • Sortie le 1er août 2017 sur PlayStation 4
  • Trailer de lancement

 

Les exclus Nintendo Switch

Eh non ! Pour une fois, nous n’allons pas vous parler des sorties Xbox One mais d’une ou deux exclus sur la Nintendo Switch auxquels nous avons pu nous adonner, la plupart du temps, dans la joie des transports en commun.

Mario + The Lapins Crétins : Kingdom Battle - Nintendo Switch (Packshot)Compte-tenu du nombre d’heures qu’a passé l’auteur de ces lignes à s’éclater sur Mario + The Lapins Crétins : Kingdom Battle dans les transports en commun au cours de ces dernières semaines (avec par moments quelques bonnes crises de fous rires sous le regard incrédule pour ne pas dire médusés des autres passagers), nous ne pouvions faire autrement que lui consacrer un bon gros test concocté avec là encore tout notre amour à cette adresse.

 

Namco Museum - Nintendo SwitchMettons les points sur les « i » d’entrée de jeu : la Switch est très clairement la console la moins puissante du moment en comparaison de la PS4 et de la XBO ; lacunes technologiques qu’elles compensent par bien d’autres attraits, à l’image de ce Namco Museum ressorti en exclusivité sur la petite dernière de Nintendo. Mais ne vous attendez pas pour autant à une remasterisation en grand pompe comme nous avons pu en voir débarquer des dizaines sur les consoles de Sony et Microsoft au cours des dernières années. La douzaine de titres de cette compilation a plutôt été portée tel quel sur Switch avec à l’arrivée des graphismes d’un autre âge (à l’exception de Pac-Man vs, tous les jeux datent d’avant 1991, c’est dire !) pour une zone de gameplay qui occupe à peine la moitié de la surface de l’écran, le tout accompagné de bips bips en guise de bruitages (on exagère mais à peine). À noter qu’il sera toutefois possible dans les options d’effectuer des rotations à 90° de la zone de jeu mais nous mettons au défi quiconque de parvenir à jouer avec la Switch en position verticale. Où se situe alors le plaisir de s’adonner à des titres antédiluviens transposés en l’état sur une console de nouvelle génération ? La nostalgie d’une part ; c’est à tout le moins ce qui nous a poussé à demander un exemplaire auprès de Bandai Namco. Mais aussi la possibilité de (re)découvrir certains titres plus ou moins tombés en désuétude et qui, derrière leurs apparats techniques obsolètes, sauront malgré tout donner suffisamment de fil à retordre à ceux qui daigneront se laisser séduire. D’autant que chaque titre propose un mode « défi » ou encore la possibilité (via une connexion internet) de confronter son score aux autres joueurs à travers le monde et ainsi découvrir si l’on est vraiment aussi fort qu’on voudrait bien le croire sur ces « jeux pour papys ».

Note : Non, je ne suis pas trop vieux pour ces conneries !

  • Testé sur Nintendo Switch à partir d’une version téléchargée (version 1.0.0)
  • Taille occupée : 0,875Go
  • Sortie le 28 juillet 2017 sur Nintendo Switch
  • Trailer de lancement

 

Les exclus Nintendo 3DS

Ceux qui ne connaissent pas l’univers des Yo-Kai Watch et bien c’est qu’ils n’ont pas de gosses. Cela tombe plutôt pas mal car dans l’équipe il n’y a pas que des geeks, célibataires endurcis mais aussi un papa qui se bouffe à longueur de semaines des palanqués d’épisodes diffusés en direct ou en replay sur la chaîne Gulli. Sans parler de sa déclinaison sur grand écran sortie le 9 août dernier et puis forcément de ses jeux vidéo sur Nintendo 3DS. Le tour de force de ces YKW étant de surcroît d’arriver à capter l’attention des 4 jusqu’à 12 ans et plus. L’écart d’âge entre les deux petits bonhommes mascottes de la rédac qui ont donc pu s’essayer au nouveau petit dernier de la famille Yokai.

Yo-kai Watch 2 : Spectres Psychiques - Nintendo 3DSDéballage de l’envoi par courrier dans l’ascenseur après avoir été cherché le plus petit à l’école. Découverte de la chose et cris de joie à en faire décoller le papier peint fraîchement posé sur les murs des parties communes de l’immeuble. Enfournage de la bestiole dans le bestiau et c’est parti mon quiqui pour de longues heures où papa va pouvoir siroter tranquillou son café devant le dernier épisode de Fear The Walking Dead. Oui le papa à DC est plutôt du genre un tantinet indigne. Mais catastrophe, 10 minutes plus tard, alors que l’un des protagonistes centraux de la série se fait bouffer tout cru, hurlement de dépit et café brûlant dégoulinant sur le futal, mini chieur balance la DS sur le canapé et s’en va bouder à l’autre bout de la pièce. Injures couinées dans la barbe, mise en pause qui va s’avérer définitive pour s’entendre dire : ben oui c’est le même jeu que celui que j’ai déjà papa . C’est pourri en gros quoi (oui cet enfant a un vocabulaire bien développé pour son âge). Sur ces entrefaites, le grand frère débarque lui aussi de l’école et prend les choses en main. Le papa respire, se dit qu’il va pouvoir mater la suite et quand il est sur le point de reprendre la télécommande en main qu’il a cherchée partout pendant 10 minutes, rebelote avec cette fois-ci le pas encore de poils sous les aisselles venir lui dire que c’est une grosse arnaque cette version. Allons bon, il sera dit que ce ne sera pas cette fois-ci qu’il lui sera donné de mater la suite de son épisode. Bref recherche effectuée rapidos sur le web et après avoir écouté patiemment les griefs des deux enquiquineurs, voici ce que peut en dire le papa pas du tout au fait de rien. En gros si vos mômes possèdent déjà Yo-Kai Watch 2 (soit Fantômes bouffis ou Esprits Farceurs), passez votre chemin. Ce Yo-Kai Watch 2 intitulé Spectres Psychiques est une sorte de best-of. Il reprend donc la même trame que les épisodes précédents tout en rajoutant juste ce qu’il faut de contenus supplémentaires pour ne pas appeler cela totalement une tromperie sur la marchandise. Pour le détail on vous renvoie vers les sites spécialisés parce que bon là le papa il a un épisode à terminer. SG

Note : Attendre bien patiemment Yo-Kai Watch 3

  • Testé sur Nintendo 3DS à partir d’une version commerciale
  • Sortie le 29 septembre 2017 sur Nintendo 3DS
  • Trailer de lancement

 

Pour les petits (et les grands) enfants

Attardons-nous à présent sur une sélection de titres à même de ravir petits et grands mais aussi les nostalgiques du siècle dernier.

Sonic Mania - PlayStation 4Pour Sonic Mania, notre souhait initial était de nous y adonner sur Switch, histoire de varier les plaisirs entre une partie de Namco Museum et une autre de Mario + The Lapins Crétins. Hélas, nous n’étions de toute évidence pas les seuls à avoir eu cette idée et la demande pour la version Switch fut si forte que Sega n’a pas pu contenter tout le monde. Qu’à cela ne tienne, nous nous sommes donc rabattu sur la version PS4 de Sonic Mania. Après tout, ce n’est pas tant le support qui nous importait le plus mais bel et bien la perspective de renouer avec l’un des personnages les plus mythiques de l’univers vidéoludique qui vit le jour au tout début des années 90 et auquel s’adonna l’auteur de ses lignes sur la non moins célèbre Mega Drive d’un de ses potes d’enfance qui habitait à l’autre bout du village (et oui, au siècle dernier, les petits bleds provinciaux situés au-delà du périph parisien disposaient déjà de l’eau courante, de l’électricité et des dernières consoles de jeu en vogue). Autant dire une nouvelle fois une époque que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Restait comme toujours à savoir à quelle sauce allait nous être servie ce portage d’un jeu rétro sur une console next gen d’aujourd’hui : véritable réussite (Ultra) HD ou bien simple transposition opportuniste comme il en existe déjà des tas en matière de remasterisation de jeux vidéo. Coupons court au suspense : dès les premiers niveaux de Sonic Mania, force est de constater qu’il se place illico dans la première catégorie avec un titre qui a parfaitement su conserver tout le charme graphique et sonore de l’époque tout en y apportant la petite touche de lifting bienfaitrice. Alors certes, nous sommes assurément ici dans une ambiance « cartoonesque » plutôt que dans celle de la course au photoréalisme mais le savant fou derrière ce Sonic Mania, un australien du nom de Christian Whitehead et son fameux Retro Engine, a parfaitement su trouver l’équilibre entre respect du matériau d’origine et petites nouveautés ici et là (des niveaux inédits, différents « filtres » graphiques, etc.). D’aucuns pesteront sans doute face à des petits « défauts » qu’ils auraient aimé voir corriger par la même occasion, telles ces bizarreries en termes d’inerties, ces collisions parfois douteuses qui voit votre personnage lever les bras au ciel dans une gigantesque gerbe d’anneaux ou encore ces petits bugs çà et là qui seront corrigés prochainement dixit le principal intéressé. Autant de petites réserves qui ne devraient toutefois nullement vous refréner dans votre envie de débouler une nouvelle fois à vitesse supersonique en compagnie du plus célèbre hérisson bleu de l’univers des jeux vidéo.

Note : Super Sonic !

 

Cars 3 : Course vers la victoire - PlayStation 4Pour être tout à fait honnête, ce jeu-là, nous ne l’avions même pas demandé. Mais puisque l’éditeur a eu la gentillesse de nous le faire parvenir, pourquoi ne pas en glisser deux mots dans ce dossier ; même si pour le coup, l’histoire des relations passablement houleuses entre le monde des jeux vidéo et celui du cinéma nous incitait de prime abord à la plus grande méfiance. Quoi de plus bassement opportuniste en effet que la sortie d’un jeu baptisé Cars 3 au moment-même où débarquait le long-métrage éponyme sur grand écran ? Le résultat s’avère toutefois assez plaisant au volant d’un des nombreux personnages du film, y compris les petits nouveaux avec en tête de liste une certaine Cruz Ramirez. N’en escomptez toutefois pas une grande exigence en termes de pilotage, Cars 3 étant surtout orienté arcade fun. En témoigne cette possibilité de faire du « hors-piste » ou encore de rouler en marche arrière, technique héritée du personnage de Martin. Visuellement très coloré, Cars 3 est techniquement honorable sans pour autant être renversant tandis que la grosse quantité de défis à relever assurera une durée de vie plus que correct avant d’en voir le bout. À l’instar du film sorti en salles, l’ensemble s’apprécie donc sans déplaisir à défaut de révolutionner quoi que ce soit.

Note : Ka-Chow !!!

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version éditeur (version 1.00)
  • Taille occupée : 7,27Go
  • Sortie le 12 juillet 2017 sur PS4, PS3, XBO, X360, Wii U et Switch
  • Trailer de lancement

 

LEGO NINJAGO, Le film : Le jeu vidéo - PlayStation 4Celui-là non plus pour le coup, nous ne l’avions pas demandé. Mais il faut croire là encore que depuis notre article sur LEGO Star Wars : Le Réveil de la Force, l’éditeur aime à nous envoyer de temps à autre le dernier fleuron de sa très prolifique saga de jeux vidéo estampillé LEGO. Et puisque les vacances de la Toussaint sont en ligne de mire avec son avalanche de sorties ciné destinées aux plus jeunes (My Little Pony : Le Film, Zombillénium, Opération Casse-noisette 2, etc.), quoi de plus normal que de faire coïncider l’arrivée dans les salles obscures de LEGO NINJAGO, Le film avec sa déclinaison vidéoludique ? Pour ceux qui au moins une fois dans leur vie de gamer se sont essayés à un jeu LEGO, le gameplay est demeuré peu ou prou inchangé au fil des épisodes ; à savoir de la plate-forme / exploration où vos petits bonshommes en plastoc cognent sur les méchants et construisent des trucs à l’aide des différentes pièces qui pullulent à chaque élément du décor détruit. NINJAGO le jeu ne déroge pas à cette règle, même si la lisibilité à l’écran devient parfois un peu fouillis en raison de la multitude de petites pièces qui voltigent de toutes parts. La « nouveauté » de cet opus vient de son cachet « Ninja » qui rend un hommage non dissimulé aux films de la Shaw dès son générique d’ouverture, volontairement vieillot, suivi d’un entraînement dans un dojo avec des noms équivoques : technique de la cigogne, du sanglier et autres joyeusetés qui prêteront une nouvelle fois à sourire. Et puisque, contrairement à Cars 3, nous n’avions pas spécialement prévu d’aller voir le film en salles, le jeu constitue donc une sympathique alternative.

Note : Le plastique c’est fantastique

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version éditeur (version 1.01)
  • Taille occupée : 23,37Go
  • Sortie le 27 septembre 2017 sur PS4, XBO et PC (le 18 octobre sur Nintendo Switch)
  • Trailer de lancement

 

Les Piliers de la Terre - PlayStation 4Pour celui-là, la donne était quelque peu différente. Nous avions bien repéré le titre du coin de l’œil, notamment par son style graphique (on y revient juste après) et c’est le service de presse de l’éditeur qui nous fit de l’œil en nous proposant de l’essayer. Un petit code et 6Go de téléchargement plus tard, nous y voilà. Soyons là encore tout à fait honnête : l’auteur de ces lignes n’a jamais lu les bouquins de Ken Follett, ni même vu la mini-série produite par un certain Ridley Scott (si si, moi je l’ai vu et c’est plutôt bien branlé pour un truc s’attardant en particulier sur la construction d’une cathédrale en plein moyen-âge saxon / Note de SG). Mais comme bien souvent, cette ignorance totale de l’univers originel n’aura rien de rédhibitoire puisque le jeu Les Piliers de la Terre se chargera de vous expliquer peu à peu les antécédents et les aspirations de chacun des trois personnages jouables (en dépit de quelques petites fautes de français dans les textes à l’écran). Le tout prend ainsi la forme d’un jeu de type « point & click » où la linéarité de l’ensemble qui pourra rebuter les amateurs d’open world est contrebalancé par une pate graphique vraiment remarquable qui sied à merveille à l’approche « livre d’images ». Mais ne croyez pas pour autant que cette adaptation vidéoludique du succès littéraire soit destinée aux plus jeunes car les thématiques abordées par ce récit au cœur de ce XIIe siècle britannique sont avant tout destinées aux adultes : guerre civile, religion, politique, etc. Le petit studio allemand Daedalic Entertainment livre ainsi un premier volet aussi séduisant sur la forme que mature sur le fond dont les tomes 2 et 3 sont attendus respectivement pour décembre 2017 et début 2018.

Note : Longue vie au Roi !

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.00)
  • Taille occupée : 5,80Go
  • Sortie le 15 août 2017 sur PlayStation 4, Xbox One et PC
  • Trailer de lancement

 

Pour les grosses brutasses

Exit les titres « enfantins ». Place à l’action brute de décoffrage avec…

Marvel vs. Capcom Infinite - PlayStation 4Là encore, derrière notre désir de traiter Marvel vs. Capcom Infinite (MvCI en abrévié) se cache deux raisons très simples. La première tient à l’adolescence de l’auteur de ces lignes qui a grandi avec de nombreux titres signés Capcom (Street Fighter, Resident Evil, etc.). La seconde tient ensuite au fait que les adaptations Marvel sur grand écran (et plus généralement l’ensemble des longs-métrages tirés de comics) nous ennuient de plus en plus profondément de par leur absence d’enjeux véritables et qu’une alternative vidéoludique nous semblait le meilleur moyen de s’extirper de cette torpeur cinématographique. Sitôt franchis les 10Go de téléchargement du patch day one et le gros quart d’heure d’installation du mode histoire au lancement du jeu, place à l’action. Autant être honnête d’entrée de jeu, en comparaison de titres tels que Injustice 2 et Tekken 7 sortis avant l’été, MvCI se situe techniquement un gros cran en deçà avec des graphismes pas hyper folichons et des modélisations de personnages que l’on croirait tout droit sorties d’un vieux dessin animé. Mais cette approche graphique est peut-être finalement un choix conscient de la part des développeurs tant ce MvCI flirte bon le nanar 80/90s. Il faut en effet voir (et entendre) comment, dès les premières minutes du mode histoire, tout ceci relève joyeusement du grand portnawak (d’aucuns argueront qu’il en va toujours ainsi des jeux de baston), le tout secondé par des cut scene nantis de dialogues au raz-des-pâquerettes bien aidés par des doublages (uniquement disponibles en anglais sous-titrés français) qui ne relèvent guère le niveau. Devant pareille nanardise, on se croirait presque revenu 20 piges en arrière à la découverte des adaptations cinés des Double Dragon (1994) et autres Mortal Kombat (1995), c’est dire le niveau de l’ensemble. Mais en faisant fi de cet aspect « nanarland » de MvCI, le gameplay se révèle quant à lui plutôt plaisant avec des combats assez nerveux, bien aidée par cette mécanique de changement de personnages en plein affrontement dans le style du catch à quatre. Un rythme qui se trouve toutefois en partie cassée par les temps de chargements entre chaque phase de gameplay et les cinématiques (n’y avait-il pas un moyen de fluidifier le passage de l’un à l’autre ?). En définitive, la question qui se pose est de savoir si ce pendant nanar est assumé comme tel ou bien involontaire et si MvCI ne découle finalement pas d’une volonté de combler un vide en matière de jeu de baston en l’absence d’un nouveau Street Fighter annuel. La réponse se trouve peut-être dans la présence d’un season pass facturé 29,99€ (en plus des 59,99€ du jeu de départ) donnant accès à dix personnages supplémentaires (soit 2,99€ le perso !).

Note : Marvel + Capcom = Un joli nanar (assumé ou non, telle est la question ?)

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version éditeur (version 1.01)
  • Taille occupée : 48,47Go
  • Sortie le 19 septembre 2017 sur PlayStation 4, Xbox One et PC
  • Trailer de lancement

 

Pour les flingueurs de l’espace

Après la bonne grosse bastonnade, place à un titre guère plus finaud en la présence de…

Destiny 2 - PlayStation 4Nous n’allons pas vous refaire ici-même toute l’histoire de Destiny, nouvelle licence du studio Bungie sur laquelle nous nous étions déjà épanchée en long en large et en travers au moment de la sortie du Roi des corrompus en septembre 2015 (un an après la sortie du premier volet), puis des Seigneurs de fer en septembre 2016. À la place, nous allons entrer illico dans le vif du sujet, non sans être passé au préalable par la case patch day one (une petite dizaine de giga à télécharger, une paille quoi !) et une installation d’un bon quart d’heure lors du tout premier lancement du jeu. Rien que de très classique à tout cela. Tout aussi classique sitôt immergé au cœur du prologue est la maestria technique de Bungie. Le boulot de design des différents mondes traversés est une fois de plus sidérant, bien aidé par un travail sur les jeux d’ombre et de lumière vraiment pointu avec à la clé un rendu très impressionnant des différentes nuances de couleurs et des effets (lire à ce sujet notre entretien en compagnie de Jesse van Dijk, Lead Concept Artist). On ne pourra alors que regretter que Destiny 2 n’ait pas bénéficié d’une option HDR pour venir renforcer le travail accompli en la matière. D’autant que la jaquette mentionne bel et bien au dos un jeu « amélioré pour la PS4 Pro ». Autre regret : l’impossibilité de basculer in-game entre VF et VO. D’aucuns argueront que les dialogues et plus généralement l’intrigue pour un FPS tel que Destiny 2 n’ont guère d’importance et ils n’auront pas forcément tort puisqu’il y est une fois encore question d’un gros méchant affublé d’un masque et d’une voix caverneuse digne du Bane de The Dark Knight Rises (2012) qui veut faire la peau des Gardiens en les privant de lumière, précieuse source de leur pouvoir. La lutte pour remettre de l’ordre dans tout ce foutoir s’annonce une nouvelle fois épique, à l’image de certains passages particulièrement « velus » relayés par des cut scene (au format cinémascope, excusez du peu !) elles aussi pas piquées des hannetons. Une approche spectaculaire très cinégénique en droite lignée des bons gros blockbusters hollywoodiens que l’on retrouvait jusque dans la bande-annonce live réalisée par un certain Jordan Vogt-Roberts à qui l’on doit notamment le tout aussi rentre-dedans mais non moins plaisant Kong : Skull Island. L’ensemble a donc plutôt fière allure même s’il sera bien difficile de ne pas tiquer face à l’absence d’une nouvelle classe de Gardien ou bien d’un bestiaire d’ennemi renouvelé. Faudra-t-il là encore se tourner vers le précieux season pass (34,99€) ou bien attendre la sortie du prochain opus pour avoir droit à du neuf de ce côté là ? La réponse dans les prochains mois ou bien dans trois ans quand sortira Destiny 3.

Note : Les Gardiens de la galaxie 2

 

Pour les tacticiens

Refermons ce petit diaporama des jeux vidéo parus au cours de l’été 2017 avec un titre destiné aux fins stratèges dont l’action se déroule dans le japon féodal.

Shadow Tactics : Blades of the Shogun - PlayStation 4Vous savez parfaitement qu’à DC, nous n’avons rien contre des petits plaisirs décérébrés, aussi bien en matière de cinéma, de séries télé ou encore de jeux vidéo. Malgré tout, notre appétence s’oriente de plus en plus vers des titres plus « posés » ou à tout le moins nécessitant un tant soit peu de jugeotes (discours de vieux cons diront sans doute certains mais on assume pleinement). Et en la matière, Shadow Tactics se pose assurément comme un must have. Nous sommes ici en présence d’une variante d’un STR (Stratégie en Temps Réel) à la différence près qu’il ne s’agira pas de commander des troupes pour aller trucider ses adversaires sur un gigantesque champ de bataille mais de faire au contraire preuve d’un tant soit peu d’esprit d’observation afin de s’infiltrer en toute discrétion. D’où le Shadow Tactics du titre, que l’on pourrait traduire littéralement par « les tactiques de l’ombre », le Blades of the Shogun qui suit faisant référence au japon féodal où se déroule l’action. Le joueur y prendra alternativement le contrôle d’un des cinq personnages (que vous serez amenés à découvrir les uns après les autres au fil de votre progression) : un ninja, un samurai, une geisha, une trappeuse et un sniper, chacun disposant de capacités bien spécifiques qu’il faudra mettre à profit afin de venir à bout de la douzaine de missions proposée.

Et si ce chiffre vous semble un peu bas, attendez d’avoir mis les pieds dans ce Shadow Tactics pour comprendre que les développeurs (un studio teuton répondant au doux nom de Mimimi Productions) ne sont pas vraiment des enfants de chœur. En effet, même au niveau de difficulté « normal », l’IA des adversaires se révèlent des plus retorses avec un champ de vision particulièrement étendu, une ouïe des plus fine et une ténacité à toute épreuve dès lors que l’alerte a été déclenchée où ces derniers n’hésiteront pas à fouiller les baraques et autres fourrés alentours pour tenter de vous débusquer. Autant dire que repérer aussi précisément que possible les lieux et le meilleur chemin à emprunter (par les toits, caché dans une charrette, en plongeant dans une rivière, etc.) afin d’atteindre votre but sera un prérequis indispensable plutôt que de foncer tête baissée dans l’aventure. Et encore, même avec la plus grande prudence, il ne sera pas rare de louper un sbire qui vous repérera lors de son tour de garde. Et pour peu que ce dernier ne donne l’alerte, c’est alors le game over quasi-assuré (la possibilité d’effectuer des quick save / quick load deviendra rapidement votre meilleur ami). Pour mener à bien vos missions, les différentes ramifications du gameplay (qui vous seront expliquées au fil de la progression) se révéleront bien vite une seconde nature en dépit de l’éventail des possibilités offertes : basculer entre tous les personnages, optez pour telle ou telle arme, pivoter puis zoomer/dézoomer au sein des décors, sans compter le fameux mode « Shadow » qui permet de coordonner l’action de tous vos personnages à l’avance comme le démontre avec brio le trailer ci-dessous.

Et pour ceux qui boucleraient rapidement un premier run, sachez que Shadow Tactics en garde sous le coude avec ses différents badges qui vous invitent à refaire chaque niveau selon des règles encore plus restrictives : en moins de X minutes, sans tuer personne, en utilisant tel ou tel objet du décor, etc. Le titre se pare de surcroît d’une réalisation des plus brillantes, surtout sur PS4 Pro où différents modes graphiques sont proposés (30fps, 60fps ou bien un framerate déverrouillé) pour mieux apprécier le minutieux boulot de design en cel-shading couplés à une ambiance sonore riche d’effets en tous genres et de musiques fort à propos. Fin du fin, les répartis souvent non dénués d’humour entre les différents protagonistes, aussi bien lors des petites cut scenes qu’en cours de missions, permettront de se familiariser davantage avec la personnalité de chacun, leur donnant par la même occasion un minimum d’épaisseur par-delà le simple avatar bête à manger du foin. De plus, il est possible de choisir entre des dialogues en version japonaise (notre préférée) ou anglaise. À ce niveau de raffinement, nous, on ne dit plus qu’une seule chose : à quand la suite ou à tout le moins le prochain titre du studio Mimimi ?

Note : L’art du bushido

  • Testé sur PS4 Pro à partir d’une version téléchargée (version 1.00)
  • Taille occupée : 9,14Go
  • Sortie le 28 juillet 2017 sur PlayStation 4 et Xbox One (le 6 décembre 2016 sur PC)
  • Trailer de lancement
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