Ready Player One (2018) de Steven Spielberg – Blu-ray 4K Ultra HD

Ready Player One : 4K Ultra Geek

Contrairement à pas mal d’autres films chroniqués en 4K sur Digital Ciné, Ready Player One fait partie des rares qu’une large majorité de membres de la rédac avait découvert en salles. Il faut dire aussi que son réalisateur, Steven Spielberg, a bercé une grande partie de l’adolescence et subséquemment de la cinéphilie des individus en question. Un second visionnage dans une excellente édition Blu-ray 4K Ultra HD nous aura permis de découvrir quelques Easter Eggs supplémentaires mais sans que pour autant notre appréciation de la chose ne s’en trouve foncièrement altérée.

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Ready Player One (2018)

Réalisateur : Steven Spielberg
Éditeur : Warner Home Vidéo
Sortie le : 8 août 2018

Notes :
– Image (Blu-ray 1080p) : 4,5/5
– Image (Blu-ray 4K UHD 2160p) : 4,5/5
– Son : 4,5/5
– Bonus : 3/5

 

NB : Les captures de cet article sont issues du Blu-ray 1080p.

Ready Player One : Quand la culture fait pop

Avant d’aller plus loin, attardons-nous pour commencer sur les performances dans les salles. Avec un budget conséquent de $175M, hors coûts marketings qui ont dû être eux aussi plus que conséquents, Ready Player One a engrangé $582M de recettes dans le monde dont $137M aux États-Unis et 2,2 millions d’entrées en France (sur une combinaison plus que raisonnable de 719 copies). Dans l’Hexagone, il fallait remonter aux Aventures de Tintin (2011) pour trouver un score aussi élevé (5,3M) et avant celui au tristement célèbre Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal (2008 : 4,2M). Rappelons que les trois premières marches du podium spielbergien en France sont toujours occupées par E.T. l’extra-terrestre (1982), Jurassic Park (1993) et Les Aventuriers de l’Arche Perdue (1981) avec respectivement 9,4M, 6,7M et 6,3M d’entrées.

Ready Player One (2018) de Steven Spielberg – Capture Blu-ray

Le célèbre T-Rex de Jurassic Park fait au demeurant une apparition lors de l’époustouflante course du début et constitue par ailleurs l’une des très rares références à la filmographie de Spielberg qui s’est appliqué à gommer, par souci d’humilité et comme il nous est rappelé au sein des suppléments, la quasi-totalité des allusions à ses propres réalisations que l’on trouve dans le roman signé Ernest Cline. Pour autant, Ready Player One est un véritable gloubi-boulga de clins d’œil allant bien au-delà de la pop-culture 80s / 90s puisque l’on trouve dès l’ouverture le célèbre vaisseau spatial de 2001, l’odyssée de l’espace (1968) ainsi que le personnage de Tracer du jeu vidéo Overwatch (2016). C’est dire si Ready Player One ratisse large, très large même. Trop large sans doute à tel point que, comme nous l’évoquions dans notre avis lors de sa sortie en salles, le film finit par ressembler un peu trop à une giga compil qui, pour aussi réjouissante soit-elle sur la forme, reste un peu vaine sur le fond. Et une fois n’est pas coutume, au sortir des 2h20 que durent le film, on aurait plutôt envie de retourner se faire une petite partie de son jeu vidéo préféré ou bien se revoir l’un des nombreux longs-métrages entraperçus sous la forme d’un Easter Egg. Et ça tombe plutôt bien car la campagne marketing à base d’affiches détournées nous donne l’occasion toute trouvée de réviser nos « classiques » sur le mode je vous raconte ma prime jeunesse de cinéphile de vidéo club :

  • Bullit (1968) de Peter Yates

Pour moi, ce film s’est longtemps résumé à sa mythique course-poursuite tourné « sans trucages » que je me revoyais en boucle. Plus tard, j’ai également découvert qu’il s’agissait d’un excellent polar.

  • Blade Runner (1982) de Ridley Scott

Est-il encore nécessaire de présenter ce chef-d’œuvre du Septième Art que nous avons par ailleurs diligemment chroniqué lors de sa sortie dans une édition Blu-ray 4K Ultra HD à tomber à la renverse ?

  • Risky Business (1983) de Paul Brickman

J’ai dû voir ce film il y a très longtemps de cela mais ne me demandez pas de vous raconter de quoi ça parle et encore moins ce que j’en pense car j’ai tout oublié depuis.

  • Breakfast Club (1985) de John Hughes

Si mon film préféré de John Hughes restera sans doute à jamais La Folle Journée de Ferris Bueller (1985), Breakfast Club que j’ai découvert sur le tard, pose un regard aussi juste qu’intemporel sur un groupe de lycéens, en apparence stéréotypés.

  • Les Goonies (1985) de Richard Donner / Producteur exécutif : Steven Spielberg

Alors là, je n’ai pas dû revoir ce film depuis au moins 15 ou 20 piges. Et je ne m’en rappelle plus du tout.

  • Rambo 2 : La Mission (1985) de George P. Cosmatos

« Ce que vous appelez l’enfer, il appelle ça chez lui ». Avec des phrases chocs de ce type et un premier film qui m’avait scotché au canapé familial lors de sa découverte en VHS, c’est peu dire que la trilogie Rambo berça mon adolescence. Comme beaucoup d’autres films avec les gros bras 80s (Sly, Schwarzy, JCVD et autres Steven Seagal) que nous louions inlassablement au vidéoclub du coin avec mes parents.

  • Retour vers le futur (1985) de Robert Zemeckis / Producteur exécutif : Steven Spielberg

Et encore un film ou plus précisément une trilogie qui a bercé mon adolescence en VHS. Des phrases cultes (Nom de Zeus !), une B.O. d’enfer (The Power of Love) et des histoires qui filent à cent à l’heure tout en portant un regard bienveillant sur la vie de leurs personnages. À chaque passage à la télé, j’en regarde un petit bout alors que je la possède pourtant sur tous les supports : VHS, LaserDisc, DVD, Blu-ray. Vivement le Blu-ray 4K !

  • Labyrinthe (1986) de Jim Henson

Croyez-moi si vous voulez mais je n’ai jamais vu ce film. Mais pas de panique, après la découverte en début d’année du très sympathique Dark Crystal, également réalisé par feu Jim Henson, Labyrinthe figure désormais en bonne place dans ma liste des films à rattraper.

  • Génération perdue (1987) de Joel Schumacher

J’ai vu ce film il y a de nombreuses années de cela mais j’ai tout oublié depuis. Autant dire que ça ne m’a pas marqué durablement.

  • Beetlejuice (1988) de Tim Burton

Beetlejuice doit être le deuxième film de Tim Burton que j’ai vu (à la télé ou en VHS je ne me rappelle plus très bien) après avoir découvert Batman (1989) en salles. Je me souviens m’être énormément marré, surtout avec la scène du dîner sur la chanson Day O de Harry Belafonte que l’on se repassait en boucle avec ma sœur.

  • Le Géant de fer (1999) de Brad Bird

Un film que j’ai découvert en DVD à l’époque mais que je n’ai pas revu depuis. Il faudrait vraiment que je me le mate à nouveau à l’occasion. Surtout que je dois avoir le Blu-ray quelque part.

  • Matrix (1999) des frères Wachowski

Depuis sa sortie au cinoche, j’ai vu, revu et re-revu ce film un nombre incalculable de fois. Ce n’est pas un hasard si aujourd’hui je gagne ma croûte en bossant dans l’informatique. Pour le reste, je vous renvoie à notre test du Blu-ray 4K Ultra HD sorti en début d’année.

Outre certains des films déjà listés ci-dessus, l’acteur Tye Sheridan fait passer un petit quizz à l’auteur du roman Ready Player One, Ernest Cline, au sein des bonus consistant à reconnaître les photos d’exploitation ou bien des coulisses de tournage de différents longs-métrages. Il en ressort les œuvres suivantes :

  • Orange mécanique (1971) de Stanley Kubrick

J’ai découvert ce film pour la première fois au début des années 90 dans un cinoche de quartier dans la petite station balnéaire de Ronces-Les-Bains où nous avons passé de nombreuses vacances d’été en famille, ravi que j’étais d’avoir l’âge légal (pour rappel, le film est interdit aux moins de 16 ans) pour voir ce fameux pamphlet dénonçant la banalisation de la violence. Résultat en sortant de la salle : j’avais trouvé ça tellement bizarre à l’époque du haut de mes 16/17 ans que je ne l’ai jamais revu depuis.

  • L’Aventure intérieure (1987) de Joe Dante / Producteur exécutif : Steven Spielberg

Encore un film que je n’ai pas revu depuis belle lurette mais dont je conserve un excellent souvenir. Je vais de ce pas ressortir le Blu-ray pour me le mater à nouveau un de ces quatre.

  • Les Griffes de la nuit 3 (1987) de Chuck Russell

À l’époque, je m’étais maté quasiment tous les Freddy en VHS avec ma sœurette. Je me rappelle que ça me faisait bien flipper. Aujourd’hui, ne me demander pas ce qu’il se passe dans tel ou tel film de la saga, je serais incapable de vous le dire.

  • Empire du soleil (1987) de Steven Spielberg

Le seul long-métrage de toute la filmographie de Spielberg réalisateur que je n’ai encore jamais vu. Et pourtant j’ai le Blu-ray qui prend la poussière sous cellophane à la maison. Oui, je sais, c’est mal.

  • Gremlins 2 : La nouvelle génération (1990) de Joe Dante / Producteur exécutif : Steven Spielberg

Je n’ai pas revu les deux Gremlins depuis des lustres mais j’en conserve un excellent souvenir. Ce serait d’ailleurs l’occasion rêvée pour déballer mon coffret collector Blu-ray contenant en goodies une peluche de Gizmo.

  • A.I. Intelligence artificielle (2001) de Steven Spielberg

J’ai découvert le film lors de sa sortie en salles en 2001 et n’en ai pas conservé un souvenir impérissable. Je l’ai depuis acheté en DVD puis en Blu-ray en me disant que je lui redonnerais une seconde chance mais sans jamais avoir eu le courage d’insérer la galette dans le lecteur.

Ready Player One (2018) de Steven Spielberg – Capture Blu-ray

Ready Player One en 4K : Score presque parfait

Si après vous être (re)matés tous les films listés ci-dessus, l’envie vous en dit encore de (re)découvrir Ready Player One, l’édition Blu-ray 4K Ultra HD saura vous donner entière satisfaction. À partir d’un master 2K (donc upscalé en 4K), l’image au format respecté 2.40:1 encodée en HEVC 2160/24p Dolby Vision propose un rendu globalement splendide. Rappelons ici à toutes fins utiles et dixit les informations fournies au sein des bonus que les images du monde virtuel baptisé Oasis représentent environ 60% du film et ont nécessité pas moins de deux années de post-production de la part de ILM tandis que les autres effets spéciaux (les 40% du monde réel donc) ont été confiés à Digital Domain. La productrice Kristie Macosko Krieger précise également que « Steven voulait que le monde réel soit sale, authentique, granuleux, donc ils [Spielberg et son directeur de la photographie attitré, Janusz Kaminski] ont décidé de filmer sur pellicule ». De fait, on observe deux approches visuelles bien distinctes et, en quelque sorte, deux rendus. Le gain le plus significatif entre l’image 1080p et 2160p émane ainsi de l’encodage HDR Dolby Vision qui sublime véritablement la profusion de couleurs de l’Oasis par opposition aux teintes beaucoup plus moroses et grisâtres du monde réel. Une dualité qui se décline également pour deux autres aspects visuels. Tout d’abord, le monde réel nous gratifie d’un magnifique grain de l’image tandis que le monde virtuel laisse apparaitre des images de synthèse bien lisses et proprettes. Enfin et c’est sans doute là le constat le plus paradoxal de tous, le master 2K offre une définition un petit cran en deçà dans le monde réel tandis que les CGI de l’Oasis sont vraiment resplendissants.

Ready Player One (2018) de Steven Spielberg – Capture Blu-ray

Côté son, le résultat est tout aussi ébouriffant. Dans le petit nodule consacré au mixage au sein des bonus, l’illustre sound designer Gary Rydstrom (que l’on ne présente plus) évoque ainsi son travail sur Ready Player One et plus spécifiquement la voix de Aech (minorée de 25% par rapport à celle de l’actrice), la scène de la course-poursuite (dont on peut apprécier un extrait dépourvu de musique), de la fusillade dans la boite de nuit et plus généralement comment il a réutilisé des sons qu’il avait conçu pour d’autres films tels Jurassic Park ou encore Titanic. En découle une bande son aussi riche en effets qu’incroyablement précise (exemple avec ce tir dans les enceintes arrières à 6min). Occupé sur Pentagon Papers, le compositeur habituel de Spielberg, John Williams, laisse ici sa place à Alan Silvestri qui avait travaillé à plusieurs reprises avec Robert Zemeckis, le « petit protégé » de Spielberg dixit ses propres mots, et livre une partition 80s (on perçoit bien quelques résurgences ponctuelles du score de Retour vers le futur) à l’ampleur musicale là encore très impressionnante. Au milieu de cette déferlante acoustique, les dialogues n’en demeurent pas moins limpides en toutes circonstances. Pour aussi réussie soit-elle, la bande son de Ready Player One n’a toutefois pas sonné aussi spectaculairement à nos oreilles que certaines des précédentes collaborations entre Gary Rydstrom et Steven Spielberg. À tout le moins, anglophones et francophones ne seront nullement lésés puisque Warner Home Vidéo propose des pistes anglaises et françaises Dolby Atmos et DTS-HD Master Audio 5.1.

Ready Player One (2018) de Steven Spielberg – Capture Blu-ray

Côté interactivité, on trouve un making of ventru de près de deux heures découpé en six modules distincts que l’on doit bien entendu à Laurent Bouzereau, spécialiste de la chose pour tous les longs-métrages de Steven Spielberg. Tous les grands pans de la production y sont passés en revue depuis le jeu Adventure d’Atari qui fut source d’inspiration de l’auteur du roman jusqu’à la post-prod en passant par les décors, les costumes, le tournage en mocap ou encore les CGI, parfois sur des portions d’image que l’on ne devinerait pas, telles ces vitres retirées pour éviter les reflets et rajoutées ensuite numériquement. Tout ceci n’a évidemment plus la profondeur des making of des films du siècle dernier du réalisateur mais n’en reste pas moins très supérieur aux featurettes promotionnelles lambda sans intérêt qui sont en quelque sorte devenues la norme d’aujourd’hui. Au grand désarroi des passionnés. Pour ceux qui en douteraient encore, le doc en question nous montre un Steven Spielberg toujours aussi proche de ses acteurs mais non moins avide d’apprendre de nouvelles technologies. Pour l’anecdote, le cinéaste jouait déjà au mythique Pong sur le tournage des Dents de la mer en 1974. De là à dire qu’il rempilera pour un Ready Player One n°2 que le romancier nous tease en guise de conclusion. Affaire à suivre comme on dit. Sachant que pour rappel et à date, Spielberg n’a tourné qu’une seule suite d’un de ses films au cours de la déjà bien longue carrière : Le Monde Perdu : Jurassic Park (1997).

À noter pour finir que cette édition Blu-ray 4K Ultra HD de Ready Player One est proposée au sein d’un boîtier métallique plutôt classe qui renferme trois galettes (Blu-ray 4K, Blu-ray 1080p et Blu-ray 3D) ; le disque 4K étant sérigraphié dans une couleur différente des deux autres. Une initiative simple mais plutôt bien sentie qui permet de le distinguer plus facilement. Nous n’avons pas testé la version 3D faute de diffuseur ad hoc (téléviseur LG OLED 55C7V).

Cliquez sur les captures Blu-ray ci-dessous pour les visualiser au format HD natif 1920×1080

Ready Player One (2018) – Édition Blu-ray 4K Ultra HD

Résumé : 2045. Le monde réel est devenu presque invivable. Il n’y a que lorsqu’il se réfugie dans l’OASIS, univers virtuel où la grande majorité des hommes passent leur temps, que Wade Watts se sent exister. Dans l’OASIS, où tout est possible, on n’est limité que par son propre imaginaire. Ce monde virtuel a été mis au point par le brillant et excentrique James Halliday : l’inventeur milliardaire a légué son immense fortune et le contrôle absolu de l’OASIS à quiconque remportera les trois manches d’une compétition destinée à lui trouver un digne héritier. Wade décroche la première manche d’une chasse au trésor qui défie les lois de la physique. Dès lors, avec ses amis du High Five, il se retrouve projeté dans un monde parallèle à la fois mystérieux et inquiétant tout en cherchant à sauver l’OASIS.

Disque 1 : Le film en Blu-ray 4K Ultra HD

Spécifications techniques :

  • Image : 2.40:1 encodée en HEVC 2160/24p Dolby Vision
  • Langues : Anglais & Français Dolby Atmos & DTS-HD Master Audio 5.1
  • Sous-titres : Français, Anglais
  • Durée : 2h 19min 57s

Bonus :

  • Aucun

Disque 2 : Le film en Blu-ray

Spécifications techniques :

  • Image : 2.40:1 encodée en AVC 1080/24p
  • Langues : Anglais Dolby Digital Plus 7.1 & DTS-HD Master Audio 5.1, Français Dolby Atmos & DTS-HD Master Audio 5.1
  • Sous-titres : Français, Anglais
  • Durée : 2h 19min 58s

Bonus (HD et VOSTF) :

  • Les années 80 : L’inspiration (5min 38s)
  • Déchiffrer le code (57min 22s)
  • Les effets spéciaux d’un nouveau monde (24min 39s)
  • Niveau supérieur : Le son du futur (8min 03s)
  • Meilleur score : Fin de partie (10min 04s)
  • L’excellente aventure d’Ernest et Tye (12min)

Disque 3 : Le film en Blu-ray 3D

Spécifications techniques :

  • Image : 2.40:1 encodée en MVC 1080/24p
  • Langues : Anglais & Français DTS-HD Master Audio 5.1
  • Sous-titres : Français, Anglais
  • Durée : 2h 19min 57s

Bonus :

  • Aucun

2 réflexions sur « Ready Player One : 4K Ultra Geek »

  1. Hello,

    Très bon article mais juste une précision, Steven Spielberg n’a pas tourné qu’une seule suite d’un de ses films mais aussi les suites d’Indiana Jones 😉

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