Archives de catégorie : Critiques Ciné

Parasite – Une Affaire de famille(s)

Est-ce que la Palme d’or décernée à Parasite par le jury cannois présidé par Alejandro González Iñárritu fait sens ? Il y a plusieurs façons de répondre à cette question. Et certainement aucune de vraiment satisfaisante. Et quant à nous, on ne va même pas essayer de mettre ne serait-ce qu’un orteil sur ce terrain glissant. Il y a en effet tellement de critères et d’algorithmes humains qu’il serait plus que présomptueux d’en comprendre les tenants et les aboutissements. Encore que l’exercice mériterait à lui seul une enquête façon « envers du décors » aux conclusions forcément instructives. Non, on va juste tenter ici de partager notre ressentie. Entre déception mâtinée d’une forme de confirmation. Celle d’un cinéaste à la filmo de moins en moins surprenante, de plus en plus entendue. Et la Palme d’or venant de fait, adouber un périmètre de travail que l’on pourrait qualifier de simple zone de confort.

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Metropolis – Histoire d’une reconstruction

Difficile de s’attaquer à Metropolis de Fritz Lang. Après 92 ans d’existence et de multiples rebondissements, il est devenu un mythe cinématographique, une source d’inspiration pour nombre de réalisateurs, mais aussi un film référence pour architectes ou amateurs de science-fiction.

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Meltem : Tragédie (forcément) grecque

C’est le nom d’un vent du Nord, frais et tempétueux, et c’est le prénom d’un joli brin de femme aux origines franco-grecques : Meltem interprétée par la diaphane Daphné Patakia. Jeune étudiante en restauration, elle débarque avec deux potes d’études et de banlieue sur la petite île de Lesbos afin d’y passer une villégiature d’été sous forme de retour aux sources, dans la jolie maison de feu sa mère hellène occupée par son beau père. Mais comme dans toute bonne tragédie grecque qui se respecte les augures sont mauvais et les bagages ont été perdus dès avant le début de cette odyssée, sous forme de retour à Ithaque…

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La Mule : Sur la route de Honkytonk Man

À l’intérieur de son 4×4 noir métallisé flambant neuf un homme d’un certain âge sillonne les routes du sud des États-Unis. À la radio, on entend de vieilles mélodies qu’il accompagne de sa voix rocailleuse mais étonnamment entraînante. Elles parlent de la vie, de l’amour et du temps qui passe. Sur le bas-côté, une voiture est à l’arrêt. L’homme décide de se ranger pour voir ce qu’il en est. Une famille est en détresse ne sachant pas changer une roue et à la recherche d’un peu de réseau afin de trouver un tuto sur le web (sic !). L’homme ricane et se propose de porter assistance à ces « négros » certes fort sympathiques mais qui symbolisent que trop à ses yeux les limites de cette époque 2.0. Malaise dans la salle et chez le couple. Le père insistant alors sur la terminologie « black » : « Le mot nègre ne doit plus être utilisé Monsieur. » Petit sourire en coin de Clint Eastwood qu’il prolongera vers la fin de La Mule par un regard caméra d’une rare intensité. Tout le cinéma du dernier géant d’Hollywood tient dans cette cédille de mise en scène en forme justement de regard sans filtre porté ici sur ses contemporains.

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Amanda : Ce sentiment du deuil

Amanda ne semble s’inscrire dans aucun des courants du cinéma français actuel. Si tant est qu’il en existe d’ailleurs. Mais si l’on devait absolument « caser » le troisième long de Mikhaël Hers, disons qu’on pourrait lui trouver des accointances avec ce que fait de son côté Mia Hansen-Løve. Quelque chose qui s’apparenterait à un cinéma de l’humain plongé dans les affres de la vie et surtout de la mort. Oui car Mikhaël Hers semble être particulièrement attiré par le traitement du deuil ou comment gérer la mort quand celle-ci ne prend pas la peine de s’annoncer. Dans, Ce sentiment de l’été, son précédent long, elle rapprochait finalement des existences disparates. Dans Amanda, elle va unir un homme et une enfant tout le long d’un film bouleversant de pudeur rohmérienne.

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