Police Fédérale, Los Angeles - Image une fiche film

Fiche film : Police Fédérale, Los Angeles

Police Fédérale, Los Angeles est adapté du roman du même nom de Gerald Petievich qui était un ancien membre des services de renseignement américain reconverti en romancier et scénariste.

De véritables ex-détenus ayant été condamnés pour trafic de fausse monnaie ont été engagés en tant que consultants sur Police Fédérale, Los Angeles et quelques agents de police ont contribué à l’élaboration de certaines scènes du film. Par ailleurs, les scènes de la prison ont été tournées dans le pénitencier de San Luis Obispo. Ce sont d’ailleurs de véritables détenus qui font office de figurants.

« Je voulais faire une scène de course-poursuite qui serait la pièce maîtresse du film. Pendant de nombreuses années, je me suis demandé ce que je pourrais faire pour surpasser la course-poursuite de French Connection. Pour Police Fédérale, Los Angeles elle se déroulerait à grande vitesse, à contre-sens sur une autoroute. » – William Friedkin in Friedkin Connection : Les Mémoires d’un cinéaste de légende (Édition de La Martinière)

Police Fédérale, Los Angeles (To Live and Die in L.A. – 1985)

Réalisateur : William Friedkin
Acteurs : William L. Petersen, Willem Dafoe, John Pankow, Debra Feuer, John Turturro, Darlanne Fluegel, Dean Stockwell
Durée : 1h56
Distributeur : Splendor Films (Rep. 2017)
Sortie en salles : 7 mai 1985
Reprise : 4 janvier 2017

Résumé : Richard Chance est un flic tête brûlée, obsédé par la traque du faussaire Rick Masters. Le jour où son coéquipier est abattu alors qu’il menait une opération en solo, Chance va peu à peu dévier de la légalité pour parvenir à ses fins et régler ses comptes…

Articles / Liens :

  • Avis express : Dernier très grand film signé Friedkin, Police Fédérale, Los Angeles est aussi quelque part une relecture de French Connection et surtout l’antithèse de la série Miami Vice qui cartonnait à l’époque. Mais qu’il serait bien malaisé de réduire Police Fédérale, Los Angeles à cet incipit forcément réconfortant pour qui aime ranger et caser. Car Police Fédérale, Los Angeles c’est d’abord un film qui s’inscrit à la fois dans les années 80 tout en s’en désolidarisant d’une façon exemplaire. Cinéaste des années 70, Friedkin regarde la nouvelle décennie avec une certaine morgue doublée d’un viol caractérisé. Ce que n’est rien d’autre au final ce Police Fédérale, Los Angeles, un produit un peu mutant reprenant ce qui avait fait le succès de French Connection certes (mise en scène minérale, acteurs inconnus, course-poursuite encore plus spectaculaire) tout en y mixant des ingrédients plus dans l’air du temps tels que cette musique pop signée Wang Chung ou encore cette photo un brin pubarde censée être le miroir d’une ville artificielle et anxiogène. Et puis Friedkin n’oublie pas de nous balancer à nouveau quelques unes de ses thématiques récurrentes comme la quête obsessionnelle qui peut aller jusqu’à l’autodestruction et l’échec qui va avec. Les personnages ne sont ainsi jamais tout blancs ou tout noirs. En cela celui joué par Willem Dafoe, le faussaire Rick Masters, est juste exceptionnel. Perfectionniste jusqu’au-boutiste, artiste peintre brûlant systématiquement ses toiles une fois terminées, impitoyable pour qui se met sur son chemin, ayant toujours un coup d’avance, Il est le héros friedkinnien par excellence qui fascine tout autant qu’il rebute. Pour tout cela, Police Fédérale, Los Angeles n’a rien perdu de sa force et de son pouvoir de fascination. Depuis, Friedkin n’a jamais pu faire mieux même si chacune de ses nouvelles réalisations demeurent sans conteste un événement en soi. 4,5/5SG
  • La chronique DVD / Blu-ray : À noter que cette ressortie est issue de la très belle restauration 4K supervisée par Friedkin himself que l’on peut découvrir en Blu-ray au plus près de chez nous chez l’éditeur Arrow en Angleterre (même code Région). En attendant une future édition française ?

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