Jurassic World (2015) de Colin Trevorrow – Blu-ray 4K Ultra HD

Jurassic World dompte la 4K

À défaut d’être l’opus le plus réussi de la saga, Jurassic World a au moins le mérite de proposer le Blu-ray 4K Ultra HD le plus abouti de tous sur le plan purement technique. Ce qui n’est pas non plus une surprise en soi puisqu’il s’agit, à date, de l’épisode le plus récent à voir le jour sur le support. En attendant la parution de Jurassic World : Fallen Kingdom prévue en fin d’année.

Jurassic World (2015) de Colin Trevorrow – Packshot Blu-ray 4K Ultra HD
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Jurassic World (2015)

Réalisateur : Colin Trevorrow
Éditeur : Universal Pictures Vidéo
Sortie le : 23 mai 2018

Notes :
– Image (Blu-ray 1080p) : 5/5
– Image (Blu-ray 4K UHD 2160p) : 4,5/5
– Son : 5/5
– Bonus : 2/5

 

NB : Les captures de cet article sont issues du Blu-ray 1080p.

Jurassic World : Il faut plus de dents

Si Jurassic Park (1993), Le Monde Perdu (1997) et Jurassic Park III (2001) s’étaient enchaînés à la queue leu-leu, il faut croire que les recettes en salles assez nettement en berne du troisième opus auront quelque peu refroidi les ardeurs d’Universal qui décida alors de mettre sa saga des dinosaures en hibernation prolongée pour faire rugir une autre licence prolifique, Fast & Furious : huit films en seize ans de 2001 à 2017 ! Et c’est donc avec Jurassic World en 2015 que les dinos eurent le droit de rugir de plus belle. À l’écran, tout le monde ou presque a décidé de passer la main, à l’exception de BD Wong dans le rôle du généticien fou bidouilleur d’ADN. Les couples vedettes des précédentes aventures Sam Neill / Laura Dern, Jeff Goldblum / Julianne Moore et William H. Macy / Téa Leoni sont remplacés par un nouveau duo : Chris Pratt, le beau-gosse bad-ass repéré dans Les Gardiens de la galaxie (2014) et devenu du jour au lendemain la nouvelle coqueluche du tout Hollywood, et Bryce Dallas Howard, fille du metteur en scène Ron Howard pour ceux qui n’auraient pas capté.

Jurassic World (2015) de Colin Trevorrow – Capture Blu-ray

Côté réal, exit Steven Spielberg (qui conserve toutefois son poste de producteur exécutif) et toute sa clique (John Williams aux musiques, Gary Rydstrom au design sonore, etc), place là encore à du « sang neuf » en la personne de Colin Trevorrow. Colin qui ? Un type qui, adolescent, découvrit le film de tonton Steven dixit le making of Bienvenue à Jurassic World. On connaît la chanson ici aussi : repéré pour son premier long, Safety Not Guaranteed (2012) lors de son passage au festival de Sundance, film par ailleurs totalement inédit dans l’Hexagone aussi bien en salles qu’en vidéo, le studio s’offre ainsi les services d’un réalisateur issu du sérail estampillé « indépendant » et donc suffisamment malléable car ravi d’entrer dans la cour des grands. Qu’importe en définitive le scénar (Spielberg eut l’idée du parc d’attraction et de la relation humains – dinosaures), qui tient la caméra (le producteur Frank Marshal appela Colin Trevorrow pour lui proposer le job), qui sont les tourtereaux en tête d’affiche ou encore la présence des deux mioches de la tantine (Judy Greer), transposition à peine voilée des deux petits-enfants de papy Attenborough dans le n°1. Ce qui compte avant tout dans Jurassic World (comme dans tous les films précédents pourrait-on dire), ce sont les dinos. De préférence, plus mordants et futés que jamais.

Jurassic World (2015) de Colin Trevorrow – Capture Blu-ray

Côté « plus de dents » (le clin d’œil à la célèbre réplique « We’re gonna need a bigger boat » est là encore plus qu’évidente lors du combat final), la nouvelle vedette répond au doux nom de Indominus Rex, croisement génétique de plusieurs races en vue de donner naissance à un nouveau super-dino, plus rapide, plus puissant, plus malin que tous les autres. À l’exception peut-être des « petits » futés de vélociraptors qui répondent désormais au doigt et à l’œil (ou presque) du beau-gosse sus-cité au cours d’une séquence devenue « culte » et parodiée à l’envi sur la toile au moment de la sortie du film. Pour le tout premier Jurassic Park, Spielberg déclarait qu’il n’avait pas uniquement voulu faire un film de monstres visuellement époustouflant mais aussi scientifiquement crédible. Vingt ans plus tard, de crédibilité scientifique il n’y a plus, seul le spectacle compte désormais : dinos vs groupe d’interventions (une séquence où tous les soldats se font zigouiller un par un par la vilaine bébête qui lorgne ouvertement du côté d’Aliens, le retour), dinos vs motos, dinos vs hélico et in fine gros dino (T-Rex) vs énorme dino (Indominus Rex) vs hénaurme dino (Mosasaure). « Il a un intérêt moral dans son histoire, à savoir que si on peut inventer quelque chose, doit-on pour autant le faire ? » déclare Steven Spielberg à propos de Michael Crichton (l’auteur du roman Jurassic Park pour ceux qui l’auraient oublié) en conclusion du making of. Face au spectacle pyrotechnique offert par ce quatrième opus et qui prend le pas sur tout le reste, il n’est pas dit que la morale de l’histoire soit in fine ce que l’on retiendra de ce Jurassic World.

Jurassic World (2015) de Colin Trevorrow – Capture Blu-ray

Jurassic World mord dans la 4K à pleines dents

Un spectacle qui prendra toute son ampleur pour ceux qui en profiteront par l’entremise de l’édition Blu-ray 4K Ultra HD. Comme il le précise au sein des bonus, le réalisateur était ravi d’avoir l’opportunité de tourner un Jurassic Park « on film ». Traduction : sur pelloche. Et plus précisément sur pelloche 35mm pour une grande majorité du film, avec certains plans (larges) en 65mm et quelques autres en numérique 6K à l’aide de caméras Red Epic Dragon. Et bien que tout ceci se soit terminé avec un master 2,4K, le résultat n’en demeure pas moins époustouflant de la première à la dernière minute. Proposée dans son format d’origine 2.00:1 (un ratio quelque peu inhabituel) encodée en HEVC 2160/24p HDR10, l’image Ultra HD de Jurassic World bénéficie d’un niveau de définition et d’une richesse colorimétrique rarement prise en défaut. Tout juste pourra-t-on déceler ici où là, le temps d’un plan de quelques secondes, une précision très légèrement en deçà du reste mais rien de bien dommageable. De plus, tournage argentique oblige, le rendu laisse apparaître une (forte) granulosité de l’image qui fait chaud au cœur. Seul petit couac : une grosse griffure blanche à 1h 27min 51s sur le visage de Chris Pratt le temps d’une fraction de seconde ; défaut de copie curieusement absent sur le Blu-ray 1080p.

Jurassic World (2015) de Colin Trevorrow – Capture Blu-ray

Côté son, est-il besoin de dire autre chose que « ça arrache » ! Depuis les différentes apparitions du nouveau super-dino qui s’accompagnent de descentes de graves vertigineuses jusqu’à la panique générale dans les rues du parc (1000 figurants dans le studio de la Nouvelle-Orléans, le reste du film ayant été tourné à Hawaï), c’est littéralement l’euphorie acoustique. À condition une fois de plus d’opter pour la VO DTS:X puisque, comme toujours, la VF doit se contenter d’une piste DTS 5.1 mi-débit. Espérons que la piste française aura droit à un flux de qualité supérieure pour la sortie de Jurassic World : Fallen Kingdom en fin d’année. En termes d’interactivité, la plupart des bonus mis bout à bout fleurent bon la grosse featurette promo là où ceux des trois précédents opus essayaient un tant soit peu de creuser les coulisses de la production. L’éviction du montage final des trois scènes coupées avec le duo Chris Pratt – Brice Dallas Howard, plutôt amusantes, tendraient à démontrer là encore, si besoin était, que les personnages « humains » ne sont pas les plus importants du récit. Et finalement le seul bonus un tant soit peu attrayant serait à chercher du côté de celui intitulé Chris & Colin dominent Jurassic World où les deux hommes s’interviewent l’un l’autre sans se prendre au sérieux et se remémorent leurs passages préférés des trois premiers films. De là à dire qu’ils nous donnent davantage envie de revoir les opus précédents, à commencer par ceux de Steven Spielberg…

Cliquez sur les captures Blu-ray ci-dessous pour les visualiser au format HD natif 1920×1080

Jurassic World – Édition Blu-ray 4K Ultra HD

Résumé : 20 ans après les événements dramatiques du premier Jurassic Park, le rêve de John Hammond est enfin réalisé : un parc à thème où les visiteurs pourraient s’émerveiller devant les dinosaures en chair et en os. Jurassic World accueille des dizaines de milliers de personnes mais une présence inquiétante se cache derrière les attractions du parc : l’Indominus Rex, un dinosaure génétiquement modifié, féroce et imprévisible… Quand il parvient à s’échapper et disparaît dans les profondeurs de la jungle, le chaos éclate sur l’Île. Owen, dresseur de vélociraptors, et Claire, directrice des opérations du parc, essaient de restaurer l’ordre alors que la visite du parc se transforme pour tous en une vraie lutte pour la survie.

Disque 1 : Le film en Blu-ray 4K Ultra HD

Spécifications techniques :

  • Image : 2.00:1 encodée en HEVC 2160/24p HDR10
  • Langues : Anglais DTS:X, Français DTS 5.1
  • Sous-titres : Français, Anglais
  • Durée : 2h 04min 23s

Bonus :

  • Aucun

Disque 2 : Le film en Blu-ray

Spécifications techniques :

  • Image : 2.00:1 encodée en AVC 1080/24p
  • Langues : Anglais DTS-HD Master Audio 7.1, Français DTS 5.1
  • Sous-titres : Français, Anglais
  • Durée : 2h 04min 21s

Bonus (HD et VOSTF) :

  • Scènes coupées (6min 08s)
  • Chris & Colin dominent Jurassic World (8min 57s)
  • Bienvenue à Jurassic World (29min 52s)
  • Les dinosaures errent à nouveau (16min 29s)
  • Jurassic World : Pass VIP (10min 11s)
  • Visite du centre de la découverte avec Chris Pratt (2min 01s)

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