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Fiche film : Baby Driver

Comme bien d’autres réalisateurs avant lui (Tarantino ou Nicolas Winding Refn), Edgar Wright cite The Driver comme principale inspiration pour Baby Driver. En effet le réalisateur s’est imprégné du polar de Walter Hill dont il a relu le script avant même l’écriture du scénario de son film. Il s’est par ailleurs offert un vrai plaisir de fan en invitant Walter Hill sur le projet, lui donnant un caméo vocal avec le rôle du traducteur à la fin du film.

Pour les scènes de braquage, le réalisateur a fait appel au consultant technique Joe Loya qui, au début des années 90, a été condamné et emprisonné pendant sept ans pour le cambriolage d’une banque. Joe Loya est l’auteur de The Man Who Outgrew His Prison Cell: Confessions of a Bank Robber, qui a poussé Edgar Wright à le rencontrer.

Le seul rôle du film écrit avec un acteur en tête était celui de Buddy, qu’Edgar Wright réservait à Jon Hamm. La star de Mad Men a en effet participé à la toute première lecture du film en 2012. Jon Hamm explique : « Depuis Mad Men, je cherche à incarner des personnages à l’opposé, ou tout du moins différents, de Don qui était très propre sur lui et élégant, même s’il avait aussi un côté sombre. Et Buddy illustre bien le changement auquel j’aspirais ».

Baby Driver (2017)

Réalisateur : Edgar Wright
Acteurs :  Ansel Elgort, Kevin Spacey, Lily James, Jon Bernthal, Eiza Gonzalez, Jon Hamm, Jamie Foxx
Durée : 1h53
Distributeur : Sony Pictures France
Sortie en salles : 19 juillet 2017

Résumé : Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby a un truc pour être le meilleur dans sa partie : il roule au rythme de sa propre playlist. Lorsqu’il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre fin à ses activités criminelles pour revenir dans le droit chemin. Mais il est forcé de travailler pour un grand patron du crime et le braquage tourne mal… Désormais, sa liberté, son avenir avec la fille qu’il aime et sa vie sont en jeu.

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  • Avis express : Pour être honnête, on s’était fortement interrogé quant à la suite qu’allait bien pouvoir donner le réal de Shaun of the Dead après le très anecdotique Dernier pub avant la fin du monde. On pensait, peut-être un peu trop vite, qu’il s’était un tantinet fourvoyé pour ne pas dire totalement perdu dans un cinéma de redite forcément sclérosant. Quatre ans plus tard, revoici Edgar Wright gonflé à bloc et prêt à en découdre avec tous ceux qui pensaient qu’il était foutu, has-been, mort-vivant quoi. Baby Driver vient en effet asséner un uppercut salvateur à tous ces cons bouffeurs de chaire humaine hurlant dans le noir des salles obscurs ou postillonnant leur malbouffe à la face de leur écran de smartphone. Oui car nous, nous n’avions jamais douté que le créateur de Scott Pilgrim ne revienne pas un jour hanter les cinémas pour nous balancer à nouveau le meilleur de lui-même (non monsieur, nous sommes parfaitement de bonne foi). Et franchement, Baby Driver est ce qu’il a fait de mieux jusqu’ici. Sur un canevas aussi mince que du papier d’alu mainte fois réutilisé au four (oui je suis célibataire en ce moment et je dois faire moi-même la cuisine donc… Oui bon on s’égare là) Edgar Wright réalise là une forme de parangon de film moderne. On  a l’imagerie putassière assumée et déviante qui a disparu des radars des blockbusters actuels, on a une bande-son qui bouffe à tous les râteliers et qui colle parfaitement à l’air du temps façon playlist cool vintage Deezer / Spotify / Napster / Beezik… (rayer ou pas la ou les mentions inutiles) et enfin un casting quelque peu barré fait de jeunes premiers qui montent ou qui le souhaitent très fort et de vieux briscards en mal de temps de jeu ou de cassage d’image (Jon Mad Men Hamm en tête). C’est totalement et instantanément jouissif et magnifiquement maîtrisé. Rhââ ces courses-poursuites de bagnoles de malade filmées au cordeau où l’on sent l’amour du filmage à l’ancienne avec une prise de risque maximale derrière la caméra. C’est bien simple on pense tout naturellement à Bullit qui s’il reste la référence ultime en la matière a dorénavant un petit-fils bien installé à sa droite (et Drive de Walter Hill à sa gauche). On aimerait bien vous dire d’y aller les yeux fermés, mais ce serait cruel tant la moindre image est à consommer ici sans modération et exceptionnellement avec un bon gros récipient de pop-corn sur vos cuisses car de toute façon personne ne vous entendra les bouffer. 3,5/5SG

 

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