Archives de catégorie : Cinéma

Carnage (1981) : Je te laisse chérie, ça va couper !

Carnage [The Burning] (USA 1981) de Tony Maylam fut exploité dans son pays d’origine un an après, presque jour pour jour, le Vendredi 13 (USA 1980) de Sean S. Cunningham. En reprise depuis le 1er novembre 2017 au cinéma par Carlotta, en version intégrale restaurée, il mérite d’être redécouvert.

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Mise à Mort du Cerf Sacré : Rituel canin

Depuis sa présentation au dernier festival de Cannes d’où il est un reparti broucouille ou presque avec un simple prix du scénario, le dernier film du grec Yórgos Lánthimos ne fait que très peu parler de lui. Pas de buzz, même pas une polémique, rien. Pourtant Mise à Mort du Cerf Sacré a déjà pour tête d’affiche Nicole Kidman et Colin Farrell dont on avait pourtant fait tout un foin durant l’été pour leur association dans le plus qu’oubliable Les Proies de Sofia Coppola. Un Colin Farrell que le réalisateur retrouve d’ailleurs après The Lobster, son précédent film qui fut lui aussi présenté à Cannes nanti d’un Prix du jury plus noble mais pas forcément plus mérité. Pour finir ce tour d’horizon un brin factuel, on osera remarquer que Lánthimos semble clore ici (temporairement ?) une trilogie basée sur la zoologie débutée avec Canine. Soit l’étude à peine déviante sous sa caméra du règne animal à la fois vivant et éteint incluant sa classification, sa structure sociale, sa physiologie et l’histoire des espèces.

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Dans un recoin de ce monde et La Passion Van Gogh

La plupart des textes critiques autour de films d’animation se contentent d’une simple paraphrase du scénario et de quelques mots bien placés comme « petit bijou ». Ensuite, le premier élément qui revient concerne la dimension graphique et bien souvent on peine à en trouver un second, comme si le film d’animation était avant tout un matériau illustré, avec une histoire, les deux étant difficilement pensés ensemble ou dans un au-delà. Omettre le fait que le film soit animé, que par là ce soit du cinéma et qu’il mérite qu’on s’y attarde un petit peu plus sérieusement n’est pas encore non plus quelque chose de très au point… Continuer la lecture de Dans un recoin de ce monde et La Passion Van Gogh

Blade Runner 2049 : Humain, trop humain !

D’abord, contextualisons un tantinet les choses. En gros, je vais vous parler (un peu seulement, pas d’inquiétude) de moi. Nous sommes en 1983 et j’ai 13 ans. Mon père, cet homme de goût, a acheté un magnétoscope Betamax qui lui a coûté un bras et une jambe. Nous voici donc recta au vidéoclub à 15 minutes en voiture de notre home sweet home pour nous dégoter un truc à lui donner à manger. 500 dollars plus tard (le prix à payer pour s’abonner, la location de la K7 et le chèque de garantie), on repart avec un film qui s’appelle Blade Runner choisit par mes soins parce que Harrisson Ford bordel, l’aventurier au chapeau Fédora quand ce n’était pas Han Solo. Précisons qu’à ce stade de l’histoire, nous habitions alors un patelin exotique entouré d’eau dont le Président nommé à vie s’appelait Jean-Claude Duvalier. À part ça, le gérant du vidéo club n’a jamais revu la K7. D’abord, parce que nous déménagions précipitamment quelques semaines plus tard pour Paris (ceci est une autre histoire) et ensuite parce que le film de Ridley Scott avait tellement chamboulé ma jeune vie de pucelle en mal de sensations visuelles fortes qu’il n’était nullement question que je m’en sépare.

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Aux (véritables) origines de la Planète des singes

Si la nouvelle trilogie qui vient de s’achever avec La Planète des Singes – Suprématie de Matt Reeves (lire notre critique) est bien plus convaincante que la tentative de reboot totalement lobotomisée réalisée par Burton en 2001, il met surtout en évidence, même si c’est  un peu à son insu, la vitalité et la richesse d’une histoire initiée par Pierre Boulle et dont on n’a pas finit à l’évidence d’en épuiser le filon. L’occasion est donc trop belle pour ne pas se faire plaisir et se replonger dans les coulisses d’une franchise on ne peut plus lucrative bien avant le phénomène Star Wars puisque débutée en 1968 avec le film réalisé par Franklin J. Schaffner. On s’appuiera pour ce faire sur l’extraordinaire documentaire produit pour le très beau coffret DVD paru en 2000 qui réunissait déjà les cinq premiers films et repris depuis sur le coffret Blu-ray paru en 2008.

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