Anderson Falls - Image une - Journal de bord Ep 5

Journal de bord Anderson Falls de Julien Seri – Épisode 5

Julien Seri vient de boucler sa première semaine de tournage pleine pour Anderson falls et le moins que l’on puisse dire c’est que l’enthousiasme, l’énergie et la positive attitude restent plus que jamais le maître mot au sein de l’équipe. La pression est bien entendu de plus en plus forte et la fatigue commence forcément à se faire sentir. Mais tel le journaleux qui aborde la deuxième semaine du Festival de Cannes (on a les références que l’on peut), c’est là que l’on voit les vrais. Celles et ceux qui ne flanchent pas, qui repoussent les limites du mal et du jus de cerveau pour optimiser la journée sans jamais fléchir et sans jamais montrer aux autres la moindre faiblesse. Bref, il s’agit là du moment de vérité. Le moment où il ne faut pas tomber, ne pas chuter et surtout ne pas s’appeler Anderson…
Bon, sur ce, on vous laisse avec le texte, les photos et les vidéos de Monsieur Seri (celle avec le petit Judah Mackey est pour le papa qui écrit ces quelques lignes peu inspirées juste merveilleuse d’émotions) car nous cela fait longtemps que l’on a fléchi… pour mieux partir en vacances. Stef, le vrai de la rédac, reprend le flambeau pour 15 jours.

Deuxième semaine de tournage bouclée.
5 jours assez fous mais avec des scènes intenses et émouvantes.
La semaine la plus difficile en terme de planning et de difficultés de tournage.

Cascades, home invasion, meurtres, investigations, émotions.
On a même déjà tourné la fin du film.

On tourne ce film à l’arrache mais on ne dépasse jamais nos journées. On ne fait que les plans nécessaires. On a reçu cette semaine le premier bout à bout de la première semaine de 3 jours de tournage. 17 minutes qui ont mis ceux qui ont pu le voir en joie.
Le film a déjà du caractère. Un mood différent de mes précédents films.
Un certain classicisme misant plus sur les personnages que sur le style.
Une certaine maturité qui me ravie.

Notre casting est incroyable. L’ambiance entre Shawn Ashmore, Gary Cole, Richard Harmon, Vahina Giocante, Sonya Walger, Lin shaye, Daniella Alonso, Stefania Spampinato et le petit Judah Mackey est vraiment professionnel. Pas d’égo ou de postures. Le film avant tout.

Les producteurs sont derrière moi et me soutiennent à chaque plan. Leurs sourires derrière le combo est réellement motivant. À chacun des plans j’ai des regards et des mots encourageants.

J’ai la chance de tourner dans des décors magnifiques. La plupart que les membres de l’équipe ne connaissaient pas. Mon but dans ma recherche des décors était d’apporter un regard différent sur la ville. J’espère encore tenir cette exigence.

Mon plaisir sur le tournage de ce film est immense.
Ces 18 jours de tournage sont un pur plaisir même si cela est évidement un peu tendu.
5-6 pages par jour avec une réelle exigence cinématographique sur le jeu, la lumière, le cadre, la déco et le son. Je suis parfois un peu dur avec l’équipe. Mais je dois finir mes journées. Ils le savent et respectent mon exigence. Je n’arrête pas de leur dire « Be nice with the French. »
Mon expérience paye encore.
On sort de deux nuits de tournage intenses. Le week end est le bienvenu.
Mission: Impossible – Fallout au cinéma, dîner entre amis avec Paul Mignot qui est arrivé en ville et sa petite famille ; et surtout du sommeil.

La semaine prochaine s’annonce vraiment forte en terme de jeu et de face à face.
Je pourrais faire deux films par an.
Je le sens.
J’ai cette capacité.
Cette envie.

Je suis un privilégié.
Vive le cinéma.

 

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