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Fiche film : Les Grands esprits

Olivier Ayache-Vidal signe son premier long métrage avec Les Grands esprits. Ce sont les producteurs Thomas Verhaeghe (Atelier de Production) et Alain Benguigui (Sombrero Films) qui lui ont proposé l’idée d’un professeur d’un lycée bourgeois muté en banlieue, après avoir vu Welcome to China, un court métrage qu’il a réalisé en 2012.

La première question qui s’est posée pour Olivier Ayache-Vidal était de situer l’intrigue du film dans un lycée ou un collège. Le cinéaste s’est ainsi rendu dans plusieurs lycées professionnels du 93 à Aubervilliers, La Courneuve, Saint-Denis et a remarqué qu’il y avait beaucoup d’absentéisme mais que les élèves présents travaillaient.

Denis Podalydès a construit le professeur François Foucault principalement par rapport au père écrasant du personnage qui a une grande réussite en tant qu’homme de lettres : « Il a des opinions arrêtées, assez réactionnaires, on se doute qu’il est un peu écrasant. François Foucault n’a sans doute jamais songé à se rebeller contre lui, il a dû le subir et tenter de se faire un chemin dans son ombre. Il est hors de toute gloire possible. Il se venge un peu contre ses élèves d’Henri IV, se réfugiant dans le culte des langues anciennes. Il ne se doute pas qu’un tout petit peu de gloire (une gloire certes non médiatique) va lui venir de cette mutation à Stains, vécue d’abord comme un déclassement. Nous avons construit le personnage sur cette opposition entre le Foucault assez rigide, secrètement amer du début, et le Foucault plus incertain et plus généreux que les enfants du collège font peu à peu émerger en lui. »

Les Grands esprits (2017)

Réalisateur : Olivier Ayache-Vidal
Acteurs :  Denis Podalydès, Léa Drucker, Zineb Triki, Abdoulaye Diallo
Durée : 1h46
Distributeur : Bac Films
Sortie en salles : 13 septembre 2017

Résumé : François Foucault, la quarantaine est professeur agrégé de lettres au lycée Henri IV, à Paris. Une suite d’évènements le force à accepter une mutation d’un an dans un collège de banlieue classé REP +. Il redoute le pire. À juste titre.

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  • Avis express : L’idée de départ était plutôt intéressante. Envoyer un prof agrégé de lettres enseignant dans un illustre lycée parisien au sein d’un collège de banlieue classée ta mère en short devant le McDo. L’autre bonne idée est d’avoir choisi Podalydès pour incarner cette migration en zone de guerre. Mais ça c’était sur le papier. À l’image et au développement scénaristique on a un squelette de film pour lequel on a bien du mal à avoir de l’empathie. La faute à une réalisation passe-partout, pour ne pas dire « j’ai l’impression de me mater une prod dédiée à une chaîne du service public » où les enjeux sont ultra faibles et, quand ils affleurent, caressent bien le spectateur forcément un peu parisien dans le sens du poil. On est là bien loin par exemple de la démonstration d’Entre les murs de Laurent Cantet qui si elle pouvait ne pas convaincre, ne laissait au moins pas indifférente. Pour tout dire ici on s’en bat un peu les steaks et surtout on n’y croit pas une seconde. Reste Podalydès que l’on sent un peu à l’étroit dans l’uniforme qu’on lui a attribué mais qui arrive tout de même à faire passer une fragilité doublée d’une rigueur toute normalienne qui en fait au final un personnage attachant. Quant aux enfants, ils font bien trop sages pour ne pas croire que tout cela ne ressemble pas à la journée de photo de classes où tout le monde est comme il le faut à des kilomètres de la réalité quotidienne que le réalisateur était censée nous montrer. 2/5SG

 

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