Wyrmwood

Wyrmwood : Du bon gros Zombie australien qui tâche

Si vous n’avez jamais entendu parler de Wyrmwood c’est que vous n’êtes pas un adepte du téléchargement pirate. Ce qui en soit est un bon point. En effet, le premier long de Kiah Roache-Turner (produit par son frère Tristan) est l’un des films les plus téléchargés en 2015. Un « succès » due sans conteste à sa présence triomphale dans de nombreux festivals dès 2014, sa réputation grandissante de film de zombies se jouant avec délectation de pas mal des règles du genre et quelque part, de sa rareté.

Wyrmwood - Affiche

Il faut en effet se tourner sur des éditions Blu-ray (ou DVD bien entendu) dans son Australie d’origine (pour rappel la même « Region » de lecture Blu-ray que la nôtre) ou aux États-Unis chez Shout Factory (mais attention Region A) pour le découvrir d’une manière optimale. Ou alors plus proche de chez nous à savoir en Angleterre (Region B) mais sans aucun sous-titres. Ce qui pour suivre les dialogues (certes parfois superfétatoires) teintés du bel accent Aussie n’est pas donné à tout le monde. Il y a aussi la solution VOD légale avec iTunes et Amazon qui proposent des sous-titres anglais (les fameux CC, soit les sous-titres pour sourds et malentendants). Et puis en France, il est enfin annoncé chez KMBO pour le 17 novembre prochain… mais uniquement en DVD (et dès le 11 novembre sur iTunes France en SD et on l’espère en HD) avec ceci dit un doublage et des sous-titres Français.

Wyrmwood a donc marqué de nombreux festivals internationaux et non des moindres mais on cherche encore sa présence au sein d’une manifestation ad hoc française. Quid de Strasbourg, Gerardmer, L’Étrange Festival ou le PIFF par exemple. Nada. On a même cru comprendre que les organisateurs du PIFF n’ont pas aimé le film. Soit. Ce qui expliquerait un tantinet pourquoi je n’y traîne jamais mes guêtres. Dommage vraiment car Wyrmwood c’est de l’or en barre dans le genre largement foutraque, décomplexé et foutrement attachant. On sent l’amour du genre mais digéré intelligemment afin de le faire vivre et d’y apporter ses variations persos. Comme celle d’expliciter les origines du nouveau bordel mondial. Une pluie de météorites qui renvoie quelque part aux quelques bribes d’infos que distillaient en son temps la radio dans Night of the living Dead de Romero.

Bon de là zombies en veux-tu en voilà mais ayant comme particularité de puer du bec. Mais pas que puisque de cette haleine fétide on peut en faire un carburant à même de refaire marcher nos bons vieux moteurs à explosion maintenant que le pétrole est inopérant (à cause des météorites. Faut suivre quand même). Autre idée. Trouver un savant fou qui va expérimenter sur des cobayes indemnes différentes formules pour comprendre leur non mutation zombiesque. Parmi eux, la sœur du héros qui au passage a perdu toute sa famille et qui n’a plus qu’elle pour se raccrocher à un semblant d’humanité. Et forcément, il a la rage. Mais avant de la retrouver, la frangine développe le pouvoir de contrôler les zombies. C’est qu’à force de s’en prendre plein le cornet, elle finit par développer des anticorps de folie ce qui lui donne le droit de se transformer en queen badass des morts-vivants. C’est un peu la moindre des choses.

On va alors pas trop chercher les trous de gruyère du scénar. Du genre comment le héros comprend fissa qu’il faut s’affubler d’un masque à gaz, comment chacun comprend qu’il faut viser la tête. Personne ne semble être fan de The Walking Dead pourtant. Bref on n’est pas là pour faire la fine bouche, mais juste d’enfourcher son bolide transformé façon Mad Max, de faire le plein de zombies à l’arrière pour le faire avancer, de se faire des potes en route et d’exploser de la barbaque rance. Pas de prise de tête, pas de temps morts et surtout une envie jamais démentie de faire plaisir aux fans du genre. Pour un film budgétisé 150 000 dollars australiens (+ 800 000 en fin de parcours que leur a filé Screen Australia, le pendant de là-bas de notre CNC), on peut comprendre que de par chez nous on soit jaloux et que personne n’en parle ou ne le montre de façon décente.

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Wyrmwood: Road of the Dead de Kiah Roache-Turner – 17 novembre 2015 en DVD et dès le 1er novembre sur iTune France (KMBO)

RésuméUne météorite s’est écrasée sur la planète. Elle est à l’origine d’une épidémie qui a transformé la population en zombies. Barry et sa soeur Brooke font partie des survivants. Elle se fait kidnapper par un groupe de paramilitaires. Barry part à sa recherche à travers le désert infesté de morts-vivants, au volant de sa voiture de combat.

Note : 3/5

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