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Fiche film : Le Fidèle

Après Bullhead et Quand vient la nuit, Michaël R. Roskam signe avec Le Fidèle son troisième long. Le metteur en scène dirige à nouveau son acteur fétiche, Matthias Schoenaerts, accompagné par Adèle Exarchopoulos, qui fait son entrée pour la première fois dans l’univers du cinéaste belge. Le Fidèle est un projet que Roskam a en tête depuis 2007 et qui a notamment fait son chemin depuis l’écriture de Bullhead.

Le Fidèle a été co-écrit par Michaël R. Roskam, Thomas Bidegain et Noé Debré (Bidegain et Debré ont notamment co-scénarisé la Palme d’or Dheepan avec Jacques Audiard).

Le cinéaste Michael R. Roskam travaille à nouveau avec le directeur de la photographie Nicolas Karakatsanis après Bullhead et Quand vient la nuit. Le technicien est également responsable de la lumière du polar Triple 9 de John Hillcoat. Il s’est aussi attaché les services de Raf Keunen pour la composition de la musique du film, déjà auteur de la partition de Quand vient la nuit et Bullhead.

Le Fidèle (2017)

Réalisateur : Michaël R. Roskam
Acteurs : Matthias Schoenaerts, Adèle Exarchopoulos, Jean-Benoît Ugeux
Durée : 2h10
Distributeur : Pathé Distribution
Sortie en salles : 1er novembre 2017

Résumé : Lorsque Gino rencontre Bénédicte, c’est la passion. Totale. Incandescente. Mais Gino a un secret. De ceux qui mettent votre vie et votre entourage en danger. Alors Gino et Bénédicte vont devoir se battre envers et contre tous, contre la raison et contre leurs propres failles pour pouvoir rester fidèles à leur amour.

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  • Avis express : Le cinéaste belge Michaël R. Roskam continue sur la lancée de ses deux premiers longs en lorgnant à nouveau du côté de la famille des gangsters sans pour autant se répéter mais sans oublier non plus d’y imprimer une nouvelle fois sa patte si particulière et si revigorante.
    Excitante devrait-on même dire tant elle a la classe de s’appuyer à chaque fois sur une brillante direction d’acteurs (on y revient) mais aussi sur une réalisation racée, percutante et jamais avare de clins d’œil référentiels à l’attention du spectateur transi d’aise. Ce qui ne veut pas dire non plus que Roskam tombe dans la facilité ou la condescendance. Disons qu’il se fait plaisir (et nous avec) d’autant que l’on sent le bonhomme à l’aise lui permettant au passage diverses transgressions à la fois visuelles et scénaristiques qui ne sont pas là non plus pour déplaire.
    L’histoire justement. Depuis un scénario pondu en collaboration avec les deux compères à qui l’on doit Dheepan, Roskam s’en va explorer cette fois-ci le milieu interlope du grand banditisme après celui des gangs à tendance mafieuses dans Bullhead et Quand vient la nuit. Mais pas que en fait, car si l’on retrouve avec un plaisir non feint (nous mais aussi Roskam) son chouchou de Matthias Schoenaerts, Le Fidèle est plus une histoire où la passion amoureuse forcément tragique l’emporte sur la norme habituelle en ce genre de film qui voit l’ascension et la chute de détrousseurs de grands chemins façon Heat de Michael Mann. Ici, le gang est déjà au fait de la vague. Et le mieux dans tout cela c’est que le grain de sable ne viendra même pas de la rencontre avec le personnage interprété par Adèle Exarchopoulos qui sera tout au plus une sorte d’accélération de particules. Car le vers était déjà dans le fruit si l’on puis dire. Cette fille pilote de courses automobiles le week-end et travaillant à l’usine de son papa en semaine va certes devenir le moteur du film mais pas dans la direction espérée. Elle va certes faire exploser les attendus du film mais pas dans les proportions convenues. Bref, Roskam et sa bande se sont amusés à dresser des fausses pistes pour mieux les clarifier assez rapidement et pour mieux se concentrer sur le visage encore poupon d’Adèle et les mouvements mortifères tels un papillon de nuit irrémédiablement attiré par la lumière, de Schoenaerts. C’est beau, avide de sens et en partie inattendu.
    Comme ce plan séquence de fin qui rappelle C’était un rendez-vous, le court-métrage de Claude Lelouche, qui comme le personnage joué par Schoenaerts, avait lui aussi rendez-vous avec son destin. 3,5/5 – SG
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