Snoopy et les Peanuts - Sorties Ciné

Sorties Ciné du 23 décembre 2015 : Shoot the Moon Charlie Brown

La vie normale reprend. Cela fait en effet une semaine que Star Wars – Épisode 7 : Le Réveil de la Force est sorti et qu’il casse tout sur son passage sans pour autant éclater les records (pour l’instant). Le plus délicieusement surprenant est que les autres sorties ciné de la semaine ne trépassent pas pour autant. Il suffit de jeter un œil aux 112 000 entrées premier jour déjà engrangées par Snoopy et les Peanuts pour définitivement se convaincre de la vitalité d’un marché il est vrai ceci dit, tourné vers les films familiaux. Vacances de fin d’année oblige. Et normalement beaucoup des autres nouveautés de la semaine devraient eux aussi bénéficier de l’effet congés scolaires. On pense au Nouveau avec l’inénarrable (adjectif qualificatif poli) Max Boublil (28 000 entrées sur son premier jour. Pas top mais rien n’est joué). Ou encore Le Grand partage (déjà 64 165 entrées mais sur une combinaison conséquente de 441 copies) ou pourquoi pas The Big Short – Le Casse du siècle qui réunit déjà 36 461 anciens ou nouveaux traders sur 303 copies. Bref, y a encore de quoi se taper de bonnes toiles en cette fin d’année. Suivez le guide.

Snoopy et les Peanuts – Le Film
Le Grand partage
The Big Short – Le Casse su siècle
Le Nouveau
Au-delà des montagnes
L’Usure du temps

Snoopy - Affiche FranceSnoopy et les Peanuts – Le Film de Steve Martino – 1h28 (Twentieth Century Fox)

Snoopy, Charlie Brown, Lucy, Linus et le reste du gang bien aimé des « Peanuts » font leurs débuts sur grand écran, comme vous ne les avez jamais vus auparavant, en 3D !

Un petit plaisir en perspective avec mon mini moi (10 ans) qui en attend bien plus qu’un certain réveil de la Force dont il a déjà tout oublié. Stay Tuned.

Edit : Histoire très simple mais qui graphiquement séduit. C’est certainement très édulcoré (Charlie Brown n’est plus l’enfant constamment dépressif) et plus que familial mais comme introduction au formidable univers de Charles M. Schulz, c’est plus qu’honorable. 3/5 –  SG

Le Grand partage - AfficheLe Grand partage de Alexandra Leclère – 1h42 (Wild Bunch Distribution)

Un hiver pire que jamais. Le gouvernement publie un décret obligeant les citoyens français les mieux logés à accueillir chez eux pendant la vague de froid leurs concitoyens en situation précaire. À l’heure du Grand Partage, un vent de panique s’installe à tous les étages dans un immeuble très chic de la capitale.

Sujet intriguant balancé toutefois sur nos écrans lors d’un début d’hiver le plus doux depuis des plombes. Pas la faute du distrib mais tout de même rigolo de le constater. Pour autant, le premier jour France a été fort concluant avec déjà 64 165 entrées sur une belle combinaison de 441 copies. Les français pensent peut-être qu’en allant voir ce Grand Partage, ils auront fait leur BA de cette fin d’année. Qui sait ? On est tellement tous vichyssois dans l’âme…

Edit 25/05/2016Malgré l’avis peu amène de Stef ci-dessous, on a voulu se rendre compte par soi-même. Bon en fait, on vous l’avoue bien volontiers, on n’est pas tout seul à occuper le canapé le soir et parfois, on doit bien faire des concessions à Madame. Et puis ce Grand partage n’était pas si nul que ça. Enfin surtout sa première partie plutôt pas trop mal emballée. Les personnages sont caricaturaux mais pas au point de décrocher, les dialogues font parfois sourires et le postulat de départ est assumé. C’est après que cela se gâte. Quand tout est en place et qu’en fait le scénario fait du surplace. La conclusion (les conclusions puisqu’il s’agit d’un film choral) est alors hyper attendue et sans saveur. Content toutefois de ne pas avoir été le voir en salles. 2,5/5SG

Le grand naufrage aurait plutôt dû s’appeler cette satire politico-économico-sociale sur fond d’allégorie de la France occupée. Car ce grand plaidoyer en forme d’appel à la solidarité, à l’intégration sociale et à la culture des différences n’aboutit à rien d’autre qu’à une succession de scènes plus hystériques et consternantes les unes les autres. On flirte ici dangereusement avec le degré zéro de la comédie populaire hexagonale. 0,5/5SA

The Big Short - Affiche francaiseThe Big Short – Le Casse du siècle de Adam McKay – 2h11 (Paramount Pictures France)

Wall Street. 2005. Profitant de l’aveuglement généralisé des grosses banques, des médias et du gouvernement, quatre outsiders anticipent l’explosion de la bulle financière et mettent au point… le casse du siècle !

De la graine de loups prennent d’assaut un Wall Street bientôt moribond. Bref, pour savoir comment tailler de la laine sur le dos d’un capitalisme moderne nauséabond (pléonasme detected), c’est par ici que cela se passe. 3,5/5SG

Le Nouveau - AfficheLe Nouveau de Rudi Rosenberg – 1h21 (Mars Distribution)

La première semaine de Benoit dans son nouveau collège ne se passe pas comme il l’aurait espéré. Il est malmené par la bande de Charles, des garçons populaires, et les seuls élèves à l’accueillir avec bienveillance sont des « ringards ».

Le Figaro Mag et Télérama semblent ne pas assez tarir d’éloges sur ce film (c’est en gros sur l’affiche, donc c’est que c’est vrai) à la bande annonce, il faut bien l’avouer, fort sympathique. De quoi se méfier donc car comme on le sait, les plus mauvaises comédies sont souvent vendues avec les meilleures bandes-annonce qu’il soit. Qui pour vérifier sur pièce ? SG

Au-delà des montagnes - AfficheAu-delà des montagnes de Zhang-ke Jia – 2h06 (Ad Vitam)

Chine, fin 1999. Tao, une jeune  fille de Fenyang est courtisée par ses deux amis d’enfance, Zang et Lianzi. Zang, propriétaire d’une station-service, se destine à un avenir prometteur tandis que Liang travaille dans une mine de charbon. Le cœur entre les deux hommes, Tao va devoir faire un choix.

Le film cannois de la semaine est signé Jia Zhang-ke, un habitué du festival au demeurant puisque son précédent film, A Touch of sin, figurait lui aussi en sélection officielle. À la différence qu’ici son Au-delà des montagnes en est reparti broucouille alors qu’A Touch of sin fut récompensé du Prix du scénario. Alors, soit la sélection fut de haute volée, soit le jury présidé par les frères Coen s’est fourré le doigt dans l’œil. Au public maintenant de l’extraire ou non (le doigt, faut suivre un peu bordel). SG

L'Usure du temps - Affiche 1982L’Usure du temps (Shoot the Moon) de Alan Parker – 2h04 (Splendor Films / Rep. 2015). Première exploitation le 19 mai 1982.

La rupture après 15 ans de mariage laisse le mari, la femme et leurs quatre enfants dévastés. lui se préoccupe de sa carrière et de sa maîtresse et elle des enfants. La jalousie et la rancune va bientôt les rapprocher…

Un Alan Parker méconnu mais essentiel pour ne pas dire remarquable (et pour lequel nous nous sommes fendus d’une critique non moins remarquable) qui ressort sous la bannière Splendor Films. Une belle offrande cinématographique en cette période de fêtes. 4,5/5SG

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