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Fiche film : Atomic Blonde

Atomic Blonde est basé sur le roman graphique d’Antony Johnston et Sam Hart intitulé The Coldest City. C’est une restitution artistique de ce que symbolisait l’année 1989, la chute du mur et la fin de la guerre froide. Passionné par cette période et l’espionnage, Anthony Johnston s’est lancé dans le projet en 2008 alors que le genre n’était pas du tout à la mode : « J’étais un grand fan des romans de John Le Carré, des films de James Bond. La chute du mur reste un moment gravé dans ma mémoire. Je suivais les évènements en direct à la télé, et ça avait l’air complètement fou, ça allait changer l’avenir du monde, mener à une paix mondiale ! Une période pareille m’a toujours semblé le cadre idéal pour les machinations des espions qui ne cessent de faire et défaire le monde dans lequel nous vivons sans que nous en ayons la moindre idée. »

Charlize Theron a bénéficié de l’aide de 8 coachs personnels afin de se préparer physiquement au rôle de l’espionne Lorraine Broughton. L’actrice s’est également entraîné avec Keanu Reeves, rompu au combat grâce à son travail dans Matrix et la saga John Wick. Par ailleurs, le réalisateur d’Atomic Blonde, David Leitch, est aussi le metteur en scène du premier John Wick. En plus de son entraînement physique, il a fallu que l’actrice travaille avec un orthophoniste pour raffiner son accent anglais ainsi que les différentes langues que son personnage est censé maîtriser, y compris le russe.

Si les scènes de combat sont si intenses avec le réalisateur David Leitch, c’est notamment grâce à son passé de cascadeur chevronné. En effet, avant de mettre en scène John Wick, Atomic Blonde puis prochainement Deadpool 2, le cinéaste a officié comme cascadeur et coordinateur des cascades sur de nombreux films d’action comme Matrix Reloaded et Matrix Revolutions, V pour Vendetta, X-Men Origins Wolverine, Ninja Turtles ou Hitman Agent 47. Il a aussi été plusieurs fois la doublure cascade de Brad Pitt (Troie, Mr and Mrs Smith).

Atomic Blonde (2017)

Réalisateur : David Leitch
Acteurs : Charlize Theron, James McAvoy, Sofia Boutella, Toby Jones, John Goodman
Durée : 1h55
Distributeur : Universal Pictures International France
Sortie en salles : 16 août 2017

Résumé : L’agent Lorraine Broughton est une des meilleures espionne du Service de renseignement de Sa Majesté ; à la fois sensuelle et sauvage et prête à déployer toutes ses compétences pour rester en vie durant sa mission impossible. Envoyée seule à Berlin dans le but de livrer un dossier de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s’associe avec David Percival, le chef de station local, et commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers.

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  • Avis express : Présentée un peu comme une version féminine de Jason Bourne, cette Atomic Blonde en a en effet les atours principaux mais manque cruellement de chair (sans e à la fin n’est-ce pas). On s’explique. Pour commencer, inutile de chercher dans ce film signé par un ancien cascadeur mais aussi réalisateur de John Wick  (une mini ref quand même dans le monde très cloisonné de nos jours des « actionners » / revenge porn) une quelconque ambition de crédibilité scénaristique. C’est que l’action est censée se dérouler en Allemagne de l’Est au moment de la chute du Mur de Berlin. On est donc dans un espace temps historique un peu fermé et codifié. Mais qu’à cela ne tienne, le scénario qui adapte un roman graphique au titre éponyme ne s’embarrasse de rien tout en usant de la période comme d’un accélérateur de particules plutôt bienvenu au demeurant. Où il s’agira de démasquer un agent double avec pour bras armé l’atomic blonde du film en la personne de Charlize Theron aussi sculptée qu’un bonze élevé au grain de riz et entraîné par JCVD en personne (on a les références que l’on peut). C’est franchement fun et filmé avec un certain amour du travail bien fait. On parle bien entendu du formidable plan séquence bourre pif de plus de 13 minutes vers la fin du film qui envoie de la poutre de Bamako dans l’œil comme rarement. Pour le reste il y a une vraie recherche au niveau des décors, des costumes, des attitudes… qui paradoxalement font prendre conscience de l’artificialité de l’ensemble sans que pour autant cela nuise à l’implication du spectateur. En gros si le film reste en surface de beaucoup de choses de par son traitement ultra outrancier, on reste scotché sur l’histoire. Justement parce que l’on n’y croit absolument pas mais on s’en fout. On est là tout à fait à l’autre bout de la chaîne d’un John Le Carré façon La Taupe dont l’adaptation au cinoche était d’ailleurs à mourir d’ennui. On pense même à la référence anthologique qu’est Le Troisième homme certainement pour l’ambiance fin de tout dans laquelle est plongée ici Berlin. On est d’accord, on pousse le bouchon très loin car Atomic Blonde risque bien vite de se diluer dans les tréfonds des souvenirs cinématographiques nébuleux. Mais qu’à cela ne tienne, le plaisir immédiat ressenti à sa vision va certainement demeurer et au final, c’est bien tout ce que l’on demande à ce genre de productions décérébrées qui ne cherchent pas à aller au-delà de ses prétentions initiales. Plutôt rare par les temps qui courent. 3,5/5SG

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