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Sorties ciné Cannes 2016

Vu que finalement le festival de Cannes 2016 ne prendra jamais de vacances au regard de l’actualité des sorties dans nos salles passées, présentes et à venir, on a donc décidé de les réunir dans cette rubrique habituellement hebdo (les fameuses sorties ciné) mais qui ici sera unique et bien entendu en sans cesse work in progress. Vous pouvez donc bookmarker cette page et y revenir de temps à autre histoire de lire nos dernières impressions et/ou critiques. Ce qui vous permettra aussi et accessoirement de constater que l’on ne chôme pas à DC. Oui Madame.

Bannière Horizontale Cannes 2016

Café Society - AfficheCafé Society de Woody Allen (USA) – 1h36 (Mars Distribution) – Sortie le 11 mai 2016

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C’est l’histoire d’un jeune homme qui se rend à Hollywood dans les années 1930 dans l’espoir de travailler dans l’industrie du cinéma, tombe amoureux et se retrouve plongé dans l’effervescence de la Café Society qui a marqué cette époque.

Lire notre critique. 3,5/5 – SG

Woody Allen a beau nous ressasser inlassablement ses thèmes de prédilections, à savoir les affres et autres vicissitudes sentimentales dans un style qui flirtent parfois avec la carte postale romantique, il n’en excelle pas moins en la matière et le démontre une fois de plus avec force dans cette histoire de triangle amoureux entre Hollywood et New York de la fin des années 30. 3,5/5 – Stéphane Argentin

Money Monster - AfficheMoney Monster de Jodie Foster (USA) – 1h39 (Sony Pictures) – Sortie le 12 mai 2016

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Lee Gates est une personnalité influente de la télévision et un gourou de la finance à Wall Street. Les choses se gâtent lorsque Kyle, un spectateur ayant perdu tout son argent en suivant les conseils de Gates, décide de le prendre en otage pendant son émission, devant des millions de téléspectateurs…

Le pitch et la bande-annonce annonçaient la couleur : le dernier long-métrage réalisé par Jodie Foster se veut une dénonciation du capitalisme doublé du libéralisme rampant qui gangrène notre société contemporaine. À défaut de faire preuve de finesse ou de surprendre, notamment en accusant tout le monde sans exception de vouloir s’enrichir ou encore en abordant frontalement le fameux dicton « l’argent ne fait pas le bonheur », le résultat final nous tient néanmoins en haleine de bout en bout. 3,5/5 – SA

Un scénario qui tient la route, des acteurs aux talents éprouvés, une mise en scène « glossy » et vous obtenez ce qui s’apparente à un petit brûlot à l’encontre d’un système économique, le nôtre, qui tourne de plus en plus à vide. Mais petit le brûlot quand même. À tel point d’ailleurs qu’à l’instar des téléspectateurs, on vaque à nouveau à nos occupations quotidiennes une fois le direct terminé. Ce qui d’une part renvoie à ce que Carpenter dénonçait d’une manière bien plus virulente dans Invasion Los Angeles et d’autre part à la fin de The Truman Show qui devinait en son temps la future télé réalité. Rien de nouveau ici donc sinon un film pas trop mal troussé que l’on aura oublié d’ici la fin de l’année. 3/5SG

Ma Loute - AfficheMa Loute de Bruno Dumont (France) – 2h02 (Memento) – Sortie le 13 mai 2016

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Été 1910, baie de la Slack dans le Nord de la France. De mystérieuses disparitions mettent en émoi la région. L’improbable inspecteur Machin et son sagace adjoint Malfoy (mal)mènent l’enquête.

Lire notre critique. 4/5 – SG

Nice Guys - AfficheThe Nice Guys de Shane Black (USA) – 1h55 (EuropaCorp) – Sortie le 15 mai 2016

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Los Angeles. Années 70. Deux détectives privés enquêtent sur le prétendu suicide d’une starlette. Malgré des méthodes pour le moins « originales », leurs investigations vont mettre à jour une conspiration impliquant des personnalités très haut placées…

Du Shane Black pur jus, à savoir dans un esprit pulp 100% assumé. Le duo Russell Crowe – Ryan Gosling s’en donne à cœur joie, secondé par l’étonnante Angourie Rice, les séquences s’enchaînent sans temps mort entre situations abracadabrantesques et blagues plus ou moins potaches, le tout en suivant une intrigue polardeuse extrêmement bien ficelée avec en toile de fond la Cité des Anges lors de l’âge d’or du porno des 70s. 4/5 – SA

Un film pot pourri sympathique en diable dont Black est le seul à connaître la recette. Cela tombe bien c’est lui qui l’a inventé étant pour rappel l’auteur de la série des Armes fatales dont ces Nice Guys sont des proches cousins. Alors bien entendu, les ficelles sont connues bien que poussées un cran plus loin (la scène fantasmagorique dans la voiture est à ce titre énorme faisant penser au hasard au Naked Lunch de Cronenberg), mais le plaisir est quasi intact grâce à un super travail d’ensemble entre la bande son, la mise en scène inspirée, les décors et deux acteurs en total roue libre. 3,5/5SG

Julieta - Affiche CannesJulieta de Pedro Almodóvar (Espagne) – 1h39 (Pathé) – Sortie le 18 mai 2016

Julieta s’apprête à quitter Madrid définitivement lorsqu’une rencontre fortuite avec Bea, l’amie d’enfance de sa fille Antía la pousse à changer ses projets. Bea lui apprend qu’elle a croisé Antía une semaine plus tôt.

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Un cinéma bourré de poncifs vaguement dépressif pour bourgeois en mal de sensations existentialistes. Pedro Almodóvar se fout de notre gueule dans les grandes largeurs. Mais bon ça c’est pas une nouveauté. Après, tant qu’il y en aura pour gober, il continuera. 1,5/5SG

On a connu Pedro Almodóvar plus inspiré et passionnant dans ses portraits féminins. Non pas que son dernier long en date ne soit pas mélodramatiquement intéressant, mais il se dégage du parcours de cette femme qui perd successivement son conjoint puis sa fille un fort sentiment de déjà vu dénué de véritables enjeux émotionnellement aussi intenses que dans les précédentes réalisations du cinéaste espagnol. 3/5 – SA

Elle - AfficheElle de Paul Verhoeven (Pays-Bas) – 2h10 (SBS) – Sortie le 25 mai 2016

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Michèle fait partie de ces femmes que rien ne semble atteindre. À la tête d’une grande entreprise de jeux vidéo, elle gère ses affaires comme sa vie sentimentale : d’une main de fer. Sa vie bascule lorsqu’elle est agressée chez elle par un mystérieux inconnu. Inébranlable, Michèle se met à le traquer en retour. Un jeu étrange s’installe alors entre eux. Un jeu qui, à tout instant, peut dégénérer.

Notre avis cannois par Nicolas Thys.

Lire notre critique en cliquant ici. 3/5 – SG

Il y avait matière à de belles thématiques autour d’un personnage féminin au passé sanglant mais hélas, l’ensemble se révèle très mou, voire même tombe à plat, ponctué de scènes à la limite du grotesque (involontaire ?). Verhoeven n’est plus que l’ombre de lui-même. Il est où le Paulo provoc et sulfureux des 80s/90s qui ne transparaît ici que par trop petites touches ? 2,5/5 – SA

Apprentice - AfficheApprentice de Boo Junfeng (Singapour) – 1h55 (Version Originale / Condor) – Sortie le 1er juin 2016

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Aiman officie dans une prison de haute sécurité. Rahim, le bourreau en chef, y accompagne les derniers jours des condamnés. Rapidement, il prend le jeune gardien sous son aile et lui apprend les ficelles du métier. Aiman s’avère être un exécutant très appliqué, mais sa conscience et ses véritables motivations le rattrapent peu à peu…

Notre avis cannois par Nicolas Thys

The Neon Demon - Affiche CannesThe Neon Demon de Nicolas Winding Refn (Danemark) – 1h57 (The Jokers / Le Pacte) – Sortie le 8 juin 2016

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Une jeune fille débarque à Los Angeles. Son rêve est de devenir mannequin. Son ascension fulgurante, sa beauté et sa pureté suscitent jalousies et convoitises. Certaines filles s’inclinent devant elle, d’autres sont prêtes à tout pour lui voler sa beauté.

Lire notre avis cannois par Nicolas Thys

Au-delà de la chronique grinçante sur l’univers du mannequinat où jeunesse, anorexie et bistouri sont le triumvirat quasi-imparable et où les égos souvent surdimensionnés sont inversement proportionnels aux mensurations rachitiques, NWR nous offre surtout à voir, comme le laissait déjà présupposer la bande-annonce, un long défilé d’images (et de sons) mis en scène avec une maestria qui n’est plus à démontrer et qui entend nous conter une fable horrifique où l’expression « bouffer ou se faire bouffer » est prise au pied de la lettre. Encore faut-il adhérer au style elliptique bardé de métaphores du bonhomme. 3/5 – Stéphane Argentin

Folles de joie - AfficheFolles de joie (La Pazza Gioia)  de Paolo  Virzì (Italie – France) – 1h56 (Bac Films) – Sortie le 8 juin 2016

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Béatrice est une mythomane bavarde au comportement excessif. Donatella est une jeune femme tatouée, fragile et introvertie. Ces deux patientes de la Villa Biondi, une institution thérapeutique pour femmes sujettes à des troubles mentaux, se lient d’amitié. Une après-midi, elles décident de s’enfuir bien décidées à trouver un peu de bonheur dans cet asile de fous à ciel ouvert qu’est le monde des gens « sains».

On ne va pas se mentir. La perspective de voir Valeria Bruni Tedeschi dans un rôle totalement azimuté qui doit certainement lui aller comme un gant est au-dessus de nos forces. Non que l’on n’apprécie pas l’actrice aux talents plus que certains, Ma Loute le mois dernier l’a encore prouvé, mais à l’évidence, les névroses affichées ici ne sont pas anodines et semblent refléter ceux souvent entraperçues tout au long de sa riche carrière. Une mise en abyme qui nous semble un peu facile et qui d’ailleurs n’a pas fait d’étincelles au dernier festival de Cannes où le film était en compétition à la Quinzaine des réalisateurs. SG

Peshmerga - AffichePeshmerga de Bernard-Henri Lévy (France) – 1h32 (Ad Vitam) – Sortie le 8 juin 2016

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De juillet à décembre 2015, avec une équipe de cinéma, Bernard-Henri Lévy a remonté les 1000 kilomètres de la ligne de front qui sépare le Kurdistan irakien des troupes de Daech.
De ce voyage est issu un journal de bord en images qui offre un point de vue privilégié sur une guerre inachevée mais dont les enjeux concernent le monde entier. Au plus près des Peshmergas, ces combattants kurdes qui font preuve d’une détermination sans faille dans leur combat contre l’obscurantisme et le djihadisme, le film nous mène des hauteurs de Mossoul au cœur des Monts Sinjar en passant par les derniers monastères chrétiens menacés de destruction.

Moi, un type qui ose se fendre d’une critique élégiaque d’un film unanimement reconnu comme étant un étron intersidéral pour faire plaisir à un pote réalisateur (enfin réalisateur, c’est vite dit), j’ai un peu de mal. Après, il est évident que l’homme est un animal médiatique doué d’une intelligence au-dessus du lot. Mais au service de quoi met-il tout cela en branle sinon pour à l’évidence se mettre en valeur. Peut-être qu’il y a dans tout cela et dans ce doc un fond de vérité, une véritable envie de bien faire et de bien montrer. Mais le vers semble tellement dans le fruit que le doute sera toujours là. Comme si BHL ne symbolisait que trop bien notre humanité et cet Adam de la pomme croquée. SG

La Forêt de quinconces - AfficheLa Forêt de Quinconces de Grégoire Leprince-Ringuet (France) – 1h49 (Alfama Films) – Sortie le 22 juin 2016

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Ondine tombe du piédestal amoureux qui la liait à Paul. Maintenant seul, celui-ci devient la proie du désir de Camille : loin d’elle, Paul devient fou. Après avoir lutté contre la folie, Paul se libère de l’enchantement et meurtrit Camille. Il y aura vengeance…

Bon, déjà si vous arrivez à donner un sens à ce qui se raconte au sein de la bande annonce c’est que vous êtes mures pour aller voir le film. Premier long derrière la caméra de l’acteur Grégoire Leprince-Ringuet (28 ans), La Forêt de Quinconces s’inscrit apparemment dans une volonté pour le néo réalisateur de raconter une histoire à partir de poèmes qu’il avait écrits depuis longtemps. Une sorte d’obsession qui donne un film au titre exprimant un univers mental déclamé en vers. Tout un programme réservé aux initiés qui rappelle les plus belles heures du cinéma français version nombriliste. SG

La Tortue rouge - AfficheLa Tortue rouge de Michael Dudok De Wit (Pays-Bas) – 1h20 (Wild Bunch Distribution) – Sortie le 29 juin 2016

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Les grandes étapes de la vie d’un être humain à travers l’histoire d’un naufragé sur une île déserte peuplée de tortues, de crabes et d’oiseaux.

Lire notre avis cannois par Nicolas Thys

À l’heure où Pixar ne prend plus vraiment de risques artistiques, se contentant de suites plus ou moins calquées sur leurs œuvres originelles, La Tortue Rouge nous offre un long-métrage animé d’un tout autre calibre. Coproduction franco-belgo-japonais (Studio Ghibli) reprenant à son compte le mythe de Robinson Crusoé, La Tortue Rouge nous conte rien moins que le cycle d’une vie entière au travers de multiples métaphores et autres séquences oniriques d’une fulgurance formelle (aucun dialogue, juste de la musique et des sons) qui laisse pantois d’admiration et au comble de l’émotion. En un mot comme en milles : un chef-d’œuvre. 5/5 – Stéphane Argentin

Un film épure à la limite de l’abstraction qui narre l’histoire de l’Homme en lui donnant un sens philosophique et existentiel aussi profond qu’exaltant. La forme précède le message ce qui dans l’animation est extrêmement rare et contribue encore plus au côté quasi unique de cette Tortue Rouge qui navigue en des flots aussi merveilleux que la ligne claire de ses lignes de fuite. Une merveille de tous les instants et de tous les plans. 4/5SG

L'Effet aquatique - AfficheL’Effet aquatique de Sólveig Anspach (Islande – France) – 1h25 (Le Pacte) – Sortie le 29 juin 2016

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Samir, grutier à Montreuil, tombe raide dingue d’Agathe. Comme elle est maître-nageuse à la piscine Maurice Thorez, il décide de prendre des leçons de natation avec elle, alors qu’il sait parfaitement nager. Mais son mensonge ne tient pas trois leçons or Agathe déteste les menteurs !

Lire notre avis cannois par Nicolas Thys

Une comédie romantique pour le moins atypique où l’élément aquatique et a fortiori la piscine fait office de métaphores multiples : sentiments, géopolitique, etc. Dommage que la deuxième partie (islandaise) présente un rythme beaucoup plus hiératique et in extenso un intérêt plus fluctuant. 3/5 – Stéphane Argentin

La Planète des singes - Affiche 2016La Planète des vampires (Terrore nello spazio) de Mario Bava (Italie – USA – Espagne) – 1h28 (The Jokers / La Rabbia) – Sortie le 6 juillet 2016

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Les vaisseaux spatiaux Argos et Galliot s’approchent d’une planète inconnue dont provient un mystérieux signal. Soudain, l’Argos est pris dans une force d’attraction magnétique faisant perdre connaissance à tous les membres de l’équipage, à l’exception du commandant Mark …

Lire notre critique par Francis Moury

Lire notre avis cannois par Nicolas Thys

The Strangers - Affiche Teaser CannesThe Strangers (Goksung) d’Hong-jin Na (Corée du Sud) – 2h36 (Metropolitan) – Sortie le 6 juillet 2016

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La vie d’un village coréen est bouleversée par une série de meurtres, aussi sauvages qu’inexpliqués, qui frappe au hasard la petite communauté rurale.
La présence, récente, d’un vieil étranger qui vit en ermite dans les bois attise rumeurs et superstitions.

Autant être clair d’entrée de jeu : si le personnage central est bien un flic et que l’intrigue débute comme une affaire de meurtre, The Strangers s’éloigne toutefois très rapidement du genre polar qui fit la renommée du réalisateur avec ses deux premiers longs pour s’engouffrer dans l’horreur, le gore et le fantastique. Et si l’on appréciera l’attention portée à la mise en place de tous les personnages, les 90 premières minutes tirent quand même un peu en longueur et c’est véritablement au cours de la dernière heure (le film dure 2h35 !) que tout ce petit monde se met en branle dans un gigantesque maelström hautement jouissif à la croisée entre récits chamaniques, fantomatiques, horrifiques, exorcistes avec des zestes de zombies ou encore d’influences nippones (on pense aux films de Hideo Nakata) qui culmine dans un final « whodunit » aussi noir que sanglant. 3,5/5 – SA

Le Bon Gros Géant - Affiche defLe BGG – Le Bon Gros Géant de Steven Spielberg (USA) – 1h55 (Metropolitan) – Sortie le 20 juillet 2016

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L’incroyable histoire d’une petite fille et du mystérieux géant qui va lui faire découvrir les merveilles et les dangers du Pays des Géants. Mais lorsque les méchants géants dévoreurs d’hommes envahissent le monde des humains, la petite fille, la reine d’Angleterre et le bon gros géant (le BGG) se lancent dans une grande aventure afin de les arrêter.

Lors de la promotion du BGG, Spielberg dressait certains parallèles avec son giga-carton planétaire E.T. et notamment la relation qui se noue entre une poupette et une gentille créature. Le parallèle s’arrêtera toutefois là car autant le joyau E.T. n’a rien perdu de son aura visuelle aux multiples niveaux de lecture (on déconseille la version retouchée numériquement sortie en 2002), autant Le BGG se limite à un gentil petit conte pour enfants sans le même genre de plus-value. En résulte donc un spectacle certes merveilleux sur le plan visuel (merci WETA), parfois drôle (la scène du repas), parfois touchant mais surtout beaucoup trop long (presque 2h) pour le peu que l’on en retiendra à l’arrivée. 3/5 – SA

On a quand même du mal à croire qu’il s’agit là d’un long signé Steven Spielberg. Mais bon, pour avoir vu le film avec mes minis moi dont celui de trois ans qui est tombé du canapé de rire à la scène de prout devenant à ses yeux instantanément culte, on se dit que tonton Steven a certainement voulu faire plaisir à la famille et aux proches. On ne voit pas sinon car Le BGG manque tout de même cruellement d’ambitions tant dans la mise en scène que dans l’histoire, et même sur un plan purement visuel on est sur la réserve. Ceci étant dit, il faut définitivement voir Le BGG accompagné de petiots qui seront beaucoup moins sceptiques que les grands et qui finiront par nous/vous convaincre que c’est Spielberg qui est dans le vrai car lui a su garder son âme d’enfant. Allez, une soupe et au lit ! 3/5SG

Sieranevada - Affiche defSieranevada de Cristi Puiu (Roumanie) – 2h53 (Wild Bunch Distribution) – Sortie le 3 août 2016

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Quelque part à Bucarest, trois jours après l’attentat contre Charlie Hebdo et quarante jours après la mort de son père, Lary – 40 ans, docteur en médecine – va passer son samedi au sein de la famille réunie à l’occasion de la commémoration du défunt. L’évènement, pourtant, ne se déroule pas comme prévu. Les débats sont vifs, les avis divergent. Forcé à affronter ses peurs et son passé et contraint de reconsidérer la place qu’il occupe à l’intérieur de la famille, Lary sera conduit à dire sa part de vérité.

Lire notre compte-rendu cannois par Nicolas Thys

L'Economie du couple - Affiche CannesL’Économie du couple de Joachim Lafosse (Belgique – France) – 1h40 (Le Pacte) – Sortie le 10 août 2016

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Après 15 ans de vie commune, Marie et Boris se séparent. Or, c’est elle qui a acheté la maison dans laquelle ils vivent avec leurs deux enfants, mais c’est lui qui l’a entièrement rénovée. À présent, ils sont obligés d’y cohabiter, Boris n’ayant pas les moyens de se reloger.

La destruction / séparation du couple après 15 ans de vie commune évoquée via le prisme de séquences dont l’apparente trivialité est contrebalancée par l’intensité émotionnelle qui s’en dégage. Elles évoquent aussi en filigrane, sans pour autant verser dans le propos moralisateur, le fait que désormais tout le monde jette quand quelque chose est cassé. On essaye même plus de réparer. Le couple aussi. 3,5/5SA

Dernier Train pour Busan - Affiche defDernier train pour Busan (Bu-San-Haeng) de Yeon Sang-Ho (Corée du Sud) – 1h58 (ARP) – Sortie le 17 août 2016

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Un virus inconnu se répand en Corée du Sud, l’état d’urgence est décrété. Les passagers du train KTX se livrent à une lutte sans merci afin de survivre jusqu’à Busan, l’unique ville où ils seront en sécurité..

Rien de nouveau sous le soleil du genre mais quand même des scènes climax qui jouent leur rôle à fond. L’unité de lieu, de temps et d’action reste comme toujours une règle d’or très efficace en ces contrées de cinéma et enfin les CGI ne font pas trop cheapos. À noter que les zombies sont plus du genre énervés façon World War Z ou 28 jours plus tard que lymphatiques à la The Walking Dead. Pour le reste, les relations entre humains avec le sale con qui sait jouer sur la peur de la masse ou encore celle entre le père et sa fille, rappellent trop au hasard The Mist de Darabont. Et dire que la comparaison n’est pas avantageuse est un euphémisme. 3/5SG

Ce train-là suit certes les rails de ses nombreux prédécesseurs sans vraiment chercher à s’en écarter avec ses personnages archétypaux, ses situations que l’on voit venir à des kilomètres et ses allégories sociales (la peur de « l’autre »). Pour autant, la belle attention portée à chacun, à commencer par la trajectoire de ce père et de sa petite fille, et l’énergie folle furieuse qui se dégage de chacune des scènes d’action qui vous feront vous cramponner à votre fauteuil aboutissent assurément à ce que le cinoche nous a proposé de meilleur dans le genre depuis des lustres. 3,5/5 – SA

Lire aussi notre compte-rendu cannois par Nicolas Thys en cliquant ici

Toni Erdmann - Affiche préventiveToni Erdmann de Maren Ade (Allemagne) – 2h42 (Haut et Court) – Sortie le 17 août 2016

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Quand Ines, femme d’affaire d’une grande société allemande basée à Bucarest, voit son père débarquer sans prévenir, elle ne cache pas son exaspération. Sa vie parfaitement organisée ne souffre pas le moindre désordre mais lorsque son père lui pose la question « es-tu heureuse? », son incapacité à répondre est le début d’un bouleversement profond. 

Buzz assez conséquent pendant le festival et en effet Toni Erdmann peut faire son petit effet lors d’une couverture critique au long cours. Une sorte de film bulle de champagne à l’humour bienfaiteur et reposant pour le festivalier qui enchaîne les trucs à thèse ou les œuvres magistrales. Mais quand il s’agit de le découvrir en projection post Cannes, le sentiment n’est forcément plus le même. Trop long, trop évident, trop répétitif… Pour autant Toni Erdmann ne manque pas de qualités. Disons juste que sa réputation cannoise est ultra surfaite. 2,5/5SG

Le film est certes très (trop) long et certaines séquences auraient parfaitement pu être retirées sans diminuer l’intensité du propos. Pour autant, le parcours sentimentalo-professionnel de cette businesswoman carriériste au contact de son père humaniste fait lentement mais sûrement son ouvrage, aussi bien dans la drôlerie que dans l’émotion pour culminer au cours d’une séquence d’anniversaire mémorable suivi d’un plan de pure concentrée d’émotions. 3/5SA

Rester Vertical - Affiche defRester Vertical de Alain Guiraudie (France) – 1h40 (Les Films du Losange) – Sortie le 24 août 2016

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Léo est à la recherche du loup sur un grand causse de Lozère lorsqu’il rencontre une bergère, Marie. Quelques mois plus tard, ils ont un enfant. En proie au baby blues, et sans aucune confiance en Léo qui s’en va et puis revient sans prévenir, elle les abandonne tous les deux.

14h, devant la machine à café. « Et cela te dirait que l’on rattrape Peter et Elliott le dragon ? Y a une séance à 17h50 en VO au MK2 Bibliothèque. » « C’est tentant ma poule d’autant qu’avec cette chaleur, une bonne clim ne me fera pas de mal. » Problème Mesdames et Messieurs, la séance en question était en VF. Et quel film débutait au même moment, je vous le donne en mille Émile. Bref, ne voulant pas passer à côté de deux heures à la température moins caniculaire, nous voici en train de mater une chatte pleine de poils qui se fait gentiment caresser et lécher, une queue turgescente prête à l’emploi pour enculer un vieil homme qui vient de boire un élixir afin de l’emmener vers l’au-delà. Le tout devant un petit bébé gazouillant. Il y a aussi des moutons et des agneaux sous la menace de loups féroces. Un « héros » apparemment scénariste de son état qui ne produit rien mais qui demande souvent des virements par téléphone à son producteur (histoire certainement vécue). On a droit aussi à un décor lozérien certes moins minéral que chez Dumont mais on y pense quand même. On passe aussi souvent au sein d’une ville côtière de l’Atlantique sans en savoir plus. Le tout donne une histoire que l’on va qualifier gentiment d’un peu tiré par les cheveux. Pour le moins. C’est que Guiraudie ne se met aucune limite faisant louvoyer son film entre conte pastoral et urbain puis expérience fantasmée où les dialogues pur jus ne dépareillent jamais. Nous on dit pourquoi pas. Le cinéma français d’auteur est entre de bonnes mains mais à l’avenir ce sera définitivement sans nous. 2/5SG

Blood Father - Affiche TeaserBlood Father de Jean-François Richet (USA) – 1h28 (SND) – Sortie le 31 août 2016

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John Link n’a rien d’un tendre : ex-motard, ex-alcoolique, ex-taulard, il a pourtant laissé tomber ses mauvaises habitudes et vit reclus dans sa caravane, loin de toute tentation.
C’est l’appel inattendu de sa fille Lydia, 17 ans, qui va lui faire revoir ses plans de se tenir tranquille…
Celle-ci débarque chez lui après des années d’absence, poursuivie par des narcotrafiquants suite à un braquage qui a mal tourné.
Lorsque les membres du cartel viennent frapper à la porte de John, ils sont loin de se douter à qui ils ont affaire…

Comment dire les choses simplement ? Blood Father a tout du produit calibré pour sortir en Direct To Video, voire pourquoi pas en e-Cinéma, c’est dire si on est coulant. C’est d’ailleurs ainsi que le film de Richet est disponible aux States où on peut le trouver sur la plupart des plateformes VOD depuis le 12 août. C’est que Blood Father n’a même pas pour lui cette odeur un peu poisseuse de la petite série B que l’on trouvait naguère en tête de gondole de notre vidéoclub préféré. Tout y est au contraire rutilant dans la crasse travaillée avec un Mel Gibson barbu que chaque mimique ou mouvement du corps sentent à plein nez les répétitions du gars qui en a vite marre. Si encore l’histoire dépotait dans le déjà vu. Même pas. La mise en scène de Richet a de plus du mal à se faire voir sinon lors de la séquence de poursuite en moto un brin expédiée quand même. On se demande bien avec le recul ce que Frémaux a bien pu trouver dans Blood Father pour le programmer à Cannes hors compet sinon à compenser la présence de Rester Vertical que les biens pensants du cinéma français n’auraient pas compris qu’il ne soit pas en sélection officielle. On ne voit que cette raison. Et à bien y réfléchir, cela nous va bien. 2,5/5SG

Divines - Afficge defDivines de Houda Benyamina (France) – 1h45 (Diaphana) – Sortie le 31 août 2016

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Dans un ghetto où se côtoient trafics et religion, Dounia a soif de pouvoir et de réussite. Soutenue par Maimouna, sa meilleure amie, elle décide de suivre les traces de Rebecca, une dealeuse respectée. Sa rencontre avec Djigui, un jeune danseur troublant de sensualité, va bouleverser son quotidien.

Il faut croire que l’expérience Bande de filles sortie en 2015 semble faire des émules. Tant mieux. À la différence tout de même qu’en lieu et place de Céline Sciamma toute droit sortie du sérail façon centre du 7-5 et de la gauche nuit deboutiste, on ait droit ici à une réalisatrice du crue. De la vraie banlieue quoi. À l’écran cela donne une direction d’actrices plus rentre dedans et une mise en scène qui ne veut pas être récupérée, cataloguée ou bouffée à l’aune du 9-3. De fait, Divines est, à l’image de son héroïne, un film un peu bâtard qui n’évite pas certains écueils générés par son histoire (la prise de conscience finale en forme de châtiment rédempteur très peu convaincant) mais au travers duquel souffle une véritable folie salvatrice dont le cinéma français a viscéralement besoin aujourd’hui au risque de mourir faute d’oxygène. 3/5SG

Comancheria - AfficheComancheria de David Mackenzie – 1h42 (Wild Bunch) – Sortie le 7 septembre 2016

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Après la mort de leur mère, deux frères organisent une série de braquages, visant uniquement les agences d’une même banque. Ils n’ont que quelques jours pour éviter la saisie de leur propriété familiale, et comptent rembourser la banque avec son propre argent. À leurs trousses, un ranger bientôt à la retraite et son adjoint, bien décidés à les arrêter.

Vous avez le choix entre notre compte-rendu cannois distillé par Nicolas Thys ou notre critique forcément sublime. Mais dans les deux cas, on en dit que du bien. 3,5/5SG

Bien plus qu’un hommage à mi-chemin entre western et film de gangsters, Comancheria retrace au travers de ses deux duos de protagonistes (les deux frangins vs les deux texas rangers) deux siècles d’histoire américaine en brassant pêle-mêle mais avec une intelligence rare des thématiques telles que les native americans, la course à l’or noir ou encore la crise économique ; le tout épaulé par une mise en scène, une direction d’acteurs et des dialogues de très haute volée. 4/5SA

Voir du pays - AfficheVoir du pays de Delphine et Muriel Coulin – 1h42 (Diaphana) – Sortie le 7 septembre 2016

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Deux jeunes militaires, Aurore et Marine, reviennent d’Afghanistan. Avec leur section, elles vont passer trois jours à Chypre, dans un hôtel cinq étoiles, au milieu des touristes en vacances, pour ce que l’armée appelle un sas de décompression, où on va les aider à « oublier la guerre ». Mais on ne se libère pas de la violence si facilement…

Prix du Scénario à Cannes à la sélection Un Certain Regard. La bande annonce intrigue et l’histoire itou. C’est tellement rare de surcroît quand le cinéma français aborde l’engagement actuel de nos soldats en Afghanistan que voilà un film qui mérite assurément le coup de rétine. Ce n’est pas faute d’avoir zappé les projos de presse donc on va se faire un devoir d’aller yeuter cela en salles. SG

La question de l’interventionnisme militaire français (dans le cas présent en Afghanistan) est abordée ici avec une lucidité peu commune par l’entremise de cette poignée de soldats (féminins) abimés par la guerre dont on devine bien vite que le retour à la vie « normale » ne sera pas chose aisée pour ne pas dire impossible. 3,5/5SA

Victoria - AfficheVictoria de  Justine Triet – 1h36 (Le pacte) – Sortie le 14 septembre 2016

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Victoria Spick, avocate pénaliste en plein néant sentimental, débarque à un mariage où elle y retrouve son ami Vincent et Sam, un ex-dealer qu’elle a sorti d’affaire. Le lendemain, Vincent est accusé de tentative de meurtre par sa compagne. Le début d’une série de cataclysmes pour Victoria.

Sorte de dramédie (oui c’est plus in que de dire comédie dramatique) sous Tranxène en ce sens qu’elle est sans cesse sur la retenue prête à exploser à l’image de sa Virginie Efira de Victoria. Une comédienne d’ailleurs plus inspirée que d’hab avec en face un Vincent Lacoste qui offre enfin autre chose que du Vincent Lacoste (morgue, moue, tête à claque et jeu amorphe). Il y a donc une étincelle dans ce corps gloubi-boulga au service d’un film qui se la joue à la marge et qui est doté d’un humour à froid faisant souvent mouche. Après, cela reste un peu vain et au final mineur de par son histoire totalement nombriliste et sans véritables enjeux. 3/5SG

On vous invite aussi à lire le compte rendu cannois signé Nicolas Thys beaucoup plus enthousiaste.

Clash - AfficheClash de Mohamed Diab (Égypte – France) – 1h37 (Pyramide Distribution) – Sortie le 14 septembre 2016

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Le Caire, été 2013, deux ans après la révolution égyptienne. Au lendemain de la destitution du président islamiste Morsi, un jour de violentes émeutes, des dizaines de manifestants aux convictions politiques et religieuses divergentes sont embarqués dans un fourgon de police. Sauront-ils surmonter leurs différences pour s’en sortir ?

C’est si bien chroniqué par notre ami Nico qui l’a vu lors de ses vacances à Cannes que l’on n’a pas eu envie de le contredire en allant voir le film. Oui on sait, on est un peu des bâtards à DC. SG

Juste la fin du monde - AfficheJuste la fin du monde (2016) de Xavier Dolan (Canada – France) – 1h35 (Diaphana Distribution) – Sortie le 21 septembre 2016

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Après douze ans d’absence, un écrivain retourne dans son village natal pour annoncer à sa famille sa mort prochaine.
Ce sont les retrouvailles avec le cercle familial où l’on se dit l’amour que l’on se porte à travers les éternelles querelles, et où l’on dit malgré nous les rancoeurs qui parlent au nom du doute et de la solitude.

Lire notre avis cannois par Nicolas Thys2/5

« Je ne suis pas très doué par les paroles » déclare peu ou prou le personnage de Marion Cotillard au début du film. Une assertion qui pourrait s’appliquer au métrage tout entier tant cette adaptation d’une pièce de théâtre sonne bien souvent faux dans son phrasé en vue d’exacerber les sentiments autour de ces retrouvailles familiales à la mise en scène symptomatique du cinéma de Xavier Dolan ; à savoir entrecoupés à intervalles réguliers de séquences musicales au ralenti que l’on croirait toutes droit sorties d’un mauvais vidéoclip. SA2/5

 

Aquarius - AfficheAquarius (2016) de Kleber Mendonça Filho (Brésil – France) – 2h25 (SBS Distribution) – Sortie le 28 septembre 2016

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Clara, 65 ans, est critique de musique retraitée. Veuve, elle a trois enfants aujourd’hui adultes et vit dans dans un appartement plein de disques et de livres situé dans l’immeuble « Aquarius ». Mais Clara a un talent particulier : elle voyage dans le temps…

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La danseuse - Affiche DefLa Danseuse (2016) de Stéphanie Di Giusto (France) – 1h52 (Wild Bunch Distribution) – Sortie le 28 septembre 2016

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Loïe Fuller est née dans le grand ouest américain. Rien ne destine cette fille de ferme à devenir la gloire des cabarets parisiens de la Belle Epoque et encore moins à danser à l’Opéra de Paris. Cachée sous des mètres de soie, les bras prolongés de longues baguettes en bois, Loïe réinvente son corps sur scène et émerveille chaque soir un peu plus.

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Dogs - AfficheDogs (2016) de Bogdan Mirică (Roumanie – France) – 1h44 (Bac Films) – Sortie le 28 septembre 2016

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Roman est de retour sur les terres de son grand-père qu’il vient de recevoir en héritage. Alors qu’il décide de vendre cette propriété où rien ne pousse, il se trouve confronté à des mafieux dont son aïeul était le chef. Ces derniers ne reculeront devant rien pour préserver cette terre au centre de leur trafic.

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Chouf - AfficheChouf (2016) de Karim Dridi (France) – 1h48 (Pyramide Distribution) – Sortie le 5 octobre 2016

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Chouf, ça veut dire « regarde » en arabe. C’est le nom des guetteurs des réseaux de drogue de Marseille. Sofiane, 24 ans, brillant étudiant, intègre le business de son quartier après le meurtre de son frère, un caïd local. Pour retrouver les assassins, Sofiane est prêt à tout.
Il abandonne famille, études et gravit rapidement les échelons. Aspiré par une violence qui le dépasse, Sofiane découvre la vérité et doit faire des choix.

Mercenaire - AfficheMercenaire (2016) de Sacha Wolff (France) – 1h44 (Ad Vitam) – Sortie le 5 octobre 2016

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Soane, jeune Wallisien, brave l’autorité de son père pour partir jouer au rugby en métropole. Livré à lui-même à l’autre bout du monde, son odyssée le conduit à devenir un homme dans un univers qui n’offre pas de réussite sans compromission.

Poesia Sin fin - AffichePoesía Sin Fin (2016) de Alejandro Jodorowsky (France – Chili) – 2h08 (Le Pacte) – Sortie le 5 octobre 2016

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Dans l’effervescence de la capitale chilienne Santiago, pendant les années 1940 et 50, « Alejandrito » Jodorowsky, âgé d’une vingtaine d’années, décide de devenir poète contre la volonté de sa famille. Il est  introduit dans le cœur de la bohème artistique et intellectuelle de l’époque…

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Captain Fantastic - Affiche defCaptain Fantastic (2016) de Matt Ross (États-Unis) – 1h58 (Mars Films) – Sortie le 12 octobre 2016

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Dans les forêts reculées du nord-ouest des États-Unis, vivant isolé de la société, un père dévoué a consacré sa vie toute entière à faire de ses six jeunes enfants d’extraordinaires adultes.
Mais quand le destin frappe sa famille, ils doivent abandonner ce paradis qu’il avait créé pour eux. La découverte du monde extérieur va l’obliger à questionner ses méthodes d’éducation et remettre en cause tout ce qu’il leur a appris.

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La Fille inconnue - AfficheLa Fille inconnue (2016) de Luc et Jean-Pierre Dardenne (Belgique) – 1h46 (Diaphana) – Sortie le 12 octobre 2016

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Jenny, jeune médecin généraliste, se sent coupable de ne pas avoir ouvert la porte de son cabinet à une jeune fille retrouvée morte peu de temps après. Apprenant par la police que rien ne permet de l’identifier, Jenny n’a plus qu’un seul but : trouver le nom de la jeune fille pour qu’elle ne soit pas enterrée anonymement, qu’elle ne disparaisse pas comme si elle n’avait jamais existé.

Depuis deux ou trois films, le cinéma des frères Dardenne avaient tendance à ronronner. Avec cette Fille inconnue, ils ont passé le cap de l’auto citation paresseuse et sans âme. À croire que les rumeurs qui voulaient que ce film soit quelque part une « commande » de Frémaux voulant absolument voir figurer les frères belges dans la sélection cannoise 2016 étaient justifiées. La Fille inconnue y a pour le coup reçu un accueil plus que mitigé obligeant certainement les deux cinéastes à revoir leur copie puisque le film propose désormais un montage différent et une durée plus resserrée. On ne saurait dire ce qui change mais à l’évidence cela ne suffit pas à faire de cette Fille inconnue autre chose qu’un pâle reflet d’un cinéma autrefois éprouvant et naturaliste. Est-ce que les frères Dardenne se sont embourgeoisés ? Ce serait une critique facile tant le constat vaudrait pour tout artiste qui se respecte. Ou presque. Non, disons qu’il manque à tout cela une idée directrice et l’envie d’en découdre qui faisait d’un Rosetta par exemple un brûlot révélateur de la dérive sociale de nos sociétés dites modernes. Dans La Fille inconnue on a une jeune médecin uniquement portée par un remord qui va dicter le reste de sa vie. C’est pour le moins naïf. Pour ne pas dire plus. 2/5 – SG

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Voyage à travers le cinéma français - AfficheVoyage à travers le cinéma français (2016) de Bertrand Tavernier (France) – 3h11 (Pathé) – Sortie le 12 octobre 2016

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Ce travail de citoyen et d’espion, d’explorateur et de peintre, de chroniqueur et d’aventurier qu’ont si bien décrit tant d’auteurs, de Casanova à Gilles Perrault, n’est-ce pas une belle définition du métier de cinéaste que l’on a envie d’appliquer à Renoir, à Becker, au Vigo de l’Atalante, à Duvivier, aussi bien qu’à Truffaut ou Demy.

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Ma vie de courgette - Affiche defMa vie de courgette (2016) de Claude Barras (France) – 1h06 (Gebeka Films) – Sortie le 19 octobre 2016

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Courgette n’a rien d’un légume, c’est un vaillant petit garçon. Il croit qu’il est seul au monde quand il perd sa mère. Mais c’est sans compter sur les rencontres qu’il va faire dans sa nouvelle vie au foyer pour enfants. 

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65 minutes d’un concentré de ces faits divers qui brisent des familles et in extenso des enfances mais qui, derrière la noirceur des événements relatés, prend les atours d’une animation « manuelle » qui sied à merveille à la distanciation nécessaire au service de situations et de dialogues tour à tour bouleversifiants et hilarants ; la « leçon d’éducation sexuelle » étant à ce titre à mourir de rires. On en ressort avec le cœur gros comme ça et l’envie de chérir comme jamais nos charmantes têtes blondes, fussent-elles « têtes à claques » par moments, et d’évoquer avec elles les nombreuses thématiques abordées au cours de cette petite perle de l’animation qui, tour de force paradoxal, place la cellule familiale au cœur de ses enjeux et de lendemains qui chantent. 4,5/5 – Stéphane Argentin

Mal de pierre - AfficheMal de pierres (2016) de Nicole Garcia (France – Belgique) – 1h56 (StudioCanal) – Sortie le 19 octobre 2016

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Gabrielle a grandi dans la petite bourgeoisie agricole où son rêve d’une passion absolue fait scandale. A une époque où l’on destine d’abord les femmes au mariage, elle dérange, on la croit folle. Ses parents la donnent à José, un ouvrier saisonnier, chargé de faire d’elle une femme respectable.

Ce n’est pas tant d’un mal physique dont souffre l’héroïne que de la plus vieille et douloureuse souffrance qui soit : la maladie d’amour. Et si la performance de Marion Cotillard ne saurait être remise en question, on ne pourra en dire autant de cette intrigue mélodramatique qui s’étire à n’en plus finir jusqu’à un simili twist final qui in fine ne nous touche guère plus que les 2h précédentes. À défaut de pierres, ce nouveau Nicole Garcia nous laisse de marbre. SA2/5

Indochine - Affiche 2016Indochine (1991) de Régis Wargnier (France) – 2h40 (Carlotta Films) – Sortie le 15 avril 1992 –  Reprise le 19 octobre 2016 en version restaurée 4K

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Dans l’Indochine des années trente, Eliane Devries dirige avec son père Émile une plantation d’arbres à caoutchouc. Elle a adopté Camille, une princesse annamite orpheline. Toutes les deux ne vont pas tarder à tomber amoureuses de Jean-Baptiste, un jeune officier de la marine. Au même moment, sur fond de nationalisme ambiant, sont perpétrés les premiers attentats contre les Français…

Olli Maki - AfficheOlli Mäki (2016) de Juho Kuosmanen (Finlande) – 2h40 (Les Films du Losange) – Sortie le 19 octobre 2016

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Été 1962, Olli Mäki prétend au titre de champion du monde poids plume de boxe. De la campagne finlandaise aux lumières d’Helsinki, on lui prédit un avenir radieux. Pour cela, il ne lui reste plus qu’à perdre du poids et à se concentrer. Mais il y a un problème – Olli est tombé amoureux de Raija.

Prix Un Certain Regard Cannes 2016

Notre avis cannois

Moi, Daniel Blake - Affiche defMoi, Daniel Blake (2016) de Ken Loach (Grande-Bretagne) – 1h39 (Le Pacte) – Sortie le 26 octobre 2016

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Pour la première fois de sa vie, Daniel Blake, un menuisier anglais de 59 ans, est contraint de faire appel à l’aide sociale à la suite de problèmes cardiaques. Mais bien que son médecin lui ait interdit de travailler, il se voit signifier l’obligation d’une recherche d’emploi sous peine de sanction.

Palme d’or Cannes 2016

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Mademoiselle (2016) de Park Chan-Wook - AfficheMademoiselle (2016) de Park Chan-Wook (Corée du Sud) – 2h25 (The Jokers Films / Bac Films) – Sortie le 2 novembre 2016

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Corée. Années 1930, pendant la colonisation japonaise. Une jeune femme (Sookee) est engagée comme servante d’une riche japonaise (Hideko), vivant recluse dans un immense manoir sous la coupe d’un oncle tyrannique. Mais Sookee a un secret. Avec l’aide d’un escroc se faisant passer pour un comte japonais, ils ont d’autres plans pour Hideko…

Il faudra en passer par un premier acte / chapitre un peu lent à mettre en place toutes les pièces d’un puzzle qui découle ensuite sur des trésors de cynisme et de roublardise mais surtout de sensualité et d’érotisme jusqu’à rejoindre l’une des thématiques préférées du cinéaste, la vengeance. Un plat que Park Chan-Wook excelle à nous servir froid. SA3,5/5

La Mort de Louis XIV - AfficheLa Mort de Louis XIV (2016) de Albert Serra (France) – 1h55 (Capricci Films) – Sortie le 2 novembre 2016

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Août 1715. À son retour de promenade, Louis XIV ressent une vive douleur à la jambe. Les jours suivants, le Roi poursuit ses obligations mais ses nuits sont agitées, la fièvre le gagne. Il se nourrit peu et s’affaiblit de plus en plus. C’est le début de la lente agonie du plus grand roi de France, entouré de ses fidèles et de ses médecins.

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Le Client - Affiche defLe Client (2016) de Asghar Farhadi (Iran – France) – 2h03 (Memento Films) – Sortie le 9 novembre 2016

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Contraints de quitter leur appartement du centre de Téhéran en raison d’importants travaux menaçant l’immeuble, Emad et Rana emménagent dans un nouveau logement. Un incident en rapport avec l’ancienne locataire va bouleverser la vie du jeune couple.

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S’il ne possède pas la même intensité sur les 2h que les prodigieux Une séparation et Le Passé, le dernier Asghar Farhadi n’en explore pas moins à nouveau la thématique de l’implosion du couple tout en non-dits dont la portée dramatique et émotionnelle atteint son apogée au cours du dernier acte entre quatre murs. 3,5/5 – SA

Le Disciple - Affiche cannoiseLe Disciple (2016) de Kirill Serebrennikov (Russie) – 1h58 (ARP Sélection) – Sortie le 23 novembre 2016

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Veniamin, un adolescent pris d’une crise mystique, bouleverse sa mère, ses camarades et son lycée tout entier, par ses questions. Les adultes sont vite dépassés par les certitudes d’un jeune homme qui ne jure que par les Écritures. Seule Elena, son professeur de biologie, tentera de le provoquer sur son propre terrain.

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Ma' Rosa - AfficheMa’ Rosa (2016) de  Brillante Mendoza (Philippine) – 1h50 (Pyramide Distribution) – Sortie le 30 novembre 2016

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Ma’ Rosa a quatre enfants. Elle tient une petite épicerie dans un quartier pauvre de Manille où tout le monde la connaît et l’apprécie. Pour joindre les deux bouts, elle et son mari Nestor y revendent illégalement des narcotiques. Un jour ils sont arrêtés. Face à des policiers corrompus, les enfants de Rosa feront tout pour racheter la liberté de leurs parents.

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Baccalauréat - AfficheBaccalauréat (2016) de Cristian Mungiu (Roumanie – France) – 2h08 (Le Pacte) – Sortie le 7 décembre 2016

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Romeo, médecin dans une petite ville de Transylvanie, a tout mis en œuvre pour que sa fille, Eliza, soit acceptée dans une université anglaise. Il ne reste plus à la jeune fille, très bonne élève, qu’une formalité qui ne devrait pas poser de problème : obtenir son baccalauréat.

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La Jeune fille sans mains - AfficheLa Jeune fille sans mains (2016) de Sébastien Laudenbach (France) – 1h13 (Shellac) – Sortie le 14 décembre 2016

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En des temps difficiles, un meunier vend sa fille au Diable. Protégée par sa pureté, elle lui échappe mais est privée de ses mains. Cheminant loin de sa famille, elle rencontre la déesse de l’eau, un doux jardinier et le prince en son château. Un long périple vers la lumière…

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Neruda - AfficheNeruda (2016) de  Pablo Larraín (Chili – Argentine – France) – 1h48 (Wild Bunch Distribution) – Sortie le 4 janvier 2017

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1948, la Guerre Froide s’est propagée jusqu’au Chili. Au Congrès, le sénateur Pablo Neruda critique ouvertement le gouvernement. Le président Videla demande alors sa destitution et confie au redoutable inspecteur Óscar Peluchonneau le soin de procéder à l’arrestation du poète.

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Harmonium - Affiche defHarmonium (2016) de  Pablo Larraín (Chili – Argentine – France) – 1h48 (Wild Bunch Distribution) – Sortie le 4 janvier 2017

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Dans une discrète banlieue japonaise, Toshio et sa femme Akié mènent une vie en apparence paisible avec leur fille. Un matin, un ancien ami de Toshio se présente à son atelier, après une décennie en prison. À la surprise d’Akié, Toshio lui offre emploi et logis.

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