American Horror Story Hotel - Image Une Test BRD

American Horror Story Hotel (Saison 5) : Very bad tripadvisor

La saison 5 d’American Horror Story vient de sortir en Blu-ray chez Fox. Cette année, la série s’installe dans un hôtel hanté de L.A. peuplé de fantômes, vampires, touristes paumés et un flic traumatisé par la disparition de son fils. À la rédac c’est donc Julio qui s’y colle histoire de continuer sur sa lancée de la saison 4, un Freakshow que le pépère avait trouvé très recommandable malgré ses quelques défauts intrinsèques. Et puis sont tombés les premiers mails. Comme à son habitude Julio aime bien nous faire part de son ressenti brut de pomme épisode après épisode. On n’ose pas lui dire qu’on s’en branle un peu mais on s’en voudrait de doucher son enthousiasme d’enfant au prépuce nain. Cela nous change tellement de Stef et de son ton blasé du running man geek. Morceaux choisis :

  • Le storytelling est tellement indigeste que je suis limite à me tirer une balle à mi-saison.
  • Encore qu’il faut que j’y arrive.
  • Putain c’est la pire saison de la série.

Mais depuis deux jours plus aucune nouvelle. Même pas sur nos échanges intenses en internes quant aux deux premiers épisodes de Westworld qui partagent la rédac. Et puis on a reçu ça :

American Horror Story Hotel

Cher Sandy,

Ô grand Sandy,

J’ai beau être dévoué corps et âme à Digital Ciné, au nom de notre amitié et de toute l’admiration que j’ai pour toi, mon professionnalisme et ma loyauté ont des limites, aujourd’hui franchies.

Je ne peux pas aller au bout de cette cinquième saison d’AHS. Je ne peux vraiment pas. On ne peut pas dire que je rejette toute la série : je vénère la saison 2, ai conseillé la saison 4 à mon concierge nain, et même si je n’avais pas déjà aimé les saisons 1 et 3, j’étais très ouvert pour apprécier mon séjour dans cet Hôtel.

Au début, tu te dis que c’est chouette, que l’hôtel ressemble à celui de Shining avec son tapis old-fashioned et ses longs couloirs qui se terminent sur un gosse pas très vivant. Mais au bout de quelques minutes, tu as compris que Ryan Murphy est plus en mode David Lynch (version années 2000 donc au secours) que Stanley Kubrick. Trop de personnages, seulement deux ou trois de réellement intéressants, un serial-killer à la Seven, des intrigues lourdingues, des flash-backs en veux-tu en voilà (cela dit, c’est là qu’on trouve les meilleurs moments), une totale absence de crédibilité ou de cohérences… Je craque, ma tête va exploser, c’est tout bonnement mauvais, inregardable. Le mot Nawak est trop faible, faut en inventer un autre.

Alors oui, tu as des bons passages. Mais si courts. Si rares. Alors oui tu as du gore. Mais à quoi bon des giclées de sang si on se fiche du contexte ? Alors oui tu as toujours un casting remarquable. Mais la sauce ne prend pas, ou alors à peine, avec Lady Gaga qui réussit à se sauver indemne de ce désastre. On lui a donné un Golden Globe de la meilleure comédienne pour faire bonne figure, mais le cœur n’y était pas. D’ailleurs, les Emmys l’ont purement et simplement ignorée.

Je te vois venir, Sandy. « Arrête de faire ta diva, Julio. Le premier épisode a rassemblé 5,8 millions de téléspectateurs et ils n’ont pas tous déserté. » Ben, si, presque. Pour l’épisode 11, il n’en restait plus que… 1,8 million ! Jamais la série n’était tombée aussi bas ! Sur Rotten Tomatoes, pareil, le plus bas score de la série avec un (généreux) 64% des critiques, et seulement 57% du public (merci Lady Gaga). On va pas y aller par 4 chemins : cette saison est à éviter.

Les collectionneurs ou les inconditionnels seront tout de même heureux de savoir que le Blu-ray assure et met en valeur la belle direction artistique. Image léchée, son aux petits oignons : il y a de quoi faire jouir la rétine et vos tympans, faute de satisfaire votre cerveau. Les bonus, contrairement à d’habitude, sont sous-titrés en français, et même s’ils ne brillent pas par leur originalité, ont le mérite d’être là. Après, faut être dans le trip, hein. Parce que je m’arrachais les cheveux quand j’entendais tout le monde s’auto-congratuler sur le double-épisode d’Halloween (les 4 et 5) alors que c’est là que m’est venue l’envie d’en finir.

Digital Ciné, c’est la pointe de la rigueur, et je ne suis plus digne de collaborer avec des professionnels aussi admirables que Toi et les autres.

Pour me faire pardonner je te lègue toute ma collection de BR, DVD, HDTV, LD et autres VHS. Sauf les Max Pécas et Gérard Kikoïne que Stéphane m’avait réclamés.

Bises

Julio

Devant un tel renoncement jamais vu dans l’ère du journalisme moderne, nous avons voulu vérifier par nous-mêmes. On n’a pas franchi le rubicond du deuxième épisode. Quant à Julio, il est parti en cure de désintox avec sous le bras The Human Centipede 3.

American Horror Story Hotel - Packshot BRD 3DAmerican Horror Story Hotel (Saison 5) – Édition Blu-ray de Ryan Murphy et Brad Falchuk (USA – 2015) – Twentieth Century Fox Home Entertainment – Sortie le 5 octobre 2016

Los Angeles, de nos jours. La Comtesse Elizabeth, tient d’une main de fer l’hôtel Cortez, un lieu singulier où les phénomènes inhabituels sont légion. L’inspecteur John Lowe enquête sur une série de meurtres macabres qui le conduit au Cortez. Il va alors découvrir l’envers du décor, les différents employés et les résidents. Quid de l’impénétrable chambre 64 ? Pourquoi la Comtesse cache-t-elle des enfants dans une étrange salle de jeu ? Que fait Iris, la gérante, avec ces jeunes femmes qu’elle enferme ? Qui est Sally, une mystérieuse junkie ?
L’inspecteur John Lowe devra se méfier de tout le monde pour dévoiler les secrets de l’Hôtel.

Spécifications techniques Blu-ray :

  • Image : 178:1 encodée en AVC 1080/24p
  • Langues : anglais DTS-HD Master Audio 5.1 et français DTS 5.1
  • Sous-titres : français, anglais
  • Durée : 12 épisodes de 45min

Bonus (VOST) :

  • Invitation à la Nuit du Diable
  • Le Cortez : un lieu d’élégance disparue

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