Tous les articles par Sandy Gillet

Les dimanches de ville d’Avray en DVD et Blu-ray

Voilà un film qui ne parlera pas au plus grand nombre. Et pourtant. Oscar du meilleur film étranger en 1963, Les dimanches de ville d’Avray fait partie de ces œuvres dont l’aura fut plus prégnante à l’étranger que dans son propre pays de production. La preuve avec la l’édition Blu-ray aux États-Unis chez Criterion à paraître le 30 septembre.

Continuer la lecture de Les dimanches de ville d’Avray en DVD et Blu-ray

Salaud, on t’aime : Les Uns et les autres

Qu’on le veuille ou non, la sortie d’un film signé Claude Lelouch reste un événement. Certes, il faut remonter à 1996 et Hommes femmes mode d’emploi pour retrouver trace d’un succès probant au sein de sa filmo (1 265 867 entrées). Mais qu’à cela ne tienne, l’homme, le cinéaste et ses films continuent de capter l’attention, la curiosité voire l’envie. Preuve en est avec Salaud, on t’aime qui propose une brochette d’actrices épatantes, des seconds rôles savoureux et un duo d’acteurs, rockers à la ville, que l’on n’a que très rarement vus réunis devant une caméra.

Continuer la lecture de Salaud, on t’aime : Les Uns et les autres

Netflix : On l’a testé pour vous !

Lundi 9h15 (oui je suis un lève tôt)

– Allo Stef !
– Oui Sandy !!
– Oui salut, je te dérange ?
– Dans le train direction le taff, cela risque de couper !
– (Ben voyons, t’es surtout en train de lire l’article sur René Château paru dans le dernier Vanity Fair et t’a envie de le finir avant d’arriver à destination). Vite fait. Cela te dirait une petite bafouille sur Netflix, genre on l’a testé pour vous et voici le verdict ?
– Ah ouais ce serait top.
– Bon ok c’est tout, bonne lecture.
– Euhh… Click (pas trouvé mieux pour signifier le raccrochage au nez)

Continuer la lecture de Netflix : On l’a testé pour vous !

RoboCop (2014) : 100% à la casse

Inutile d’être hypocrite. On voyait venir ce remake de RoboCop d’un très mauvais œil. C’est qu’à l’instar d’un Die Hard ou d’un Terminator, le film de Verhoeven reste une icône des années 80. De ceux qui bouleversèrent les codes d’un genre pour mieux en recracher de nouvelles règles. Le problème c’est que depuis on ne fait, au mieux, que se contenter de les suivre, quand il ne s’agit pas comme ici de mettre à mal un héritage dont on a, à l’évidence, absolument pas compris la portée. Attention, nulle intention de confondre ici legs et momification. Chaque génération se doit en effet de tuer le père. Mais tuer ne veut pas dire massacrer, ce à quoi s’emploie cet avatar numérique.

Continuer la lecture de RoboCop (2014) : 100% à la casse

Casse-tête chinois : Chacun cherche son chat

En un peu plus d’une décennie, Cédric Klapisch a pondu six films. Deux oeuvres décriées (Paris et Ma part du gâteau), un polar oublié car déjà daté – Ni pour, ni contre (Bien au contraire) – et la dorénavant trilogie initiée en 2002 avec L’Auberge espagnole. C’est grâce à celle-ci que le réalisateur du Péril jeune et de Chacun cherche son chat est donc arrivé à maintenir à flot une filmographie qui aurait pu prendre gravement l’eau. Une sorte de bouée de sauvetage en forme de phare symbolique qui l’a empêché de complètement dériver jusqu’ici. C’est au demeurant tout l’enjeu de son Casse-tête chinois. Klaspisch y puise-t-il l’inspiration de ses futures réalisations ou s’enferme-t-il définitivement dans un cinéma de la redite au plaisir certes immédiat mais dont l’intérêt et la force ne pourront aller qu’en s’amenuisant avec le temps ?

Continuer la lecture de Casse-tête chinois : Chacun cherche son chat