Midnight Collection - Vague 1 (Le Scorpion rouge)

Midnight Collection – Vague 1 : To live and die in New York

Grand pourvoyeur depuis des années maintenant d’œuvres artistiquement (très) exigeantes, Carlotta change son fusil d’épaule (si l’on peut dire) en cet été 2016 et se lance désormais dans l’édition de titres dits « d’exploitation ». Ce nouveau catalogue, répondant au doux nom de Midnight Collection avec pour phrase d’accroche « Le meilleur de la VHS et des 80s », s’ouvre donc avec deux premières vagues de quatre titres chacune : la première début juillet et la seconde fin août. À quoi faut-il s’attendre en termes de qualité, tant artistique que technique ? Éléments de réponse avec la vague n°1…

Midnight Collection - Logo Carlotta

Avant de pénétrer dans le vif du sujet, attardons-nous quelques instants sur « l’habillage » de cette première vague Midnight Collection si vous le voulez bien. Visuellement, les jaquettes reprennent les affiches d’époque ou à tout le moins en conservent l’esprit, auquel s’ajoute, petite boutade de la part de l’éditeur Carlotta, un sigle « VHS » barré de rouge (en tout petit en bas à gauche sur le devant, cf. les packshots ci-dessous, cliquables pour accéder à une version haute def). À l’intérieur des boîtiers, inutile d’escompter le moindre livret ou tout autre feuillet, seul le Blu-ray du film est présent et arbore là encore un visuel en trompe-l’œil rappelant la texture de ces bonnes vieilles VHS 80s – pour ceux qui n’auraient plus souvenir de ce dont il s’agit, ou bien n’auraient même jamais tenu de leur vie une VHS entre leurs pognes, direction notre référentiel des tests Blu-ray/DVD dont l’image d’en-tête reprend précisément le visuel des VHS d’époque (la vache, ça nous rajeunit pas tout ça !). Sitôt la galette insérée dans la platine, là encore, point de fioriture avec un menu fixe accompagné de la musique du film ou bien sa chanson du générique et donnant accès au chapitrage, au choix des langues (VO ou VF en DTS-HD Master Audio monophonique) et à la bande-annonce du film pour tout bonus. L’image quant à elle est proposée dans son format d’origine respecté (1.78 ou 1.85) et encodée en AVC 1080/24p pour tout le monde. Eu égard au tarif relativement doux pratiqué (14,99€ pièce) et au pedigree des longs-métrages proposés, il sera certes difficile de faire la fine bouche mais nous n’aurions pas craché sur une petite interview ou une présentation du film en bonne et due forme. Carlotta attend sans doute de voir à quelle hauteur se vendent les premières vagues avant de décider d’arrêter les frais ou, au contraire, d’investir dans de petits nodules annexes. Affaire à suivre donc. Mais pour l’heure, penchons-nous à présent plus en détails sur les quatre titres de cette première vague Midnight Collection.

Midnight Collection – Vague 1

The Exterminator - Midnight Collection - Packshot Blu-rayThe Exterminator (Le droit de tuer) – Director’s Cut de James Glickenhaus (1980) – Disponible depuis le 6 juillet 2016

Lorsque Michael Jefferson est brutalement agressé par une bande de jeunes voyous, son meilleur ami John Eastland décide de le venger. Face à la montée du crime et à l’inaction de la police, ce vétéran du Vietnam choisit de faire justice lui-même dans les rues de New York…

Dans les années 70 / 80, deux genres cinématographiques, tombés en désuétudes depuis, font recettes, ou à tout le moins font l’objet d’un certain engouement à Hollywood : le vigilante movie d’une part et la difficile réinsertion des combattants revenus du bourbier vietnamien d’autre part. Dans la première catégorie, on trouve le mythique Un justicier dans la ville (Death Wish, 1974) réalisé par Michael Winner avec Charles Bronson dans le rôle d’un monsieur tout le monde qui, suite au meurtre de sa femme et l’agression sexuelle de sa fille par une bande de loubards et devant l’inertie des forces de l’ordre, décide de se faire justice lui-même. Dans la seconde catégorie, on trouve des œuvres tout aussi marquantes telles que Légitime violence (Rolling Thunder, 1977) par ailleurs paru en Blu-ray chez Wild Side l’an passé (retrouvez notre test à cette adresse) ou encore Rambo (First Blood, 1982), fils spirituel du long-métrage de John Flynn et qui, avec Rocky, marqua à jamais la carrière alors naissante d’un certain Sylvester Stallone.

Le Droit de tuer (The Exterminator) se situe précisément à la croisée de ces deux genres cinématographiques. Difficile en effet à la lecture du résumé ci-dessus, de ne pas voir la filiation du deuxième long-métrage réalisé par James Glickenhaus avec les films précités. Et si le prologue vietnamien donne le ton très « graphique » (tête tranchée), c’est avant tout la véritable jungle (urbaine celle-là) dans tout ce qu’elle a de plus péjorative que retrouvent ces hommes revenus de l’enfer qui sert de fil rouge à The Exterminator : drogue, prostitution dans ses formes les plus déviantes (pédophilie, torture au fer à souder, etc.), agressions, viols, etc. Tout n’y est pas systématiquement montré, Glickenhaus ayant recours à plusieurs reprises à l’ellipse narrative pour laisser au spectateur tout loisir de supputer de lui-même ce qu’il advient à tel ou tel individu, mais ce climat oh combien malsain n’exsude pas moins par tous les pores de la pelloche. Ce n’est donc pas un hasard si le détective chargé de l’enquête sur ce fameux Exterminator, lui-même ancien du Vietnam, déclare à sa compagne : « Le Vietnam, c’était pourri. Mais pas autant qu’à New York ! ». Tout est dit. Le retour à la vie civile serait donc pire que la guerre ? A fortiori dans les grandes métropoles telles que la Big Apple ? La dimension socio-politique n’est d’ailleurs pas oubliée avec plusieurs scènes qui mettent en lumière ce besoin (légitime ?) de faire justice soi-même lorsque les élus ne tiennent pas leurs promesses de campagne tandis que les agences gouvernementales (en l’occurrence la CIA) tentent elles-aussi de cacher les reliquats (entendre par là « les anciens combattants ») du fiasco vietnamien sous le tapis. Ultime sens de l’ironie de la part de Glickenhaus, le film s’ouvre et se referme sur la Statue de la Liberté.

Interdit aux moins de 16 ans à sa sortie en salles, The Exterminator est proposé dans son montage Director’s Cut au sein de cette première vague Midnight Collection. Un effort éditorial fort louable même si le must eut été de proposer également la version salles afin de mieux appréhender les différences entre les deux montages. Quant aux aspects purement techniques du Blu-ray, image et son s’en sortent avec les honneurs. Si la copie laisse apparaitre ici et là des défauts plus ou moins prononcés et que la précision et la lisibilité du rendu vidéo fluctue d’une scène à l’autre, l’ensemble reste très correct. Le constat est identique côté son avec un rendu plus qu’acceptable en VO comme en VF.

Image : 3,5/5
Son : 3,5/5
Bonus : 0,5/5

Spécifications techniques :
– Image : 1.78:1 encodée en AVC 1080/24p
– Langues : Anglais DTS-HD MA 1.0, Français DTS-HD MA 1.0
– Sous-titres : Français
– Durée : 1h 42min 09s

Bonus (HD VOSTF) :
– Bande annonce (1min 18s)

Cliquez sur les captures Blu-ray ci-dessous pour les visualiser au format HD natif 1920×1080


Blue Jean Cop - Midnight Collection - Packshot Blu-rayBlue Jean Cop de James Glickenhaus (1988) – Disponible depuis le 6 juillet 2016

L’avocat Roland Dalton est chargé de défendre un dealer accusé du meurtre d’un policier. Celui-ci affirme avoir agi en état de légitime défense face à cet officier en civil qui cherchait à le racketter. Dalton fait appel à Richie Marks, un policier marginal peu apprécié des siens, pour mener l’enquête. Ils découvrent bientôt l’existence d’un réseau de corruption au sein des forces de l’ordre…

Après The Exterminator, cette première vague Midnight Collection met une seconde fois à l’honneur James Glickenhaus avec un autre long-métrage à nouveau écrit et réalisé par le cinéaste mais cette fois-ci à la fin de la décennie : Blue Jean Cop (Shakedown). Et s’il n’y est plus question de Vietnam, la Big Apple sert en revanche une nouvelle fois de décorum et n’y est plus seulement gangrenée par la drogue (Antonio Fargas, le Huggy les bons tuyaux de Starsky & Hutch, apparait dans 3 ou 4 scènes dans le rôle du baron de la poudre) mais également par la corruption au sein du fameux NYPD (New York Police Department). Flic dans le joyau de Paul Verhoeven qu’est Robocop (1987), Peter Weller campe désormais un avocat qui va faire équipe avec un Sam Elliott aux méthodes toutes sauf policières. Glickenhaus y pratique toujours l’art de l’ellipse narrative histoire de ne pas saouler outre-mesure le spectateur avec des scènes / dialogues qu’il sera parfaitement capable de combler par lui-même (cf. cet épilogue qui passe d’un repas de famille BCBG à un poste de police braillard) tout en prenant une nouvelle fois la peine d’étoffer à minima les relations qui unissent les différents protagonistes (cf. le choix cornélien du personnage campé par Weller dont le cœur balance entre deux femmes). Mais ce sont à nouveau la mise en scène très sèche de Glickenhaus (marque de fabrique des 80s s’il en est) couplée à un scénario qui prône avant tout l’épure narrative pour aller au plus direct qui font tout le sel de ce Blue Jean Cop, aboutissant à un long-métrage à la croisée entre polar et buddy movie et où les scènes d’action ne sont pas la moindre de ses qualités ; les courses-poursuites automobiles à une époque où les CGI n’étaient pas encore la norme (imposée) fonctionnent ainsi toujours à merveille trente ans plus tard. Tout juste pourra-t-on regretter un final aérien qui, non content de verser dans le grand-guignolesque, pue pour le coup le trucage à plein nez.

Une supercherie visuelle qui ressort d’autant plus à l’aune d’un Blu-ray où la copie est globalement bien restaurée même si à nouveau balayée par un certain nombre de petites scories résiduelles. Mais le plus flagrant, surtout après le visionnage de The Exterminator, reste le bruit vidéo, particulièrement présent sur une large majorité du métrage et qui pourra en déconcerter plus d’un. D’autant que, sur les quatre titres de cette première vague Midnight Collection, Blue Jean Cop est sans conteste le film qui laisse apparaître un bruit aussi prononcé tout du long. Est-ce à dire que les autres titres ont fait l’objet d’un dégrainage (beaucoup) plus marqué ou bien que le matériau utilisé pour le master vidéo différait à ce point ? Dans un cas comme dans l’autre, mieux vaut donc s’attendre à une image (très) bruitée. Côté son, la VF perd de nombreux bruits ambiants en comparaison de la VO qui, quant à elle, laisse éclater une sacrée pêche lors des différentes scènes d’action.

Image : 3,5/5
Son : 4/5
Bonus : 0,5/5

Spécifications techniques :
– Image : 1.85:1 encodée en AVC 1080/24p
– Langues : Anglais DTS-HD MA 2.0, Français DTS-HD MA 1.0
– Sous-titres : Français
– Durée : 1h 36min 09s

Bonus (HD VOSTF) :
– Bande annonce (1min 56s)

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Maniac Cop - Midnight Collection - Packshot Blu-rayManiac Cop de William Lustig (1988)

Une série de meurtres particulièrement sordides éclate à New York. L’agresseur portait un uniforme de policier, ce qui provoque bientôt une véritable psychose au sein de la population. Soupçonné d’être l’auteur de ces crimes, l’agent Forrest est arrêté. Mais l’inspecteur McCrae, chargé de l’enquête, est convaincu de son innocence…

Exit James Glickenhaus, welcome William Lustig, réalisateur qui s’est fait connaître au début des années 80 avec son Maniac (1980) qui a d’ailleurs fait l’objet d’un remake fort réussi en 2012 chapeauté par un certain Alexandre Aja (scénariste / producteur). Un long-métrage qui s’inscrivait dans un autre genre là-aussi très en vogue dans les 70s/80s (et toujours plus ou moins d’actualité en ce début de 21e siècle) : le slasher. Huit ans plus tard et après un petit détour par le vigilante movie avec un film dont le titre est sans ambiguïté, Vigilante (1983), Lustig revenait donc à ses premières amours avec Maniac Cop, un slasher ayant pour personnage-titre un flic. Comme indiqué au dos de la jaquette, Lustig s’est pour le coup entouré d’une fine équipe si l’on puis dire : Larry Cohen au scénar (qui œuvra sur la mythique série Les Envahisseurs) et Tom Atkins ainsi qu’un certain Bruce Campbell (la tout aussi mythique saga Evil Dead) devant la caméra. Dans un style toujours aussi saignant, pour ne pas dire tranchant, William Lustig nous convie à un jeu de piste (Qui est le tueur ? Qui sont ses complices ?) ponctué des traditionnels jump-scares inhérents au genre et qui culminent lors d’une séquence de commissariat qui prend alors des allures de morgue. À l’image de la durée du film (85min), la psychologie des personnages, à commencer par celle du tueur psychopathe (pourquoi un flic s’est-il ainsi transformé ?) et bodybuildé (un véritable surhomme que rien n’arrête), va une nouvelle fois au plus court tout en laissant la porte-ouverte à d’hypothétiques suites ; deux verront ainsi le jour en 1990 et 1993. William Lustig se sera indubitablement fait un (petit) nom dans le registre du slasher.

La (re)découverte de Maniac Cop par l’entremise de cette édition Blu-ray le situe techniquement dans la moyenne des autres titres de cette première vague Midnight Collection, à savoir une copie dans un état globalement acceptable mais comprenant quelques passages plus « marqués ». Côté son, on déconseillera la piste VO 5.1 qui laisse entendre tout du long un souffle particulièrement déplaisant. En revanche, la VO 2.0 ou encore la VF 1.0 s’en sortent avec les honneurs bien que cette dernière offre évidemment un rendu plus étouffé que la VO.

Image : 3,5/5
Son : 3/5
Bonus : 0,5/5

Spécifications techniques :
– Image : 1.85:1 encodée en AVC 1080/24p
– Langues : Anglais DTS-HD MA 5.1 & 2.0, Français DTS-HD MA 1.0
– Sous-titres : Français
– Durée : 1h 24min 56s

Bonus (HD VOSTF) :
– Bande annonce (1min 48s)

Cliquez sur les captures Blu-ray ci-dessous pour les visualiser au format HD natif 1920×1080


Le Scorpion rouge - Midnight Collection - Packshot Blu-rayLe Scorpion Rouge de Joseph Zito (1988)

Nikolai est un agent d’élite soviétique dépêché en Afrique pour éliminer Ango Sundata, un chef rebelle qui menace le régime communiste en place. Il tente alors de se rapprocher du camp ennemi à travers les personnes de Kallunda Kintash, second de Sundata, et Dewey Ferguson, journaliste américain. À leur contact, Nikolai commence à douter du bien-fondé de sa mission…

Quatrième et dernier titre de cette première vague Midnight Collection, Le Scorpion Rouge nous entraîne cette fois non plus au cœur de la Big Apple, mais sur le continent africain. Après s’être fait connaître trois ans plus tôt en tenant tête à Sylvester Stallone dans le rôle d’Ivan Drago dans Rocky IV (1985), l’armoire suédoise Dolph Lundgren y joue à nouveau un personnage soviétique (à Hollywood, on aime bien cloisonner les comédiens dans certains stéréotypes) non plus comme boxeur mais en tant que soldat d’élite des forces de l’ex-URSS, les fameux spetsnaz. Un argument promotionnel que l’on retrouve d’ailleurs jusque dans la bande-annonce qui martèle qu’après avoir combattu pour son pays dans Rocky IV, Dolph Lundgren tombe à présent les gants pour affronter une armée toute entière ! Si ça, c’est pas vendeur ! Révisionnisme nord-américain en pleine guerre froide oblige (pour rappel, la chute du mur de Berlin ne surviendra qu’un an plus tard et la fin de l’union soviétique en 1991), notre Rambo rouge va, après une première moitié en mode « j’obéis bête et méchant aux ordres qu’on me donne », progressivement remettre en question la légitimé de sa mission et in extenso de sa hiérarchie. La révélation lui viendra au cours d’une traversée du désert (au sens propre) et d’une morsure de scorpion (d’où le titre du film, CQFD. Et oui, y’a des gens au ciné qui sont payés pour trouver tout ça !). Un petit pèlerinage en terres bushmans plus tard et voilà que notre char d’assaut soviétique prend désormais fait et cause pour celui qu’il devait exterminer. Et le scorpion désormais mi-bushman mi-soviétique (il ne reniera pas sa filiation spetsnaz) de défourailler joyeusement au cours d’un final où tout vole en morceaux : un bras, un hélico, etc. Le Scorpion Rouge est sans doute le titre le plus faiblard artistiquement parlant de cette première vague Midnight Collection, trop long et ultra-balisé où l’on a souvent l’impression d’assister à un Rambo III de l’autre côté du rideau de fer. C’est donc avec une mansuétude plus prononcée que pour les trois autres titres qu’il conviendra de (re)voir ce Scorpion Rouge, à l’instar des précédents longs-métrages réalisés par Joseph Zito in fine et notamment Portés disparus (Missing in action, 1984) ou encore Invasion USA (1985) avec un certain Chuck – je mets les pieds où j’veux Little John – Norris, lui aussi star des VHS 80s. Une autre époque en somme.

À l’image du film, le Blu-ray du Scorpion rouge se situe un petit cran en deçà des trois autres titres de cette première vague Midnight Collection, laissant apparaître des défauts de copie qui nous ont semblé plus prononcés que ses petits camarades de baston et un niveau de définition un poil moins abouti. Rien de rédhibitoire au demeurant mais le constat est là. Idem côté son où la VF fait l’impasse sur de nombreux bruitages ambiants (cf. la conversation sur le lit de mort à 1h30) tandis que la VO ne manque pas de punch lors des nombreuses scènes d’action et en dépit de quelques passages à la limite de la distorsion (cf. la chanson du générique de fin).

Image : 3/5
Son : 3/5
Bonus : 0,5/5

Spécifications techniques :
– Image : 1.78:1 encodée en AVC 1080/24p
– Langues : Anglais DTS-HD MA 2.0, Français DTS-HD MA 1.0
– Sous-titres : Français
– Durée : 1h 45min 11s

Bonus (HD VOSTF) :
– Bande annonce (1min 54s)

Cliquez sur les captures Blu-ray ci-dessous pour les visualiser au format HD natif 1920×1080

3 réflexions sur « Midnight Collection – Vague 1 : To live and die in New York »

  1. The Exterminator [Le Droit de tuer] (USA 1980) de James Glickenhaus était interdit aux moins de 18 ans à sa sortie en 1980, pas au moins de 16 ans : à cette époque l’interdiction aux moins de 16 ans n’existait plus.

    Le format 1.78 vidéo du bluray Carlotta reprend celui du Bluray Synapse américain qui est recadré : le film est au format 1.85 d’origine. Ce bluray Synapse contenait un commentaire audio de Glickenhaus qui est passé à la trappe dans l’édition Carlotta. En revanche il ne comportait aucune VF ni aucune VOSTF (tout comme le Laserdisque NTSC édité par Pioneer) alors que l’édition Carlotta en comporte bien évidemment.

    L’ancien DVD zone 2 Pal édité chez Integral vidéo respectait le format mais il n’était pas compatible 16/9, seulement compatible 4/3. Et sa copie chimique était assez mal restaurée. Il était VF d’époque only sans VOSTF.

    En somme, en l’état, l’édition Carlotta présente une director’s cut au format recadré, une image chimique propre, un son en VOSTF et VF d’époque mais sans les suppléments qui accompagnent aux USA le bluray Synapse, bande-annonce originale mise à part. Décevante maigreur. Qui nous donnera un jour une édition collector correcte (image au format,suppléments) à laquelle le film aurait enfin droit (sinon de tuer, du moins d’être édité) ?

    Les éditions de MANIAC COP (film inégal mais passionnant) et de BLUE JEAN COP (assez bon) au format original 1.85 respecté, VOSTF et VF d’époque, sont satisfaisantes concernant l’image et le son mais auraient aussi mérité des suppléments, à mon avis. Surtout celle de MANIAC COP, à l’origine d’une série de plusieurs films et très populaire aux USA. Cela dit, l’édition Carlotta de ces deux titres offre l’essentiel : image au format avec VOSTF et VF.

  2. Au dos de la jaquette de The Exterminator, il y a bien marqué « Interdit aux moins de 16 ans ».
    Y a-t-il une différence d’interdiction entre l’exploitation salles et la sortie en vidéo ?

    Pour le ratio d’image, j’ai eu un doute sur ceux annoncés en 1.78 car quand je m’en tiens aux infos de CBO, ils annoncent que seul The Exterminator a été exploité en salles en France. Les autres films ont-ils été filmés en 1.78 ou en 1.85 ? Le format 1.78 existait-il dans les 80s ?

  3. L’interdiction aux moins de 16 a été rétablie par la suite (quand précisément, par quel ministre… aux alentours de 2000 peut-être… à vérifier sur le site internet du CNC) je crois et un certain nombre de visa « Int -18 » ont été depuis commutés en « Int – 16 ». La vidéo répercute simplement l’interdiction mentionnée sur le visa d’exploitation cinéma.

    Les 4 films que tu chroniques ont été exploités en France : j’en ai vu personnellement 3 (The Exterminator [Le Droit de tuer], Maniac Cop, Blue Jean Cop [Shakedown]) au cinéma, le premier en reprise tardive VF, les deux autres en exclusivité la première semaine en VOSTF sur les Champs. Je peux même te préciser que j’ai vu The Exterminator en reprise au Paris Ciné (salle de quartier, reprise VF), Maniac Cop la semaine de sa sortie en VOSTF à l’UGC-Normandie, Blue Jean Cop de mémoire peut-être bien au Marignan, en tout cas de ce côté de l’avenue, aussi la semaine de sa sortie en exclu en VOSTF aussi. Le Scorpion rouge est sortie en salles lui aussi mais je ne l’ai jamais vu ni au cinéma, ni à la tv, ni en vidéo. C’est une de mes lacunes concernant Joseph Zito qui est un cinéaste capable de belles choses.

    Aucun des 4 n’a été tourné en 1.78. Ce format n’a jamais été utilisé pour un film cinéma des années 1980.

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