Venom (2018) de Ruben Fleischer – Blu-ray 4K Ultra HD

Venom : Nous sommes 4K

Vous reprendrez bien un petit peu de Marvel en Blu-ray 4K en ce début d’année 2019 ? De toute façon, que vous le vouliez ou non, les films Marvel sont partout : au ciné, en home-ciné, en jeux vidéo, en goodies, en céréales, en PQ, en tatouage sur les culs des fans hardcores… De fait, en attendant la suite des réjouissances au cours des mois à venir, c’est aujourd’hui au tour de Venom de débarquer dans une édition Blu-ray 4K Ultra HD qui dépote sévère après un parcours tout aussi mordant dans les salles obscures.

Venom (2018) de Ruben Fleischer – Packshot Blu-ray 4K Ultra HD
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Venom (2018)

Réalisateur : Ruben Fleischer
Éditeur : Sony Pictures Home Entertainment
Sortie le : 18 février 2019

Notes :
– Image (Blu-ray 1080p) : 4,5/5
– Image (Blu-ray 4K UHD 2160p) : 4,5/5
– Son : 5/5
– Bonus : 2,5/5

 

NB : Les captures de cet article sont issues du Blu-ray 1080p.

Venom : Le Jekyll & Hide de l’univers Marvel

Cette déclaration, c’est celle que l’on peut entendre de la bouche du producteur Avi Arad et du spécialiste es comics Kevin Smith au sein des différents bonus. Nous, on dit pourquoi pas ! Mais alors nous serions tentés de préciser un Jekyll & Hide versant Jerry Lewis tant ce Venom ne dévie guère de la bonne grosse tambouille « personnages lambda + mégas bastons CGI + punchlines comiques » que Marvel nous ressert depuis des années maintenant… mais qui visiblement ravi un public toujours aussi friand de ce genre de spectacle. N’allez pas dire le contraire ! On a les chiffres. Et les chiffres ne mentent jamais Jugez plutôt : $855M de recettes mondiales dont $213M sur le seul territoire américain. Mais c’est surtout en Chine que le film a cassé la baraque, supplantant le score U.S. avec $272M. Rien que de très normal dans tout cela puisque Venom est une coproduction sino-américaine via la boîte Tencent Pictures pour un budget global de « seulement » $100M. Autant dire une paille dans l’œil pour ce genre de prod. En France, le film a attiré 2,2M de spectateurs (sur plus de 700 copies tout de même), le positionnant ainsi en 21ème place du box-office 2018 hexagonal emmené par Les Indestructibles 2 (5,8M d’entrées). Oui on meuble, on meuble. Mais ce n’est pas fini.

Venom (2018) de Ruben Fleischer – Capture Blu-ray

Et puisque nous abordons les classements annuels, précisons également que Venom occupe la 12ème place du box-office U.S. 2018, assez loin il est vrai derrière les $700M engrangés par Black Panther et la 7ème place mondiale, là encore très loin derrière les 2 milliards de dollars amassés par Avengers : Infinity War. Tiens d’ailleurs, pour en revenir à la France, sachez que ce même Avengers numéro… euh numéro combien déjà ? Quatre, cinq, six ? On ne sait plus trop et à dire vrai on s’est fiche un peu. Bref, Avengers : Infinity War a échoué au pied du podium 2018 avec « seulement » 5,1M d’entrées mais occupe néanmoins la première place des films Marvel dans l’Hexagone tandis que Avengers (2012) et Avengers : L’Ère d’Ultron (2015) complètent ce podium. Un classement qui ne manquera assurément pas d’être bouleversé par les arrivées prochaines de Captain Marvel (après les blacks, les femmes donc) et surtout de Avengers: Endgame. Point d’orgue de la phase 3 du MCU.

Venom (2018) de Ruben Fleischer – Capture Blu-ray

Dans l’absolu, nous n’avons rien contre tous ces films de super-héros même si l’on frise tout de même un peu l’overdose. Jugez plutôt : pas moins de sept longs-métrages sortis sur les écrans en 2018 (entre parenthèses la date de sortie dans les salles françaises :

  • Black Panther de Ryan Coogler (14/02)
  • Avengers : Infinity War de Anthony Russo et Joe Russo (25/04)
  • Deadpool 2 de David Leitch (16/05)
  • Ant-Man et la Guêpe de Peyton Reed (18/07)
  • Venom de Ruben Fleischer (10/10)
  • Spider-Man : New Generation de Peter Ramsey, Bob Persichetti, Rodney Rothman (12/12)
  • Aquaman de James Wan (19/12)

Et si l’on a pris la peine de préciser le nom du réalisateur, c’est aussi pour bien rappeler combien la mécanique hollywoodienne est parfaitement bien rodée en la matière. Exception faire du Spider-Man (un long-métrage animé), il s’agit à chaque fois d’aller chercher un réal issu du sériel indé ou assimilé comme tel et de lui confier les rênes d’une grosse prod. Nous dissertions déjà à ce sujet à l’époque de la sortie en salles de Suicide Squad (2016) réalisé par David Ayer où nous rappelions également le sort réservé à ceux qui « sortent des clous » au travers de l’adaptation des 4 Fantastiques (2015) de Josh Trank. Dans l’entrefaite, le modus operandi n’a pas bougé d’un iota en coulisses, expliquant sans doute en (grande) partie l’uniformité du résultat à l’écran film après film. Prenez un réalisateur, Ruben Fleischer, qui s’est fait un nom avec des films plutôt sympathiques sans pour autant casser la baraque au box-office : Bienvenue à Zombieland (2009), 30 minutes maximum (2011) et Gangster Squad (2012) dont aucun n’a franchi la barre du million d’entrées France ou des $100M aux U.S.A. Et confiez-lui la réalisation de ce spin-off de l’univers Spider-Man. De toute évidence, à en juger par les déclarations du bonhomme au sein des bonus (très consensuels), le mélange d’horreur et d’humour était déjà présent dans le comics et se retrouve à l’écran dans ce qu’il décrit lui-même comme « la version John Carpenter du film de super-héros » tout en citant également en référence un certain Loup-garou de Londres (1981) de John Landis.

Venom (2018) de Ruben Fleischer – Capture Blu-ray

De fait, nous laisserons chacun juger par lui-même des comparaisons qui s’imposent. De notre point de vue, le résultat à l’écran ne dévie guère de la tambouille Marvel habituelle, à savoir un héros qui fait marrer les foules, une compagne « je t’aime / je ne t’aime plus », un bad guy aux noirs desseins machiavéliques (oui, on sait « noirs desseins » et « machiavéliques » c’est un peu une forme de lapalissades mais c’est fait exprès pour bien insister sur le côté méchant vrai très méchant de l’antagoniste du héros-titre) et surtout des méga-bastons CGI PG-13 histoire de ratisser au plus large côté public (en la matière il n’y a guère que des Deadpool et autres Logan qui font exception à cette règle du « tout public »). Vendez tout cela avec un bon gros pop-corn et un coca, sans oublier bien sûr de teaser à fond la suite des réjouissances au cours du générique de fin. Un générique qui dans le cas présent dure quasiment 20 minutes puisqu’on y trouve en effet deux longues séquences. La première en présence d’un Woody Harrelson en rouquin frisé au regard et sourire sadique (ne nous demandez pas qui sait, on n’en sait rien et pour tout dire, on s’en carre l’oignon… Bon c’est Carnage, l’ennemi emblématique de Venom comme peut l’être le Joker pour Batman) et la seconde avec un extrait en prévision de la sortie quelques semaines plus tard de Spider-Man : New Generation, extrait que l’on peut d’ailleurs retrouver dans la rubrique interactivité du Blu-ray 4K Ultra HD.

Venom (2018) de Ruben Fleischer – Capture Blu-ray

Venom : Nous sommes 4K

Ce qui nous fait une transition toute trouvée pour vous parler à présent des deux galettes présentes au sein de l’édition en question. Quant à ceux qui se demandent encore pourquoi nous avons titré cet article ainsi, nous ne pouvons que leur conseiller d’aller faire une petite recherche sur le net, ce titre faisant également référence à l’une des dernières répliques du film. Et puisque l’on parle des dialogues, commençons par évoquer la partie sonore (admirez une fois de plus cette transition toute en subtilité !). Si ces mêmes dialogues prêtent précisément à sourire, ce n’est certainement pas par sa subtilité que brille la bande son de Venom. Qu’à cela ne tienne, on n’est pas là pour ça mais pour une bonne grosse bande son qui déchire. De ce point de vue, rien à redire, ça défonce tout sur son passage. Est-il vraiment nécessaire d’en dire davantage à ce sujet ? Pas vraiment sinon pour préciser que la VF DTS-HD Master Audio 5.1 fait quasi jeu égal avec la VO Dolby Atmos. Ce n’est certes pas encore la parité parfaite mais c’est déjà mieux que les disques 4K qui proposent des VF en simples DTS mi débit ou Dolby Digital étriqué.

Venom (2018) de Ruben Fleischer – Capture Blu-ray

En termes d’image, nous laisserons à d’autres le soin de débattre sur le fait que Venom est issu d’un véritable master 4K natif ou d’un bien upgrade 2K > 4K puisque nous ne sommes pas parvenus à trouver une réponse définitive à cette question. Tout juste pourra-t-on dire que la plupart du film a été tourné à l’aide de caméras Arri Alexa à une résolution de 3,4K tandis que certaines séquences ont été mises en boîte à l’aide de RED Monstro 8K VV, une caméra qui porte plutôt bien son nom puisque ce bestiau numérique qui s’affiche à l’heure où nous écrivons ses lignes au tarif très sympathique de $40 000 est capable de filmer en 8K. Toujours est-il qu’à l’arrivée, nous sommes en présence d’une image proposée dans son format d’origine 2.40:1 encodée en HEVC 2160/24p Dolby Vision. À l’écran, le rendu est d’une précision et d’une richesse colorimétrique redoutable et saura réjouir les rétines les plus exigeantes sans coup férir. Moyennant un ou deux petits reproches très subjectifs. À savoir une image un peu trop lisse à notre goût et des effets numériques qui se détachent un peu trop ostensiblement du reste. Compte-tenu de la quantité de CGI que comporte le film, autant dire que ce dernier point finit par devenir assez prégnant à l’écran. Rien de bien dommageable en soi puisqu’il s’agit là des mêmes constats déjà relevés pour toutes les autres adaptations de comics sorties sur le support. Venom ne fait donc pas exception à la règle.

Venom (2018) de Ruben Fleischer – Capture Blu-ray

Un mot pour finir sur l’interactivité. Comme déjà évoqué un peu plus haut, il n’y aura rien de bien concluant à attendre du côté des suppléments vidéo qui se contentent à chaque fois de survoler leurs sujets : la scène de combat dans l’appartement suivi de la course-poursuite à moto, les SFX, etc. Les trois scènes coupées et versions longues proposent une scène de taxi où notre héros se rêvait en super-héros étant jeune, une autre où il défonce une voiture dont l’alarme s’est mise en route tandis que la dernière est une version rallongée de la scène post-générique en présence de Woody Harrelson. Si Les secrets des symbiotes pointent très succinctement du doigt différents easter eggs visibles dans le film, le meilleur moyen d’approfondir le sujet sera encore d’activer le Mode Venom. Soit une piste qui distille (en français) pas mal d’informations sur les coulisses du tournage. Tout ceci ne vaut pas un vrai making of ou encore un commentaire audio en bonne et due forme mais il s’agit toutefois du bonus le plus recommandable de tous.

Cliquez sur les captures Blu-ray ci-dessous pour les visualiser au format HD natif 1920×1080

Venom – Édition Blu-ray 4K Ultra HD

Résumé : Possédé par un symbiote qui agit de manière autonome, le journaliste Eddie Brock devient le protecteur létal Venom.

Disque 1 : Le film en Blu-ray 4K Ultra HD

Spécifications techniques :

  • Image : 2.40:1 encodée en HEVC 2160/24p Dolby Vision
  • Langues : Anglais Dolby Atmos, Français DTS-HD Master Audio 5.1
  • Sous-titres : Français, Anglais
  • Durée : 1h 52min 21s

Bonus (UHD, VOST et VF) :

  • Coup d’oeil sur Spider-Man : New Generation (3min 34s)

Disque 2 : Le film en Blu-ray

Spécifications techniques :

  • Image : 2.40:1 encodée en AVC 1080/24p
  • Langues : Anglais & Français DTS-HD Master Audio 5.1
  • Sous-titres : Français, Anglais
  • Durée : 1h 52min 20s

Bonus (HD et VOSTF) :

  • Mode Venom
  • 3 scènes coupées et versions longues (5min)
  • L’anti-héros (10min 04s)
  • Le protecteur mortel à l’action (9min 14s)
  • La vision de Venom (7min 02s)
  • Créer Venom (5min 34s)
  • Les secrets des symbiotes (2min 40s)
  • 8 scènes en prévisualisation (13min 53s)
  • 2 clips musicaux (7min 45s)
  • Coup d’oeil sur Spider-Man : New Generation (3min 34s)
  • Bande-annonce

Une réflexion sur « Venom : Nous sommes 4K »

  1.  » la tambouille Marvel habituelle »

    C’est a la fois méprisant et surtout complètement faux car ce n’est pas un film Marvel, c’est un film Sony qui exploite les droits de personnages qu’ils ont loué a Marvel Comics pour se faire de l’argent facile , car Venom sans Spiderman ça n’a aucun intéret, l’un étant né de l’autre .

    Comme Fox qui a exploité les licences Xmen et Fantastic four jusqu’à plus soif , mais le carnage est fini depuis le rachat par Disney, Marvel Studios va récupérer ces personnages en très piteux état pour certain.

    Il faut arréter de mettre tout sur le dos de Marvel Studios qui n’a pas eu son mot a dire , comme le fait le grand public qui ne comprend rien a ces histoires de studios et de licences, qui ne voit qu’un  » film Marvel » alors que c’est juste un produit sous licence , ça a pourtant son importance .

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