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Première Séance : Furyo

Furyo fait partie de ces films ayant acquis le statut de film culte ou de classique dans la foulée de sa sortie. La musique signée Ryūichi Sakamoto y a certainement beaucoup contribué. Mais pas que, puisque l’on ne peut dissocier ce film réalisé par Nagisa Ōshima de David Bowie, star incandescente dont on continue aujourd’hui à explorer la psyché via une très belle expo à La Philharmonie de Paris.

Affiche-Furyo-Version-Restaurée

Furyo reste aussi dans toutes les mémoires de par son traitement à contre-courant de films d’aventure type Le Pont de la rivière Kwaï dont il n’est en fait que le rejeton un peu bâtard. Ōshima cherchant plus en fait à prolonger son étude sur des relations humaines fortes et finalement déviantes si l’on se place du côté de la vindicte sociale. Le fait d’immerger cela au sein d’un camp de prisonniers japonnais au temps de la seconde guerre mondiale permet de tordre le coup au genre auquel soit disant il se réfère pour donner un film onirique, contradictoire et toujours aussi foutrement moderne.

Sa sortie en version restaurée 2K (le même master que Criterion a utilisé pour son édition Blu-ray) est l’occasion de s’y replonger à nouveau dans des conditions optimums et certainement supérieures à celle de sa sortie salle en 1983.

Quant à nous, on essaye de dire des trucs intelligents devant la caméra. Comme toujours c’est pas gagné…

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