Archives de catégorie : Cinéma

Nos Tops (cinéma) 2020

Salut à tous,

On va faire simple cette année. Pas de tops 2020, pas de classements, pas de petites phrases (sauf si vous le souhaitez histoire de justifier synthétiquement vos choix). Juste vos films en vrac découverts au cinéma ou ailleurs qui vous ont tapés dans l’œil. Par films on peut aussi élargir aux séries TV ou aux courts-métrages d’animation (on pense à notre Nico national). Bien entendu on essaie de border le choix sur 2020 mais on peut faire des entorses comme Bodyguard, la série diffusée sur France 2 en novembre et dispo sur Netflix depuis 2018. On fera, à la découverte de vos mails (ou vos laïus), une petite bafouille qui on l’espère reflètera toutes les tendances de la rédac tout en mettant en avant le ou les œuvres qui auront été le plus citées.

Merci MESSIEURS

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Barbara Shelley (1932-2021)

Barbara Shelley, une des actrices stars de la société de production Hammer Films des années 1960-1970, est morte. Née à Londres le 13 février 1933 sous le nom de Barbara Kowin, le virus Covid19 vient de l’emporter en Angleterre à 88 ans, le 04 janvier 2021. Elle avait probablement choisi son pseudonyme en hommage au poète romantique anglais Percy B. Shelley (ce même Shelley qui préfaça en 1818 le roman fantastique Frankenstein écrit par sa seconde épouse Mary W. Shelley). Star du cinéma fantastique anglais, elle tourna plusieurs rôles en vedette pour le cinéaste Terence Fisher, réalisateur majeur du genre. Elle aura animé une centaine de titres, dont une bonne trentaine de longs-métrages (le restant est constitué de téléfilms) de 1955 à la fin des années 1980.

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Michel Audiard au temps de l’occupation

En octobre 2017, le quotidien Le Monde publiait un article intitulé Michel Audiard, collabo impénitent. Celui-ci faisait écho à une enquête extrêmement poussée et exhaustive parue dans le n° 20 de la revue semestrielle Temps Noir. Publiés aux Éditions Joseph K., la revue qui prend à chaque fois la forme de livres bien ventrus (on appelle ça un « mook » de nos jours), se targue d’aborder les littératures policières et ce sans s’arrêter aux écrits puisque rien que dans ce vingtième numéro on y cause de la fameuse collection « Série Noire » fondée en 1945 par les éditions Gallimard qui s’est peu à peu ouverte aux auteurs français renouvelant du même coup le film noir hexagonal. Le point de départ ayant été la publication en 1953 du roman Touchez pas au Grisbi ! d’Albert Simonin devenu immédiatement un best-seller et qui fut dans la foulée adapté au cinéma par Jacques Becker. Évoquer le nom d’Albert Simonin n’est au demeurant pas fortuit de notre part puisque l’homme fut condamné à la libération à cinq ans de prison pour collaboration active avec l’occupant de par ses nombreux écrits ad hoc et antisémites publiés entre autre au sein du journal pétainiste La France au travail. Un passé peu glorieux et peu évoqué jusqu’ici mais dorénavant bien documenté grâce à Temps Noir justement qui dans ses N° 14 et 16 abordaient ces « premiers français de la Série Noire » où aux côtés de Simonin on pouvait aussi trouver une tête d’affiche comme José Giovanni (Le Trou / Le Deuxième souffle / Classe tous risques…), auteur, entre autre, de crimes crapuleux à caractère antisémite durant l’occupation. Par contre, de Michel Audiard on ne savait rien ou presque. C’est ce dont se propose de réparer la seconde partie de ce numéro sous le titre La vérité sur l’affaire Audiard.

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Le cinéma policier français – 100 films, 100 réalisateurs par Jean Ollé-Laprune

Voilà un genre tellement riche et si profondément ancré au sein du paysage cinématographique hexagonal qu’il mériterait à lui tout seul un bouquin par mois. Comme le précise en introduction Jean Ollé-Laprune, l’auteur de ce Cinéma policier français – 100 films, 100 réalisateurs, il existe bien un ouvrage de référence signé de l’incontournable François Guérif. Mais son Cinéma policier français date de 1988. Et s’il n’est pas obsolète voire même encore ultra pertinent à l’égard de ce que nous offre le paysage actuel du polar français, il n’en reste pas moins bien trop esseulé. Jean Ollé-Laprune mentionne toutefois la revue semestrielle Temps Noir qui si elle consacre beaucoup de ses pages à la littérature ad hoc n’en oublie jamais le cinéma lors de quelques papiers ou chapitres entiers souvent passionnants. Ainsi, le dernier numéro en date consacré aux Tontons flingueurs mélange les genres et les mediums d’une manière riche, extensive et souvent remarquable. Ou encore le numéro 20 intitulé La « Série noire » fait son cinéma qui propose en guise de « bonus » un long entretien de Franck Lhomeau (éditeur de la revue) intitulé La vérité sur l’affaire Audiard abordant les années troubles de l’occupation où le jeune Audiard écrivait au sein du journal ouvertement collaborationniste L’Appel. Promis, on y revient plus longuement très prochainement. En attendant, petit focus sur cet ouvrage qui a défaut de combler d’une manière substantielle le désert en la matière, n’en demeure pas moins ludique, informatif et donc indispensable pour qui voudrait en savoir plus sur ce genre phare de notre cinéma.

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Ailleurs – Entretien avec Gints Zilbalodis

Jeune cinéaste letton de 26 ans, Gints Zilbalodis a déjà à son actif plusieurs courts métrages, animés ou en prises de vues réelles. Ailleurs (retrouvez notre critique ici) est son premier long métrage, onirique, angoissant et prenant, réalisé intégralement seul et en images de synthèse. À défaut de pouvoir le rencontrer pour la sortie de son film dans les salles françaises (à DC on ne rigole avec la distanciation sociale), nous lui avons posé quelques questions par mail sur ses méthodes de travail et ses prochains projets. Questions auxquelles il a eu la gentillesse de nous répondre longuement.  Continuer la lecture de Ailleurs – Entretien avec Gints Zilbalodis