Braqueurs - Film 2016

Sorties Ciné des 20, 27 avril et 4 mai 2016 : Adopte un (bon) film

Oui bon ça va. On a le droit de partir en vacances et de se la couler douce quelques jours ou comme ici quelques semaines. De toute façon c’est pas comme si on avait loupé un chef-d’œuvre en notre absence. Ça se saurait. D’ailleurs, avant de nous cloîtrer dans notre grotte pour notre jeûne purificateur annuel, on avait vu Braqueurs, la vraie claque de cette semaine, voire de ces cinq premiers mois de l’année. Le reste c’est ci-dessous et c’est pas folichon. Une petite semaine de plus ne m’aurait pas fait de mal tiens !

Top 30 Week-end du 4 au 8 mai 2016Top 30 Week-end du 4 au 8 mai 2016

Adopte un veuf - AfficheAdopte un veuf de François Desagnat – 1h37 (SND)

Lorsqu’on est veuf depuis peu, il est difficile de s’habituer à sa nouvelle vie…C’est le cas d’Hubert Jacquin, qui passe le plus clair de son temps dans son immense appartement à déprimer devant sa télé. Un beau jour, suite à un quiproquo, sa vie va être bouleversée.

En créant la fiche avec ce que cela comporte de recherches d’infos (si si), de mise en page et en rédigeant ces lignes nous vient soudain cette pensée. On s’en contrefout un peu de ce film non ? Avec tout le respect que l’on doit aux 788 380 spectateurs à date qui sont allés le découvrir en salles. SG

Un film qui, par certains aspects, ne sera pas sans rappeler le très sympathique L’Étudiante et Monsieur Henri sorti fin 2015. Là encore, on sourit de bon cœur à l’opposition entre la jeune génération emmenée par une Bérengère Krief en mode « survoltée » et l’ancienne avec un André Dussolier toujours aussi impeccable dans le registre comique sur fond de « petites » réflexions sur les aléas de la vie (rencontres, couples, familles, etc.). Plaisant à défaut d’être inoubliable. 3/5 – Stéphane Argentin

Le Chasseur et la reine des glaces - AfficheLe Chasseur et la reine des glaces de Cedric Nicolas-Troyan – 1h54 (Universal Pictures International France)

Il y a fort longtemps, bien avant qu’elle ne tombe sous l’épée de Blanche Neige, la reine Ravenna avait dû assister, sans mot dire, à la trahison amoureuse qui avait contraint sa sœur Freya à quitter leur royaume, le cœur brisé. 

En créant la fiche avec ce que cela comporte de recherches d’infos (si si), de mise en page et en rédigeant ces lignes nous vient soudain cette pensée. On s’en contrefout un peu de ce film non ? Avec tout le respect que l’on doit aux 672 581 spectateurs à date qui sont allés le découvrir en salles.

Oui bon on est d’accord cela fait un peu pouilleux de reprendre le même texte indigent deux fois de suite. Mais il s’avère que l’on a encore 15 autres fiches à créer avec les paragraphes ad hoc à rédiger. Faites pas ch*** je suis énervé. SG

Les Malheurs de Sophie - AfficheLes Malheurs de Sophie de Christophe Honoré – 1h46 (Gaumont Distribution)

Depuis son château, la petite Sophie ne peut résister à la tentation de l’interdit et ce qu’elle aime par dessus tout, c’est faire des bêtises avec son cousin Paul. Lorsque ses parents décident de rejoindre l’Amérique, Sophie est enchantée. 

Quand j’étais petit, j’ai bien entendu lu Les Malheurs de Sophie et Un bon petit diable. Mais aujourd’hui qui parmi les 10 ans et plus ont entendu parler de ces livres et a fortiori de la Comtesse de Ségur ? Pas grand monde c’est certain. Si l’auteure et ses livres font bien entendu partis du patrimoine littéraire français, il s’agit là tout de même d’un pan largement tombé en désuétude. Pas étonnant donc que le film de Christophe Honoré dont on se demande bien ce qu’il est venu faire dans cette galère, se soit gaufré au box office (374 148 entrées au 8 mai) car à part les parents qui ont emmenés leurs progénitures manifester contre le mariage pour tous, on ne voit pas bien qui cela peut encore intéresser ces diableries d’un autre temps suranné pour ne pas dire naphtaliné. SG

Everybody Wants Some !! - AfficheEverybody Want Some !! de Richard Linklater – 1h57 (Metropolitan)

Dans les années 80, suivez les premières heures de Jake sur un campus universitaire. Avec ses nouveaux amis, étudiants comme lui, il va découvrir les libertés et les responsabilités de l’âge adulte. Il va surtout passer le meilleur week-end de sa vie…

Tout juste sorti de son expérience Boyhood qui suivait l’évolution d’un adolescent en temps réel (tournage sur 12 ans) depuis son enfance jusqu’à son premier jour d’université, Richard Linklater nous pond ce petit bonbon acidulé et réussi qui rappelle immédiatement Dazed and Confused, son deuxième long devenu instantanément culte pour toute la génération grunge. Linklater n’a en effet pas son pareil pour capter l’esprit d’une époque (la sienne puisqu’il reconnaît bien volontiers mettre ici une grande part d’autobiographie) via sa musique et une mise en scène qui sait rendre hommage sans devenir naphtalinée. C’est en effet vivant, vivifiant et toujours extrêmement bien vu. Linklater nous renvoie aussi à notre époque. Sans dire que c’était mieux avant, il rend compte par un jeu de miroir cruel l’énorme retour en arrière que subi la jeunesse d’aujourd’hui. Précieux. 3,5/5SG

La Fin du jour - Affiche 1938La Fin du jour de Julien Duvivier (1939) – 1h48 (Pathé Distribution)

L’abbaye de Saint-Jean-la-Rivière menace de fermer ses portes. Ce qui serait une véritable catastrophe pour ses pensionnaires, tous de vieux comédiens sans ressource. Saint-Clair, acteur autrefois adulé et grand séducteur de femmes, vient justement d’y arriver et y retrouve Marny. grand rival dont il avait jadis séduit la femme, et Cabrissade, artiste de second ordre.

Duvivier explore ici les affres du temps qui jettent de vieux acteurs de théâtre de seconde zone dans une sorte d’hospice où l’on rumine sa vie passée pas forcément réussie. Comme souvent avec le réalisateur les idées sont noires et la tragédie n’est jamais bien loin. Michel Simon en comédien qui n’ a été toute sa vie qu’une doublure jamais utilisée (les acteurs qu’il était censé remplacer ne tombaient jamais malades) et Louis Jouvet en acteur Casanova et flambeur invétéré mais désargenté sont au sommet de leur art. Ils sont accompagnés de toute une troupe qui font de La Fin du jour une étude acerbe de ce monde de l’apparence dont Duvivier ne se prive pas pour lui porter l’estocade au détour de chaque plan. Prévu en Blu-ray le 1er juin chez Pathé qui en a assuré une très belle restauration. 4/5SG

Captain America : Civil War - AfficheCaptain America: Civil War de Anthony et Joe Russo – 2h28 (The Walt Disney Company France)

Steve Rogers est désormais à la tête des Avengers, dont la mission est de protéger l’humanité. À la suite d’une de leurs interventions qui a causé d’importants dégâts collatéraux, le gouvernement décide de mettre en place un organisme de commandement et de supervision…

Disney n’ayant pas daigné nous inviter à la projection de presse, nous n’avons pas daigné le rattraper en salles. Bon après faut être honnête. Si on n’avait pas zappé la sortie et pas oublié d’envoyer un mail à Disney, on aurait certainement pu vous en parler. Ensuite c’est pas comme si toute la presse ne s’était pas penchée sur ce troisième opus des aventures de l’Oncle Sam portant fièrement dans son dos un bouclier de Brennus vaguement maquillé avec une étoile. Une description qui rend compte à n’en pas douter de notre excitation et de notre expertise sur la chose.

Edit 29 mai : Bon bon, la pression du mini moi aura eu la peau de la résistance paternelle (oui oui j’en vois qui disent déjà qu’il a bon dos le gosse). Et bien c’est pas mal du tout mesdames et messieurs. Un tantinet trop long quand même, mais sinon l’histoire tient la route. Le petit bonhomme était au taquet et le papa suivait dialogues et bourres pifs avec intérêt. Faudrait quand même que je revois les précédents épisodes car des fois j’étais un peu largué. Petite déception quand même, Hulk est aux abonnés absents et ce n’est pas les galipettes de Spider-Man qui vont le remplacer. Par contre, le fait que Thor ne soit pas là n’est pas un mal en soi. Faudra quand même que l’on m’explique pourquoi ils ont disparu tous les deux des radars. Manque de budget ? Les acteurs avaient mieux à faire ailleurs ? Ou alors c’est que j’ai raté des trucs dans le précédent épisode. Quand je vous dis qu’il faut que je me remette à niveau. 3,5/5SG

Si l’on fait abstraction des enjeux qui n’ont pas bougé d’un iota depuis le X-Men de Bryan Singer en l’an 2000 (les mutants, c’est dangereux, il faut s’en méfier), du spectacle visuel (fait de CGI caoutchouteux) et d’une bande originale sans éclat, il ne sera pas interdit de prendre un certain plaisir à cette énième Marvel. 3,5/5Stéphane Argentin

Green Room - AfficheGreen Room de Jeremy Saulnier – 1h36 (The Jokers / Bac Films)

Après avoir assisté à un acte de violence horrible, un jeune groupe de punk rock se retrouve piégé dans un lieu isolé. Pour survivre, ils vont devoir lutter contre une bande de skinheads bien décidés à éliminer tous les témoins.

Après Blue Ruin, Jeremy Saulnier continu ses pérégrinations dans le sous-genre du film dit Redneck où comme chacun le sait toutes les nuques rouges sont forcément des néo nazies en puissance ou alors juste des bas de plafond aux mœurs dégénérées. Ici, cette nouvelle famille descendant de celle de Massacre à la tronçonneuse s’en prend aux membres d’un groupe de punk rock témoins bien malgré eux d’un de leurs méfaits. Si Green Room respecte le cahier des charges du genre (du gore, du pitbull, du gore, de l’arme blanche et encore un peu de gore), on en ressort quand même un peu frustré. La faute sans doute à une histoire quelque peu simple pour ne pas dire simpliste qui tourne rapidement en rond et dont la conclusion est trop attendue. 3/5SG

Après l’excellent Blue Ruin, Jeremy Saulnier persiste et signe dans le thriller à l’efficacité aussi redoutable à l’écran que dans les propos traités en filigrane : haine (raciale), usage des armes (à feux), violence qui engendre la violence, etc. 4/5 – SA

Dalton Trumbo - AfficheDalton Trumbo de Jay Roach – 2h04 (UGC Distribution)

Hollywood, la Guerre Froide bat son plein. Alors qu’il est au sommet de son art, le scénariste Dalton Trumbo est accusé d’être communiste. Avec d’autres artistes, il devient très vite infréquentable, puis est emprisonné et placé sur la Liste Noire : il lui est désormais impossible de travailler.

Encore une fois, il va falloir nous expliquer l’intérêt de sortir en salles en France un film disponible depuis des mois sur les sites de téléchargements légaux (aux States) et illégaux en qualité Blu-ray avec des sous-titres français. Nous on n’essaye plus de comprendre. Ou alors chez UGC, avoir pour objectif de faire dans les 100 000 entrées est l’ambition affichée. Dont acte. Au-delà, voici un énième biopic dont l’un des buts est de certainement permettre à Hollywood de faire acte de contrition à moindre frais sur l’une des périodes les plus noires de son histoire. Et ce quelques 70 ans plus tard. SG

Le maccarthysme n’est plus un secret pour personne de nos jours. Et pourtant, capable de livrer de petites perles (l’excellent Game Change) entre deux comédies qui tâchent (Austin Powers et autres Mon beau-père), Jay Roach met ici en lumière ce scénariste-phare d’Hollywood campé par le toujours aussi impressionnant Bryan Cranston pour un résultat qui parvient à nous happer dans la spirale infernale de cette chasse aux sorcières. 3,5/5 – SA

Les Habitants - AfficheLes Habitants de Raymond Depardont – 1h24 (Wild Bunch Distribution)

Raymond Depardon part à la rencontre des Français pour les écouter parler. De Charleville-Mézières à Nice, de Sète à Cherbourg, il invite des gens rencontrés dans la rue à poursuivre leur conversation devant nous, sans contraintes en toute liberté.

Au cours du générique de fin, on apprend que 180 personnes ont été interviewées pour les besoins du doc. Sachant qu’à l’arrivée, une trentaine de couples nous a été présenté (soit 60 personnes en tout), Depardon a donc dû opérer des choix. Si ceux-ci couvrent plutôt bien tous les aspects sociaux contemporains (famille, travail, etc.), ces mêmes personnes prises au hasard dans la rue susciteront forcément des intérêts divers et variés en fonction des sujets abordés. 3,5/5 – SA

West Coast - AfficheWest Coast de Benjamin Weill – 1h20 (Mars Films)

Copkiller, Flé-O, Delete et King Kong ne jurent que par leurs casquettes taguées, jeans baggy et chaînes en or de gangsta rappeurs. Mais ces bad boys de la West Coast sont en réalité Malo, Erwan, Loïc et Brieuc, quatre adolescents maladroits et boutonneux et ils habitent en effet sur la côte ouest… mais à Plougoumelen en Bretagne !

La BA est plutôt vendeuse mais derrière les dialogues assénés tels une mitraillette enraillée, on perçoit quand même les trous d’air de l’histoire et la superficialité des situations. Mais a priori voilà une comédie pas plus indigente que le tout venant hebdo. Et pourtant. Le film n’a semble-t-il eu droit qu’à une seule semaine d’exploitation sur 17 copies pour 2 813 entrées. Là, on a beau chercher, plus rien. Dur quand même. Son distributeur n’est autre que Mars qui a pourtant porté Demain à plus d’un million d’entrées… SG

Nos Souvenirs - AfficheNos Souvenirs de Gus Van Sant – 1h37 (SND)

Alors qu’il semble décidé à mettre fin à ses jours dans la forêt d’Aokigahara, au pied du Mont Fuji, Arthur Brennan se remémore les moments les plus marquants de sa vie de couple : sa rencontre avec sa femme Joan, leur amour, mais aussi l’usure de leur couple et leur éloignement progressif.

Alors que Gus Van Sant s’affiche en grande pompe à la Cinémathèque, son dernier film présenté au festival de Cannes 2015 dans un silence poli sort dans l’indifférence quasi générale.  Un Ange passe. SG

Certes, ce n’est pas là le meilleur Gus Van Sant. De là à se faire huer à Cannes en 2015, il y a tout de même deux poids deux mesures. Certes, on baille poliment à plusieurs reprises. Certes, le scénario avec son alternance passé – présent adopte un style ultra-convenu auxquels s’ajoutent des twists finaux qui tombent un peu comme des cheveux sur la soupe. Ce qui n’altère toutefois pas (trop) la réflexion très juste sur les vicissitudes du couple proposée ici. 2,5/5 – SA

Un homme à la hauteurUn homme à la hauteur de Laurent Tirard – 1h38 (Gaumont)

Diane, une avocate, fraîchement célibataire, reçoit un appel d’Alexandre, un architecte charmant qu’elle n’avait jamais rencontré, et qui va l’aider à retrouver son téléphone égaré. Lorsqu’ils se rencontrent, le rendez-vous prend un tour inattendu.

Et hop on vous renvoie vers notre excellente critique signée Stéphane Argentin qui sans se moucher du coude attribut à cette comédie primesautière et basée sur la seule grosseur du kiki de Dujardin un joli 3,5/5.

Braqueurs - Film 2016 (Affiche)Braqueurs de Julien Leclercq – 1h21 (SND)

Yanis, Eric, Nasser et Frank forment l’équipe de braqueurs la plus efficace de toute la région Parisienne. Entre chaque coup, chacun gère comme il peut sa vie familiale, entre paranoïa, isolement et inquiétude des proches. Par appât du gain, Amine, le petit frère de Yanis, va commettre une erreur… 

Et hop on vous renvoie vers notre excellente critique signée par mes soins. Là aussi on ne se mouche pas du coude et on prétend que l’on est en présence du fameux néo polar tant attendu. Et puis Sami Bouajila il a un plus gros kiki que Dujardin. Et puis lors de son premier week-end le film de Julien Leclercq fait déjà aussi bien que Le Convoi de Frederic Schoendoerffer. Rassérénant à plus d’un titre.  4/5 – SG

Lointain cousin du chef d’œuvre de Michael Mann qu’est Heat, Braqueurs ne se démarque pas tant par ses scènes d’action (trois au total : au début au milieu et à la fin) diablement efficaces mais qui occupent la portion congrue, que par attention toute particulière portée à ses personnages au travers d’un scénario qui tient magnifiquement la route du début à la fin pour mieux nous clouer à notre fauteuil durant 80 minutes. Assurément l’un des tous meilleurs films du genre qu’il ait été donné de voir depuis des lustres et accessoirement le meilleur film du réal à date. 4,5/5 – SA

Mr. Holmes - AfficheMr. Holmes de Bill Condon – 1h44 (ARP)

Sherlock Holmes prend enfin sa retraite, décidé à résoudre une affaire ancienne qui le concerne directement…

Après UGC et son Dalton Trumbo, c’est au tour d’ARP de nous sortir un film déjà entièrement passé sous les fourches caudines du téléchargement illégal depuis des mois. Résultat à peine 22 000 entrées sur 89 copies en 5 jours. Franchement on ne comprend plus trop la stratégie là. SG

La Résurrection du Christ - AfficheLa Résurrection du Christ de Kevin Reynolds – 1h44 (Sony)

Clavius, un puissant tribun militaire romain, et son aide de camp Lucius sont chargés de résoudre le mystère entourant ce qui est arrivé à un Hébreu nommé Yeshua après sa crucifixion.

Si un jour on m’avait dit que le réal de La Bête de guerre ferait un film adoubé par le Vatican, je ne l’aurais pas forcément cru. Maintenant c’est peut-être très bien cette Résurrection du Christ mais franchement c’était au-dessus de nos forces pour l’instant. Pour le coup, on a ressorti notre vieux DVD de Robin des bois, Prince des voleurs (il existe aussi en Blu-ray, NDSA) car celui avec le tank en Afghanistan on l’a prêté à un pote qui ne l’est plus. Et forcément, on ne reverra plus le DVD non plus. SG

Krampus - AfficheKrampus de Michael Dougherty – 1h38 (Universal Pictures France)

Quand Max voit sa famille peu exemplaire se disputer à l’approche de Noël, le garçon décide d’ignorer la célébration, sans se rendre compte que ce manquement à la tradition va provoquer les foudres de Krampus, un démon ancestral bien décidé à punir les réfractaires.

Sortie technique pour Universal (35 copies à peine) pour un film qui aurait mérité mieux. Ne serait-ce que parce que le Blu-ray n’arrivait dans les bacs aux States que le 26 avril (VF + VOST) donnant au distributeur la possibilité de le sortir un peu avant ne serait-ce que pour faire mieux que les pitoyables 2 000 entrées engendrées en 4 jours. Il faut croire que la branche française n’y croyait pas du tout alors même qu’elle s’est fendue de moult projections de presse avec des retours certes mitigés mais jamais catastrophiques. C’est que le film recèle quelques moments savoureux surtout dans la comédie de mœurs même si l’on n’évite jamais les stéréotypes. Après, il va sans dire que c’est très vite oublié avec une fin peu inspirée. Enfin, décider de sortir un film de noël en mai  a quelque chose d’assez déviant qui finit de convaincre qu’Universal France n’en avait fichtrement rien à battre. 3/5 – SG

Spartacus - Affiche 1960Spartacus de Stanley Kubrick – 3h18 (Swashbuckler Films)

A l’époque de l’Empire romain, Spartacus, ancien esclave devenu gladiateur, se révolte contre ses maîtres et lève une armée. Après quelques victoires éclanates, la troupe entreprend de marcher sur la Rome de Jules César…

Plutôt que d’aller voir Dalton Trumbo, préférez Spartacus dont le scénario est justement de Trumbo. Kirk Douglas, le producteur de ce péplum fut le premier avec Otto Preminger pour Exodus à mettre le véritable nom de Trumbo au sein d’un générique, lui qui travaillait sous pseudonyme depuis une décennie suite à ses démêlés avec le Maccarthysme. Au-delà, il s’agit d’un film majestueux aux images encore puissamment évocatrices et spectaculaires. Rejeté par Kubrick, Spartacus reste pourtant l’un de ses meilleurs films. Un très beau Blu-ray est dispo chez Universal issu d’une nouvelle restauration. Cela fait un an qu’il prend la poussière sur mon bureau. Une des nombreuses chroniques en work in progress sur DC (Soupirs !). 4,5/5 – SG

Ah sinon y a Brion qui en parle tellement mieux que moi ci-dessous (c’est bien entendu cliquable) :

Spartacus - Brion

L’un des chefs-d’œuvre du Péplum et l’un des tous meilleurs Kubrick, si ce n’est son meilleur, témoignage inaltérable d’une époque hollywoodienne de la démesure mais qui n’en oubliait pas pour autant de porter une attention toute particulière à son personne-titre et à son message d’émancipation. Autre époque, autre lieu mais propos similaire, trente ans plus tard, Mel Gibson réalisera le chef d’œuvre Braveheart. 5/5 – SA

 

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