La Taverne de la Jamaïque - Charles Laughton - Sorties Ciné

Sorties Ciné du 14 octobre 2015 : Pic de forme irrationnel !

Bon, on va laisser tomber l’intro que l’on reprend depuis deux mois maintenant. Normalement tout le monde connaît dorénavant Sorties Ciné qui n’existe que pour se faire du bien (vous et surtout nous). Celui de défoncer les films quand ils ne le méritent pas, celui d’en encenser  quand ils ne le méritent pas… Entre les deux on s’en foutra un peu (beaucoup). Que cela ne vous empêche pas de lire nos critiques forcément chiadées  car pour le reste c’est qu’on aura eu la flemme ou que l’on sait le film mauvais ou parce que on n’a rien à dire d’intéressant (certaines mauvaises langues diront que c’est bien souvent le cas). Bref, l’idée est d’abord de se défouler et accessoirement d’informer. Pas le contraire. Ce serait trop simple et trop vertueux. Ce que, comme chacun le sait, nous ne sommes pas à DC (oui bon la fin de ce paragraphe reprend notre intro type. La flemme on vous dit !).

Les Nouvelles aventures d'Aladin - AfficheLes Nouvelles aventures d’Aladin – de Arthur Benzaquen – 1h47 (Pathé Distribution)

À la veille de Noël, Sam et son meilleur pote Khalid se déguisent en Père-Noël afin de dérober tout ce qu’ils peuvent aux Galeries Lafayette. Mais Sam est rapidement coincé par des enfants et doit leur raconter une histoire… l’histoire d’Aladin… enfin Sa version.

Attends, je passe sous un tunnel… SG

Belles familles - AfficheBelles familles  de Jean-Paul Rappeneau – 1h53 (ARP Sélection)

Jérôme Varenne, qui vit à Shanghai, est de passage à Paris. Il apprend que la maison de famille d’Ambray où il a grandi est au cœur d’un conflit local. Il décide de se rendre sur place pour le résoudre. Cette échappée provinciale changera sa vie…

Le retour de Rappeneau (83 ans Mesdames et Messieurs) derrière la caméra 12 ans après le très médiocre Bon Voyage. Pour les plus jeunes ou les moins aguerris, Jean-Paul Rappeneau c’est le réalisateur de Cyrano de Bergerac avec notre Gégé national qui symbolise ce que notre cinéma populaire peut faire de mieux. C’est aussi les belles réussites que furent Le Sauvage et La Vie de château (disponibles en Blu-ray au passage) avec à chaque fois Catherine Deneuve. On n’a bien entendu pas vu Belles familles car on a envie de rester sur ces bons souvenirs… SG

Une certaine idée du cinéma « à l’ancienne » débordant d’énergie et qui happe ses personnages au cœur d’évènements ressurgis du passé comme autant de déclencheur d’émotions au présent. Virevoltant, amusant, touchant et, in fine, divertissant. 3,5/5SA

L'Homme irrationnel - Affiche Emma StoneL’Homme irrationnel de Woody Allen – 1h36 (Mars Distribution)

Professeur de philosophie, Abe Lucas est un homme dévasté sur le plan affectif, qui a perdu toute joie de vivre. Il a le sentiment que quoi qu’il ait entrepris – militantisme politique ou enseignement – n’a servi à rien. Peu de temps après son arrivée dans l’université d’une petite ville, Abe entame deux liaisons.

Woody le robot n’est pas encore totalement rouillé et nous amuse encore avec ses créations machiavéliques à faire pâlir d’envie Hal 9000. Pas convaincu ? On vous invite à lire notre critique ici. Vous ne voulez pas ? Allez vous faire foutre ! 3,5/5SG

Un zeste de Match Point au cœur des sempiternelles mais toujours aussi réjouissantes thématiques existentielles abordées par un Woody Allen cuvée 2015 qui se laisse déguster sans modération. 3,5/5SA

Mune le gardien de la lune - AfficheMune Le gardien de la lune de Benoît Philippon et Alexandre Heboyan – 1h26 (Paramount Pictures France)

Avec l’aide de Sohone, le fier gardien du soleil et la fragile Cire, Mune, petit faune facétieux, court récupérer le soleil volé par le gardien des ténèbres. Une quête extraordinaire commence qui fera de lui un gardien de la lune de légende !

La bande-annonce laisse présager une animation aux petits oignons et une histoire qui devrait tenir en haleine sa cible affichée (6-12 ans). Et en plus c’est français messieurs et mesdames. Il n’y a donc pas à hésiter ou alors vous êtes des parents indignes. C’est bon madame Paramount, je peux avoir mon chèque maintenant ? SG

Le scénario, aussi subtil qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine, comporte le formatage nécessaire pour rendre stupide les plus petits à grand coup de sempiternelles rengaines sur le courage, l’amour et l’amitié. Les voix sont une catastrophe et les personnages sont laids. Seuls les décors et, surtout, l’éblouissante animation 3D rattrapent l’ensemble. Mais la technique seule ne fait pas un film. Dommage. 2/5NT

Crimson Peak - AfficheCrimson Peak de Guillermo del Toro – 1h59 (Universal Pictures France)

À la suite d’une tragédie familiale, une romancière en herbe est déchirée entre l’amour qu’elle porte à son ami d’enfance et son attirance pour un mystérieux inconnu. Alors qu’elle tente d’échapper aux fantômes de son passé, elle s’aventure dans une sombre demeure étrangement humaine…

Guillermo Del Toro réussit avec Crimson Peak à (r)allier les deux courants antinomiques de sa filmographie en un film toujours aussi baroque mais beaucoup plus digeste. La suite est à lire ici (non mais !). 3,5/5SG

Del Toro poursuit son exploration des fantômes en tant « qu’anges gardiens » dans ce thriller / horreur en deux actes (New York / la maison hantée) au scénario parfois un peu faiblard (on voit tout venir 10km à l’avance) mais à la mise en scène toujours aussi élégante et emprunte de mélancolie. 3,5/5SA

Phantom Boy - AffichePhantom Boy de Alain Gagnol et Jean-Loup Felicioli – 1h24 (Diaphana Distribution)

Leo, 11 ans, possède un pouvoir extraordinaire. Avec Alex, un policier, il se lance à la poursuite d’un vilain gangster qui veut s’emparer de New York à l’aide d’un virus informatique. À eux deux, ils ont 24 heures pour sauver la ville…

Mêmes remarques que pour Mune mais avec un cœur de cible se situant certainement plus du côté des 10 – 15 ans. On précisera tout de même que le duo à la barre de ce film d’animation n’est autre que celui qui réalisa Une vie de chat d’excellente facture tout en ayant laissé un bon souvenir en matière box office (449 252 entrées). Au demeurant, ce Phantom Boy sort sur quasiment le même nombre de copies. Il n’y a donc pas de raisons que l’histoire ne se répète pas.  SG

Après Une vie de chat, Gagnol et Felicioli se lancent dans une aventure plus risquée, celle d’un garçon atteint d’un cancer qui se retrouve avec la possibilité de sortir de son corps et d’aider, dans le cadre d’une enquête, un policier qui ne peut quitter l’hôpital. On retrouve les courbes du premier film, encore amplifiées par les possibilités offertes par le corps malléable et volatile de l’enfant. L’ensemble, très coloré, fait penser à du Lorenzo Mattotti animé. C’est réussi, quoique encore un peu enfantin par moment. Vivement le troisième ! 3,5/5NT

Par Accident - AffichePar accident de Camille Fontaine – 1h24 (Ad Vitam)

Lorsque Amra, une jeune algérienne installée en France, renverse accidentellement un piéton, sa vie bascule. La belle Angélique, venue à sa rescousse, est-elle aussi innocente qu’elle ne le laisse paraître ?

C’est pas comme si le synopsis ne rappelait pas whatmille films déjà réalisés sur la question et dont la thématique évidente n’intéresse plus personne. Se refaire plutôt, au hasard,  Harry un ami qui vous veut du bien ou n’importe quel Hitchcock ce week-end. SG

La Taverne de la Jamaïque - AfficheLa Taverne de la Jamaïque d’Alfred Hitchcock – 1h39 (Carlotta Films – Rep. 2015)

À la mort de sa mère, la jeune Mary Yellard part en Cornouailles retrouver la seule famille qui lui reste : sa tante Patience et son mari Joss. Ce dernier est le tenancier de la taverne de la Jamaïque, un lieu à la réputation des plus sordides, repaire des brigands du coin.

Par exemple La Taverne de la Jamaïque qui n’existe pas en Blu-ray chez nous. Mais cela ne saurait tarder car Carlotta a bien tous les droits sur ce dernier film de la période anglaise du Maître restauré 4K à l’occasion de ses 75 ans. En attendant, 2 copies circulent en cette première semaine uniquement sur Paris pour bientôt partir à la rencontre de son public de province. Adapté du roman de Daphné du Maurier (comme le sera Rebecca, son premier film tourné l’année d’après aux États-Unis), Jamaica Inn est produit par son acteur principal, Charles Laughton aussi connu pour avoir réalisé le magistral La Nuit du chasseur. On sait que le tournage fut houleux entre un Hitchcock aux idées déjà très arrêtées quant à sa mise en scène et un Laughton au melon plus que proéminent. Pour autant, le résultat est à (re)découvrir et à réintégrer tout en haut d’une filmographie où jusqu’ici il était rangé dans la case « film mineur ». 4/5SG

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