Fiche film : Adoration

Selon le réalisateur Fabrice du Welz, Adoration est un conte cruel qui raconte l’histoire d’un gamin un peu simple, un idiot, au sens dostoïevskien. « Il est naïf et vit en harmonie avec les éléments, seul à l’écart du monde. Sa maman travaille dans une clinique privée où l’on soigne des gens mentalement malades. Ce gamin cherche de l’affection même s’il vit avec sa maman, qui est quelqu’un de particulier. Un jour, débarque une adolescente. Visiblement troublée et troublante, dont il va tomber fou amoureux. Il va tomber amoureux d’elle jusqu’à s’oublier lui-même. C’est un amour total, un amour absolu. »

Adoration clôture ce que Fabrice du Welz appelle sa trilogie des Ardennes, centrée sur le thème de l’amour fou, de l’amour monstre et qui dissèque différentes formes de pathologie. CalvaireAlléluia et Adoration sont aussi trois titres aux références christiques.

Continuer la lecture de Fiche film : Adoration

Fiche film : Qu’un sang impur…

« Je suis entré dans le monde du cinéma avec pour principal objectif de parler un jour de la guerre d’Algérie. La colonisation de ce pays et ce qui en a découlé en termes de tragédies humaines est un matériau duquel on peut extraire une multitude d’histoires passionnantes et fracassantes, tout en interrogeant à la fois la mémoire et la conscience des Algériens et des Français. » – Abdel Raouf Dafri

Le réalisateur n’a pas façonné les personnages de Qu’un sang impur… de manière manichéenne compte tenu du fait que les deux camps qui s’opposaient durant la guerre d’Algérie usaient chacun de méthodes horribles. « L’armée française a usé de tortures, de viols, de déportation des populations et d’arrestations arbitraires pour contraindre le peuple algérien à choisir son camp. En face, le FLN a massacré, racketté et terrorisé les villageois et le peuple algérien pour le rallier de force… Sérieusement, où sont le bien et le mal là-dedans ? Si le combat pour l’indépendance était noble et juste, les méthodes du FLN étaient indignes. »

Continuer la lecture de Fiche film : Qu’un sang impur…

Jeu Concours Magnum – Intégrale de la série

À l’occasion de la sortie d’un coffret Blu-ray édité par Elephant Film regroupant l’intégralité des huit saisons de la série télévisée Magnum (Magnum, P.I. – 1980/1988) créée par Glen A. Larson et Donald P. Bellisario, nous vous proposons un jeu concours afin d’en remporter 1 exemplaire. Pour vous faire une idée plus précise de quoi qu’on parle, on vous invite à découvrir le verso du coffret en cliquant ici. Une pression sur le versant gauche de votre souris qui pourrait éventuellement vous aiguiller dans la recherche des bonnes réponses à nos questions « badasses » ci-dessous.

Continuer la lecture de Jeu Concours Magnum – Intégrale de la série

1917 : Fiche film

« La première fois que j’ai compris la réalité de la guerre, c’est quand mon grand-père m’a raconté son expérience de la Première Guerre mondiale. Le film ne relate pas l’histoire de mon grand-père, mais s’attache plutôt à évoquer son esprit – ce que ces hommes ont subi, leurs sacrifices, et leur foi en quelque chose qui les dépassait. Nos deux protagonistes doivent participer à une mission périlleuse les conduisant à passer en territoire ennemi afin de livrer un message vital et de sauver ainsi 1600 soldats : notre caméra ne les lâche jamais. Je voulais m’attacher à chacun de leurs pas et sentir leur souffle, et mon chef-opérateur Roger Deakins et moi-même avons discuté de notre envie de tourner 1917 de la manière la plus immersive possible. Nous avons conçu le film pour projeter le spectateur dans ce que nos deux jeunes héros ont vécu. C’est le projet le plus enthousiasmant de ma carrière. » Sam Mendes

1917 n’a pas été filmé en un seul plan-séquence, mais en plusieurs longues prises qui ont ensuite été montées ensemble pour donner l’impression d’une seule et unique scène. Sam Mendes avait employé un procédé similaire pour la scène d’ouverture de Spectre, mais le fait d’utiliser ce dispositif pour un film tout entier était une expérience nouvelle pour lui.

Continuer la lecture de 1917 : Fiche film

1917 – À l’Ouest, du nouveau

Cela fait 20 ans maintenant depuis American Beauty que Sam Mendes ne laisse personne indifférent. En fait on peut même affirmer que chacun de ses 8 films en incluant 1917 auront été des événements en soi. Deux James Bond (et pas des moindres), le premier Jarhead qui a fait des multiples petits depuis ou encore Les Noces rebelles qui reste sans aucun doute l’une des meilleures intros à la série Mad Men. Même Les Sentiers de la perdition et sa vision plutôt binaire du milieu de la prohibition n’est pas dénué d’intérêt. Et d’ailleurs, si ce n’est Away we Go (romance en mode film indé labellisé Sundance d’une rare justesse), toute la filmo de Mendes est placée sous le sceau du souffle épique, de l’Histoire et des rapports humains qu’il faut faire interagir au sein de tout ce bordel. Et 1917 ne déroge pas à cette règle tout en poussant le bouchon un peu plus loin.

Continuer la lecture de 1917 – À l’Ouest, du nouveau