Archives de catégorie : Critiques Ciné

The Intruder (1961) : BlacKkKlansman

The Intruder de Roger Corman est un titre unique dans sa filmographie à plus d’un titre. Précisons d’abord qu’il date de 1961 et non pas de 1962, contrairement à certaines mentions qu’on trouve encore sur Internet ou dans diverses filmographies. C’est celui dont Corman demeure le plus fier mais le seul qui perdit de l’argent – si on l’en croit – dans sa prolifique carrière de producteur-réalisateur. Tourné entre Pit and the Pendulum [La Chambre des tortures] (USA 1961) et Premature Burial [L’Enterré vivant] (USA 1962), il ne fut pas distribué commercialement chez nous. Dans la mesure où il était signé Corman, ce film noir était davantage connu, entre 1960 et 1970, des spécialistes du cinéma fantastique que des critiques français généralistes. En 1965 par exemple, Georges Sadoul savait que Corman avait adapté des contes d’Edgar Poe mais il ignorait jusqu’à l’existence de The Intruder qui l’aurait pourtant enthousiasmé.

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Vengeance aux deux visages (1960) : Jack of Spades

Distribué par la Paramount le 30 mars 1961 aux USA, tourné en VistaVision et Technicolor au format 1.85, Vengeance aux deux visages [One-Eyed Jacks] (USA 1960) de Marlon Brando (1924-2004) est son unique film signé en tant que producteur et réalisateur. Son tournage était achevé en 1959 et le montage dura un an. Le copyright au générique chimique d’ouverture (bien plus lisible sur le générique francophone que sur le générique américain original) est sans équivoque à ce sujet puisqu’il mentionne expressément « 1960 ». Il fut pourtant souvent crédité d’une date postérieure inexacte (1961 ou 1962) dans les filmographies et même sur les jaquettes d’anciennes éditions VHS ou DVD. Les jaquettes de la plupart des éditions francophones rajoutent un La au début du titre, avant Vengeance. C’est une modification qui ne correspond pas à l’histoire du cinéma ni à celle de l’exploitation française : historiquement le film est sorti en France ainsi qu’en Belgique sous le titre Vengeance aux deux visages, inscrit sur le générique chimique francophone comme sur les affiches d’époque : la belge (graphiquement magnifique) et la française.

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Mektoub My Love : Canto Uno – 240 Battements par minute

Faut-il y voir une énième victoire de la chape de plomb qui s’abat plus qu’inexorablement en nos si belles sociétés depuis le début de ce millénaire pour qu’un film comme Mektoub My Love : Canto Uno puisse diviser à ce point-là ? Et cela avec autant de radicalisme et d’altérité ? Car au final, que raconte le dernier Kechiche ? Un été, le sud de la France, des jeunes qui rigolent, baisent, tombent amoureux, pleurent… Précision d’importance. On est en 1994 et ni Houellebecq, ni le SIDA ne semblent être encore passés par là. Ce qui pour l’un est une bonne chose mais pour l’autre plus problématique. Encore que.

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Hostiles : La Balade sauvage

Hostiles n’est pas qu’un western. C’est que s’il en respecte tous les codes apparents, il va beaucoup plus loin en proposant d’abord la belle relecture qui va bien mais aussi et surtout une forme de dépassement de fonction qui l’emmène en des contrées autres. On y trouve en effet les ingrédients du road movie ou plutôt du « horse movie » doublés d’une critique magistrale des fondements mêmes de la société américaine. De cet environnement à la fois formel et réflexif Hostiles en acquiert une patine le propulsant instantanément au rayon des classiques du cinéma.

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Ghostland : Saint Laugier a un nouveau message (secret) pour vous

Qu’il est loin le temps de Martyrs où Pascal Laugier avait clivé la critique puissance mille mais réussi le tour de force de se mettre définitivement dans la poche les aficionados de la première heure et tant qu’à faire ceux de la deuxième. Quant à ceux de la troisième, s’ils avaient eu un doute à la vision de The Secret, ils risquent fort d’être définitivement convaincus avec Ghostland, certainement le film le plus mainstream de son auteur mais pas le moins ambitieux pour autant. Laugier n’est en effet pas à un paradoxe près dans sa filmo. Et de toute façon il adore ça. Et accessoirement nous avec.

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