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Fiche film : Jeune femme

Après des études de Lettres à Lyon, Paris et Barcelone, Léonor Serraille intègre le cursus Scénario de la Fémis en 2009. En sortant, elle réalise un moyen-métrage tourné en 16mm, Body, avec Nathalie Richard, et sélectionné à Brive, Créteil, et Osnabrück. Jeune femme, son scénario de fin d’études, est son premier long-métrage avec Laetitia Dosch dans le rôle-titre.

Jeune femme a la particularité de ne comprendre quasiment que des femmes aux différents postes de l’équipe technique, du son à la décoration en passant par le montage ou la musique. « Pour tourner Body, mon moyen métrage, j’avais fait appel en grande partie à mes camarades de la Fémis, et comme j’avais apprécié leur travail et l’énergie qui nous réunissait, nous avons continué ensemble. Ce n’était pas un choix délibéré de faire un « casting d’équipe » féminin, mais à l’arrivée, je ressens une grande fierté : il est important que des femmes arrivent massivement à des postes décisifs. Cette particularité nous a énormément apporté sur le tournage. Pour beaucoup d’entre nous, c’était notre premier long métrage, nous étions très enthousiastes, très investies, devant un enjeu qui était presque un peu trop fort pour nous. Nous avons travaillé avec une grande liberté, y compris dans la mise en scène », confie Léonor Serraille.

Jeune femme (2017)

Réalisateur : Léonor Serraille
Acteurs : Laetitia Dosch, Grégoire Monsaingeon, Souleymane Seye Ndiaye, Léonie Simaga, Nathalie Richard
Durée : 1h37
Distributeur : Shellac
Sortie en salles : 1er novembre 2017

Résumé : Un chat sous le bras, des portes closes, rien dans les poches, voici Paula, de retour à Paris après une longue absence. Au fil des rencontres, la jeune femme est bien décidée à prendre un nouveau départ. Avec panache.

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  • Avis express : C’est pas qu’on n’aime pas, c’est juste que cela nous laisse un tantinet de marbre. C’est que bon, le cinoche cela reste à notre humble avis d’abord une histoire, ensuite une histoire, enfin une histoire. Et que là franchement, on a vite fait le tour. Soit une jeune femme de retour sur Paris (et encore, c’est pas totalement clair cette affaire là) qui essaye de raccrocher les wagons au sein d’une jungle urbaine qu’elle dompte à coup de fulgurances décalées. Mais en fait non. C’est d’ailleurs le point fort de ce premier long signé Léonor Serraille, caméra d’or au dernier festival de Cannes. Celui de nous obliger à changer progressivement notre regard sur son personnage principal délaissant à dessein la sacro-sainte règle qui veut plutôt que celui-ci évolue et s’épaississe au service du spectateur et de l’intrigue. Le but pour la cinéaste en herbe diplômée de la Fémis étant de nous convier à explorer le monde intime de sa jeune femme sans que pour autant elle ne donne aucune clé de compréhension. Pour autant, on ne reste jamais à la porte du film. On a même plutôt tendance à suivre les pérégrinations de son héroïne avec un certain plaisir. Le problème c’est qu’une fois le générique de fin lancé, que reste-t-il de tout ça ? Sinon une forme de tour de force un peu vaine qui rappelle un peu les préceptes enseignés et infusés dans le cinéma français par la Nouvelle Vague. Quelque chose qui tient à cette faculté de capter l’air du temps tel un oracle démiurge mais à la vue courte. On ne remettra pas en cause non plus l’extraordinaire énergie qui se dégage de l’ensemble. Énergie canalisée ou non (et c’est tant mieux) par l’actrice Laetitia Dosch qui embrase et vampirise tous les plans du film. Jeune femme est un film d’un autre temps. Quand il n’y avait que le cinéma ou presque comme Art de l’esquive, du mouvement et des formes. Aujourd’hui c’est juste une proposition numérique comme tant d’autres, gentiment surannée et qui s’oublie bien trop vite. 3/5 – SG

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