Tous les articles par Sandy Gillet

Festival de Cannes – Les Palmes d’or en Blu-ray : Les années 2000

Le Festival de Cannes dans les années 2000 c’est pas toujours des éditions ultra folichonnes. Bien souvent la litanie des films proposés ne passe pas le rubicond de la seule croisette et encore moins de l’année cinématographique. Qui se souvient ou a envie de (re)voir Dancer in the dark ou L’Enfant (avec tout le respect que l’on doit aux frères Dardenne) ? Qui peut visionner à nouveau ou découvrir Fahrenheit 9/11 sans se dire aujourd’hui que vraiment Michael Moore est aussi retors et manipulateur que les grands de ce monde qu’il brocardait ? Ce qui immanquablement limite drastiquement la portée de toute sa filmo alors que plus que jamais on aurait besoin de lanceurs d’alertes en forme d’héritiers dignes de confiance de nos jours. Mais tout n’est pas à jeter en cette décennie à commencer par Le Pianiste d’un certain Roman Polanski ou la révélation roumaine avec 4 mois, 3 semaines, 2 jours. Mais au final ce qui reste ce sont deux œuvres qui à leur manière sont devenues malheureusement visionnaires. Elephant qui quelque part nous projetait dans l’Amérique d’aujourd’hui et Le Ruban blanc dans celui de notre monde dicté par le fanatisme religieux débouchant sur le terrorisme. Tout n’est pas ou plus dispo en Blu-ray mais tous se doivent d’être vus ou revus ne serait-ce que pour venir challenger cette intro des plus partiale.

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Festival de Cannes – Les Palmes d’or en Blu-ray et Blu-ray 4K : Les années 90

Le festival de Cannes dans les années 90 c’est au niveau des Palmes d’or la mainmise de deux sociétés françaises. En effet, Jean Labadie et Bac Film trustent pas moins de 5 Palmes d’or en ce début de décennie avec pour apothéose le triomphe de Pulp Fiction en 1994. L’autre société emblématique de la décennie c’est Ciby 2000. Créé de toute pièce par Francis Bouygues dont l’anagramme rappelle Cécil B. De Mille, elle avait pour ambition de produire des films populaires rentables afin de permettre la faisabilité de films indépendants où l’auteur / réalisateur avait une grande latitude de création. La mort de Francis Bouygues en 93 a mis fin à cette vision qui aura tout de même permis 4 Palmes d’Or (La Leçon de piano, Underground, Secrets et mensonges et Le Goût de la cerise). Cannes dans les années 90 est donc moins une fenêtre sur le cinéma mondial que le reflet d’une politique des auteurs bien assimilée et comprise par l’économie française du cinéma. Un raccourci certes mais pas plus scandaleux que certaines Palmes d’or de l’histoire du festival. Quant aux Blu-ray, à part Rosetta chez Criterion et La Leçon de Piano chez TF1 Vidéo, on ne peut pas dire que voici une décennie excellemment bien servie d’autant que l’on cherche encore le début de la queue d’un Blu-ray 4K.

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Fiche film : Echo

Le réalisateur islandais Rúnar Rúnarsson décrit Echo comme un film « où la réalité serait retranscrite et mise en scène ». À ses yeux, il n’est pas important de savoir quelles sont les scènes qui relèvent du documentaire et quelles autres relèvent de la fiction. « Les histoires qu’on montre offrent la sensation qu’elles sont bien réelles. Que ce soit mis en scène, voulu ou pris sur le vif, peu importe. Ce qui compte, c’est ce sens du réel qu’on cherche à rendre ».

La plupart des acteurs d’Echo sont des amateurs. Le réalisateur ne voulait pas qu’il y ait des visages connus afin d’éviter que le spectateur s’attarde sur eux au détriment du film.

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Elephant Man en Blu-ray issu de la nouvelle restauration 4K

Elephant Man est tout simplement le premier film de David Lynch a avoir les honneurs d’une sortie en Blu-ray 4K UHD. Mais on va réfréner un tantinet votre enthousiasme car nous n’allons pas en parler ici. Un papier spécifique devrait voir le jour sur le sujet dans les prochains jours / mois / siècles (rayez les deux premières mentions). Mais nous allons quand même vous causer de cette restauration 4K qui a servie comme nouveau master puisque le Blu-ray présent au sein de cette édition en a aussi profité. StudioCanal a eu comme souvent maintenant la super bonne idée de ne pas nous refourguer le Blu-ray édité en 2009 comme beaucoup d’éditeurs aiment à le faire pour des films de catalogue quand ils ressortent en Ultra Haute Définition.

Nous avons même droit à des bonus inédits qui viennent se rajouter à ceux déjà nombreux présents au sein de l’édition de 2009. De quoi définitivement nous motiver tout en profitant de cette occasion pour vous causer un peu dans le poste de ce deuxième long de Lynch qui est la fois une commande et une œuvre très personnelle. Elephant Man s’inscrit en effet dans le prolongement d’Eraserhead qui reste encore aujourd’hui une expérience de cinéma proche de l’Art absolu. À eux deux, ils signent l’acte de naissance d’un cinéaste qui n’a eu de cesse depuis de marquer son temps.

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Coin de Mire Cinéma – Vague 4

C’est déjà l’heure de la vague 4 chez Coin de Mire Cinéma alors que l’on est persuadé que même avec le confinement vous n’êtes pas encore venus à bout des titres de la vague 2 et 3 (cherchez pas, y a pas de vague 1 sur DC). Qu’à cela ne tienne, vous avez encore un peu de temps avant de vous ébrouer à la rencontre des multiples dangers de la vie en mode déconfinement pour lire ce copieux papier pour lequel le relecteur avant publication doit certainement nous maudire en découvrant ces premières lignes. Oui parce que à DC on a des relecteurs dont la spécificité est de laisser passer des coquilles et autres belles fôtes dortografes.

Mais si vous n’êtes pas bégueules, laissez vous porter par cette nouvelle fournée concoctée par Coin de Mire Cinéma, cet éditeur nouvellement arrivé dans le « game » de la vidéo physique qui se propose de revisiter ce cinéma de papa vilipendé à l’envi par les jeunes turcs des Cahiers du Cinéma et fer de lance de La Nouvelle Vague alors naissante. Encore qu’ici, on change un tantinet son fusil d’épaule avec l’apparition de Clouzot que l’on aurait bien du mal à associer aux films de Denys de La Patellière, Henri Decoin et Jean Delannoy. D’autant que ce n’est pas un mais bien à deux films du réalisateur du Corbeau ou du Salaire de la peur auxquels on a droit. Et que dire de Georges Lautner où là aussi c’est une première chez Coin de Mire Cinéma avec une nouvelle fois deux films d’un coup d’un seul du réalisateur des Tontons flingueurs. En fait cette nouvelle fournée n’affiche que des premières puisque ni Marcel Carné, ni Edouard Molinaro n’avaient eu jusqu’ici les honneurs d’un luxueux Digibook Blu-ray + DVD + Livret au sein de la collection La Séance. C’est donc chose faite. On vous laisse en bonnes compagnies.

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