French Connection - Imge Une

Sorties Ciné du 19 août : French Touch

Nouvelle rubrique hebdo. Sorties ciné va nous permettre de nous répandre en quelques lignes souvent de mauvaise foi et peu argumentées sur les sorties de la semaine. Certaines auront eu les honneurs d’une critique circonstanciée, d’autres (et c’est la majorité) non. Parce que on a eu la flemme, parce que le film est mauvais, parce que on a rien à dire d’intéressant, parce qu’on ne l’a pas vu… mais on va quand même dire ce que l’on en pense. Bref, l’idée est de se défouler et accessoirement d’informer. Pas le contraire. Ce serait trop simple et trop vertueux. Ce que, comme chacun le sait, nous ne sommes pas à DC.

Antigang - AfficheAntigang – de Benjamin Rocher (SND)

Serge Buren est un flic de légende, entouré d’une bande de jeunes flics aux méthodes peu conventionnelles. Qu’importe qu’ils utilisent des battes de baseball ou « oublient » le règlement au cours d’arrestations spectaculaires, les résultats sont au rendez-vous !

 

Benjamin Rocher élève quelque peu ses standards de cinéma pour accoucher d’un polar d’action à la sauce eighties avec de la comédie dedans. Si ce n’est pas la catastrophe crainte, Antigang n’est pas non plus une surprise inespérée. Dans cet entre-deux surnage un Alban Lenoir qui crève à nouveau l’écran après Un français. La suite est à lire au sein de notre critique ici (sans vouloir vous commander). SG2,5/5

Ni mieux ni moins bien que The Sweeney (dont environ 80% des scènes sont reprises) mais une approche différente, moins roots et davantage comédie-policière. Tout ceci n’est là encore pas bien fin, mais on passe néanmoins 90 minutes pas déplaisantes grâce notamment à Alban Lenoir qui vampirise littéralement toutes les scènes dans lesquelles il joue ! SA – 3/5

Sinister 2 - AfficheSinister 2 – de Ciarán Foy (Wild Bunch Distribution)

Alors qu’il reprend son enquête inachevée sur les homicides non résolus, l’ex-shérif adjoint fait la connaissance d’une jeune mère de famille et de ses jumeaux. Ces derniers viennent de s’installer dans une maison où des événements macabres se sont produits.

Le premier ne nous avait pas déplu, mais pas au point d’aller voir le deuxième. Voilà, voilà. SG

Une famille à louer - AfficheUne famille à louer – de Jean-Pierre Améris (StudioCanal)

Paul-André, la quarantaine, est un homme timide et plutôt introverti. Riche mais seul, il s’ennuie profondément et finit par conclure que ce dont il a besoin, c’est d’une famille !

Le sujet est tout particulièrement traité par dessus la jambe. Mais le plus embêtant, et de loin, c’est que le message du film semble être qu’un homme (Poelevoorde que l’on a vu infiniment meilleur !) avec énormément d’argent pourra avoir la famille qui va avec. Tout ne serait pas à Louer en fait justement mais bien à acheter. Les sentiments en prime. Maladresse d’un réalisateur que l’on a connu plus subtil et inspiré avec  Les Émotifs anonymes. À oublier ! CLP1,5/5

Croisement entre Pretty Woman et Le Jouet de Veber, le film ne parvient jamais à réitérer la sensibilité ou le regard social des Émotifs anonymes en dépit d’un duo Poelvoorde / Efira qui font de leur mieux. Sitôt passer le « contrat » de départ, toutes les scènes visant à mettre en exergue les répercussions de l’éducation des enfants sur la vie d’adulte ou encore les différences de classe sociale ne décollent jamais. SA – 2/5

La Belle saison - AfficheLa Belle saison – de Catherine Corsini (Pyramide Distribution)

1971. Delphine, fille de paysans, monte à Paris pour s’émanciper du carcan familial et gagner son indépendance financière. Carole est parisienne. En couple avec Manuel, elle vit activement les débuts du féminisme. Lorsque Delphine et Carole se rencontrent, leur histoire d’amour fait basculer leurs vies.

Sujet assez intelligemment traité plus sous l’angle de l’amour fou que de la pétition politique. L’oeuvre n’est pas non plus dénuée de qualités esthétiques (belle photo) et Cécile de France est impeccable, comme toujours a t-on envie de dire. La belle saison, ou si le féminisme nous était conté. CLP3/5

Hormis un ventre-mou au cours de sa deuxième moitié, ce film estampillé « MLF années 70 » présente à plusieurs reprises, par l’entremise d’une histoire d’amour lesbienne impossible dans la France rurale de ces années-là, des résonances avec la réalité du quotidien 40 ans plus tard (égalité des salaires, harcèlement, etc.). SA – 3/5

American Ultra - Affiche françaiseAmerican Ultra – de Nima Nourizadeh (Metropolitan FilmExport)

Une comédie d’action à propos de Mike Howell dont la vie paisible et sans ambition avec sa petite amie Phoebe se retrouve soudainement chamboulée. À sa grande surprise, Il est en fait un agent dormant surentrainé dont la mémoire a été effacée…

On aurait bien aimé le voir mais d’une Metro nous fait toujours la gueule et de deux on a eu la flemme de se vautrer dans une salle en guise de séance de rattrapage. Du coup cela va passer par la case Blu-ray cette histoire à moins que notre Stef national ne le coche dans son programme du week-end. Wait and see… SG

« Par le réalisateur de Project X » annonçait l’affiche. Autant dire du film aussi déjanté que ce que sa bande-annonce laissait augurer. Et effectivement, c’est too much mais néanmoins jouissif dans l’action avec juste ce qu’il faut d’attention portée à son couple vedette pour aboutir à un résultat pas déplaisant à suivre sans pour autant être inoubliable. Mention spéciale tout de même au générique de fin : portnawak mais tordant. SA – 3/5

La Cité des dangers - Affiche française ressortie 2015La Cité des dangers (Hustle) – de Robert Aldrich (Swashbuckler Films – Rep. 2015)

Gloria Hollinger est retrouvée morte sur une des plages de Malibu. Sur les instances de son supérieur, Philip Gaines, le lieutenant chargé de l’enquête, est sur le point de classer l’affaire en pensant qu’il s’agit d’un suicide. Cependant, il poursuit officieusement ses recherches à la demande des parents de la victime.

Film peu connu dans la fin de carrière d’Aldrich, Hustle mérite pourtant bien cette ressortie et cette (re)découverte. Le réalisateur d’En quatrième vitesse ou Les Douze salopards dépeint ici une Amérique des seventies en pleine déliquescence où ses habitants ont perdu leurs dernières illusions. Los Angeles est corrompue jusqu’à la moelle et Burt Reynolds, un flic à qui l’on demande d’enquêter sur une jeune noyée cocaïnée et violée, ne se résout pas à classer l’affaire en suicide pour jouer le jeu des puissants de la ville. Comme souvent avec Aldrich c’est sans prise de gants, frontal et nauséeux. La démonstration fait plus que jamais mouche aujourd’hui et Catherine Deneuve, en pute française amoureuse de Reynolds, est parfaite. Film rare qui ne dispose que d’une édition DVD datant de 2005 chez nous (ressortie en 2010) à la copie plus que potable. SG3,5/5

French Connection Affiche 2015French Connection – de William Friedkin (Capricci Films – Rep. 2015)

Deux flics des stups, Buddy Russo et Jimmy Doyle, dit Popeye, se retrouvent sur la piste d’une grosse livraison d’héroïne en provenance de Marseille. De planques en filatures, d’arrestations en courses-poursuites dans les rues de New York, Popeye et Russo vont démanteler ce que les archives du crime appellent désormais… la French Connection.

« C’était Bill Hickman qui était au volant de la voiture de Popeye. Nous avons répété la scène plusieurs fois en le faisant conduire à une vitesse réduite, mais le cascadeur qui était au volant de l’autre véhicule se trompa en calculant son temps d’approche et, au lieu de freiner au dernier moment juste avant la collision, il rentra violemment dans le flanc de Popeye. Personne ne fut blessé, mais la voiture était pliée comme un accordéon. Sass Bedig, notre unique spécialiste des effets spéciaux, se mit au travail et, avec sa boîte à outils, redonna sa forme originelle à la voiture. J’ai gardé la collision dans le film et nous avons fait comme si le véhicule de Popeye n’avait été que partiellement endommagé. » (extrait du livre Friedkin Connection de William Friedkin paru aux Éditions de La Martinière). Il s’agit d’une ressortie en copie restaurée (22 au total ce qui pour une reprise est énorme). L’occasion de (re)voir ce chef-d’œuvre absolue autrement qu’en Blu-ray où deux éditions, très différentes au niveau de l’image, ont vu le jour. SG 5/5.

Le dépliant en PDF du distributeur

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