Gods of Egypt - Une Sorties Ciné

Sorties Ciné du 06 avril 2016 : Les Visiteurs de Canterville vont en Égypte

Il va sans dire que si Les Visiteurs 3 ne faisait pas partie des sorties ciné de la semaine, on se serait un chouïa fait chier. Pas un jour sans qu’on en parle, une horde de journalistes se précipitant dans les salles mercredi matin pour pouvoir déverser leur fiel dans la foulée et puis pour conclure (en attendant mieux) Jérôme Hilal, directeur de la distribution chez Gaumont, qui justifiait ses choix de ne pas montrer le film à la presse. Hey Jérôme, on te rassure, on ne voulait pas le voir ton film. Et même si tu nous invites pour Brice de Nice 3, on ne fera pas non plus le déplacement. Qu’est-ce que tu veux, on vieillit. Mais attention hein, tout ce que tu dis est censé et en plus très vrai. Qui a besoin de la presse pour aller voir LV3 ? D’ailleurs, qui a encore besoin de la critique pour se décider ou non d’aller voir un film aujourd’hui ? Les pages critiques spectateurs des fiches films sur Allo Ciné semblent suffire. C’est paraît-il parmi ce qu’il y a de plus consulté là-bas. Ce pourquoi on y trouve de temps à autre des avatars pilotés depuis certains bureaux parisiens. Pas de polémiques car il s’agit là d’une pratique humaine en soit rassurante. Car aujourd’hui, qui pour prédire du succès d’un film ? Pas même les distributeurs. Ah sinon, on n’a quasi rien vu cette semaine. Oui encore une fois. Rien de mieux donc pour en parler ensemble.

Les Visiteurs – La Révolution
Le Fantôme de Canterville
– Gods Of Egypt
Truth : Le Prix de la Vérité
L’Avenir
Demolition
High-Rise
La Belle équipe
Ran

Top 30 Box-office - Week-end du 06 au 10 avril 2016

Les Visiteurs III : La Révolution - AfficheLes Visiteurs – La Révolution de Jean-Marie Poiré – 1h50 (Gaumont)

Bloqués dans les couloirs du temps, Godefroy de Montmirail et son fidèle serviteur Jacquouille sont projetés dans une époque de profonds bouleversements politiques et sociaux : la Révolution Française… Plus précisément, La Terreur, période de grands dangers…

On a eu beau chercher partout, racler les fonds de tiroir, menacer le stagiaire… Rien n’y a fait. Personne n’a voulu tenter sa chance en salles pour aller le voir. Même pas avec un ticket restau à la clef (8,50€ quand même). Deux réunions de rédac plus tard, on n’a toujours pas compris. Serait-on complètement déconnecté alors que déjà plus d’un million de spectateurs l’ont vu ? SG

Le Fantôme de Canterville - AfficheLe Fantôme de Canterville de Yann Samuell– 1h35 (UGC Distribution)

Un fantôme et son valet tentent, sans succès, d’effrayer les nouveaux occupants de leur château…

Là on vous rassure, on n’a rien demandé à personne. On ne voulait pas finir la journée ornée de goudron et de plumes. Au passage, on aimerait bien comprendre la pertinence de sortir une comédie qui va chercher dans le même vivier de spectateurs que LV3. À croire que chez UGC, ils n’y croyaient vraiment pas. On peut les comprendre. SG

Gods of Egypt - AfficheGods of Egypt de Alex Proyas – 2h08 (SND)

Dans une époque ancestrale, durant laquelle les Dieux vivaient parmi les hommes, la paix règne en Égypte. Mais Seth, Dieu du désert, qui convoite le pouvoir, assassine le roi et condamne Horus à l’exil, plongeant le royaume dans le chaos.

Pas dit qu’on ne le rattrape pas incessamment sous peu avec mon Stéphane de sidekicks. C’est pas qu’on adore le style pyromane de Proyas mais une séance nanar sur grand écran, difficile de résister aux sirènes même quand ça dure plus de 2h. SG

Edit 07/06 : Finalement le rattrapage s’est fait dans son salon, peinard avec le caisson de basse qui fendille les murs du voisin du dessous. Bon, c’est pas le pire des Proyas car au moins ici il n’y a pas d’apologie à une forme de fin du monde mais on est quand même très loin de I, Robot (très fun) ou de The Crow qui l’avait révélé. Gods of Egypt est comme on le pensait un Gloubi-boulga numérique assez informe et limite indigeste. On sent les acteurs un peu paumés au sein de décors dont ils n’ont certainement pas vu grand chose sinon des fonds verts à perte de vue. L’histoire est quand à elle tirée par les cheveux pour reste poli. Mais à l’arrivée on n’a pas passé un moment désagréable. Pas certain toutefois que l’avis aurait été le même après un déplacement en salles. La mansuétude du canapé a encore frappé. 2,5/5SG

Face à pareille bouillie visuelle au scénar inexistant, il sera préférable de retourner jouer à God of War. Au moins là on s’éclate ! 1,5/5Stéphane Argentin

Truth - AfficheTruth : Le Prix de la Vérité de James Vanderbilt – 2h06 (Warner Bros. France)

L’histoire de Mary Mapes, journaliste primée de CBS et productrice de Dan Rather, l’un des plus célèbres journalistes et présentateurs de l’histoire de la télévision US, qui a dévoilé -entre autres scoops- le scandale de la prison d’Abou Ghraib.

Disponible en VOD/DVD et Blu-ray depuis le 2 février dernier aux États-Unis, certes uniquement en VOSTA mais bon voilà c’était pour la précision d’usage. Warner n’en a pas fait pour autant une sortie technique (179 copies quand même) mais aux vues des résultats cataclysmiques du week-end, ce Prix de la vérité ne passionne à l’évidence que les nostalgiques de Dan Rather dont le journal était diffusé avec un léger différé sur Canal + très tôt le matin dès la fin des années 80. Une époque sans le web, les smartphones et les réseaux sociaux. SG

L'Avenir - AfficheL’Avenir de Mia Hansen-Løve – 1h40 (Les Films du Losange)

Nathalie est professeur de philosophie dans un lycée parisien. Passionnée par son travail, elle aime par-dessus tout transmettre son goût de la pensée. Mariée, deux enfants, elle partage sa vie entre sa famille, ses anciens élèves et sa mère, très possessive. Un jour, son mari lui annonce qu’il part vivre avec une autre femme. Confrontée à une liberté nouvelle, elle va réinventer sa vie.

En jetant un œil sur les entrées du week-end, on peut très clairement affirmer que Mia Hansen-Løve dispose dorénavant d’un matelas de spectateurs confortable tout acquis à sa cause, sachant en plus qu’une bonne partie de son public veille en ce moment tous les soirs du côté de République. Il est évident aussi que l’ancienne critique aux Cahiers du Cinéma s’est tout naturellement imposée en tant que réalisatrice avec des films délicats et sensibles à commencer par Un amour de jeunesse qui à sa façon avait su capter l’air du temps et la mélancolie d’une génération agressée et en perte de repères. L’Avenir semble poursuivre dans cette voie que l’on aime ou pas Isabelle Huppert. On y reviendra évidemment. SG

Demolition - AfficheDemolition de Jean-Marc Vallée – 1h41 (20th Century Fox)

Banquier d’affaires ayant brillamment réussi, Davis  a perdu le goût de vivre depuis que sa femme est décédée dans un tragique accident de voiture. Malgré son beau-père qui le pousse à se ressaisir, il sombre de plus en plus.

On a un peu lâché prise concernant Jean-Marc Vallée. Non qu’il faille absolument éviter un cinéaste qui dispose d’une véritable petite musique bienfaitrice en ces temps de cinéma nivelé vers le bas. Mais on doit bien avouer que son univers empli de pathos et d’études humaines un peu dégoulinante de noirceur de bon aloi aurait tendance à nous en détourner pour le moment. Pour mieux y revenir ? Je vais déjà essayer de me plonger dans Wild et Café de Flore et on revient vous voir. SG

High-Rise - AfficheHigh-Rise de Ben Wheatley – 1h59 (The Jokers / Le Pacte)

1975. Le Dr Robert Laing, en quête d’anonymat, emménage près de Londres dans un nouvel appartement d’une tour tout juste achevée ; mais il va vite découvrir que ses voisins, obsédés par une étrange rivalité, n’ont pas l’intention de le laisser en paix…

Le nouveau Ben Wheatley intrigue comme de bien entendu. Ce réalisateur anglais est suivi comme son ombre par Emmanuel Chiche qui l’avait propulsé en France via WildSide Film en 2012 avec le total déjanté (déjà) Kill List. Depuis il y a eu Touristes et English Revolution (qui n’est pas passé par la case cinéma). High-Rise semble prendre de la hauteur (oui bon d’accord) sans que pour autant Wheatley se soit assagit. Tant mieux. Pour le rattraper en salles va quand même falloir faire fissa car avec seulement 28 copies en circulation et l’indigence des entrées engrangées sur le premier week-end, la chose risque de disparaître de nos écrans bien vite. SG

La Belle équipe - AfficheLa Belle équipe de Julien Duvivier – 1h35 (Gaumont)

Cinq ouvriers chômeurs parisiens, Jean, Charles, Raymond, Jacques et Mario, un étranger menacé d’expulsion, gagnent le gros lot de la loterie nationale. Jean a l’idée de placer cet argent en commun, dans l’achat d’un vieux lavoir de banlieue en ruine, qu’ils transformeront en riante guinguette…

Deuxième Duvivier (sur quatre) à ressortir en salles en copie restaurée. On vous en parlait longuement ici. 4,5/5SG

Ran - Affiche 1985Ran de Akira Kurosawa – 2h42 (Les Acacias)

Dans le Japon du XVIe siècle, le seigneur Hidetora Ichimonji décide de se retirer et de partager son domaine entre ses trois fils, Taro, Jiro et Saburo. Mais la répartition de cet héritage va déchirer la famille.

Un des sommets dans la filmographie du Maître japonais. Un film sombre, épique et d’une plastique époustouflante. L’histoire synthétise une bonne partie des thèmes de prédilection de Kurosawa. Pour celui qui rechercherait une porte d’entrée pour découvrir (l’heureux cinéphile en herbe que l’on envie) le cinéma de cet immense réalisateur, Ran est sans conteste le film parfait. À noter qu’il ressort en même temps en Blu-ray chez StudioCanal incluant ce nouveau master restauré 4K. On y revient là aussi il va sans dire. 5/5SG

 

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