Tous les articles par Sandy Gillet

Salaud, on t’aime : Les Uns et les autres

Qu’on le veuille ou non, la sortie d’un film signé Claude Lelouch reste un événement. Certes, il faut remonter à 1996 et Hommes femmes mode d’emploi pour retrouver trace d’un succès probant au sein de sa filmo (1 265 867 entrées). Mais qu’à cela ne tienne, l’homme, le cinéaste et ses films continuent de capter l’attention, la curiosité voire l’envie. Preuve en est avec Salaud, on t’aime qui propose une brochette d’actrices épatantes, des seconds rôles savoureux et un duo d’acteurs, rockers à la ville, que l’on n’a que très rarement vus réunis devant une caméra.

Continuer la lecture de Salaud, on t’aime : Les Uns et les autres

Netflix : On l’a testé pour vous !

Lundi 9h15 (oui je suis un lève tôt)

– Allo Stef !
– Oui Sandy !!
– Oui salut, je te dérange ?
– Dans le train direction le taff, cela risque de couper !
– (Ben voyons, t’es surtout en train de lire l’article sur René Château paru dans le dernier Vanity Fair et t’a envie de le finir avant d’arriver à destination). Vite fait. Cela te dirait une petite bafouille sur Netflix, genre on l’a testé pour vous et voici le verdict ?
– Ah ouais ce serait top.
– Bon ok c’est tout, bonne lecture.
– Euhh… Click (pas trouvé mieux pour signifier le raccrochage au nez)

Continuer la lecture de Netflix : On l’a testé pour vous !

RoboCop (2014) : 100% à la casse

Inutile d’être hypocrite. On voyait venir ce remake de RoboCop d’un très mauvais œil. C’est qu’à l’instar d’un Die Hard ou d’un Terminator, le film de Verhoeven reste une icône des années 80. De ceux qui bouleversèrent les codes d’un genre pour mieux en recracher de nouvelles règles. Le problème c’est que depuis on ne fait, au mieux, que se contenter de les suivre, quand il ne s’agit pas comme ici de mettre à mal un héritage dont on a, à l’évidence, absolument pas compris la portée. Attention, nulle intention de confondre ici legs et momification. Chaque génération se doit en effet de tuer le père. Mais tuer ne veut pas dire massacrer, ce à quoi s’emploie cet avatar numérique.

Continuer la lecture de RoboCop (2014) : 100% à la casse

Casse-tête chinois : Chacun cherche son chat

En un peu plus d’une décennie, Cédric Klapisch a pondu six films. Deux oeuvres décriées (Paris et Ma part du gâteau), un polar oublié car déjà daté – Ni pour, ni contre (Bien au contraire) – et la dorénavant trilogie initiée en 2002 avec L’Auberge espagnole. C’est grâce à celle-ci que le réalisateur du Péril jeune et de Chacun cherche son chat est donc arrivé à maintenir à flot une filmographie qui aurait pu prendre gravement l’eau. Une sorte de bouée de sauvetage en forme de phare symbolique qui l’a empêché de complètement dériver jusqu’ici. C’est au demeurant tout l’enjeu de son Casse-tête chinois. Klaspisch y puise-t-il l’inspiration de ses futures réalisations ou s’enferme-t-il définitivement dans un cinéma de la redite au plaisir certes immédiat mais dont l’intérêt et la force ne pourront aller qu’en s’amenuisant avec le temps ?

Continuer la lecture de Casse-tête chinois : Chacun cherche son chat

Entretien avec Alex et David Pastor pour Les Derniers jours

Si vous n’avez jamais entendu parler de Alex et David Pastor, ce n’est pas grave, cela va venir. Par contre ce qui est plus certain c’est que vous avez certainement remarqué Infectés. Ne serait-ce que pour sa très belle affiche reprise pour la sortie vidéo. On y voit une enfant un peu paniquée portant un masque taché de sang le tout dans une ambiance / photo ocre / sable du désert. En tout cas si ce n’est pas le cas rattrapez-le vite car sort en salles cette semaine leur deuxième long intitulé Les Derniers jours. Espagnols d’origine, les deux frères ont déjà bien roulé leur bosse entre les États-Unis et l’Espagne et semblent peu à peu devenir les fers de lance d’une nouvelle génération de cinéastes sans frontières prêts à tout pour faire leurs films, y arrivant et de surcroît avec la manière. Pour l’instant « cantonné » dans le cinéma de genre gageons que leur registre va s’étoffer très rapidement tant leur talent est indéniable et propre à relever bien d’autres défis. L’interview qu’ils nous ont accordée fait montre d’une lucidité étonnante quant à leur métier (pour des p’tits djeunes) qui fait plaisir à entendre. Leur disponibilité, leur gentillesse et leur prise de position finissent de convaincre (s’il en était encore besoin) que ces deux là iront très loin. Et en plus ils sont d’accord pour dire que le PSG aurait dû gagner contre le Barça (époque avant « remontada » / Edit : fin d’année 2017)…

Continuer la lecture de Entretien avec Alex et David Pastor pour Les Derniers jours