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Fiche film : Outsider

Répandez la bonne parole...

Via son exploit contre Mohamed Ali, le boxeur Chuck Wepner a inspiré le personnage de Rocky Balboa. À noter que ce sportif professionnel avait également perdu un match d’exhibition contre le catcheur français Géant André en 1976, ce qui a probablement donné l’idée à Sylvester Stallone du combat opposant Rocky à Hulk Hogan au début de Rocky 3.

Davantage que Rocky, c’est le film Requiem pour un champion avec Anthony Quinn qui a servi de référence au moment de la conception d’Outsider.

Philippe Falardeau est aux commandes de la mise en scène de Outsider. Ce cinéaste canadien qui réalise son deuxième film américain est surtout connu pour son long métrage Monsieur Lazhar qui avait été sélectionné à l’oscar du meilleur film étranger en 2012. C’est, entre autres, le sens de l’humour particulier dans les films de Falardeau qui a donné envie à Liev Schreiber de travailler avec lui.

Outsider (Chuck / Bleeder – 2017)

Réalisateur : Philippe Falardeau
Acteurs : Liev Schreiber, Naomi Watts, Ron Perlman, Jim Gaffigan, Elisabeth Moss
Durée : 1h38
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Sortie en salles : 10 mai 2017

Résumé : L’histoire vraie de Chuck Wepner, négociant en alcools du New Jersey, qui a tenu 15 rounds contre le plus grand boxeur de tous les temps, Mohammed Ali, lors du championnat du monde poids lourds en 1975, avant de finalement s’incliner par K.O. technique. Durant les dix années où il a été boxeur, celui que l’on surnommait « Bayonne Bleeder » a eu 8 fois le nez cassé, a connu 14 défaites, deux K.O., un total de 313 points de suture… et a inspiré le personnage de Rocky Balboa dans la franchise au succès planétaire Rocky.

Articles / Liens :

  • Avis express : Film injustement passé inaperçu réalisé par celui à qui l’on doit le magnifique Monsieur Lazhar avec dans le rôle titre Mohamed Fellag, acteur français scandaleusement sous-employé chez nous. Car oui Philippe Falardeau est un cinéaste québecois qui avec Outsider s’intéresse une nouvelle fois et à sa façon à la destinée d’un homme vivant par procuration. Monsieur Lazhar racontait en effet l’histoire d’un instit au Québec qui endossait l’identité d’un autre pour enseigner et s’intégrer au sein d’une société qui ne veut pas forcément de lui. Outsider raconte quant à lui l’histoire d’un boxeur qui ayant tenu 15 rounds face à Mohamed Ali décroche depuis son visage tuméfié son quart d’heure de célébrité. Mais dès la 16ème minute son épopée est oubliée au profit d’un certain Rocky Balboa qui lui vole son histoire et la vedette. Dès lors, croyant pouvoir tout de même surfer sur la vague, il sombre dans une forme de schizophrénie où sa vie est broyée jusqu’à sa propre identité.
    Le film de Falardeau a ainsi le mérite de porter à la connaissance du plus grand nombre les coulisses d’une saga de cinéma légendaire au succès boxofficien jamais démenti (remember Creed). Il est épaulé dans sa tâche par Liev Schreiber qui s’est à l’évidence totalement investi dans son rôle à tel point d’ailleurs qu’il est l’un des producteurs du film. Mais on aurait aimé sortir de l’expérience un peu plus sonné, un peu plus dans les cordes. Falardeau semble en effet retenir ses coups comme peut-être anesthésié par l’implication extrême de son acteur / producteur. De fait, Outsider (aka Bleeder en VO car le boxeur était aussi réputé pour sa propension a rapidement pisser le sang) manque d’empathie avec son personnage central. C’est peut-être voulu mais cela demeure un paradoxe tant par ailleurs l’histoire se démène à nous tirer dans l’autre sens. On reste donc quelque peu à guet. À regret sans que pour autant Outsider mérite que l’on passe à côté de sa vision. 3/5 – SG
  • Box-office : 21 578 entrées sur 123 copies en 4 semaines d’exploitation. Autant dire que nous sommes là en présence d’un des plus gros flops sinon le plus important de l’année 2017. Et comme de bien entendu, cette bien triste palme est détenue haut la main par Metropolitan FilmExport. Voilà en effet une entité qui année après année collectionne les succès de la sorte confirmant son étiquette de pire distributeur de l’hexagone. Pour preuve, sur les 26 films distribués en 2017, un record déjà en soit puisque cela représente une moyenne de une sortie toutes les deux semaines, trois seulement ont dépassé les 500 000 entrées (Jigsaw, Power Rangers et Hitman & Bodyguard) quand 11 ont fait moins de 100 000 entrées. On ne parle pourtant pas ici de longs d’auteurs hardcores ou de films indépendants de niche, mais bien de productions comme Outsider qui avec sa distribution et sa proposition de cinéma a pour cible un bassin d’audience qui va bien au-delà des 100 000 spectateurs. Encore faudrait-il savoir porter la bonne parole et leur donner envie. Une formule marketing on ne peut plus basique mais à l’évidence totalement perdue depuis bien longtemps par nos « amis » de chez Metropolitan.
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