The Young Lady (2016) de William Oldroyd

Fiche film : The Young Lady

La coscénariste Alice Birch avait lu La Lady Macbeth du district de Mtsensk, écrit par Nikolaï Leskov en 1865. Les thèmes abordés dans le livre, notamment la soumission des femmes dans la société, la vie dans les communautés rurales et la passion interdite lui ont paru intéressants à adapter au cinéma. L’histoire originale plus célèbre, publiée par Dostoïevski, avait été adaptée en opéra russe par Chostakovitch au début des années 1930. La pièce, jugée très subversive, avait ensuite été censurée par Staline. Alice Birch s’est empressée d’en parler au réalisateur William Oldroyd, qui trouva l’intrigue fascinante. « Dans la littérature de cette période, les femmes comme Katherine souffraient en silence, dépérissaient ou se suicidaient. Mais dans The Young Lady, nous avons une jeune femme qui veut se battre pour son indépendance et décide de son propre destin de manière sanglante » précise Alice Birch.

The Young Lady (Lady Macbeth – 2016)

Réalisateur : William Oldroyd
Acteurs : Florence Pugh, Christopher Fairbank, Cosmo Jarvis, Bill Fellows, Naomi Ackie
Durée : 1h28
Distributeur : KMBO
Sortie en salles : 12 avril 2017

Résumé : 1865, Angleterre rurale. Katherine mène une vie malheureuse d’un mariage sans amour avec un Lord qui a deux fois son âge. Un jour, elle tombe amoureuse d’un jeune palefrenier qui travaille sur les terres de son époux et découvre enfin la passion. Habitée par ce puissant sentiment, Katherine est prête aux plus hautes trahisons pour vivre son amour impossible.

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  • Avis express : En dépit d’un budget « dérisoire » (580 000€), William Oldroyd compose une série de plans quasi-fixes qui ne seront pas sans rappeler les « toiles » d’un certain Barry Lyndon (1975) de Stanley Kubrick. Soit un parti pris quelque peu déroutant au départ qui, à l’image de l’héroïne, pourrait amener le spectateur à piquer du nez. Mais cette exposition initiale sert d’autant mieux les véritables tenants et aboutissants de l’intrigue, à mesure que l’héroïne s’émancipe peu à peu du carcan de cette Angleterre victorienne où les femmes n’avaient pas leur mot à dire. En résulte alors une seconde moitié de plus en plus machiavélique où l’épouse docile se métamorphose peu à peu en véritable veuve noire prête à tout pour assouvir ses désirs charnels et d’indépendance. 3/5 – SA

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