Cannes 2016 : La Semaine de la critique

La 55ème édition de La Semaine de la Critique, conduite par le Syndicat Français de la Critique de cinéma, a révélé sa sélection cannoise. Le jury, emmené par Valérie Donzelli, qui sera accompagnée d’Alice Winocour, Nadav Lapid, David Robert Mitchell et Santiago Mitre devra choisir entre 7 premiers ou seconds films. Étonnamment, 6 d’entre eux sont des productions ou coproductions françaises, ce qui démontre l’importance de la France dans la découverte et l’accompagnement de premiers films à l’international. À noter que la Semaine de la critique reste la seule sélection à n’avoir aucun long-métrage d’animation cette année en compétition. Outre ces films, on aura quatre séances spéciales dont l’ouverture par le nouveau film de Justine Triet et une séance de clôture avec trois courts métrages féminins d’actrices : Cloë Sevigny, Sandrine Kiberlain et Laetitia Casta.

On verra également 10 autres courts-métrages, et la part belle est faite aux lusophones avec deux films portugais et un brésilien ! Parmi cette liste, on retiendra notamment Limbo de la grecque Konstantina Kotzamani, donc le précédent court, Washingtonia, avait beaucoup surpris.

Semaine de la critique 2016 - Affiche

La meilleure présentation de la sélection reste la vidéo du délégué général de la Semaine de la critique, Charles Tesson, qui explique brièvement le pourquoi de la sélection de chacun des films. Vous pouvez la retrouver ci-dessous :

Longs-métrages en compétition :

Albüm de Mehmet Can Mertoğlu (Turquie/France/Roumanie)

Un couple marié, approchant la quarantaine, met en scène dans un album de photo une fausse grossesse pour dissimuler à son entourage qu’ils adoptent un enfant.

Diamond island de Davy Chou (Cambodge/France/Allemagne)

Bora, 18 ans, quitte son village pour travailler sur les chantiers de Diamond Island, projet de paradis ultra-moderne pour les riches et symbole du Cambodge du futur. Il s’y lie d’amitié avec d’autres jeunes ouvriers, jusqu’à ce qu’il retrouve son frère aîné, le charismatique Solei, disparu cinq ans plus tôt…

Semaine de la critique 2016 - Diamond island
Grave de Julia Ducournau (France/Belgique)

Dans la famille de Justine tout le monde est vétérinaire et végétarien. À 16 ans, elle est une adolescente surdouée sur le point d’intégrer l’école véto où sa sœur aînée est également élève. Mais, à peine installée, le bizutage commence pour les premières années. On force Justine à manger de la viande crue. C’est la première fois de sa vie. Les conséquences ne se font pas attendre. Justine découvre sa vraie nature.

Mimosas d’Oliver Laxe (Espagne/Maroc/France/Qatar)

Une caravane accompagne un cheik âgé et mourant à travers le Haut Atlas marocain. Sa dernière volonté est d’être enterré à côté de ses proches. Mais la mort n’attend pas. Les caravaniers, craignant la montagne, refusent de continuer à porter le cadavre. Said et Ahmed, deux voyous voyageant avec la caravane, disent connaître la route et qu’ils mèneront le corps à destination. Dans un monde parallèle, Shakib est désigné pour aller dans la montagne avec une mission : aider les caravaniers de fortune.

Semaine de la critique 2016 - Mimosas

Shavua ve yon (Une semaine et un jour) d’Asaph Polonsky (Israël)

Après la semaine de deuil suite au décès de leur fils, Vicky pousse Eyal, son mari, à reprendre le train-train quotidien. Au lieu de cela, il prend de la drogue avec son jeune voisin pour planer et découvre qu’il reste encore des choses qui valent la peine d’être vécues.

A yellow bird de K. Rajagopal (Singapour/France)

Après des années passées en prison pour contrebande, Siva, un Indien de Singapour est libéré.  Dans l’incapacité d’obtenir le pardon de sa mère et rejeté par ses proches, il part à la recherche de sa femme et sa fille. Alors qu’il trouve le réconfort auprès d’une jeune prostituée chinoise, il réalise que sa famille lui a caché un terrible secret.

Semaine de la critique 2016 - Yellow bird

Tramontane de Vatche Boulghourjian (Liban/France/Émirats Arabes Unis/Qatar)

Rabih, un jeune chanteur aveugle, parcourt le Liban après avoir découvert qu’il n’était pas le fils biologique de ses parents. Sa quête d’identité, son désir d’accompagner sa chorale à l’étranger et la recherche de son oncle disparu, se confondent en une même fébrilité.

Film d’ouverture :

Victoria de Justine Triet (France)

Victoria, avocate pénaliste, débarque à un mariage où elle y retrouve son ami Vincent et Sam, un ex dealer qu’elle a sorti d’affaire. Le lendemain, Vincent est accusé de tentative de meurtre par sa compagne. Seul témoin de la scène, le chien de la victime. Victoria accepte à contrecœur de défendre Vincent tandis qu’elle embauche Sam comme jeune homme au pair. Le début d’une série de cataclysmes pour Victoria.

Semaine de la critique 2016 - Victoria

Courts-métrages

Arnie de Rina B. Tsou (Taïwan/Philippines)

Arnie, matelot philippin,  achète, aidé par ses camarades, une bague pour demander la main de sa fiancée restée au pays. Ce qui aurait pu être le moment le plus heureux de sa vie prend une mauvaise tournure.

Campo de víboras de Cristèle Alves Meira (Portugal/ France)

Dans un village du Portugal, une vieille dame est retrouvée morte dans son jardin infesté de vipères alors que sa fille de quarante ans, Lurdes, a fugué sans rien dire à personne. Le mystère et le qu’en-dira-t-on planent…

O delírio é a redenção dos aflitos de Fellipe Fernandes (Brésil)

Son bâtiment menace de s’effondrer. Elle doit partir.

Ascensão de Pedro Peralta (Portugal)

Un groupe de paysans essaient d’extraire le corps d’un jeune homme d’un puits. Les femmes se couvrent le visage, alors que les hommes font face à la situation. Au milieu de tous, une mère attend le corps de son fils.

Semaine de la critique 2016 - Ascensao

L’Enfance d’un chef d’Antoine de Bary (France)

Vincent a 20 ans, c’est un jeune comédien à succès à qui on vient d’offrir le premier rôle dans le film de l’année : le biopic sur la jeunesse de Charles de Gaulle !

Oh what a wonderful feeling de François Jaros (Canada)

La nuit, une jeune femme. Des camions.

Limbo de Konstantina Kotzamani (Grèce/France)

Le léopard se couchera près du chevreau. Le loup habitera avec l’agneau. Et le jeune garçon les conduira. 
12 + 1 enfants et la carcasse d’une baleine échouée…

Semaine de la critique 2016 - Limbo

Prenjak de Wregas Bhanuteja (Indonésie)

Diah emmène Jarwo dans un entrepôt. Elle dit avoir besoin d’argent rapidement. Elle propose à Jarwo d’acheter une allumette pour 10 milles roupies. Avec cette allumette, il pourra regarder le sexe de Diah.

Le Soldat vierge d’Erwan Le Duc (France)

Deux soldats, Daniel et Jérôme, fuient une guerre dont nous ne savons rien. Jérôme est salement blessé, il va mourir, il le sait, il a peur. Alors Jérôme souffle à Daniel une dernière volonté : il veut mourir aimé…

Superbia de Luca Tóth (Hongrie)

Le peuple indigène de cette terre surréaliste qu’est Superbia, où les femmes et les hommes vivent en communautés séparées, se confronte aux mutations inaugurées par le premier couple égalitaire de leur histoire.

Semaine de la critique 2016 - Superbia

Films de clôture :

Bonne figure de Sandrine Kiberlain (France)

Un soir de gloire où elle a reçu un prix, Françoise, actrice, déambule dans la lumière bienveillante du regard des autres. Elle rayonne dans une robe qui lui va comme un gant. Chez elle, seule, la fermeture éclair lui résiste…

En moi de Laetitia Casta (France)

Un metteur en scène en perte d’inspiration se rend à l’Opéra de Paris pour le tournage de son prochain film. A chaque porte qu’il entrouvre, son imaginaire se révèle à lui et des personnages mystérieux l‘entraînent vers son désir de créer et d’aimer.

Kitty de Chloë Sevigny (États-Unis)

Inspiré d’une nouvelle de Paul Bowles, Kitty suit une jeune fille qui se transforme en chaton au fur et à mesure qu’elle grandit et qu’elle échappe à l’emprise familiale.

Semaine de la critique 2016 - Kitty

Séance 50+5 :

Los Pasos del agua de César Augusto Acevedo (Colombie)

De simples pêcheurs qui habitent un hameau reculé au bord de la rivière Cauca, trouvent un cadavre emmêlé dans leurs filets. Sans le signaler aux autorités, ils estiment qu’il serait plus humain de l’enterrer et commencent à le porter à travers la jungle.

Myomano shel tzalam hatonot (From the diary of a wedding photographer) de Nadav Lapid (Israël)

Y. un photographe de mariages, épouse une mariée, en tue une autre, et rentre chez lui.

Semaine de la critique 2016 - Myomano shel tzalam hatonot

Séances Spéciales :

Apnée de Jean-Christophe Meurisse (France)

Céline, Thomas et Maxence marchent toujours par trois. Comme la trilogie de la devise républicaine. Ils veulent se marier, une maison, un travail, des enfants sages et manger tous les jours des huîtres. Insoumis et inadaptés à une furieuse réalité économique et administrative, ils chevauchent leurs quads de feu et traversent une France accablée, en quête de nouveaux repères, de déserts jonchés de bipèdes et d’instants de bonheur éphémère.

I tempi felici verranno presto (Happy times will come soon) d’Alessandro Comodin (Italie/France)

Tommaso et Arturo sont parvenus à s’enfuir et se réfugient dans la forêt. Des années plus tard, cette forêt est infestée de loups. De nos jours, Ariane y découvre un trou étrange. Ariane est-elle la jeune femme dont on parle dans cette légende de la vallée ? Pourquoi Ariane s’est-elle aventurée dans ce trou ? Cela reste un mystère. Cette histoire, chacun la raconte à sa façon, mais tous s’accordent à dire que le loup, Ariane l’a bel et bien trouvé.

Semaine de la critique 2016 - I Tempi felici verranno presto

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