Seul sur Mars - Blu-ray 4K Ultra HD

Test Blu-ray 4K Ultra HD : Seul sur Mars

Après Mad Max Fury Road, Seul sur Mars est donc le deuxième titre que nous avons voulu redécouvrir (quelques mois après la salle obscure) par le biais de sa déclinaison au format Blu-ray 4K Ultra HD. Une appréciation cinématographique toute personnelle de la part de l’auteur de ces lignes qui, à la rédac de Digital Ciné, est l’un des rares à avoir véritablement apprécié le dernier long-métrage en date de Ridley Scott mais également un choix motivé par des aspects purement « techniques » liés à la production du film. Explications…

Seul sur Mars – Packshot Blu-ray 4K Ultra HD
Achetez sur Amazon
Seul sur Mars (2015)

Réalisateur : Ridley Scott
Éditeur : 20th Century Fox
Sortie le : 29 mars 2016
 
Notes :
– Image (Blu-ray 1080p) : 4,5/5
– Image (Blu-ray 4K UHD 2160p) : 4,5/5
– Son : 5/5
– Bonus : 2/5

 

NB : Les captures qui illustrent cet article sont issus du Blu-ray « normal » en 1080p.

Réglons là encore d’entrée de jeu le cas des bonus et du son. À l’instar du Mad Max Fury Road édité par Warner, Fox suit la même ligne éditoriale en matière de parution de ses Blu-ray 4K Ultra HD, à savoir des combos réunissant le film au format Blu-ray 4K sur un premier disque et au format Blu-ray « normal » sur un second disque. Le premier ne propose strictement aucun supplément, ces derniers étant uniquement présents sur le second où l’on retiendra surtout ici les deux petites featurettes consacrées à l’adaptation du bestseller de Andy Weir d’une part et aux combinaisons spatiales et casting d’autre part (avec le refrain habituel « tous les comédiens du film sont géniaux »), le reste des bonus étant constitué de faux reportages/interviews autour de la mission martienne du film. Quant au son, le Blu-ray 4K Ultra HD reprend exactement les mêmes caractéristiques sonores que le Blu-ray, seule l’image varie d’un format à l’autre. Mais là où Warner avait consenti l’effort d’offrir le même traitement aux pistes anglaise et française sur Mad Max Fury Road, toutes deux proposées en Dolby Atmos 7.1 (ce qui est loin d’être systématique chez Warner où le français doit souvent se contenter d’une piste Dolby Digital guère supérieure à celle d’un DVD), Fox ne consent pour sa part pas le moindre effort. De facto, le Blu-ray 4K Ultra HD de Seul sur Mars propose la VO dans un DTS-HD Master Audio 7.1 remarquable de puissance et de spatialisation là où la VF doit se contenter d’une piste DTS 5.1 mi-débit (768Kb/s) qui ne peut bien entendu soutenir la comparaison. On en voit déjà d’ici ressortir les mêmes griefs qui abondent depuis moult années : « On se fout de notre gueule ! » et autres « On prend le consommateur français pour une vache à lait ! » et quelque part, même si nous sommes de fervents supporteurs de la VO, nous ne saurions leur donner tort. Face à pareille levée de boucliers, les éditeurs répondront assurément que ce sont les maisons-mères outre-Atlantique qui sont les seules vraies décideuses. Certes mais dans ces conditions, ils ne viendront pas pleurnicher lorsque les acheteurs potentiels de films au format Blu-ray 4K Ultra HD se tourneront vers l’étranger pour trouver les mêmes titres à des tarifs plus avantageux tout en proposant in fine les mêmes caractéristiques techniques que les éditions hexagonales (mais non plombées par une TVA prohibitive).

Seul sur Mars - Blu-ray

Refermons à présent cet aparté sur le son pour nous focaliser sur l’image UHD de cette édition Blu-ray 4K Ultra HD de Seul sur Mars. Précisons tout d’abord que contrairement à Mad Max Fury Road filmé à l’aide de caméras Arri Alexa M et Arri Alexa Plus autorisant une résolution maximale en 2,8K, Seul sur Mars a de son côté été filmé à l’aide de caméras Red Epic Dragon et Red Scarlet Dragon avec une captation en 6K, auquel s’ajoute des séquences obtenues à l’aide de GoPro HERO4 (une cinquantaine dixit Ridley Scott au sein des bonus) pour tous les plans du « journal de bord vidéo » de Mark Watney qui supporte quant à elle des résolutions en 4K. Mais, comme le précise la fiche technique IMDB du film, le Digital Intermediate de Seul sur Mars est en 2K. Toutefois, James Finn, responsable de la com marketing chez Fox Home Entertainment, avait publié un communiqué sur son compte twitter en janvier dernier concernant les premiers Blu-ray 4K Ultra HD de Fox au sein duquel figure un paragraphe dédié à Seul sur Mars. Celui-ci précise que, en dépit de sources à des résolutions différentes, un master 4K a bel et bien servi de point de départ au Blu-ray 4K UHD (cf. ci-dessous en anglais).

Seul sur Mars – Blu-ray 4K Ultra HD (James Finn Statement)

Ceci étant dit, écartons pour commencer les quelques petits « désagréments » liés aux trucages numériques que nous évoquions dans notre test du Blu-ray 4K Ultra HD de Mad Max Fury Road pour préciser que ceux-ci sont quasi-imperceptibles en ce qui concerne Seul sur Mars. Tout juste l’image 4K UHD fera-t-elle ressortir par endroits le détourage des acteurs, suspendus par des câbles comme nous pourrons le découvrir subrepticement au sein des bonus pour simuler les effets de l’apesanteur à bord du vaisseau Hermès. Pour le reste, le rendu vidéo 2160p de Seul sur Mars est une vraie petite merveille et le niveau de précision de l’image et la profondeur de champ des étendues martiennes (filmées dans le désert de Jordanie) n’ont rien à envier au monde post-apocalyptique de Mad Max Fury Road (filmé quant à lui dans le désert de Namibie). Dès la scène d’ouverture constituée de travellings à la surface de Mars, on reste tout autant sur le flan que lors du plan d’ouverture de Mad Max Fury Road. À cela s’ajoute une saturation des couleurs et des contrastes qui sont une nouvelle fois au rendez-vous, majoritairement dans des teintes jaunes/rouges tout comme le long-métrage de George Miller, là encore grâce au fameux procédé HDR. Tout juste pourra-t-on déceler çà et là d’imperceptibles effets dits de edge enhancement sur certaines collines lointaines. Un phénomène (en partie) résorbable à l’aide des différentes options de netteté et autres lissages de compression disponibles sur le téléviseur mais que nous nous refusons toutefois à employer à Digital Ciné (cf. notre article sur notre installation) afin de ne point dénaturer les différentes caractéristiques cinématographiques de la photographie originelle.

Seul sur Mars - Blu-ray

À l’arrivée, le rendu Ultra HD de Seul sur Mars est assurément le plus convaincant des deux titres sur lesquels nous nous sommes penchés jusqu’à présent même si là encore, il conviendra de prendre un peu de recul à court/moyen terme et de rester vigilant quant aux histoires de master employé (2K, 4K, 6K ?) et à l’évolution de la fameuse « chaine de production » des films au cours des mois / années à venir. Tous les longs-métrages seront-ils amenés à être filmés en 4K ou en 6K, voire même en 8K (on évoque déjà de telles résolutions dans un avenir plus au moins proche pour le grand public) à plus ou moins courte échéance, permettant de facto une meilleure homogénéité entre la captation native du film et son transfert sur support home-cinéma et a fortiori sur support Blu-ray 4K Ultra HD ? Affaire à suivre comme on dit…

Notons pour finir qu’au dos de la jaquette de cette édition Blu-ray 4K Ultra HD de Seul sur Mars, Fox se montre un peu moins explicite que Warner (cf. notre test du Blu-ray 4K Ultra HD de Mad Max Fury Road) quant au matériel requis pour profiter des bienfaits du format. En effet, si le recours à un diffuseur 4K Ultra HD et un lecteur Blu-ray 4K Ultra HD sont bien rappelés, en revanche il n’est fait mention à aucun moment de la nécessité d’un câble HDMI 2.0. Un « petit » détail qui a tout de même son importance pour qui ne serait pas forcément au courant de ce petit cordeau magique nécessaire pour apprécier pleinement le spectacle visuel offert.

Seul sur Mars – Jaquette Blu-ray 4K Ultra HD

Dernier point pour tous ceux qui se demanderaient pourquoi cette édition ne propose pas le film en 3D alors qu’il existe bel et bien une édition Blu-ray 3D (Seul sur Mars a été filmé nativement en 3D et l’on peut d’ailleurs entrapercevoir Ridley Scott arborant des lunettes 3D sur le tournage au sein des bonus). La réponse est simple : comme nous l’évoquons dans notre article consacré aux points à retenir sur le sujet, le format Blu-ray 4K Ultra HD ne permettra pas de proposer des films en 3D, ce format ayant périclité en l’espace de quelques années.

Cliquez sur les captures Blu-ray ci-dessous pour les visualiser au format HD natif 1920×1080

Seul sur Mars – Édition Blu-ray 4K Ultra HD

Résumé : Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile.

Disque 1 : Le film en Blu-ray 4K Ultra HD

Spécifications techniques :

  • Image : 2.40:1 encodée en HEVC 2160/24p
  • Langues : Anglais DTS-HD Master Audio 7.1, Français DTS 5.1
  • Sous-titres : Anglais, Français
  • Durée : 2h 21min 33s

Bonus :

  • Aucun

Disque 2 : Le film en Blu-ray

Spécifications techniques :

  • Image : 2.40:1 encodée en AVC 1080/24p
  • Langues : Anglais DTS-HD Master Audio 7.1, Français DTS 5.1
  • Sous-titres : Anglais, Français
  • Durée : 2h 21min 37s

Bonus (VOSTF & HD) :

  • L’écriture et la réalisation (9min 36)
  • La distribution et les costumes (14min 13s)
  • Bêtisier (7min 33s)
  • Arès III : Révision complète du scénario (17min 18s)
  • Arès III : La présentation de Mark (3min 35s)
  • Après 10 jours d’isolement (3min 20s)
  • Arès : La plus grande aventure martienne (3min 39s)
  • Être au top (1min 03s)
  • Un hommage à Watney (1min 34s)
  • Bande-annonce (2min 55s VO)
  • Galeries photos : La Terre, Le Hermès, Mars

2 réflexions sur « Test Blu-ray 4K Ultra HD : Seul sur Mars »

  1. Tous les SFX du film ont été générés en 2K, donc le master 4K soit-disant utilisé par FOX (qui ressent étrangement le besoin de se justifier) a forcément des plans en 2K upscalés en 4K.
    Ce que dit leur communiqué, c’est précisément cela : le Di 2K n’a pas été utilisé tel quel, ils sont repartis des éléments originaux pour générer un nouveau Di 4K (« 2K assets up-converted to 4K »).

    Sauf que les SFX n’ayant bien évidemment pas été refaits en 4K (on rappelle que l’industrie n’est à ce jour pas équipée pour le faire de façon standard, seul le Gone Girl de Fincher a eu droit à une post-prod intégralement 4K), donc le DI 4K n’est en fait qu’un composite « plans avec SFX upscalés en 4K » + « plans sans SFX nativement 4K ».

    C’est un peu comme quand on dit du Blu Ray de 28 jours plus tard « si si c’est bien de la HD » parce que les 5 dernières minutes ont été tournées en 35mm et ont donc de la gueule en Blu Ray. Ca n’empêche nullement que tout le reste du film tient de l’upscale.

    C’est exactement la même chose ici.

  Lâchez-vous !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *