Cold in July - Capture Blu-ray WildSide

Cold in July : Un Blu-ray en demi-teinte

Cold in July : Juillet de sang est sorti le dernier mercredi de l’année 2014 chez The Jokers / Le Pacte. On ne sait pas trop si cela a joué sur les entrées faiblardes (85 174 entrées sur 111 copies) mais le fait est que Jim Mickle restera pour l’instant un inconnu aux yeux du grand public. Le réalisateur de We are what we are sorti directement en DVD et Blu-ray chez nous et dont nous vous touchions un (large) mot ici n’est pourtant pas au tout début de sa carrière puisqu’il a déjà quatre longs à son actif qui lui ont permis de s’imposer en tant que chef de file de la nouvelle vague de cinéastes horrifiques US. Cold in July : Juillet de sang avait pourtant écumé les festivals depuis Sundance jusqu’à Deauville en passant par la Quinzaine. Las, l’adaptation du roman noir de Joe R. Lansdale n’a trouvé sur son chemin que le public averti et fidèle du metteur en scène et des quelques stars du casting. Qu’à cela ne tienne, sa sortie vidéo/VOD devrait vous permettre de jeter un œil sur ce thriller suranné dont on vous vantait les mérites ici même.

Affiche France - Cold in July

À l’approche de la fête des pères, cette histoire ubuesque tirée d’un véritable fait-divers pourrait faire office de cadeau pour peu que vous et votre patriarche aient un peu d’humour noir…

C’est l’éditeur Wild Side qui a eu les honneurs de sortir le film en DVD et Blu-ray. Si le travail technique est plus que soigné, il est dommage que les nombreux bonus de l’édition américaine (MPI Media Group) ne soient pas au rendez-vous. On se dira que pour un film à moins de 100 000 entrées et compte tenu de la dépression du marché de la vidéo, l’existence même d’un Blu-ray tient limite du miracle. Exit donc les commentaires audio sur le film, la piste isolée de la musique de Jeff Grace en DD 5.1 et surtout la rencontre entre Jim Mickle, Joe R. Lansdale et l’auteur de Game of Thrones, George R.R. Martin au cinéma Jean Coteau de Santa Fe dont Martin est le propriétaire. Reste donc les scènes coupées avec ou sans le commentaire de Jim Mickle et d’une partie de l’équipe (sans qu’on sache qui s’exprime vraiment) et des petites séquences en animatique.

Les scènes coupées valent le détour pour les moments d’intimité entre Richard et sa femme Ann et surtout pour les séquences avec Don Johnson (notamment au Drive-in où on aperçoit une scène de La Nuit des morts vivants). Une fin alternative est également proposée à la fin du montage. Cette dernière clôt la quête de Richard à savoir qui était dans son salon cette fameuse nuit… Les séquences en animatique ne sont pas commentées alors que l’édition US le proposait. Il s’agit d’un court montage de moins de deux minutes montrant les séquences qui incluent des effets d’armes et de sang à anticiper avant le tournage. La bande-annonce du film en VOST puis de nouveau en VF clôt l’interactivité de cette édition française.

Cold In July - Michael C. Hall, Don Johnson, Sam Shepard2014 BSM Studio/ La Cinéfacture

Techniquement, le film de Jim Mickle profite d’un beau transfert.Pour la quatrième fois, le réalisateur de Mulberry Street retrouve son chef opérateur désormais fétiche, Ryan Samul dont le travail sur la couleur rappellera ici celui de Benoît Debie tant les nappes vivifiantes de rouge, de bleu, de vert et de jaune se marient avec élégance. Tourné en Red Epic en hommage au style des films noirs des années 80 (Blood Simple des frères Coen en tête), l’image de Cold in July fait plaisir à voir, même si le tournage numérique tend à donner un rendu un peu lisse. HD oblige, la netteté est au rendez-vous mais l’absence de grain donne une image moins organique. Quelques rares fourmillements peuvent ressortir de certaines scènes sombres mais rien d’alarmant en soi.

Quant au son, l’éditeur français, fidèle à sa démarche sur la HD, offre aussi la bien VO et la VF en DTS-HD Master Audio 5.1. Malgré les subtilités et la précision de la piste anglaise, la piste française n’a pas trop à rougir face à sa consœur. Le mixage de Michael Sterkin et James Appleton allie essentiellement les dialogues à des petites ambiances qui sont soutenues par la partition de Jeff Grace (un autre collaborateur de Mickle depuis ses débuts). Si de prime abord, la finesse et l’économie d’une bande-son clinquante semble acquise depuis le début du film, ce mixage sait se rendre intense au moment voulu sans accrocs. Mise à part la dernière partie du film, les coups de feu ne sont pas légions mais ils résonnent de façon réaliste et donnent l’impact choc aux spectateurs au moment voulu.

Grinçant et flamboyant, ce Blu-ray de Cold in July : Juillet de sang satisfera les puristes de l’image et du son à défaut de pouvoir en savoir plus sur les coulisses de sa fabrication.

Image : 4,5/5
Son : 4,5/5
Bonus : 1/5

Cliquez sur les captures Blu-ray ci-dessous pour les visualiser au format HD natif 1920×1080

Cold in July : Juillet de sang – Édition Blu-ray

Éditeur : WildSide
Date de sortie : 6 mai 2015

Cold In July - Recto Blu-ray

Spécifications techniques :
– Image : 2.40:1 encodée en AVC 1080/24p
– Langues : Anglais & Français DTS-HD MA 5.1
– Sous-titres : Français
– Durée : 1h45
– 1 BD-50

Bonus (VOSTF) :
– Scènes coupées avec ou sans le commentaire audio du réalisateur et d’une partie de son équipe
– Séquences en animatique
– Bande-annonce du film en VOST puis en VF (DTS-HD MA 2.0)

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