Tous les articles par Francis Moury

Vengeance aux deux visages (1960) : Jack of Spades

Distribué par la Paramount le 30 mars 1961 aux USA, tourné en VistaVision et Technicolor au format 1.85, Vengeance aux deux visages [One-Eyed Jacks] (USA 1960) de Marlon Brando (1924-2004) est son unique film signé en tant que producteur et réalisateur. Son tournage était achevé en 1959 et le montage dura un an. Le copyright au générique chimique d’ouverture (bien plus lisible sur le générique francophone que sur le générique américain original) est sans équivoque à ce sujet puisqu’il mentionne expressément « 1960 ». Il fut pourtant souvent crédité d’une date postérieure inexacte (1961 ou 1962) dans les filmographies et même sur les jaquettes d’anciennes éditions VHS ou DVD. Les jaquettes de la plupart des éditions francophones rajoutent un La au début du titre, avant Vengeance. C’est une modification qui ne correspond pas à l’histoire du cinéma ni à celle de l’exploitation française : historiquement le film est sorti en France ainsi qu’en Belgique sous le titre Vengeance aux deux visages, inscrit sur le générique chimique francophone comme sur les affiches d’époque : la belge (graphiquement magnifique) et la française.

Continuer la lecture de Vengeance aux deux visages (1960) : Jack of Spades

Coffret Alfred Hitchcock : les années Selznick

David O’Selznick avait été producteur à la Paramount (1928-1931), à la RKO (1931-1933) et à la MGM (1926-1928 et 1933-1935). Il avait créé son propre studio indépendant en 1935 en appliquant exactement les méthodes des majors. Le producteur était considéré comme le véritable créateur du film, le réalisateur n’étant qu’un exécutant talentueux, soumis à sa volonté sur tous les plans. Il inspira en partie le personnage du producteur Jonathan Shields joué par Kirk Douglas dans Les Ensorcelés [The Bad and the Beautiful] (USA 1952) de Vincente Minnelli. La crise financière de 1929 qui avait sévèrement frappé les studios anglais, le désir d’Alfred Hitchcock de s’expatrier à Hollywood pour disposer de plus gros moyens matériels, le désir de Selznick d’avoir dans son écurie celui qui était alors considéré comme le meilleur cinéaste anglais : tels sont les éléments historiques déterminants de leur rencontre. Selznick proposa à Hitchcock un contrat non exclusif courant sur une période de 10 ans, de 1938 à 1948. Voici les quatre films qui sortirent de leur collaboration, parfois orageuse mais toujours originale et, thématiquement comme esthétiquement, toujours riche.

Continuer la lecture de Coffret Alfred Hitchcock : les années Selznick

Carnage (1981) : Je te laisse chérie, ça va couper !

Carnage [The Burning] (USA 1981) de Tony Maylam fut exploité dans son pays d’origine un an après, presque jour pour jour, le Vendredi 13 (USA 1980) de Sean S. Cunningham. En reprise depuis le 1er novembre 2017 au cinéma par Carlotta, en version intégrale restaurée, il mérite d’être redécouvert.

Continuer la lecture de Carnage (1981) : Je te laisse chérie, ça va couper !

Jack Arnold, le géant de la peur : L’Homme qui rétrécit – Coffret Combo Blu-ray + DVD

L’Homme qui rétrécit [The Incredible Shrinking Man]  (USA 1957) de Jack Arnold, se situe dans sa filmographie sélective relevant du cinéma fantastique, entre Tarantula ! (USA 1955) et The Space Children (USA 1958) et Le Monstre des abîmes [Monster On the Campus] (USA 1958). On peut aujourd’hui, avec le recul, considérer que L’Homme qui rétrécit demeure le titre le plus original jamais signé par Jack Arnold (1916-1992). Il est, de fait, devenu un classique de la science-fiction au cinéma.

Continuer la lecture de Jack Arnold, le géant de la peur : L’Homme qui rétrécit – Coffret Combo Blu-ray + DVD

Jack Arnold, le géant de la peur : Tarantula ! – Coffret Combo Blu-ray + DVD

Tarantula !  (USA 1955) de Jack Arnold est un grand classique du cinéma de science-fiction. Notons d’abord que les affiches originales et les photos d’exploitation américaine rajoutent systématiquement le point d’exclamation parfois négligé sur les affiches et photos d’exploitation étrangère. Il n’apparaît pas sur le générique chimique : cas typique, dans l’histoire du cinéma, d’une légère divergence entre titre du générique chimique et titre du matériel publicitaire. On peut, je pense, dans un tel cas, employer indifféremment l’un ou l’autre titre dans la mesure où aucune norme internationale d’histoire du cinéma n’a réussi à trancher la question de savoir lequel des deux serait le plus légitime. Il fut un temps où je pensais que le générique chimique devait avoir la préséance mais la chose ne m’apparaît plus autant évidente aujourd’hui.

Continuer la lecture de Jack Arnold, le géant de la peur : Tarantula ! – Coffret Combo Blu-ray + DVD