Le venin de la peur, premier Blu-ray de Fulci en France

Le venin de la peur est le premier film de Lucio Fulci à voir le jour sur support Blu-ray en France. L’éditeur Le chat qui fume est très fier de son bébé, dont le premier pressage, contenant en bonus la bande-originale d’Ennio Morricone et CD, est déjà épuisé chez l’éditeur ; rassurez-vous cela dit, vous pouvez encore le trouver dans certains magasins Fnac. Pour les retardataires et les déçus, l’éditeur nous a annoncé qu’une deuxième édition, contenant les versions DVD + Blu-ray du film (sans le CD de la BO) serait éventuellement envisagée courant 2016, sans baisse de prix cela dit. Digital Ciné vous propose aujourd’hui de revenir sur cette édition Blu-ray et sur la réussite d’un éditeur décidément pas comme les autres…

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La nouvelle popularité du bis

Sous l’impulsion récente de plusieurs cinéastes (Tarantino et Rodriguez en tête), le cinéma d’exploitation tendance bis genre « grindhouse » est devenu le centre d’intérêt obsessionnel pour une petite frange de cinéphiles. Résultat, les giallos, slashers déviants, films de blaxploitation et autres bandes érotiques se sont multipliés dans les bacs ces dix dernières années, sous la houlette de plusieurs éditeurs indépendants, nous proposant toujours plus de films intéressants et attendus de pied ferme par les amateurs les ayant découverts adolescents. On n’ose espérer qu’il ne s’agit pas là d’un simple effet de mode, et que ces bandes populaires d’exploitation ont juste retrouvé leur vocation de divertissement, les extirpant du triste ghetto au cœur duquel les années les avaient enfermées.

D’ailleurs, la « nouvelle » popularité de ces films est en règle générale vue d’un très mauvais œil par les gardiens du temple du bis, qui n’ont aucune envie que leur cinéphilie, qui s’est construite en réaction à une autre, devienne le mainstream de demain. Cela dit, tout cela est très humain, et si vous me permettez cet aparté personnel, même moi, quand je visionne aujourd’hui des bandes d’exploitation des années 70/80 avec ma femme, de dix ans ma cadette, j’ai toujours tendance à être vaguement sur la défensive quand elle aime le film, me targuant souvent d’un « oui, ben moi, je l’ai découvert en VHS en 86, avec ma K7 vidéo de chez Hollywood Vidéo… », qui sonne un peu comme un « ça fait trente ans que je l’aime moi ce film, môssieur ! », alors que dans le fond, je devrais simplement me réjouir que cela lui plaise, et me féliciter d’avoir trouvé la femme parfaite.

D’un autre côté, on pourra également s’amuser à constater que le cinéma déviant et le bis en général déchaînent également les passions dans le sens inverse, du côté des amateurs de « classiques » et autres films de patrimoine sentant bon la naphtaline (dans le bon sens du terme !). Certains cinéphiles rongent en effet leur frein en pensant par exemple que la plupart des films de Jess Franco, Lucio Fulci ou Jean Rollin sont disponibles dans de belles copies un peu partout de par le monde, quand des classiques signés Louis Malle, Agnès Varda, Jean-Luc Godard, Dino Risi, Michelangelo Antonioni, Raoul Walsh, John Ford ou même Stanley Kubrick restent tristement inédits en Haute définition, et même parfois carrément en DVD.

Le venin de la peur - Blu-ray Le chat qui fume 2015

Une édition qui fait couler de l’encre

Voici donc enfin Le Venin de la peur, premier film de Lucio Fulci à paraître sur support Blu-ray en France ; le deuxième effet Kiss Kool étant que le film était inédit depuis la glorieuse époque de la VHS, au même titre que d’autres films de Fulci tels que les très bons Perversion Story (1969) ou La Longue nuit de l’exorcisme (1972), ou les très mauvais Soupçons de mort ou Les Fantômes de Sodome, tous deux tournés en 1988. C’est donc au Chat qui fume que l’on doit cette bonne nouvelle pour ce giallo culte depuis trop longtemps invisible dans l’hexagone.

Suivant l’exemple de The ecstasy of Films qui avait utilisé cette méthode pour financer son édition de Torso (lire notre test), l’éditeur français a donc choisi d’offrir aux internautes la possibilité de pré-commander le Blu-ray collector du Venin de la peur sur un site de crowdfunding. Le crowdfunding, kezaco, pour les cancres du fond ? Le crowdfunding ou financement participatif, est une méthode de production financière faisant appel à un grand nombre de personnes pour financer un projet. L’idée du Chat qui fume, qu’on avait relayée dans nos colonnes (lire notre article) était de s’acquitter des droits pour la musique et des droits SACEM afin d’ajouter à son édition combo DVD + Blu-ray un bonus de taille : le CD de la bande originale du film composée par Ennio Morricone, sans aucune augmentation de prix. Mission accomplie en seulement quelques jours. Chapeau bas à l’éditeur…

Cela dit, on notera que ces deux bonnes nouvelles n’ont pas été partagées par tout le monde : manquant clairement de fair-play, l’éditeur américain Mondo Macabro qui prévoit de sortir Le Venin de la peur en Blu-ray d’ici la fin de l’année a balancé une offensive sous la plume de Michael McKenzie, qui annonçait dans un test du Blu-ray français daté du 12 août que la galette éditée par Le chat qui fume ne propose pas la version intégrale du film (intox), que l’image est perfectible, le son très mauvais et les suppléments inutiles. Michael Mackenzie, l’auteur du papier, partage le même nom de famille et la même ville de naissance que David McKenzie, l’encodeur « star » de chez Arrow (UK), qui prépare accessoirement le transfert du film de Fulci pour Mondo Macabro (US). On a un peu de mal à croire à une simple coïncidence…

Le venin de la peur - Blu-ray Le chat qui fume 2015

Un giallo classique et érotique

Mais revenons un peu sur le film avant de s’attaquer à la galette proprement dite. Plus connu aujourd’hui sous son titre international A lizard in a woman’s skin, mais également connu dans l’hexagone sous les titres de Carole ou Les Salopes vont en enfer (ah bon ?), Le Venin de la peur est donc un film qui est demeuré longtemps invisible, et que sa nature « fantasmée » par de nombreux cinéphiles n’ayant pour point d’ancrage que les dithyrambes que lui servent les « initiés » du bis depuis de nombreuses années auront probablement rendu vaguement déceptif pour de nombreux spectateurs d’aujourd’hui. Le film a en effet au fil du temps développé une vague aura de « culte » autour de lui, mais si l’on excepte ses quelques débordements érotiques, il est un giallo dans la plus pure tradition du genre : un « whodunit » au cœur duquel on cherche qui a pu trucider Julia, une blonde pas farouche qui organisait des partouzes. Les suspects sont nombreux, mais là où ça se corse un peu, c’est quand on découvre que sa voisine, Carol, a vu le meurtre en rêve, et que ce celui-ci s’est exactement déroulé comme elle le raconte à son psychiatre…

Prenons en note dés le départ que les différents titres français du film de Fulci n’ont jamais traduit littéralement l’idée du titre original : Una lucertola con la pelle di donna nous parlera donc d’un « lézard à peau de femme ». Car comme les plus observateurs d’entre vous auront pu le remarquer, les ritals officiant dans le giallo à l’époque aimaient visiblement beaucoup les animaux et tentaient d’en caviarder à peu près tous leurs titres, un peu comme Thomas Fersen le fait de nos jours avec la chanson. Ce lézard de Fulci viendrait donc tenir compagnie à la trilogie animalière de Dario Argento (L’oiseau au plumage de cristal, Quatre mouches de velours gris et Le chat à neuf queues), à L’iguane à la langue de feu (Riccardo Freda, 1971), à La queue du scorpion (Sergio Martino, 1971), à Un papillon aux ailes ensanglantées (Duccio Tessari, 1971), ou encore à La Tarentule au ventre rouge (Paolo Cavara, 1971), tout cela étant bien sûr Plus venimeux que le cobra (Bitto Albertini, 1971). N’en jetez plus, ce n’est plus du cinéma d’exploitation, c’est une filiale d’Amiland. Mais je m’égare.

Le venin de la peur - Blu-ray Le chat qui fume 2015

Le Venin de la peur est donc un giallo très classique (tu radotes / NDSG), répondant en tous points au cahier des charges du genre. Tout d’abord, co-production européenne oblige, nous aurons droit à l’inévitable casting international propre au bis de l’époque, et au cœur duquel on trouve forcément à boire et à manger, du français Jean Sorel au britannique Stanley Baker en passant, rayon filles, par la brésilienne Florinda Bolkan et la suédoise Anita Strindberg… Le deuxième élément typique du giallo, qu’on retrouve également dans beaucoup de poliziotteschi all’italiana des années 70, c’est la critique mordante et non voilée de la bourgeoisie italienne. Période post-68 oblige, le « fric » devient souvent synonyme d’impunité et même de déviances diverses (la drogue menant forcément aux déviances sexuelles et/ou à la prostitution, puis au meurtre) – les valeurs bourgeoises en prennent donc pour leur grade dans un esprit frondeur et anar qui tient probablement également d’un certain opportunisme de la part de Lucio Fulci, qui se régale visiblement à nous livrer un film lancinant, érotique, visuellement sublime et volontiers psychédélique. Dans le déroulement de son intrigue, et outre ses débordements de luxure donc, Le Venin de la peur tient en revanche du whodunit tout ce qu’il y a de plus classique, maîtrisé mais un poil mécanique, avec le recours habituel à une psychologie / psychanalyse de bazar pour expliquer tel ou tel comportement.

Avec l’aide de la photo magnifique signée Luigi Kuveiller (Les Frissons de l’angoisse) et le score angoissant d’Ennio Morricone (la musique de la pub Royal Canin), le maestro Lucio Fulci parvient à créer un climat angoissant et trouble, qui rappelle souvent, sans forcément l’égaler, son chef d’œuvre L’Emmurée vivante tourné en 1977. Sa mise en scène s’avère souvent élégante, avec par exemple une intéressante et judicieuse utilisation du split-screen héritée de L’Étrangleur de Boston (Richard Fleischer, 1968) et L’Affaire Thomas Crown (Norman Jewison, 1968), plutôt audacieuse (on nage en pleine ambiance onirique), même s’il se laisse aller à certaines facilités formelles, telles que les usages de zooms/dézooms assez laids, mais que l’on retrouvera régulièrement dans le cinéma fantastique, jusqu’au cœur du Shining de Kubrick.

Le venin de la peur - Blu-ray Le chat qui fume 2015

L’ édition parfaite ?

Le Venin de la peur arrive donc ces jours ci dans les bacs ; il s’agit d’une édition Combo Blu-ray + DVD + CD, comprenant un Blu-ray non zoné et disposant de sous-titres anglais (je dis ça pour nos lecteurs anglais qui ont d’ailleurs bien du mérite à nous lire sans comprendre un traitre mot de ce que je baragouine – je te rassure, les lecteurs français aussi / NDSG) ; le master utilisé par Le chat qui fume vient de StudioCanal – pour les curieux, les américains de chez Mondo Macabro disposent exactement de la même source. Et autant le dire tout de suite, le rendu HD du film est tout simplement excellent. L’image est propre et stable, le grain argentique a été soigneusement préservé ; le piqué est précis, les couleurs équilibrées, avec des teintes naturelles, des rouges qui tranchent carrément dans le vif et des noirs profonds sans être bouchés. L’encodage est sans souci, les gros plans sont vraiment de toute beauté, et on ne trouvera aucune trace visible d’un passage de l’image au DNR ou réducteur de bruit.

Du côté des pistes audio, l’éditeur nous propose trois mixages en DTS-HD Master Audio 2.0, et laissera le choix aux cinéphiles avec trois pistes sonores de bonne qualité ; les dialogues sont mixés plus bas sur la version anglaise, et sans doute un poil trop haut sur la version française ; les amateurs de versions françaises d’époque apprécieront le fait de retrouver le doublage d’origine du film, un brin suranné et souvent amusant ; il participe clairement au charme du visionnage pour qui a découvert le film il y a trente ans en VHS, même si par certains aspects il dénature également l’œuvre de Fulci, avec notamment l’utilisation de musiques sur certaines séquences qui s’avèrent absentes des deux autres mixages. Pour ce qui est du taux de bitrate, des phosphates et bicarbonate, on vous renvoie vers le dernier numéro de Eletronics Today, car on a perdu notre manuel du petit chimiste (Croky, je croque, Croky je cra-cra-cra-cra-craque).

Sachant peut-être qu’il serait attendu au tournant par les « grands » éditeurs de bisseries de par le monde (Arrow, Mondo Macabro et dans une très moindre mesure Blue Underground), Le chat qui fume a décidé de frapper très fort avec une c’est également avec une section suppléments affichant clairement une richesse incroyable : plus de trois heures de bonus en tout !

Le venin de la peur - Blu-ray Le chat qui fume 2015

Dans la section Le venin de Fulci, on trouvera tout d’abord un entretien avec Anita Strindberg (HD, 13 minutes, sous-titres anglais disponibles), qui s’exprime dans un français parfait et revient sur sa carrière, ainsi que sur Le Venin de la peur et sa relation avec Fulci. Ensuite, un entretien avec Jean Sorel (HD, 16 minutes) revient de la même façon sur le personnage de Lucio Fulci et ses méthodes de travail sur le plateau.

La section Le venin de la peur : analyses du film nous propose une série d’analyses du film, en HD s’il vous plait, par diverses personnalités gravitant de près ou de loin autour de l’univers Fulci. On aura donc droit aux interventions de Lionel Grenier, du site luciofulci.fr (21 minutes, sous-titres anglais disponibles), d’Olivier Père, journaliste sur Arte (26 minutes), de Christophe Gans, qui nous explique notamment comment le travail de Fulci a influencé sa mise en scène sur Silent Hill (38 minutes), d’Alain Schlockoff, créateur et rédac’ chef de L’écran fantastique. Et puis la palme de la meilleure intervention sur cette galette va presque naturellement au toujours passionnant Jean-François Rauger de la Cinémathèque Française (21 minutes), qui y va de ses souvenirs de façon pertinente et souvent drôle.

Dans le docu-carrière Les vies de Lucio Fulci, on retrouvera à nouveau Lionel Grenier, qui reviendra sur la la carrière de touche-à-tout du réalisateur de L’Enfer des Zombies, avant de se replonger dans Le Venin de la peur à travers Le venin des censeurs (HD, 8 minutes), où il évoque la censure sur les films de Fulci. Le module intitulé Les versions du venin (SD, 3 minutes) revient sur les différents montages du film, le plus court étant, curieusement, celui distribué en France, les montages italiens et américains contenant respectivement moins de nudité et un peu moins de dialogue. Le montage proposé sur le Blu-ray est celui en provenance des États-Unis, une scène supplémentaire de dialogue, absente du montage US, se trouve d’ailleurs offerte en supplément, en SD et VOST. avec également une galerie photos ainsi que près de 5mn reprenant des génériques de début/fin des versions américaines et italiennes. Une série de génériques alternatifs (SD, 5 minutes), ainsi que les traditionnelles bandes-annonces (SD) et galerie photos (HD) complètent presque le tour du propriétaire.

Le venin de la peur - Blu-ray Le chat qui fume 2015

Presque seulement, parce que l’éditeur a décidé de nous faire également le cadeau du Venin de la peur en mode VHS : comme son nom l’indique, il s’agit d’un transfert de la VHS éditée par Hollywood Vidéo, en version française naturellement, témoignant du bond qualitatif incroyable que nous offre la présente édition.

N’oublions pas non plus de spécifier que le film est également disponible en DVD au sein de ce coffret (avec le défilement PAL à 25 images / secondes), et allégé d’une partie des suppléments, de même que le CD de la musique du film composée par Ennio Morricone, comprenant 19 titres pour environ 75 minutes de plaisir.

En deux mots comme en cent, on tire vraiment notre chapeau au Chat qui fume, dont la passion, la ténacité et l’ambition viennent assurément d’accoucher de l’une des plus belles – si ce n’est la plus belle – édition Blu-ray depuis la création du support en France (bon ben ça c’est dit au moins / NDSG).

Image : 4,5/5
Son : 4/5
Bonus : 5/5

Cliquez sur les captures Blu-ray ci-dessous pour les visualiser au format HD natif 1920×1080

Le Venin de la peur (Una lucertola con la pelle di donna) – Combo Blu-ray / DVD

Éditeur : Le chat qui fume
Date de sortie : 1er septembre 2015

Le venin de la peur - Blu-ray Le chat qui fume 2015

Spécifications techniques Blu-ray :
– Image : 1.85:1 encodée en AVC 1080/24p
– Langues : Anglais, Italien, Français DTS-HD MA 2.0
– Sous-titres : Français
– Durée : 1h42
– 1 BD-50

Bonus :
– Le venin de Fulci : Entretiens avec Anita Strindberg et Jean Sorel
– Le venin de la peur : Analyses du film par Lionel Grenier, Olivier Père, Jean-François Rauger, Alain Schlockoff et Christophe Gans
– Les vies de Lucio Fulci
– Le venin des censeurs
– Les versions du venin
– Scène supplémentaire
– Génériques alternatifs
– Bandes-annonces
– Galerie photos
– Le venin de la peur en mode VHS
– CD de la BO du film

8 réflexions sur « Le venin de la peur, premier Blu-ray de Fulci en France »

  1. Le chat a déjà fait la remarque sur blu-ray.com entre la possible parenté de David & Michael Mackenzie, je trouve cela assez déplacé et continue de trouver cette remarque particulièrement petite…
    De 1 parce que David est un freelance qui ne reste qu’un sous-traitant de Mondo Macabro (même s’il travaille avec eux depuis longtemps).
    De 2 parce que Land of Whimsy a souvent été très pertinent dans leurs remarques techniques (je me souviens notamment de leurs blind-tests JPG VS PNG et de leurs longs et exhaustifs comparos de Blu Rays et DVDs de films d’Argento).
    De 3, surtout, parce qu’ils sont loin d’être aussi méchants que cela sur Le venin de la peur. C’est certainement ça qui me gêne le plus.

    Que raconte le test ?

    – Que les 1eres impressions ne sont pas énormément positives mais que passées les 40 1eres secondes (logo Canal inclus, et c’est vrai qu’il est affreusement mal compressé), l’encodage devient au moins serviciable et on a déjà vu bien pire.
    – Et ensuite ? Dans l’ensemble, c’est une très jolie présentation (hormis la compression du début du film). Je cite : « On the whole, though, it’s a very nice presentation, barring the initial dodgy compression. »
    – Il y a ensuite une longue discussion sur le montage, oui. Le chat s’est déjà expliqué, je suis d’accord avec eux, pas avec Land of Whimsy, mais admettons. Au moins, l’ensemble est factuel, avec un tableau clair et argumenté.
    – Le son : ils ne font que remarquer que la piste anglaise n’est pas parfaitement synchronisée avec le film (c’est à dire, au-delà de la post-synchro initiale). Aucune autre remarque, sinon que le doublage anglais est autrement « absolument excellent ». Je n’ai foutrement aucune idée d’où vous avez lu que le son était très mauvais.
    – Côté bonus, l’édition est « très chargée (incluant une ITW avec l’habituellement recluse Anita Strindberg) ».

    En fait, le seul point négatif, clairement, est que le site aimerait avoir le montage le plus complet possible. C’est tout. Sinon, c’est difficilement un test biaisé et négatif, mais leur impression de voir le film de façon cut (même si elle est potentiellement injustifiée) semble plus forte que tout.

  2. Faisant parti du Chat qui Fume je vais répondre. En fait c’est l’impression globale de cette critique que nous avons trouvé un peu exagérée. Première critique pour dire que bon faut attendre le Mondo Macabro qui va être top. Oui David Mackenzie n’est qu’un sous traitant. Je ne connais pas les relations entre les deux mais si j’ai bien compris ils viennent de la même ville je crois. De la à penser qu’ils sont frères. Néanmoins cette proximité est bizarre dans une critique qui finie par attendez le Mondo Macabro que David va compresser. Et ma foi ce David Mackenzie est très fort. On utilise CCE pour l’encodage de nos Dvd ☺ Juste que l’on estime que son regard est biaisé. Son lien se promenant partout sur le net on a trouvé normal d’y répondre. Surtout quand on sait que c’est faux sur certain points. Non ce titre n’est pas que sorti sur internet en édition limitée. On sait ce que ça veut dire ce genre de phrase. Quand il parle de montage il ne se rend juste pas compte qu’il existe la possibilité qu’il existe 3 montages différents. Cette angle d’attaque, que notre version serait cut, a été utilisé sur des sites et sur Facebook.

    On est éditeur de Dvd. On connaît la critique, on a d’ailleurs pour certains d’entre nous écris des critiques pour des sites comme Dvdrama ou DevilDead. On a déjà été cartonné et honnêtement c’est la vie. ☺

    Mais quand un critique sort des conneries, et pourtant je suis d’accord, Michael Mackenzie est très bon dans ce domaine… On y répond. Surtout si on sent son regard biaisé. Parce qu’il a une voix qui porte malgré tout. Donc même si on accepte les critiques, ben on a voulu aussi pointé ses erreurs et sa proximité avec David Mackenzie.

    Le Chat qui Fume est une toute petite structure ou personne n’est payée. C’est de la passion. Bon on espère un jour se payer mais au bout de 10 ans c’est pas encore arrivé. Quand on bosse 6 mois sur un projet ou on réalise tout nous même à 95% c’est chiant de voir une personne sortir que ce n’est pas la version cut sans preuves. Nous n’avons jamais marqué que c’était la version intégrale. Nous savions que cette scène allait poser problème et que ça pouvait être un angle d’attaque. On a même réalisé un upscale de la scène pour l’intégrer. Mais on c’est dit que ce n’était pas à nous de créer notre version du film.

    Voir donc cette remarque et en même quelques remarques du même genre sur des sites et sur la page de Mondo Macabro nous semblait injuste.

    Mais bon au final on a quand même pas ratiboisé les forums de la terre pour répondre. ☺

    C’est juste que quand une critique est bonne on le met sur notre page Facebook. Quand une critique est bien écrite comme celle de DigitalCiné et bien décortiqué on est heureux car en plus on apprécie le travail du critique qui c’est tapé tout le boulot et souvent on le remercie. Mais quand on voit des erreurs on le dit aussi ☺

  3. Je comprends tout à fait le point, mais étant extérieur à la chose, je trouve la réaction (lue ici et sur blu-ray.cm, où j’avais déjà répondu la même chose) exagérée. A nouveau, si LoW pointe quelques défauts, hormis le montage qu’ils estiment problématiques, ils disent surtout de bonnes choses. Du coup, quand je lis le résumé fait ici, c’est le résumé que je trouve biaisé.

    Comme de dire que LoW dit d’attendre l’édition de Mondo Macabro que David va compresser : ils disent surtout de l’attendre parce que le montage pourrait être plus long. Vous voyez la nuance ? C’est de ça dont je parle ci-dessus et qui me gêne.

    Je trouve votre édition très réussie. J’en ai dit beaucoup de bien sur Retro HD.

    Je ne dis pas que le test est très sympa, je ne dis pas qu’il est 100% juste (et ça, c’est dommage, mais le test a depuis été édité au sujet de la sortie non-limitée du Blu Ray), mais je trouve dommage d’aller dans l’autre extrême ou de voir des biais proto-complotistes où il n’y en a probablement pas.

    Par contre, oui, le sujet du montage mériterait d’être clarifié avec eux une fois pour toute.

  4. Je comprends et on voit la nuance. Mais on n’a répondu à chaque fois que sur le montage. Pas sûr la critique en elle même. Bon de mémoire il sort que le Dvd anglais est bon alors que l’insertion des scènes du Dvd italian sont visibles à 10km me faire rire ☺ scènes d’ailleurs que nous avons en HD pure mais je crois qu’il ne l’a pas dit.
    Dire qu’un film est cut est pire que tout. C’est tuer le film. Qui va acheter un film cut quand la version Uncut arrive ?
    Surtout qu’il argumenté avec son joli tableau. Argument ultime. Il sort que sa version est celle vue sur tout les Dvd. La vache. C’est une sacrée preuve ça ☺
    De toute façon on s’attendait à cette réaction. Je m’étais préparé. ☺

    Donc oui on a tapé sur son histoire de version Uncut et cut. Quand on est critique et qu’on juge un film on essaie d’être professionnel. Toi sur Rétro HD je pense que tu essaies de l’être. Merci encore pour la critique d’ailleurs
    La le mec se plante. Et gravement. Et le pire c’est qu’à cause de gens comme ça on va se taper les mauvaises versions pendant des années.
    En disant que notre version est cut et en faisant un mauvais argumentaire il tue notre édition. Donc on a essayé de répondre la dessus et franchement on a répondu que sur ce point…

  5. Oui je suis d’accord que c’est parfois trop techniquement analytique.

    D’un autre côté, c’est son dada, donc ça me parait logique qu’il souhaite se placer sur ce créneau si c’est là où sont ses connaissances (ce qui revient par contre à discuter de ses connaissances filmiques, mais on peut être très calé techniquement et aussi cinématographiquement sur certains films, l’un n’empêche pas l’autre).

  6. Ah ça. Après à cause de lui j’ai du mal à revoir mon BR japonais d’Opera d’Argento car il a noté un défaut d’image que je n’avais pas vu un instant captivé par le film. Maintenant je vois que ça

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