Spartacus (1960) de Stanley Kubrick - Blu-ray 4K Ultra HD

Spartacus : I am 4K

Film considéré comme le moins personnel dans la carrière de Stanley Kubrick, Spartacus (1960) n’en demeure pas moins une pièce maitresse dans sa filmo et du Septième Art tout court. Une œuvre majeure qui, à l’occasion de son soixantième anniversaire, sort dans une édition Blu-ray 4K Ultra HD resplendissante.


  • Spartacus – Steelbook Édition Limitée 60ème anniversaire – Packshot Blu-ray 4K Ultra HD
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    • Les offres sont actualisées régulièrement.
    • "Évol." indique la variation du prix entre 2 mises à jour.
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    IMPORTANT :
    • Bien que les éditions des différents pays soient précautionneusement regroupées, nous vous invitons à vérifier leur contenu exact avant d'acheter : packaging, pistes sons, sous-titres, bonus, etc.
    • DigitalCiné ne saurait être tenu pour responsable en cas d'achat erroné.
    • DigitalCiné perçoit un modeste pécule sur les achats effectués via ces liens d'affiliation.
  • Spartacus - Steelbook Édition Limitée 60ème anniversaire
  • Année :
  • 1960
  • Réalisateur :
  • Stanley Kubrick
  • Éditeur :
  • Universal Pictures Video
  • Sortie le :
  • 30 septembre 2020 (France)
  • Liens :
  • 4 Oscars
    • Meilleur acteur dans un second rôle : Peter Ustinov
    • Meilleure photographie : Russell Metty
    • Meilleurs décors et direction artistique : Alexander Golitzen, Eric Orbom, Russell A. Gausman, Julia Heron
    • Meilleurs costumes : Valles, Bill Thomas
    Box-Office
  • Monde :
  • $1,836,351
  • U.S.A. :
  • $1,830,650
  • Budget :
  • $12,000,000
  • France :
  • 3 525 328 entrées
  • Test Blu-ray 4K Ultra Haute Définition
  • Image (4K) :
  • Image :
  • Son :
  • Bonus :

  • Notes :

    • Testé à partir d’une édition française définitive fournie par l’éditeur
    • Les captures Blu-ray et Blu-ray 4K Ultra HD ont été effectuées directement à partir des disques en résolution native (1920 x 1080p en Blu-ray et 3840 x 2160p en Blu-ray 4K UltraHD) au format jpg en 192dpi sans compression avant d’être converties en 72dpi et compressées en lossly avec une qualité de 83%.
    • Les différences colorimétriques observables entre les captures Blu-ray et Blu-ray 4K UltraHD s’expliquent en partie par l’encodage HDR, encodage qui ne peut être retranscrit ici-même.

    Est-il encore besoin de présenter Spartacus ? Ce film porté par un Kirk Douglas, acteur au fait de sa notoriété qui remettra sur le devant de la scène le scénariste Dalton Trumbo blacklisté depuis le début des années 50, star omnipotente qui renverra Anthony Mann après deux semaines de tournage pour aller chercher Stanley Kubrick sous la direction duquel il avait tourné Les Sentiers de la gloire (1957). Un Stanley Kubrick qui n’adoubera jamais vraiment le résultat final, déclarant que Spartacus est « le seul de mes films sur quoi je n’ai pas eu pleine autorité […] Je pus m’efforcer de faire de mon mieux, dans les limites des faiblesses de l’histoire ». Des anecdotes sur les coulisses de cette production titanesque (12 millions de dollars de budget, autant dire une somme rondelette pour l’époque même si le Cléopâtre de Mankiewicz qui sortira trois ans plus tard explosera tous les records avec $44M de budget) que l’on retrouve dans le dossier de presse de la ressortie en salles de 2016 avec un texte extrait du livre Le Cinéma d’aventures par Patrick Brion publié aux éditions de La Martinière en 1995 (1ère édition). Un véritable chemin de croix donc aux dires de son réalisateur mais un résultat à grand spectacle de toute beauté qui aujourd’hui encore marque durablement par sa dramaturgie et la puissance évocatrice de ses images. Un Spartacus plus grandiose que jamais à l’aune de cette édition Blu-ray 4K Ultra HD célébrant le 60ème anniversaire du film.

    De haut en bas :

    • Blu-ray – Édition 50ème anniversaire 2010
    • Blu-ray – Édition 55ème anniversaire 2015 (Master 4K)
    • Blu-ray 4K UltraHD – Édition 60ème anniversaire 2020 (Master 4K)

    Nous sommes en effet ici en présence d’une image dans son format d’origine 2.20:1 encodée en HEVC 2160/24p Dolby Vision à partir d’un scan 6K du négatif original suivi d’un processus de restauration et d’étalonnage effectuée en résolution 4K en 2015 comme nous le rappelle la pancarte lisible à la toute fin du film. En effet, pour les besoins de la précédente édition Blu-ray parue en 2015 (dont on retrouve par ailleurs la galette au sein de cette édition Ultra HD), Universal n’avait pas fait les choses à moitié comme nous l’explique le petit reportage disponible au sein des suppléments qui évoque les grandes lignes de la restauration effectuée cette année-là. Spartacus fut tourné en 35mm Technirama, une pelloche deux fois plus large que le 35mm traditionnel. Le négatif original fut scanné en résolution 6K tandis que le travail de restauration à proprement parlé fut effectué en résolution 4K avec comme éléments de référence pas moins de 13 bobines du film au total (rappelons à toutes fins utiles que Spartacus affiche une durée fort respectable de 3h16, ce qui représente effectivement pas mal de bobines).

    Outre les nettoyages usuels en vue de gommer toutes les aspérités de la pellicule, le processus consista également à avoir recours aux trois couches rouge, verte et bleue qui étaient utilisées à l’époque par les studios. Robert Harris et son associé Jim Katz avaient par ailleurs travaillé en collaboration directe avec Stanley Kubrick pour la restauration de 1990 afin de respecter au plus près les intentions colorimétriques du cinéaste. Un travail qui fut exécuté selon un procédé photochimique à l’époque et à l’aide d’un procédé numérique en 2015 en vue d’aboutir au résultat qui se présente aujourd’hui devant nos yeux ébaubis. Pour ceux qui souhaiteraient encore davantage de précisions sur cette restauration, nous les invitons à lire le petit paragraphe consacré à ce sujet au sein de cet article de The Digital Bits.

    Que dire sinon que dès le générique d’ouverture conçu par le célèbre Saul Bass, celui-ci apparaît plus resplendissant que jamais tandis que la toute première scène du film à la 8ème minute (oui, le générique d’ouverture est assez long) où les esclaves travaillent à flanc de montagnes avec les paysages à perte de vue à l’arrière-plan laisse apparaître toute la magnificence de ce nouveau master 4K et de son encodage avec un rendu granuleux à souhait et une profondeur de champ vertigineuse. Une séquence à laquelle fait d’ailleurs écho le plan final de la charrette qui s’en va au loin avec Variana et Batiatus sur une route jonchée de part et d’autre d’esclaves crucifiés (193min). La grande traversée de l’Italie du peuple d’esclaves (114min) qui alterne une diversité de plans (larges vs rapprochées) et de couleurs depuis les plaines terreuses jusqu’aux recoins verdoyants en passant par les monts enneigés, est l’un des nombreux passages du film qui démontre la magnificence de cette image en toutes circonstances. La lisibilité des séquences en basses luminosité témoigne elle aussi d’une excellente gestion des contrastes, comme en atteste cette première rencontre entre Varinia et Spartacus dans la cellule de ce dernier plongé dans une semi-pénombre (20min), la scène du bain ouvertement gay et censurée en son temps entre Crassus et Antoninus (80min) ou encore cette antépénultième séquence du film entre Spartacus et Antoninus qui s’affrontent de nuit pour le bon plaisir de Crassus (178min).

    Les couleurs sont elles aussi magnifiquement restituées grâce à l’encodage HDR Dolby Vision comme en atteste la scène de l’apprentissage des blessures sur le corps de Spartacus à l’aide de peintures rouge, jaune et bleu (25min), cette scène intimiste entre Spartacus et Variana au milieu d’une végétation verdoyante à souhait (93min) ou encore ce camp romain à feu et à sang en pleine nuit qui donne lieu à une image baignée d’une teinte rougeoyante / orangée (104min). Précisons pour finir que si vous possédez encore l’édition Blu-ray sortie en 2010, vous pouvez illico jeter celle-ci à la poubelle et vous procurez soit l’édition Blu-ray sortie en 2015, soit mieux encore cette toute nouvelle édition Blu-ray 4K Ultra HD. Outre un nombre conséquent de défauts de copie, le master de 2010 laisse également apparaître une image recadrée, des couleurs pâlichonnes et une définition pour le moins peu convaincante.

    Côté son, comme nous le précise là encore le documentaire consacré à la restauration effectuée en 2015, le studio est reparti de l’audio six pistes 70mm d’époque afin de concevoir la toute nouvelle piste anglaise DTS-HD Master Audio 7.1 présente sur le Blu-ray 1080p. Une piste qui faisait déjà des merveilles il y a 5 ans de cela et qui a désormais été upgradée en une toute nouvelle piste anglaise DTS:X pour les besoins de la galette 4K. Que dire sinon qu’une fois encore, dès les 4 premières minutes suivies du générique d’ouverture, la musique s’ouvre délicieusement sur tous les canaux disponibles. Une constante que l’on retrouvera tout au long du film puisque les musiques composées par Alex North profitent à plein d’une ouverture multicanale ample et puissante comme en témoigne la grande bataille finale (150min) où celle-ci prend une ampleur magistrale tandis que la bataille fait rage dans toutes les voies. Et si les scènes d’action font preuve d’une très belle exploitation de tous les canaux disponibles telle que la révolte des gladiateurs, par ailleurs première grande séquence acoustique du film (54min), le mixage de cette bande-son sait faire preuve d’une très grande finesse dans le placement des effets sur l’ensemble des voies disponibles tout au long du film. Comme par exemple ce duel de gladiateurs hors champs où les glaives s’entrechoquent dans les frontales (45min) ou encore cette pluie qui tombe lorsque Spartacus reçoit l’émissaire des Ciliciens (96min). Quant aux dialogues, ils sont parfaitement audibles en toutes circonstances, qu’ils s’agissent de séquences intimistes ou bien de grands prêches tel ce double discours entre d’un côté Spartacus s’adressant à son peuple d’esclaves libérés et de l’autre Crassus sacré tout puissant devant un parterre de légionnaires romains (135min) alors que s’annonce la grande bataille finale. La version française doit quant à elle se contenter encore et toujours d’une simple piste VF DTS 5.1 qui fait de son mieux mais ne peut évidemment rivaliser avec le rendu acoustique de la piste anglaise.

    Les suppléments sont en revanche la partie un peu faiblarde puisque cette édition Blu-ray 4K Ultra HD 60ème anniversaire reprend stricto sensu les mêmes bonus que l’édition Blu-ray 55ème anniversaire parue en 2015 qui elle-même reprenait les bonus de l’édition Blu-ray 50ème anniversaire parue en 2010 tout en y rajoutant le petit reportage sur la restauration du film déjà évoqué ci-dessus ainsi qu’une toute nouvelle interview de Kirk Douglas. Du haut de ces 99 ans au moment de l’interview et en dépit de difficulté à s’exprimer suite à une attaque cérébrale remontant à 1996 (d’où la présence de sous-titres anglais originels afin de bien comprendre ce qu’il dit), le comédien n’en reste pas moins passionnant et passionné par ce projet qui de toute évidence lui tenait encore à cœur et où il revient notamment sur le fait que c’est lui qui amena Dalton Trumbo sur le projet en vue de contrecarrer le maccarthysme toujours en vigueur à l’époque. Les autres suppléments sont constitués d’archives ainsi que plusieurs galeries photos présentes uniquement sur le disque Blu-ray 1080p. Nous n’aurions pas craché sur quelques biscuits plus récents à nous mettre sous la dent tant il y aurait à dire sur ce film. Pour l’heure, ceux qui la possède encore seront bien avisés de conserver l’édition DVD parue chez Criterion en 2001 tant celle-ci reste la plus complète en termes de suppléments avec notamment un commentaire audio de Kirk Douglas, Peter Ustinov et Saul Bass, différents documentaires sur l’envers de la production et surtout une analyse ultra détaillée du scénario par Trumbo lui-même. Tous les détails de cette édition sont disponibles sur le site de Criterion.

    Les plus

    • Un péplum mythique.
    • Une restauration 4K en tous points remarquable.
    • Une nouvelle piste DTS:X.

    Les moins

    • … mais hélas uniquement en VO. La VF devant quant à elle se contenter d’une piste DTS 5.1 mi-débit.
    • Des suppléments un peu chiches.
    Spartacus – Édition SteelBook Blu-ray 4K Ultra HD

    Résumé : Italie, 73 av. J.C. Esclave devenu gladiateur, Spartacus est épargné par un de ses compagnons d’infortune dans un combat à mort. Ce répit soulève en lui plus que jamais le souffle de la révolte, et après avoir brisé ses chaînes, il enjoint les autres esclaves à faire de même. Rapidement à la tête d’une colossale armée, Spartacus entend rejoindre le port de Brides au sud du pays pour prendre la mer à bord des navires ciliciens. Mais l’Empire romain ne l’entend pas de cette oreille et lance ses légions à la poursuite des esclaves révoltés…

    Disque 1 : Spartacus en Blu-ray 4K Ultra HD

    Spécifications techniques :

    • Image : 2.20:1 encodée en HEVC 2160/24p Dolby Vision
    • Langues : Anglais DTS:X, Français DTS 5.1
    • Sous-titres : Français, Anglais
    • Durée : 3h 16min 38s

    Bonus (HD et VOSTF) :

    • Je suis Spartacus : Conversation avec Kirk Douglas (9min 39s)
    • La restauration de Spartacus (9min)
    • Scènes coupées (7min 41s)
    • Interviews d’archives
      • Interview avec Peter Ustinov (2min 57s)
      • Interview avec Jean Simmons (3min 43s)
    • Images dans les coulisses (5min 10s)
    • Actualités filmées d’époque (4min 59s)
    • Bande-annonce (2min 45s)

    Disque 2 : Spartacus en Blu-ray

    Spécifications techniques :

    • Image : 2.20:1 encodée en AVC 1080/24p
    • Langues : Anglais DTS-HD Master Audio 7.1, Français DTS 5.1
    • Sous-titres : Français, Anglais
    • Durée : 3h 16min 37s

    Bonus (HD et VOSTF) :

    • Je suis Spartacus : Conversation avec Kirk Douglas (9min 39s)
    • La restauration de Spartacus (9min)
    • Scènes coupées (7min 41s)
    • Interviews d’archives
      • Interview avec Peter Ustinov (2min 57s)
      •  Interview avec Jean Simmons (3min 43s)
    • Images dans les coulisses (5min 10s)
    • Actualités filmées d’époque (4min 59s)
    • Galerie d’images
      • Les photos de production
      • Art conceptuel
      • Création des costumes
      • Les story-boards de Saul Bass
      • Affiches & Publicités imprimées
    • Bande-annonce (2min 45s)

    Captures Blu-ray – Édition 50ème anniversaire 2010
    Cliquez pour les visualiser au format HD natif 1920×1080

    Captures Blu-ray – Édition 55ème anniversaire 2015 (Master 4K)
    Cliquez pour les visualiser au format HD natif 1920×1080

    Captures Blu-ray 4K Ultra HD – Édition 60ème anniversaire 2020 (Master 4K)
    Cliquez pour les visualiser au format HD natif 3840×2160

    Les autres éditions Blu-ray 4K UHD contenant
    "Spartacus"

  • Spartacus (1960) de Stanley Kubrick – Packshot Blu-ray 4K Ultra HD
  • Fonctionnement du tableau de prixFonctionnement du tableau :
    • Les offres sont listées par ordre croissant de prix.
    • Les offres sont actualisées régulièrement.
    • "Évol." indique la variation du prix entre 2 mises à jour.
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    IMPORTANT :
    • Bien que les éditions des différents pays soient précautionneusement regroupées, nous vous invitons à vérifier leur contenu exact avant d'acheter : packaging, pistes sons, sous-titres, bonus, etc.
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  • Spartacus
  • Année :
  • 1960
  • Réalisateur :
  • Stanley Kubrick
  • Éditeur :
  • Universal Pictures Video
  • Sortie le :
  • 21 juillet 2020 (U.S.A.)
  • Liens :

  • 2 réflexions sur « Spartacus : I am 4K »

    1. Crassus (Laurence Olivier) au bel esclave Antoninus (Tony Curtis) :
      « – Eh bien, Antoninus, je suis de ceux qui aiment à la fois les huîtres et les escargots. »
      Cette allusion à la bisexualité d’un des principaux personnages du « Spartacus » de Stanley Kubrick en fait une scène culte, mais pas tout-à-fait gay, mais bi.
      La scène put être intégrée au film 1991. La bande son de cette séquence de drague ayant été perdue, Tony Curtis dut passer à la post-synchro.
      Laurence Olivier étant décédé, c’est Anthony Hopkins qui le doubla.
      Reste un grand classique de dialogue sexuel, non comprise au début par la commission de censure, qui la laissa dans le film avant de la censurer.

    2. Juste pour préciser que le 35mm Technirama est l’utilisation de la pellicule 35 mm mais a défilement horizontal sur 8 perforations, au lieu d’un défilement (normal) vertical sur 5 perforations, ce qui donne une surface image bien plus grande .

      Il faut bien sur des caméras spécifiques.

      L’image était anamorphosée comme le Cinémascope.

      Un procédé proche du Vistavision, mais ce dernier avait été inventé pour proposer plusieurs ratios images sur un même film et n’était donc pas utilisé en anamorphosé.

      Le but était de s’approche de l’image des tournages en 65 mm mais qui demandaient des caméra énormes et des budgets en conséquences.

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