Tous les articles par Sandy Gillet

Gone Girl : Fincher en apesanteur

En un peu plus de deux décennies et seulement dix films, David Fincher s’est imposé comme l’un des tout meilleurs cinéastes en activité. Certes, sa filmographie n’est pas exempte de quelques petites faiblesses (Panic Room et Millénium. Encore que ce dernier dispose d’un joli matelas de fans hardcores) mais demeure dans l’ensemble passionnante, d’une maîtrise formelle à nulle autre pareille et d’une cohérence absolue. Quant à Gone Girl, il vient y apporter une pierre essentielle en forme de maître-étalon.

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Lord Jim en Blu-ray

Richard Brooks n’est pas encore trop tendance en numérique. La preuve, Lord Jim n’est que le deuxième film à être édité en Blu-ray après Les professionnels. Et encore il s’agit d’une « exclusivité » française signée Wild Side. Pourtant, voici un cinéaste qui a laissé derrière lui quelques morceaux de péloche dignes de figurer au Panthéon du 7ème art.

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24 au 30 septembre 2014 – Saint-Laurent fashion victim

Un été indien qui s’éternise, une offre dans les salles pas très glamour, il n’en fallait pas plus pour que le BO accuse une quatrième semaine à tout juste 2 millions d’entrées au total (2 016 616 exactement).

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Equalizer : Antoine Fuqua revient aux fondamentaux

Après deux films aux ambitions contrastées et un tantinet maladroits : L’élite de Brooklyn qui lorgnait du côté de la série Sur écoute et La chute de la Maison Blanche, relecture digitale à peine déguisée de Piège de cristal, Antoine Fuqua se dresse à nouveau en parangon d’un cinéma référentiel d’action dont il a déjà tutoyé les sommets avec Shooteur, tireur d’élite et dans une moindre mesure Les larmes du soleil. En cause cet Equalizer qui conforte Denzel Washington en icône messianique tout en remettant au goût du jour certains fondamentaux du genre que l’on pensait définitivement relégués aux années 80.

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La Grande Bellezza : Sorrentino Roma

Franchement, on n’attendait pas Paolo Sorrentino à ce niveau là. Il faut juste revoir (ou pas) This must be the place, son dernier long, pour constater le chemin parcouru. Alors certes, Il Divo et surtout L’Ami de la famille pouvaient laisser présager un futur plus radieux, mais pas au point de faire oublier en un film toute la production italienne de ces dix dernières années, Moretti inclus.

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