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Fiche film : The Foreigner

The Foreigner est l’adaptation du livre écrit par le britannique Stephen Leather intitulé The Chinaman.
Pierce Brosnan retrouve le réalisateur Martin Campbell 22 ans après leur collaboration sur Goldeneye, à l’époque où le comédien prêtait ses traits à l’espion James Bond 007.
S’il n’avait plus réalisé de films depuis l’échec cuisant de Green Lantern en 2011, il est tout de même bon de rappeler que Martin Campbell est notamment le réalisateur de Goldeneye, Vertical LimitLe Masque de Zorro et surtout de Casino Royale, l’opus de la saga James Bond qui a relancé la franchise.
Jackie Chan évoque son rapport avec Hollywood : « En fait, ces dernières années, j’ai eu beaucoup de proposition pour tourner dans des blockbusters Hollywoodiens, mais je ne veux plus jouer au maître chinois ou au policier de Hong-Kong, je n’ai plus envie de me répéter. Avec The Foreigner c’était l’occasion de jouer un rôle que je n’avais jamais fait. Alors j’ai voulu essayer. »

The Foreigner (2017)

Réalisateur : Martin Campbell
Acteurs : Jackie Chan, Pierce Brosnan, Orla Brady, Michael McElhatton, Dermot Crowley
Durée : 1h54
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Sortie en salles : 8 novembre 2017

Résumé : À Londres, un modeste propriétaire de restaurant de Chinatown va tenter de retrouver les terroristes irlandais responsables de la mort de sa fille.

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  • Avis express : Le réalisateur Martin Campbell reprend enfin du service après le four de son Green Lantern et retrouve au passage Pierce Brosnan qu’il avait dirigé alors en James Bond dans Goldeneye. Tout ça pour dire que le bougre habitué aux gros films d’action qui ne s’embarrassent pas trop avec la finesse ou la caractérisation de ses personnages, change un chouïa son bazooka d’épaule avec ce Foreigner plutôt pas trop mal troussé. La faute en fait à Jackie Chan. La super star hongkongaise que l’on ne présente plus arbore en effet un aspect inconnu de sa palette d’acteur. Celui de savoir jouer autre chose que l’acrobate monte en l’air adepte de chorégraphies de combat toujours plus spectaculaires qu’il réalise lui-même et sans trucage.
    L’âge aidant, on se disait que la légende asiatique allait doucement mais sûrement remballer les poings et les coups de pieds circulaires (Nannn ça c’est Van Damme espère d’ignare / Note de moi-même) pour prendre une retraite bien méritée et profiter tel notre Delon national d’une starification bien méritée en buvant des coups sur les terrasses des villes du monde. C’était donc sans compter ce The Foreigner qui imprime une forme de reconversion que l’on applaudit de nos deux mains valides tant l’impression est forte. Celle de voir un Jackie Chan littéralement touchant dans ce rôle de père qui perd sa fille dans un attentat en plein Londres et qui se met en tête d’en retrouver les commanditaires.
    Bien entendu, ce gérant d’un restaurant est en fait un ancien militaire qui a fui son pays afin d’élever sa fille quelque part où elle serait plus en sécurité. Peine perdue donc à la différence de ses réflexes de combattants endurcis qui vont donc permettre au film d’avoir un fil rouge donnant à Jackie Chan la possibilité d’exprimer tout de même et une nouvelle fois ses aptitudes physiques phénoménales pour son âge. Pour autant rien de véritablement spectaculaire. Campbell voulant à l’évidence donner à l’ensemble un aspect un tantinet « low key » avec donc en face un Pierce Brosnan en ancien militant actif de l’IRA reconverti en homme politique censé lui permettre de normaliser ses combats de jeunesse. L’opposition entre ces deux mastodontes de cinéma marche du feu de Dieu car in fine la mise en scène brouille les profils permettant des zones grises chez chacun très bien mises en valeur.
    Pour autant, The Foreigner reste un thriller d’action basique du fait d’une histoire à l’avenant peu à même donc de délivrer quelque chose qui sorte des sentiers battus. En gros le trio Campbell, Chan, Brosnan tire à merveille vers le haut un matériel qui n’avait pas d’autres vocations que d’atterrir directement dans les linéaires dématérialisées de la vidéo à la demande. Espérons maintenant que d’autres producteurs proposeront à Jackie Chan des rôles qui lui permettront d’expérimenter plus avant ce que l’on entraperçoit avec bonheur ici. 3/5 – SG
  • Box-office : 140 213 entrées sur 122 copies en 4 semaines d’exploitation. C’est loin d’être indigent mais c’est pas non plus Byzance. Le distributeur Metropolitan doit être toutefois satisfait du résultat au regard de la moyenne des entrées engrangées sur ses 25 autres sorties de 2017 (sic !). Lire pour cela ce que l’on en disait ici.

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