Le Grand méchant renard - Image Une

Fiche film : Le Grand Méchant Renard et autres contes

Le Grand Méchant Renard et autres contes est à l’origine une bande-dessinée de Benjamin Renner, parue en 2015. Elle résulte de tout un univers que l’auteur avait l’habitude d’imaginer sous forme de petites BD qu’il offrait à sa famille, depuis l’âge de 10-12 ans. Trois histoires composent le film.

À la manière de contes anthropomorphes tels que les Fables de La Fontaine et Les Contes du Chat perché de Marcel Aymé, Benjamin Renner voulait traiter des problématiques humaines de manière légère et ludique, à travers des animaux hauts en couleur.

L’histoire du Grand Méchant Renard correspond à une anecdote qui remonte à l’enfance de Benjamin Renner, alors qu’il visitait avec son père une ferme, équipée d’une couveuse remplie d’œufs de poule. Le garçon s’était alors interrogé : « Si on se retrouve brutalement maman adoptive de poussins, doit-on leur apprendre à se comporter comme des humains ou comme des poules ? ». Cette idée a continué à faire son chemin dans mon esprit, puis plus tard, je me suis dit que la situation serait encore plus amusante si c’était un renard qui était contraint d’élever ces petits poussins.

Le Grand Méchant Renard et autres contes (2016)

Réalisateur : Benjamin Renner et Patrick Imbert
Avec les voix de : Céline Ronte, Boris Rehlinger, Guillaume Bouchède, Guillaume Darnault
Durée : 1h20
Distributeur : StudioCanal
Sortie en salles : 21 juin 2017

Résumé : Ceux qui pensent que la campagne est un lieu calme et paisible se trompent, on y trouve des animaux particulièrement agités, un Renard qui se prend pour une poule, un Lapin qui fait la cigogne et un Canard qui veut remplacer le Père Noël. Si vous voulez prendre des vacances, passez votre chemin…

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  • Avis express : Pour ceux qui ont vu Ernest et Célestine, ils seront en terrain méchamment connu avec ce sentiment de rentrer dans la salle en mode « on va kiffer sa mère ». De maman, il en est d’ailleurs question dans ce Grand méchant renard (admirez la foooormidable transition) qui s’improvise protecteur de poussins préalablement kidnappés à l’état de trois œufs pas totalement couvés dans le but de les bouffer. Ben oui, parce que les poussins en question pensent que le renard, premier animal à heurter leurs rétines au moment de l’éclosion, est leur génitrice. C’est adapté d’une BD génialissime mais pas que puisque deux autres contes, totalement inédits, agrémentent cette animation haut de gamme. Il y a ce cochon obligé de remplacer au pied levé une cigogne feignasse et de livrer un nourrisson à ses parents aidé bien malgré lui par deux acolytes de la ferme pour le moins « Laurel & Hardy ». Et enfin, il y a ce canard qui se dit que le Père Noël mérite un coup de main la nuit de la Saint-Sylvestre. On a beau imaginer la suite, celle-ci ira bien au-delà. Plastiquement c’est juste divin. On apprécie toujours autant ces lignes ouvertes (marque de fabrique de Benjamin Renner) qui laissent aux animaux à la limite de l’anthropomorphisme une liberté de mouvements spectaculaire. On adore l’épure des couleurs qui donne à l’ensemble cet aspect pastel pour ne pas dire estampe. Et que dire de l’intelligence des dialogues et des situations qui savent jouer sur tous les tableaux. Scotcher les plus petits tout en faisant se gondoler les plus grands jusqu’aux adultes qui sauront en sus déceler « clins de yeux » subtils et petits dialogues savoureux alors même que les bulles les plus corrosives lues en BD se sont fait la malle. Pas grave, cela ne nous empêchera pas de vouloir le revoir à l’envie. 3,5/5 SG

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