Tous les articles par Nicolas Thys

Chris the Swiss – Animation engagée

Documentaire animé. Si cette expression n’était pas encore familière à un grand nombre de cinéphiles voilà quelques années, elle devrait maintenant faire partie du vocabulaire des festivaliers cannois. En 2018, pas moins de quatre long-métrages revêtant cette forme, y furent présentés et tous vont sortir dans les salles ces prochain(e)s semaines / mois : Another day of life, Samouni road, Le Procès contre Mandela et les autres et, premier en date, Chris the Swiss d’Anja Kofmel qu’on avait pu découvrir à la Semaine de la critique. Continuer la lecture de Chris the Swiss – Animation engagée

Chris the Swiss – Rencontre avec Anja Kofmel

Présenté au festival de Cannes 2018 à la Semaine de la critique, Chris the Swiss d’Anja Kofmel est une enquête personnelle sur les circonstances mystérieuses entourant la mort de Christian Würtemberg, jeune journaliste retrouvé tué en 1991 pendant les conflits en Ex-Yougoslavie après avoir rejoint une dangereuse milice. La réalisatrice n’est autre que la cousine de Chris. Pour mettre en forme ses recherches, elle a choisi un genre cinématographique qu’on voit de plus en plus en festivals et maintenant en salles : le documentaire animé. On l’a rencontré pour en savoir plus. Continuer la lecture de Chris the Swiss – Rencontre avec Anja Kofmel

Cannes 2018 – Jour 11 et final : Si Godard avait su…

Cannes 2018 se termine et un dernier passage par la compétition viendra clore cette série d’articles. Avant cela, on ne peut que dire tout le bien que l’on pense des quatre courts-métrages d’animation que l’on a pu découvrir en sélection officielle, à La Quinzaine des réalisateurs et enfin à La Semaine de la critique. Côté prise de vues directes, impossible de savoir si on se souviendra encore des heureux élus dans un mois mais les films animés rafleront probablement la plupart les prix des plus prestigieux festivals à venir.

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Cannes 2018 – Jour 10 : Une certaine indifférence du monde

L’avantage de ce genre de texte sur le festival de Cannes c’est qu’on peut parler de tout. De la plage, du mauvais temps ou des bons petits plats du Troquet à soupe. Sérieux, on préfère parler des films mais il serait quand-même temps de penser à créer une page cuisine de festival pour plus tard. On peut également s’interroger sur la manière dont on écrit sur les films. Après tout, écrire sur plus de 30 films vus en moins de 10 jours dans des conditions parfois peu évidentes, ce n’est pas la même chose que rendre un texte sur un film qui a muri et dont les images ne sont pas embrouillées par le manque de sommeil, la superposition des œuvres, le rythme étrange de ce lieu hors du temps, et d’autres petites choses. Et encore, on fait partie des rares à ne pas boire et à ne pas consommer de produits stupéfiants (Stoooooop ! On rembobine. Il me semble Monsieur Thys que le Guronsan est considéré comme un produit dopant par les instances du festival de Cannes / Note de Sandy Gillet qui aime bien balancer).

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Cannes 2018 – Jour 9 : Miraï mon beau Miraï, ne vois-tu rien venir ?

En ce neuvième jour de festival la fatigue commence remporter ses premières victoires. Survivre à un festival pendant une dizaine de jours en dormant environ 5h par nuit et en se noyant dans le café n’est pas évident. C’était le cas pendant le film chinois de Bi Gan, Un grand voyage vers la nuit. Le cinéaste avait été remarqué voilà deux ans pour son premier long-métrage Kaili Blues, sorti dans peu de salles mais dont tous ceux qui l’ont vu se souviennent. Et c’était peut-être une excellente idée de proposer un film de 2h15 d’une lenteur extrême en fin de festival quand tout le monde tend à sombrer dans une doucereuse léthargie. En effet, loin des films socio-réalistes chinois qu’on voit souvent à Cannes, celui-ci est une véritable expérience onirique, une forme de surréalisme chinois auquel nous n’avons jamais vraiment été habitués, loin des canons habituels. Très loin de Wong Kar Waï également dont on pourrait malencontreusement le rapprocher à cause de certaines expériences formelles.

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