Vendredi 13

Quasiment une semaine après, il est toujours aussi difficile de passer à autre chose. On pensait la franchise Vendredi 13 morte et enterrée. Et bien non. Celle-ci nous aura donné à voir en 2015 son rejeton le plus sanglant et certainement le plus dégueulasse. Normalement, ces adjectifs apposés à la suite d’un titre de film d’horreur sont certes racoleurs mais sont aussi susceptibles d’attirer le chaland à la recherche de sensations fortes. Le problème ici c’est que le clap de fin fut pour bien des acteurs définitifs. On ne les reverra plus. Pour huit d’entre eux on ne va pas s’en plaindre tant leurs prestations à la fois techniques et artistiques furent en-dessous de tout, indignes même d’une série Z. Pour les autres, on aurait tant aimé leur donner une seconde chance. Ils ont été fauchés par un metteur en scène qui n’a rien compris à la vie et à son au-delà.

Ce Vendredi 13 est un cauchemar éveillé doté d’un scénario écrit par des trous du cul moyenâgeux. Son producteur mériterait d’ailleurs que l’on s’occupe de son cas et qu’on le foute au pilori de l’histoire. Quant à ceux qui en font la promotion sur les réseaux sociaux et ailleurs, il faudrait les soumettre au supplice dit de la technique Ludovico infligé en son temps à Alex dans Orange mécanique. Quant à nous, on ne va pas essayer de s’en remettre. C’est impossible. On ne va pas non plus entrer en résistance ce serait faire montre de notre part d’un manque profond de compassion, de pudeur et de respect envers tous ceux qui sont tombés. Qui sommes nous à Digital Ciné pour oser affirmer cela ? Par contre, au détour de chaque papier, chaque mot, chaque lettre que nous taperons dorénavant ici bas, on n’oubliera rien. Jamais.

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