Star Trek (2009) de J.J. Abrams - Blu-ray 4K Ultra HD

Star Trek & Star Trek Into Darkness : Des Blu-ray 4K sans limites

Comme bien souvent, la sortie en salles d’un nouvel opus est la raison toute trouvée pour remettre en avant les précédents volets dans de toutes nouvelles éditions flambant neuves. C’est donc sans surprise à l’occasion de la sortie de Star Trek sans limites (Star Trek Beyond) au cinéma mais aussi et surtout du 50ème anniversaire de la série originelle (apparue sur les télés américaines en 1966) que Paramount ressort l’intégralité des longs-métrages nantis de tous nouveaux boîtiers dits « SteelBook ». Mais pas seulement car l’éditeur en profite aussi pour proposer ses deux premiers titres au format Blu-ray 4K Ultra HD : les deux longs-métrages réalisés par J.J. Abrams que sont Star Trek (2009) et Star Trek Into Darkness (2013).

Star Trek (2009) de J.J. Abrams - Packshot Blu-ray 4K Ultra HD
Achetez sur Amazon
Star Trek (2009)

Réalisateur : J.J. Abrams
Éditeur : Paramount Home Entertainment
Sortie le : 2 août 2016
 
Notes :
– Image (Blu-ray 4K UHD 2160p) : 5/5
– Son : 5/5
– Bonus : 0/5

 

Star Trek Into Darkness (2013) de J.J. Abrams - Packshot Blu-ray 4K Ultra HD
Achetez sur Amazon
Star Trek Into Darkness (2013)

Réalisateur : J.J. Abrams
Éditeur : Paramount Home Entertainment
Sortie le : 2 août 2016
 
Notes :
– Image (Blu-ray 4K UHD 2160p) : 5/5
– Son : 5/5
– Bonus : 0/5

 

NB : Les captures qui illustrent cet article sont issues des Blu-ray « normaux » en 1080p. Elles sont issues des premières éditions Blu-ray des films sorties respectivement en 2009 et 2013.

Star Trek : Petit mais pas si costaud

Pour aussi prolifique que soit la licence Star Trek avec déjà cinq séries, auxquelles viendra s’ajouter une sixième, Star Trek : Discovery en 2017, et pas moins de treize longs-métrages à son actif, la mythique saga imaginée en 1966 par Gene Roddenberry souffre toutefois d’un profond déséquilibre de notoriété entre le petit et le grand écran. Si chacune des cinq déclinaisons télévisuelles aura su avec succès cultiver l’héritage Star Trek avec des séries qui auront connu de belles heures de gloire sur une moyenne de trois à six saisons chacune, force est de constater que la popularité aura été tout autre, voire même déclinante, dans ses différents opus cinématographiques. Pour s’en convaincre, il suffit ainsi de jeter un petit coup d’œil sur les scores au box-office des différents longs-métrages.

Star Trek - Box-office

Au regard de ces chiffres, un constat s’impose : hors des terres de l’Oncle Sam, les longs-métrages Star Trek ne font guère recettes (les chiffres ne sont même pas disponibles à l’international pour les cinq premiers opus !). Même dans leur patrie d’origine, lesdits films ne cassent pas des briques et, à une exception près, Star Trek IV : Retour sur Terre (1986), ne franchissent jamais la barre mythique des $100M. En France, le constat est encore plus amer puisqu’à l’exception du tout premier opus datant de 1979, aucun des longs-métrages suivants ne franchira la barre des 220 000 entrées ; le cinquième volet, Star Trek V : L’Ultime Frontière (1988), ayant même été relégué à l’époque à une sortie DTV sans passer par la case « salles obscures ». Trop de Star Trek aurait-il fini par tuer Star Trek ? C’est sans doute ce qui explique la longue absence télévisuelle de douze ans qui sépare Star Trek : Enterprise (2001-2005) de la nouvelle série Star Trek : Discovery attendue pour 2017 ou encore les sept ans qui sépare la sortie de Star Trek : Nemesis (2002) et celle du Star Trek (2009) de J.J. Abrams alors que séries et films s’étaient jusque-là enchaînés à un rythme autrement plus soutenu.

Star Trek : J.J. Abrams à la rescousse

Comme le soulignait Patrice Girod au cours de notre entretien dans le cadre de la sortie de Star Wars Battlefront l’an passé, les sagas de George Lucas et de Gene Roddenberry sont « comme les jachères, il faut laisser reposer le terrain avant de repartir ». De repartir de plus belle serait-on enclin à préciser. Car si aucun membre de la rédac de DigitalCiné n’a jamais été particulièrement attiré par les Star Trek, l’auteur de ces lignes n’ayant même jamais vu le moindre épisode ou le moindre film avant ceux de J.J. Abrams, force est de reconnaître que tout ce que touche le bonhomme se transforme en or, aussi bien sur le petit que sur le grand écran. Felicity (1998-2002), Alias (2001-2006), Lost (2004-2010) ou encore Fringe (2008-2013) sont quelques-uns des titres de gloire qui auront permis à J.J. Abrams de faire son entrée par la « petite » porte des artistes télévisuelles. Et qu’importe si Alias a vu sa qualité décliner (très fortement) au-delà de la saison 3, si Lost aura fait couler beaucoup d’encre après une saison inaugurale oh combien captivante ou encore si Fringe a souvent été considéré comme une resucée de X-Files, la notoriété sérielle du bonhomme lui aura permis de franchir le pas du grand écran pour y tourner… des adaptations de séries télés ! Mission : Impossible III (2006), Star Trek (2009) ou encore Star Trek Into Darkness (2013) sont désormais inscrits au sein d’une filmographie où figure également la « résurrection » (les mauvaises langues emploieront sans doute le terme de « déterreuse ») d’une autre saga : Star Wars : Épisode VII – Le Réveil de la Force (2015). Seul Super 8 (2011) pourrait être considéré comme une œuvre « originale » mais avec là encore de gros guillemets puisqu’il s’agit avant tout d’un hommage de J.J. Abrams aux films ayant bercés son adolescence 80s et, dans le cas présent, un certain E.T. de Steven Spielberg.

Comme nous l’évoquions dans notre test Blu-ray de Star Wars VII, J.J. Abrams est souvent considéré comme un (très) bon faiseur au sein du paysage cinématographique actuel, le petit « trait de génie » des aïeuls dont ils s’inspirent en moins. Pour autant, son passage sur grand écran aura été lui aussi couronné de succès comme en attestent les scores au box-office de ses réalisations.

J.J. Abrams - Box-office

Et si sa première incursion sur grand écran avec Mission : Impossible III constitue, à date, le score le plus faible de la saga au cinéma (toutes proportions gardées), c’est l’inverse qui l’attendra en 2008 et 2013 avec Star Trek et Star Trek Into Darkness (on mettra de côté le cas Star Wars que nous avions là encore déjà évoqué dans notre test Blu-ray afférent) avec à ce jour les plus jolis scores au box-office de la franchise. Certes, dans l’Hexagone, les deux films n’ont pas franchi la sacro-sainte barre du million d’entrées mais comparativement aux précédents opus, c’est le jour et la nuit. Et que dire des scores nord-américains et internationaux qui ont, là encore, littéralement cassé la baraque en comparaison des performances de ses prédécesseurs. Les deux longs-métrages Star Trek réalisés par J.J. Abrams sont-ils pour autant meilleurs ? Nous nous garderons bien d’émettre ici-même une quelconque opinion à ce sujet puisque, comme évoqué ci-dessus, l’auteur de ces lignes n’a jamais mis le nez dans les précédents opus, tant télévisuels que cinématographiques. Pour autant, inutile d’être un trekkie dans l’âme pour apprécier les pérégrinations intergalactiques des membres de l’USS Enterprise filmées par J.J. Abrams tant le bonhomme sait parfaitement absorber pour mieux régurgiter les matériaux auxquels il s’attaque.

Et c’est sans doute là ce qui constitue tout à la fois la force et le côté obscur de la filmographie du bonhomme : sa capacité à mettre en boite des œuvres fédératrices pour lesquelles aucun prérequis n’est nécessaire et que les novices sont donc parfaitement à même d’appréhender mais, dans le même temps, auxquels les vieux routards trouveront forcément à redire. Le fameux « syndrome de la photocopieuse » que nous évoquions là-encore dans notre test Blu-ray consacré à Star Wars VII. Faut-il pour autant jeter le bébé, en l’occurrence J.J. Abrams, avec l’eau du bain, à savoir tous les films / séries auxquels le bonhomme a été associé jusqu’ici, de près ou de loin ? Non car les (re)voir met en exergue un certain savoir-faire en matière de divertissement à grand spectacle tout en prenant un minimum soin des protagonistes qui muent l’intrigue. À ce titre, les épopées spatiales de Star Trek et Star Trek Into Darkness proposent des péripéties collégiales (chacun a droit à son petit « quart d’heure de gloire ») sans temps-morts et qui se revoient avec d’autant plus de plaisir à l’aune de leurs sorties en Blu-ray 4K Ultra HD.

Star Trek (2009) de J.J. Abrams - Capture Blu-ray

Star Trek : Des Blu-ray 4K UHD super-costauds

Pour ses deux premières parutions sur le support, Paramount ne devait pas se louper. Premières impressions à l’insertion des disques dans le lecteur : ça arrache ! Du genre qui vous fait dire que la 4K, c’est beau quand c’est bien fait ! Visiblement conscient qu’il ne suffit pas uniquement d’apposer toutes sortes de barbarismes plus ou moins vendeurs sur les jaquettes (UHD, HDR, etc.) pour appâter le client en manque de titres à donner à manger à son lecteur, Paramount a donc investi dans de tous nouveaux master 4K pour les besoins de ces deux premières parutions Blu-ray 4K UHD. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’investissement se retrouve à l’écran. Au cours des scènes d’introduction (env. 10min chacune), le résultat est là et bien là avec un rendu de l’image qui affiche un sans-faute sur toute la ligne : précision et profondeur de champ sont aussi impressionnants que la richesse des couleurs grâce au désormais bien connu procédé HDR, sans oublier un petit grain comme on les aime. Précisons à ce sujet et à toutes fins utiles que J.J. Abrams est l’un des irréductibles à tourner encore ses films à l’aide de caméras argentiques et non numériques. Star Trek et Star Trek Into Darkness ne font pas exception à cette règle, tout comme Star Wars VII. Si vous aviez pris une claque avec les précédentes éditions Blu-ray des deux films, attendez-vous au deuxième effet kiss cool avec ces parutions en Blu-ray 4K Ultra HD. À condition toutefois de ne pas être trop réfractaire au fameux lens flare dont est particulièrement friand le sieur Abrams.

Un seul point nous chiffonne malgré tout : les incessants changements de ratio d’image dans le cas de Star Trek Into Darkness. En effet, plusieurs séquences ont été tournées à l’aide de caméras IMAX. Paramount a donc cru bon d’inclure lesdits plans au sein de cette édition Blu-ray 4K Ultra HD (ce qui n’était pas le cas de la précédente édition Blu-ray sortie en 2013), occasionnant ainsi de très nombreux passages au format d’image 1.78:1 alors que le reste du métrage est au format 2.40:1. Un choix éditorial qui, bien que sans incidence aucune sur la qualité globale du rendu, en tous points irréprochables, pourra en faire tiquer quelques-uns, à commencer par l’auteur de ces lignes qui détestent au plus haut point ce genre de décision arbitrairement imposée au consommateur (décision déjà rencontrée, au hasard, sur les Blu-ray de The Dark Knight et The Dark Knight Rises chez Warner). Une fois encore, pourquoi ne pas proposer les deux alternatives : le film intégralement au format 1.78:1 d’un côté et au format 2.40:1 de l’autre et non un mix peu engageant entre les deux. Certes, le surcoût de fabrication engendré n’est assurément pas négligeable mais à tout le moins le consommateur reste le maître de ce qu’il souhaite regarder.

Star Trek Into Darkness (2013) de J.J. Abrams - Capture Blu-ray

Cette décision arbitraire mise à part, l’image des deux films effectue donc un sans-faute. Et la partie sonore de lui emboiter le pas. Les précédentes éditions Blu-ray de Star Trek et Star Trek Into Darkness proposaient des pistes Dolby TrueHD, les déclinaisons Blu-ray 4K Ultra HD passent au niveau supérieur avec cette fois-ci des VO Dolby Atmos qui là encore arrachent tout sur leur passage. Que dire de plus si ce n’est que ceux disposant du matos ad hoc en auront à nouveau pour leur argent (les autres profiteront de pistes reconnues comme du Dolby TrueHD 7.1 tout aussi efficientes). Tout comme pour l’image, les dix minutes d’intro de chaque film suffiront à donner le LA de bandes son dignes de démos acoustiques en puissance. Malheureusement, comme toujours de la part de Paramount, les anglophobes en seront pour leurs frais car seules les pistes anglaises disposent de flux HD, la VF devant comme toujours se contenter de simples pistes DD 5.1 qui bien sûr ne pourront rivaliser avec la furie dévastatrice de leurs consœurs anglo-saxonnes. Quand Paramount se décidera-t-il enfin à traiter d’égal à égal VO et VF sur ses sorties Blu-ray et a fortiori Blu-ray 4K Ultra HD ?

Précisons pour conclure que nous n’avons eu accès qu’aux disques Blu-ray 4K Ultra HD de chaque film dépourvus de tous suppléments. Nous ne pourrons donc juger du contenu complet de ces éditions. Toutefois, selon les informations que nous avons pu recueillir, les deux titres renfermeraient également les films au format Blu-ray standard tandis qu’un troisième disque dédié aux bonus serait présent dans le cas de Star Trek mais pas dans le cas de Star Trek Into Darkness (contrairement à l’édition nord-américaine).

Dernier point concernant la version 3D de Star Trek Into Darkness (convertie en post-production) disponible lors de la sortie de la première édition Blu-ray en 2013 : comme nous l’évoquons dans notre article consacré aux points à retenir sur le sujet, le format Blu-ray 4K Ultra HD ne permettra pas de proposer des films en 3D.

Star Trek – Édition Blu-ray 4K Ultra HD

Résumé : Deux officiers que tout oppose, James T. Kirk; arrogant et rebelle, et le jeune Spock, mi-homme mi-vulcain, embarquent à bord de l’U.S.S. Enterprise : le vaisseau spatial le plus sophistiqué jamais construit. Face à eux, surgi du futur, Nero, assoiffé de vengeance qui menace l’humanité entière. Kirk et Spock, jusqu’alors rivaux, doivent s’allier pour empêcher l’inévitable…

Le film en Blu-ray 4K Ultra HD

Spécifications techniques :

  • Image : 2.40:1 encodée en HEVC 2160/24p
  • Langues : Anglais Dolby Atmos, Français DD 5.1
  • Sous-titres : Français, Anglais
  • Durée : 2h 06min 50s

Bonus :

  • Aucun

Cliquez sur les captures Blu-ray ci-dessous pour les visualiser au format HD natif 1920×1080

Star Trek Into Darkness – Édition Blu-ray 4K Ultra HD

Résumé : Starfleet est victime d’une attaque terroriste et meurtrière qui plonge notre monde dans le chaos et la terreur. Alors que le criminel court toujours, c’est au Capitaine James T. Kirk et à son équipage de le poursuivre dans une véritable chasse à l’homme afin de sauver notre civilisation…

Le film en Blu-ray 4K Ultra HD

Spécifications techniques :

  • Image : 2.40:1 & 1.78:1 encodée en HEVC 2160/24p
  • Langues : Anglais Dolby Atmos, Français DD 5.1
  • Sous-titres : Français, Anglais
  • Durée : 2h 12min 06s

Bonus :

  • Aucun

Cliquez sur les captures Blu-ray ci-dessous pour les visualiser au format HD natif 1920×1080

2 réflexions sur « Star Trek & Star Trek Into Darkness : Des Blu-ray 4K sans limites »

  1. Je les ai reçus aujourd’hui et j’ai visionné le premier ce soir.
    L’image est belle mais pas aussi précise et impressionante que celle de Warcraft et The revenant, qui restent mes deux maîtres étalons pour le moment.
    De plus, certains gros plans sont flous. C’est assez bizarre.

    Enfin, c’est la deuxième fois que ça me le fait, the revenant me l’avait fait aussi, mais le changement de couche engendre une distorsion de l’image (coupée en deux à l’horizontale) pendant plusieurs longues secondes.
    Je précise, que je lis mes BR 4K sur une Xbox One S

  2. Avec notre lecteur Samsung, nous n’avons pas constaté la distorsion d’image au changement de couche que vous évoquez.
    Et ne possédant pas la Xbox One S, nous ne pouvons vérifier si le phénomène se manifeste uniquement sur cette machine.
    Pourriez-vous nous préciser les timings auxquels vous avez relevé ce phénomène ?

  Lâchez-vous !

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *